Agence universitaire de la Francophonie

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Agence universitaire
de la Francophonie
Logo de l'organisation

Devise : « Construire ensemble le nouvel espace universitaire francophone »

Situation
Création
Type Association internationale d'universités et d'établissements supérieurs de recherche, opérateur de la francophonie multilatérale
Siège Montréal, Drapeau : Québec Québec, Canada
Langue Français
Budget 39 millions (2017)[1]
Organisation
Membres 845 institutions universitaires (2016)[2]
Président Drapeau de la Roumanie Sorin Cîmpeanu
Recteur Drapeau de la France Jean-Paul de Gaudemar
Personnes clés Jean-Marc Léger, 1er secrétaire général
Michel Guillou, 1er recteur
Organisations affiliées Francophonie

Site web www.auf.org

L’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) est un réseau mondial d'établissements d'enseignement supérieur et de recherche partiellement ou entièrement francophones. En 2017, ses 845 membres sont présents dans 111 pays[2], ce qui fait d'elle la plus importante association d’universités au monde basée sur une langue commune[3],[4]. Son siège est situé sur le campus de l'Université de Montréal. Depuis le 8 décembre 2015, elle est dirigée par Jean-Paul de Gaudemar[5]. L'AUF est présente dans 35 pays[6].

Parmi les activités de l'AUF, la création et l'animation de campus numériques et de centres d'accès à l'information sur de nombreux campus francophones, notamment en Afrique. L'AUF œuvre aussi à développer la mobilité des étudiants et des chercheurs au sein de l'espace universitaire francophone.

Mission[modifier | modifier le code]

Le site officiel de l'AUF décrit sa mission comme étant : « la promotion d'une francophonie universitaire solidaire engagée dans le développement[7].» L'AUF précise cette mission en établissant des actions concrètes « dans le respect de la diversité des cultures et des langues, l’AUF promeut une francophonie universitaire solidaire engagée dans le développement économique, social et culturel des sociétés[7]

Historique[modifier | modifier le code]

En 1961 fut créée l'« Association des universités partiellement ou entièrement de langue française » (AUPELF), nom parfois encore utilisé, puis « AUPELF-UREF ». L'un des initiateurs de ce projet était le journaliste canadien Jean-Marc Léger, qui en fut la cheville ouvrière en tant que secrétaire général de 1961 à 1978[8].

Lors du Sommet de la francophonie de Dakar en 1989, les chefs d'État et de gouvernement ont décidé que cette agence serait un opérateur direct de la francophonie dans le monde et ont décidé de changer son nom, dans la charte de la francophonie, en Agence universitaire de la francophonie.

Liste des présidents et recteurs[modifier | modifier le code]

présidents du conseil d'administration élus par leurs pairs recteurs ou présidents d'université
directeurs généraux puis recteurs de l'UREF puis de l'AUF

Liste des secrétaires généraux[modifier | modifier le code]

  • 2009 - 2014 : Wanda Diebolt (France)
  • 2014 - 2015 : Nelly Fesseau (France)
  • 2016 - 2019 (en cours) : Jean-Pascal Bonhotal (France)

Dans le monde[modifier | modifier le code]

L'Agence universitaire de la francophonie a[10] :

  • Un rectorat et son siège à Montréal,
  • Un rectorat et des services centraux à Paris,
  • Dix directions régionales qui pilotent les interventions de l'AUF sur le terrain comme le présente le tableau ci-dessous:
Directions régionales de l'Agence universitaire de la francophonie
Région Ville Pays
Afrique centrale et Afrique des Grands Lacs (ACGL) Yaoundé Cameroun (CM)
Afrique de l'Ouest (AO) Dakar Sénégal (SN)
Asie-Pacifique (AP) Hanoï Viêt Nam (VN)
Caraïbes (C) Port-au-Prince Haïti (HT)
Amérique (A) Montréal Canada (CA)
Europe centrale et Europe de l'Est (ECO) Bucarest Roumanie (RO)
Europe de l'Ouest (EO) Bruxelles Belgique (BE)
Maghreb (M) Rabat Maroc (MA)
Moyen-Orient (MO) Beyrouth Liban (LB)
Océan Indien (OI) Antananarivo Madagascar (MG)

Ressources internet[modifier | modifier le code]

L'Agence universitaire de la francophonie met à disposition un portail de ressources scientifiques et pédagogiques : http://www.savoirsenpartage.auf.org/

Campus numériques francophones[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Campus numérique francophone.

