Paul-Henry Gendebien

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Paul-Henry Gendebien
Fonctions
Président du Rassemblement Wallonie France
Député européen
Élection
Législature 1re législature du Parlement européen
Député à la Chambre
Élection
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Hastière-par-delà, Belgique
Nationalité Drapeau de la Belgique Belgique
Parti politique RWF (actuel)
Alliance démocratique wallonne
RW
PSC

Paul-Henry E.G.M. Gendebien, né le à Hastière-par-delà en Belgique, est un homme politique belge et un militant wallon partisan du rattachisme. Il descend d'Alexandre Gendebien, membre du Gouvernement provisoire du nouvel État belge lors de la Révolution belge de 1830.

Biographie[modifier | modifier le code]

Paul-Henry Gendebien est le fils de Marc Gendebien (1912-1944), pilote au 350 (Belgian)Squadron de la Royal Air Force mort en service commandé lors de l'opération d'Arnhem, et de Guillemette Carton de Wiart (1913-1996), fille de Henri Carton de Wiart.

Docteur en droit en 1962 et Licencié en sciences économiques en 1964 des Facultés Saint-Louis à Bruxelles et à l'UCL, il est chercheur au CRISP en 1964, puis séjourne en Afrique, comme assistant à l'Université de Kinshasa, de 1965 à 1967.

Le baron Paul-Henry Gendebien est Directeur du Bureau d'Études économiques de la province de Hainaut de 1968 à 1971. En réaction à l'affaire de Louvain, il quitte le Parti social-chrétien (PSC) et s'engage au Rassemblement wallon alors en pleine croissance, convaincu de la nécessité de décentraliser l'État belge et d'inscrire la Wallonie dans l'Europe des régions et des peuples. Il est élu conseiller communal à Thuin en 1970, député en 1971, échevin en 1976, et député européen en 1979.

Lorsque François Perin, fondateur du RW, devient ministre des Réformes institutionnelles en 1974, Gendebien, député depuis 1971, lui succède à la présidence du parti. Il y affirme une position de régionaliste wallon, tout en prônant le passage du capitalisme à l'autogestion, ce qui fera perdre beaucoup de voix à son parti. Aussi, alors qu'il avait été élu avec Antoinette Spaak (FDF) député européen de 1979 à 1984, il sera remplacé à la présidence du RW par Henri Mordant. Gendebien refuse le principe d'une liste commune RW-FDF et quitte le RW en octobre 1981. En 1985, il se présente sur les listes de Présence wallonne en Europe animées par Fernand Massart. Il crée ensuite avec quelques amis l'Alliance démocratique wallonne qui lui permet de conclure une alliance électorale avec le PSC présidé par Gérard Deprez. Il est élu député au Conseil régional wallon. De 1988 à 1996, il exerce la fonction de délégué général de la Communauté française à Paris.

Sigle du RWF.

Revenu en Belgique, il se lance à nouveau dans le combat politique en défendant la cause de la réunion de la Région wallonne et de la Région de Bruxelles-Capitale à la France. En , il fonde avec André Libert (continuateur du Rassemblement wallon) et Maurice Lebeau (Mouvement wallon pour le retour à la France) le Rassemblement Wallonie France (RWF). Mais, dans la décennie de 2000 à 2010, son parti ne recueille que 1 à près de 2 % des voix (2010) là où il se présente.

Paul-Henry Gendebien préconise une séparation de velours sur le modèle tchécoslovaque et une intégration de la Wallonie et de Bruxelles dans la République française, qui deviendraient ainsi deux grandes régions à part entière. Bruxelles conserverait son statut de siège de l'Union européenne.

À la suite de la crise de régime belge de 2008, son message fut de plus en plus souvent relayé par les médias internationaux bien que les résultats électoraux de ce parti restent plus que modestes.

Des déclarations engagées[modifier | modifier le code]

Dans une interview accordée au Soir[1], Paul-Henry Gendebien voit dans la marche flamande vers l'indépendance deux stratégies : la destruction de l'État par la contestation de l'État belge (existence, mode de fonctionnement mais aussi État providence) d'une part, la flamandisation de l'État belge par la conquête de secteurs d'activité comme la SNCB ou l'armée[2],[3]. Paul-Henry Gendebien voit la Wallonie et Bruxelles rejoindre la République française car la viabilité économique et financière d'un nouvel État Wallonie-Bruxelles n'est pas assurée[1].

Livres[modifier | modifier le code]

  • Congo, 1963, Éditions du Crisp - Bruxelles, 1964
  • L’Intervention des Nations unies au Congo, Éditions Mouton - Paris La Haye, 1968
  • L’Environnement… un problème politique pour la Wallonie, pour l’Europe, pour le Monde, Éditions Jules Destrée, 1972
  • Une certaine idée de la Wallonie, Édition longue vue - Bruxelles, 1987
  • Splendeurs de la Liberté, Éditions Quorum, Gerpinnes, 1999
  • Le Choix de la France, Éditions Luc Pire, 2002
  • La Belgique : dernier quart-d'heure ?, Éditions Labor, 2006
  • Wallons et Bruxellois, ensemble avec la France !, Éditions Cortext, 2008
  • La raison et la cœur. Oui à la France, Éditions Mols, 2010
  • Demain la Wallonie avec la France. Vers la réunification française. Livre numérique gratuit, 2015 (sur le site du R.W.F.)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Crise|Analyse du rattachiste Gendebien après la provocation de la N.-V.A. "Le Nord a deux fers aux feu", propos recueillis par David Coppi, Le soir, 4-5 juin 2011
  2. La flamandisation de l'armée, c'est la pointe de l'iceberg, Michel Quévit, Perspectives francophones no 66, mai-juin 2011 disponible en ligne : [1]
  3. Vers une armée flamande?, Luc Gennart et Thierry Wageneer, Éditions La Muette, 2010

Articles connexes[modifier | modifier le code]