Enghien

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Enghien
(nl) Edingen
Enghien
L'église Saint-Nicolas (XVe – XIXe siècle)
Blason de Enghien
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Ath
Bourgmestre Olivier Saint-Amand (ECOLO)
Majorité Ecolo - En Mouvement - PS
Sièges
MR
Liste du Bourgmestre-ECOLO
PS
En Mouvement
Ensemble Enghien
23
3

9
2
4
5
Section Code postal
Enghien
Marcq
Petit-Enghien
7850
7850
7850
Code INS 51067
Zone téléphonique 02
Démographie
Gentilé Enghiennois(e)[1]
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
14 233 ()
48,25 %
51,75 %
361,21 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
22,07 %
62,41 %
15,52 %
Étrangers 8,36 % ()
Taux de chômage 11,42 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 21 650 €/hab. (2021)
Géographie
Coordonnées 50° 41′ 57″ nord, 4° 02′ 44″ est
Superficie
– Terr. non-bâtis
– Terrains bâtis
– Divers
39,4 km2 (2021)
79,41 %
10,01 %
10,58 %
Localisation
Localisation de Enghien
Situation de la commune dans l'arrondissement d'Ath et la province de Hainaut
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Enghien
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Enghien
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Enghien
Liens
Site officiel www.enghien-edingen.be/fr

Enghien (/ɑ̃ɡ.jɛ̃/[2] ; en néerlandais : Edingen ; en wallon : Inguî et en flamand : Enge) est une ville francophone à facilités de Belgique (elle se trouve à la frontière linguistique) située en Région wallonne dans la province de Hainaut. Enghien est une ville de la banlieue bruxelloise (Zone 02).

Elle accorde des facilités linguistiques pour les néerlandophones[3]. Sa population croît à un rythme supérieur à 15 % entre 1981 et 2003[4] et de 27,78 % au cours du XXIe siècle.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité de Belgique est citée pour la première fois dans les textes du XIe siècle sous les formes Edinghen ou Edinghem. On trouve Adinghien en 1092, puis Anghien en 1147, Aienghien en 1227 et pour la première fois, Enghien, en 1264[5]. Il fut parfois écrit sous les formes Anguien ou Enguien[6].

Il s'agit d'un nom de lieu composé avec le double suffixe -ing-hem, caractéristique de la toponymie germanique. Le suffixe -ing(en) se rapporte à la propriété « chez » et le suffixe -hem à sa nature « foyer » ou « village », même origine germanique que l'ancien français ham qui a donné « hameau ».

Il est précédé d'un nom de personne germanique comme tous les noms en -ing-hem. Il s'agit sans doute d'Edo, anthroponyme francique que l'on retrouve peut-être dans Etting en Lorraine. Ce type de formation toponymique est très fréquent dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais cf. Eringhem (Nord), Maninghem (Pas-de-Calais), etc[7]. La forme -hien est une francisation cf. Mazinghien, Frelinghien (Nord)[8].

Enghien-les-Bains, commune française, doit son nom à la ville belge d'Enghien. Le déterminant les Bains est postérieur à la découverte de la source sulfureuse[9].

Le nom wallon est Inguî[10],[11].

Sections de commune[modifier | modifier le code]

# Nom Superf.
(km²)[12]
Habitants
(2020)[12]
Habitants
par km²
Code INS
1 Enghien (Edingen) 0,69 3.950 5.694 51067A
2 Marcq (Mark) 20,90 3.419 164 51067B
3 Petit-Enghien (Lettelingen) 17,81 6.687 375 51067C

Autres Villages[modifier | modifier le code]

Labliau (Abele).

Communes limitrophes de Enghien
Hérinnes, Pepingen
Silly Enghien Rebecq
Silly, Rebecq

Démographie[modifier | modifier le code]

Démographie: Avant la fusion des communes[modifier | modifier le code]

  • Source: DGS recensements population

Démographie : Commune fusionnée[modifier | modifier le code]

En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante:

Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées.

  • Source : DGS, de 1831 à 1981=recensements population; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque 1 janvier

Pop 1992-2023[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le parc d'Enghien en 1685.