Les Campus numériques francophones (CNF) ont été créés pour appuyer le développement des technologies de l'information et de la communication dans les universités du Sud.

CNF et Campus numérique francophone sont des marques déposées.

Instituts[modifier | modifier le code]

L'AUF comprend six instituts[11] :

Critiques[modifier | modifier le code]

Dans le quotidien québécois Le Devoir en 2013, le vice-recteur et professeur de l'époque, Pierre Noreau signale ses inquiétudes quant à la publication massive de la recherche en langue anglaise au détriment du français[12].

En effet une enquête présentée par Jennifer Dion, Le défi de former une relève scientifique d’expression française : l’usage du français et de l’anglais dans la formation universitaire aux cycles supérieurs au Québec, évoque l'hégémonie de la langue anglaise dans les publications scientifiques notamment dans les secteurs du génie, de l'administration et des sciences de la santé[13].

Pierre Noreau explique que dans les domaines des sciences sociales l'utilisation de la langue implique des enjeux différents[12] : « on n’a pas de langage universel, comme en mathématique, par exemple. Par conséquent, le fait d’écrire dans une langue ou dans une autre, ça a un impact direct sur le contenu même. Il y a une plus grande compénétration des dimensions linguistiques et des modes d’expression de la pensée. Dans ces secteurs-là, on ne peut tenir compte de la production scientifique sans tenir compte du caractère linguistique[12]

Pierre Noreau évoque également la problématique de l’accessibilité et de la diffusion des publications scientifiques en langue française : « le milieu francophone de la recherche ne bénéficie pas d’un système d’indexation systématique des publications scientifiques[12]», contrairement au milieu anglo-saxon.

Il souligne en terminant que la solution pourrait résider dans la publications des recherches avec l'aide des éditions numériques contrairement aux éditeurs traditionnels, qui selon lui, sont moins sensibles à la problématique[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.auf.org/auf/en-bref/budget/
  2. a et b http://www.auf.org/auf/les-membres-de-lauf/liste-des-membres/
  3. http://www.senat.fr/rap/a14-112-1/a14-112-12.html "plus importante association d'universités au monde"
  4. http://ngo-db.unesco.org/s/or/fr
  5. https://www.auf.org/media/filer_public/f1/7c/f17c14fe-42a4-4070-bb4d-a205c721f483/cp_prise_de_fonctions_jp_de_g.pdf
  6. Jean-philippe Mignaton, « UPEC - Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) », sur www.u-pec.fr (consulté le 3 janvier 2018)
  7. a et b « Qui nous sommes - AUF », AUF,‎ (lire en ligne)
  8. Jean-Marc Léger sur le site de l'Encyclopédie de la francophonie
  9. « 17ème Assemblée générale de l’AUF : Sorin Mihai Cîmpeanu élu président de l’AUF - AUF », sur www.auf.org (consulté le 15 mai 2017)
  10. L'AUF dans le monde
  11. AUF, « Liste des Instituts de la Francophonie », sur http://www.auf.org (consulté le 13 décembre 2013)
  12. a b c d et e « Plus facile de publier en anglais qu’en français? », sur Le Devoir (consulté le 3 décembre 2018)
  13. Dion, Jennifer., Le defi de former une releve scientifique d'expression francaise : l'usage du francais et de l'anglais dans la formation universitaire aux cycles superieurs au Quebec : resume (ISBN 9782550667629 et 255066762X, OCLC 880817559, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]