Marcel Melthérorong

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Marcel Melthérorong
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Distinction

Marcel Melthérorong, né en 1975 à Nouméa, d'une famille originaire du Vanuatu, est un chanteur-compositeur-interprète et écrivain vanuatais, francophone[1],[2].

« Après quelques problèmes avec la justice pour des faits de délinquance mineurs » en Nouvelle-Calédonie, il part s'installer au Vanuatu en 1994. Il s'établit sur l'île de Malekula, dans le village d'où est originaire sa famille. Il en apprend peu à peu les coutumes (kastom), et s'y intègre. Dans le même temps, il s'implique dans la vie culturelle du pays, au travers de l’Alliance française. Il « participe notamment à l’organisation de concerts et spectacles, de manifestations d’ampleur comme la Fête de la Musique et les Nuits FrancoSonik ». Au début du XXIe siècle, il commence à travailler avec le Centre culturel du Vanuatu, gérant des activités culturelles pour les jeunes. Il est le fondateur du Festival des Arts de la Parole, et le co-fondateur du centre musical et école de musique Tura Nambe, avec l'ethnomusicologue française Monika Stern[1],[3]. Il s'implique aussi dans le programme Youth at Risk, « destiné à réhabiliter les jeunes délinquants »[3].

Il est le fondateur des groupes de musique XX Squad et Kalja Riddim Klan. Ce dernier constitue l'un des vecteurs de son « désir de faire dialoguer les cultures mélanésienne et occidentale »[1].

Écrivain, il publie son premier roman, Tôghàn, aux Éditions Alliance française du Vanuatu en 2007. Il s'agit du premier roman à avoir été écrit par un auteur vanuatais[1]. Il dépeint « une jeunesse océanienne en perte de repères », entre « modèle occidental et valeurs mélanésiennes » ; Marcel Melthérorong s'inspire ici de sa propre jeunesse en Nouvelle-Calédonie[1],[3]. Le roman est très vite « remarqué par la critique et connait un succès populaire ». Jean-Marie Gustave Le Clézio, Prix Nobel de littérature, rédige l'avant-propos à la réédition du livre en 2009, et célèbre l'émergence « d’une voix nouvelle, originale » dans « la famille de la littérature francophone »[1].

En octobre 2012, il est fait Chevalier des Arts et des Lettres par l'ambassadeur de France au Vanuatu[3].

En 2013 il publie son second roman, Nagaemas, également auprès de l'Alliance française[2].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Biographie, Alliance française Vanuatu
  2. a et b (en) "Marcel Melthérorong", AutLit
  3. a, b, c et d « Marcel Melthérorong décoré de l’ordre des Arts et des Lettres par l’Ambassadeur de France à Port-Vila le 25 octobre 2012 », ambassade de France au Vanuatu, octobre 2012