Louise Mushikiwabo

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Louise Mushikiwabo
Illustration.
Fonctions
Secrétaire générale de la Francophonie
(élue)
En attente d'investiture –
Élection
Prédécesseur Michaëlle Jean
Ministre rwandaise des Affaires étrangères

(8 ans, 10 mois et 17 jours)
Président Paul Kagamé
Premier ministre Bernard Makuza
Pierre Habumuremyi
Anastase Murekezi
Édouard Ngirente
Gouvernement Makuza
Habumuremy
Murekezi
Ngirente
Prédécesseur Rosemary Museminali
Successeur Richard Sezibera
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Kigali (Rwanda)
Nationalité rwandaise
Fratrie Lando Ndasingwa (en) (frère)
Diplômé de Université nationale du Rwanda
Université du Delaware

Louise Mushikiwabo, née le à Kigali, est une femme politique rwandaise. Ministre de l'Information puis des Affaires étrangères du Rwanda de 2009 à 2018, elle est élue secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie en octobre 2018.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Louise Mushikiwabo naît à Kigali en 1961, dans une famille tutsi. En 1981, elle entreprend des études d'anglais à l'université nationale du Rwanda à Butare[1], où elle obtient son diplôme en 1984[1].

Elle quitte en 1990 le Rwanda pour les États-Unis où elle fait des études d'interprétariat. Cet exil lui sauve sans doute la vie : en effet, la plupart des membres de sa famille sont victimes du génocide en 1994, notamment son frère, Lando Ndasingwa (en), figure de l’opposition libérale rwandaise, tué le 7 avril 1994, premier jour des massacre[2]. Elle consacre un ouvrage au génocide, Rwanda Means the Universe : A Native’s Memoir of Blood and Bloodlines (2006).

Carrière politique au Rwanda[modifier | modifier le code]

William Hague et Louise Mushikiwabo en 2013.

Trilingue (kynyarwanda-français-anglais), mariée à un Américain, elle travaille comme traductrice aux États-Unis, puis revient au Rwanda en 2008[2]. Elle travaille en Tunisie, comme directrice de la communication de la Banque africaine de développement puis rentre au Rwanda, où elle est nommée ministre de l'Information par Paul Kagame, dont elle est proche, sans jamais avoir rejoint le Front patriotique rwandais. Elle est ensuite ministre des Affaires étrangères de décembre 2009[3] à octobre 2018.

Secrétariat général de l'Organisation internationale de la francophonie[modifier | modifier le code]

En 2018, Louise Mushikiwabo se porte candidate à la fonction de secrétaire générale de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) lors du XVIIe sommet de la Francophonie qui se tient en octobre à Erevan en Arménie[4]. Elle fait figure de favorite, bien que la perspective de son élection suscite des critiques de deux ordres : d'une part, le Rwanda suscite des réserves en matière de défense des droits fondamentaux de ses citoyens[2], d'autre part, ce pays « s'illustre peu dans la défense de la langue française »[2], notamment en mettant fin à l’enseignement du français dans les écoles et en adoptant l’anglais comme langue nationale[5].

Grâce au soutien de la France (qui souhaiterait apaiser les tensions avec le Rwanda, au sujet du contentieux qui opposent les deux pays sur le génocide de 1994)[6], elle est élue à cette fonction le [2], pour un mandat de 4 ans et prendra ses fonctions en janvier 2019[7].

Publications[modifier | modifier le code]

  • (en) Rwanda Means the Universe: A Native’s Memoir of Blood and Bloodlines, St. Martin's Press, , 384 p. (ISBN 978-0312209599)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Aimable Twagilimana, Historical Dictionary of Rwanda, Rowman & Littlefield, (ISBN 9781442255913, lire en ligne)
  2. a b c d et e Marc Semo, « Louise Mushikiwabo, une forte tête aux commandes de la Francophonie », sur lemonde.fr, Le Monde, (consulté le 12 octobre 2018).
  3. Clarisse Juompan-Yakam, « Louise Mushikiwabo, de Washington à Kigali », Jeune Afrique,‎ (ISSN 1950-1285)
  4. « Macron soutient Louise Mushikiwabo, candidate à la tête de l'OIF », sur Le Figaro,
  5. Marie Verdier, « La francophonie en pleine errance », sur la-croix.com, La Croix, 11 octobre 2018.
  6. Isabelle Lassere, « Louise Mushikiwabo, passerelle entre Paris et Kigali », Le Figaro, 13-14 octobre 2018, p. 11.
  7. AFP, « La Francophonie couronne la Rwandaise Louise Mushikiwabo, en dépit des critiques », La Croix, (consulté le 15 octobre 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]