Fondée par Englebert d'Enghien, au XIe siècle, la cité est riche d'un passé prestigieux.

Enghien fut la première baronnie du comté de Hainaut. Place militaire des seigneurs d'Enghien au début du XIIIe siècle, elle devint ensuite une résidence d'agrément des Luxembourg.

Au plus tard dès 1486, Enghien aura une chambre de rhétorique, qui participera au landjuweel à Gand en 1539.

En 1487, Marie de Luxembourg (1462-1546), unique héritière de Pierre II de Luxembourg, comte de Saint-Pol et membre de l'une des branches de la maison de Luxembourg, épousa François de Bourbon-Vendôme, l'arrière-grand-père d'Henri IV. Marie de Luxembourg lui apporta en dot entre autres les seigneuries de Condé (en Brie) et d'Enghien. Ces fiefs passèrent à son petit-fils Louis Ier de Bourbon, prince de Condé, oncle d'Henri IV, et auteur du lignage illustre des princes de Condé, premiers princes du sang. Louis Ier fit transporter le nom d'Enghien sur la seigneurie de Nogent-le-Rotrou, dans le Perche, qu’il fit nommer Enghien-le-Français. En 1566, il prend le titre de duc d'Enghien. Ce titre n'est pas enregistré et disparaît avec lui en 1569. La seigneurie d'Enghien demeura aux mains de la branche aînée de la maison de Bourbon (notamment en la personne du roi Henri IV), mais en 1689 les Condés obtiennent de Louis XIV de commuer le duché de Montmorency, qu'ils détiennent depuis 1633, en duché d’Enghien. Officiellement, la ville de Montmorency, sa vallée et son étang doivent s’appeler « Enghien ». L’usage conserve à Montmorency son nom d’origine mais son étang s'appelle « étang (ou lac) d’Enghien », d'où le nom de la commune actuelle d'Enghien-les-Bains.

La seigneurie d'Enghien échut donc au roi Henri IV, qui négligea cette propriété et la vendit à Charles d'Arenberg en 1607. C'est la famille d'Arenberg qui crée le parc que l'on connaît aujourd'hui.

Avant la première Guerre mondiale, la petite ville d'Enghien avait une population majoritairement néerlandophone, comme le montrent les recensements officiels. Avant la seconde guerre mondiale, la population était de 50 - 50. Après de longues négociations, lors de la détermination de la frontière linguistique dans les années 60, il a été décidé de ne pas inclure Enghien dans la province du Brabant flamand. Malgré l'octroi de facilités linguistiques pour la population néerlandophone d'origine en 1962, la ville est devenue de plus en plus francisée.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Armes d'Enghien. Elles lui ont été octroyées le 15 avril 1818, à nouveau le 17 novembre 1838 et encore le 5 septembre 1978.
Blasonnement : Gironné d'argent et de sable de dix pièces, chaque giron de sable chargé de trois croix recroisettées au pied fiché d’or le pied dirigé vers le centre de l'écu. L'écu sommé d'une couronne d'or à cinq fleurons et supporté par deux lions du même.
Source du blasonnement : Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, vol. Tome I : Communes wallonnes A-L, Bruxelles, Dexia, 2002, p. 299.



Patrimoine[modifier | modifier le code]

Enghien en Belgique est connue pour sa dentelle, sa tapisserie, dont les célèbres verdures. Cinq pièces datant du XVe siècle sont exposées dans le musée de la tapisserie, sis en la maison Jonathas, le donjon roman le plus important de Wallonie.

