Exclaves polynésiennes

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Les exclaves polynésiennes sont des îles et atolls dont les habitants appartiennent culturellement au monde polynésien mais qui sont situées selon la géographie traditionnelle en Mélanésie et en Micronésie, la géographie moderne se fondant désormais davantage sur les concepts d'Océanie proche et d'Océanie éloignée. Sur la base d'études linguistiques et archéologiques, on fait l'hypothèse que la plupart de ces îles ont été colonisées par des navigateurs polynésiens provenant principalement des Tonga, des Samoa et des Tuvalu.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les exclaves polynésiennes sont dispersées dans cinq États et territoires du Pacifique. Ces langues ne peuvent être parlées que dans une partie de l'île considérée, cotoyant alors des langues austronésiennes plus anciennement implantées sur place.

Dans les États fédérés de Micronésie

En Papouasie-Nouvelle-Guinée

Dans les Îles Salomon

Au Vanuatu

En Nouvelle-Calédonie (France)

  • Ouvéa (le Faga-Uvéa - les autres langues de l'île sont « mélanésiennes »).

Linguistique[modifier | modifier le code]

Les habitants des isolats polynésiens de Micronésie, de Papouasie-Nouvelle-Guinée et du nord des îles Salomon parlent des langues ellicéenes (de l'archipel des Tuvalu) alors que ceux situés plus au sud dans les îles Salomon, au Vanuatu et en Nouvelle-Calédonie parlent des langues de type futunien (qui inclut le futunien parlé à Wallis-et-Futuna).

Dans certaines des îles concernées, la population parle aussi des langues micronésiennes ou « mélanésiennes ».

Génétique[modifier | modifier le code]

Un étude de 1983 analysant l'ADN de 2 400 personnes dans les îles Salomon a montré des marqueurs différenciant clairement les exclaves polynésiennes des autres îles. Sur les quatre îles polynésiennes étudiées, Anuta avait la population la plus distincte génétiquement, suivie de Rennell, de Bellona puis de Tikopia, l'influence mélanésienne étant plus marquée dans cette dernière[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Hawkins, B.R.; Kirk, R.L.; Bhatia, K.; Brown, P.; Garruto, R.M.; Gajdusek, D.C., « A population genetic study of the Banks and Torres Islands (Vanuatu) and of the Santa Cruz Islands and Polynesian Outliers (Solomon Islands) », American Journal of Physical Anthropology, vol. 62,‎ décembre 1983, p. 343-61 (lire en ligne)

Lien externe[modifier | modifier le code]