Scott Morrison

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Scott Morrison
Illustration.
Scott Morrison en 2014.
Fonctions
Premier ministre d'Australie
En fonction depuis le
(5 mois et 29 jours)
Monarque Élisabeth II
Gouverneur Peter Cosgrove
Gouvernement Morrison
Coalition Libs-Nats
Prédécesseur Malcolm Turnbull
Chef du Parti libéral d'Australie
En fonction depuis le
(5 mois et 29 jours)
Prédécesseur Malcolm Turnbull
Ministre des Affaires intérieures
(intérim)

(5 jours)
Premier ministre Malcolm Turnbull
Lui-même
Gouvernement Turnbull II
Morrison
Prédécesseur Peter Dutton
Successeur Peter Dutton
Ministre des Finances

(2 ans, 11 mois et 3 jours)
Premier ministre Malcolm Turnbull
Gouvernement Turnbull I et II
Prédécesseur Joe Hockey
Successeur Josh Frydenberg
Ministre des Services sociaux

(8 mois et 29 jours)
Premier ministre Tony Abbott
Malcolm Turnbull
Gouvernement Abbott
Turnbull I
Prédécesseur Kevin Andrews
Successeur Christian Porter
Ministre de l'Immigration et de la Protection des frontières

(1 an, 3 mois et 5 jours)
Premier ministre Tony Abbott
Gouvernement Abbott
Prédécesseur Tony Burke
Successeur Peter Dutton
Député à la Chambre des représentants
En fonction depuis le
(11 ans, 2 mois et 29 jours)
Circonscription Cook
Prédécesseur Bruce Baird
Biographie
Nom de naissance Scott John Morrison
Date de naissance (50 ans)
Lieu de naissance Sydney (Australie)
Nationalité australienne
Parti politique Liberals
Diplômé de UNSW
Religion pentecôtisme

Scott Morrison
Premiers ministres d'Australie

Scott Morrison, né le à Sydney, est un homme d'État australien. Membre du Parti libéral d'Australie (Libs), il est Premier ministre depuis le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et vie professionnelle[modifier | modifier le code]

À l'issue d'un baccalauréat universitaire en sciences à l'université de Nouvelle-Galles du Sud (UNSW), il est directeur national d'un lobby et think tank défendant les intérêts des entreprises liées au domaine foncier de à , puis directeur général adjoint d'un think tank et lobby pour les entreprises du domaine du tourisme jusqu'en [1].

Il devient ensuite directeur général du Conseil du tourisme — agence publique chargée de la promotion touristique de l'Australie — jusqu'en . Il quitte alors son pays pour la Nouvelle-Zélande, où il est nommé directeur du Bureau pour le Tourisme et les Sports[1].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Il revient en Australie en . Membre du Parti libéral d'Australie (Libs), il en est le directeur pour l'État de Nouvelle-Galles du Sud jusqu'en . Il retrouve alors la direction de Tourism Australia, le nouveau nom du Conseil du tourisme et la conserve jusqu'en [1].

Il postule ensuite aux élections fédérales du dans la circonscription de Cook, une place forte libérale dans la banlieue de Sydney. Totalisant plus de 45 000 voix, il s'impose avec 52,4 % des suffrages exprimés, et 56,6 % des votes de préférence[2], tandis que le Parti travailliste australien (ALP) remporte le scrutin à l'échelle fédérale. Il enregistre alors un recul de l'ordre de six points par rapport à son prédécesseur au scrutin précédent, Bruce Baird.

Il intègre en le cabinet fantôme de Malcolm Turnbull, comme ministre du Logement et du Développement. Le , il est désigné ministre fantôme de l'Immigration et de la Citoyenneté par Tony Abbott, qui prend la succession de Turnbull[1].

Il est facilement réélu en avec 57,9 % des premières voix et 62,7 % des préférences[3], puis en avec 60,4 % des premiers votes et 66,4 % des préférences[4].