Dans la région, la fabrication de la bière est une tradition. Dans la commune voisine, Hérinnes-lez-Enghien, les moines de la chartreuse de Hérinnes ont exploité une brasserie à la ferme Hof te Schiebeek. Enghien a aussi sa bière, la Double Enghien : fondée en 1880, la brasserie est depuis 1975 transférée à la Brasserie de Silly [14]. Il y a aujourd'hui son fromage à la Double, ses chocolats, etc.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Parc d'Enghien : inscrit depuis 1972 sur la liste des Parcs et jardins remarquables de Wallonie.
  • Église Saint-Nicolas. Sur la grand place, cette vaste église gothique abrite un carillon de 51 cloches. À l'intérieur, on découvre notamment les beaux vitraux modernes (1964) de Max Ingrand, dont la grande verrière évoque l'Apostolat. La chapelle Notre-Dame-de-Messines (jadis Saint-Éloi), partie la plus ancienne de l'édifice, renferme le Retable de la Vierge du XVIe siècle de l'école anversoise (Moreau-Coecke) illustrant des scènes de la vie de la Vierge.
  • Église des Capucins, ou chapelle Saint-François. Cet édifice de 1616 contient, dans une chapelle, un beau mausolée Renaissance exécuté par le sculpteur de Charles Quint, Jean Mone, pour Guillaume de Croÿ (cardinal-évêque de Tolède).
  • Le petit musée de la Tapisserie rappelle que Enghien posséda d'importants ateliers de lissiers du XVe au XVIIIe siècle.
  • Le patrimoine immobilier classé

Bourgmestres[modifier | modifier le code]

  • 2012 – : Olivier Saint-Amand
  • 2001 – 2012 : Florine Pary-Mille
  • 1977 – 2000 : Clément Crohain
  • 1971 – 1976 : Robert Plaisant
  • 1955 – 1971 : chevalier José Le Clément de Saint-Marcq
  • 1905 – 1955 : Pierre Delannoy
  • 1897 – 1905 : Aimé Pacco
  • 1891 – 1896 : Hyppolyte Deblander
  • 1876 – 1890 : Léon Vanderkelen
  • 1872 – 1875 : Félix Choppinet, chevalier de l'ordre de Saint-Sylvestre
  • 1857 – 1871 : baron Émile Daminet, commandeur de l'ordre de Saint-Grégoire-Le-Grand
  • 1836 – 1856 : baron Alexandre Daminet
  • 1831 – 1836 : Louis-Joseph Bruneau
  • 1830 – 1831 : Charles-Joseph Destrycker
  • 1800 – 1830 : Joseph-Julien Parmentier, chevalier de l'ordre du Faucon blanc

Économie[modifier | modifier le code]

Sociétés présentes à Enghien :

  • Delcampe, ventes aux enchères d'objets de collection ;
  • Labo4.be, bureau d'étude en électronique ;
  • Happy Paper, spécialiste de la décoration de table ;
  • SMPI, sablage et peinture industrielle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Manifestations et culture[modifier | modifier le code]

Le pavillon heptagonal du parc baroque des « Sept Etoiles »
L’église Saint-Nicolas (XVe - XIXe siècle)

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Germain, Guide des gentilés : les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française, (lire en ligne), p. 33.
  2. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Louvain-la-Neuve, Peeters, (lire en ligne), p. 105.
  3. « Communes à facilités », sur www.axl.cefan.ulaval.ca (consulté le )
  4. La STIB en 2020, chapitre 5.
  5. J-P. Neu, Enghien-les-Bains nouvelle histoire, p. 21.
  6. Dictionnaire universel françois et latin, 6e édition
  7. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne
  8. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  9. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Droz, , p. 1741.
  10. Jean-Jacques Jespers, Dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et à Bruxelles, Lannoo Uitgeverij, (ISBN 978-2-87386-409-5, lire en ligne)
  11. Union Culturelle Wallonne, « Code postal wallon »
  12. a et b https://statbel.fgov.be/fr/open-data/population-par-secteur-statistique-10
  13. https://view.officeapps.live.com/op/view.aspx?src=https%3A%2F%2Fstatbel.fgov.be%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Ffiles%2Fdocuments%2Fbevolking%2F5.1%2520Structuur%2520van%2520de%2520bevolking%2FPopulation_par_commune.xlsx&wdOrigin=BROWSELINK
  14. « Confrérie de la Double Enghien », sur www.confreries.be (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A.-J. Bonnevie, « Histoire de la terre, paierie et seigneurie d'Enghein », Annales du Cercle royal archéologique d'Enghien, t. 8,‎ 1915-1922, p. 1-65 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]