Parcours de ministre[modifier | modifier le code]

Le , Scott Morrison fait son entrée au gouvernement australien, désormais dirigé par Abbott. À 45 ans, il devient ministre de l’Immigration et de la Protection des frontières et siège au sein du cabinet. À ce poste, il met en place l’Operation Sovereign Borders (en français : opération Frontières souveraines) voulue par le chef du gouvernement et qui renforce les dispositions contre les migrants et demandeurs d'asile arrivant sans visa par bateau[5].

Il change de responsabilité lors du remaniement du , occupant désormais les fonctions de ministre des Services sociaux. Peter Dutton lui succède comme ministre de l'Immigration.

Après que le ministre des Communications Malcolm Turnbull a renversé Abbott lors d'un vote interne du Parti libéral, il forme le son exécutif dans lequel Morrison est promu ministre des Finances (Treasurer of Australia). Après avoir été de nouveau réélu en avec 58,4 % des voix et 65,4 % des préférences[6], il est confirmé dans ses responsabilités. Chrétien évangélique, membre de l'aile droite du Parti libéral, Scott Morrison s'oppose sans succès à la légalisation du mariage homosexuel voulue par Malcolm Turnbull en 2016[7].

Premier ministre[modifier | modifier le code]

Turnbull fait à son tour face à une rébellion interne en , en raison des mauvais sondages et de sa volonté de respecter l'accord de Paris sur le climat en inscrivant dans la législation australienne l'obligation d'une réduction de 26 % des émissions polluantes d'ici . Bien qu'il l'emporte au premier vote, il est renversé trois jours plus tard, le et remet sa démission. Morrison est ensuite élu chef du Parti libéral par les parlementaires, avec 45 voix contre 40 pour Peter Dutton[5].

Il est assermenté le jour même devant le gouverneur Peter Cosgrove à Canberra. Il promet alors de mener une politique de baisse de la fiscalité, affirmant que l'emploi est la meilleure forme possible d'État-providence. Indiquant ne pas avoir l'intention de convoquer des élections fédérales anticipées, il désigne le nouveau chef adjoint du parti Josh Frydenberg ministre des Finances et promet l'arrivée au pouvoir d'une nouvelle génération qui mettra fin aux divisions internes aux libéraux[8].

Le 20 octobre 2018, à la suite de la démission de Malcolm Turnbull de son mandat de député et de la tenue d'une élection partielle dans sa circonscription de Wentworth, le gouvernement Morrison perd sa majorité absolue à la Chambre des représentants. Une partie des électeurs libéraux de la circonscription, déçus par l'éviction de Turnbull et hostiles à la politique environnementale de Morrison (faible implication sur la question du changement climatique, soutien à la poursuite de l'exploitation du charbon), ont refusé de voter pour le candidat libéral, ce qui a permis la victoire de la candidate sans étiquette Kerryn Phelps. Le gouvernement devient ainsi un gouvernement minoritaire, dépendant du soutien d'élus indépendants[9],[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d (en) Parlement de l'Australie, « Hon Scott Morrison MP », sur aph.gov.au (consulté le 26 août 2018).
  2. (en) Commission électorale australienne, « 2007 federal election – House of Representatives results for Cook », sur results.aec.gov.au (consulté le 26 août 2018).
  3. (en) Commission électorale australienne, « 2010 federal election – House of Representatives results for Cook », sur results.aec.gov.au (consulté le 26 août 2018).
  4. (en) Commission électorale australienne, « 2013 federal election – House of Representatives results for Cook », sur results.aec.gov.au (consulté le 26 août 2018).
  5. a et b « Australie : un septième premier ministre en onze ans », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 26 août 2018).
  6. (en) Commission électorale australienne, « 2016 federal election – House of Representatives results for Cook », sur results.aec.gov.au (consulté le 26 août 2018).
  7. (en) « Scott Morrison is new Australian PM as Malcolm Turnbull ousted », BBC,‎ (lire en ligne, consulté le 26 août 2018).
  8. (en) « Scott Morrison sworn in as Australia's 30th prime minister », Special Broadcasting Service,‎ (lire en ligne, consulté le 26 août 2018).
  9. (en) "Australia government suffers Wentworth by-election defeat", BBC News, 20 octobre 2018
  10. (en) "Australian Government Loses Majority With Election Defeat", Bloomberg, 20 octobre 2018

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]