Langues polynésiennes

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Les langues polynésiennes sont un continuum linguistique appartenant aux langues océaniennes (et plus précisément aux langues du Pacifique central), elles-mêmes un sous-groupe des langues austronésiennes. Au nombre de trente-huit, elles sont parlées en Océanie, notamment — mais pas uniquement — dans les archipels constituant la région traditionnelle de Polynésie.

Les langues polynésiennes les plus parlées ou qui ont fait l'objet des études les plus complètes, sont le tahitien, le samoan, le tonguien, le maori de Nouvelle-Zélande et l'hawaïen. Elles sont gérées par le Forum des langues polynésiennes.

Répartition géographique[modifier | modifier le code]

Dans les archipels qui forment le triangle polynésien, les langues polynésiennes sont les seules langues vernaculaires, parlées avant le contact avec les Européens :

Article détaillé : Exclaves polynésiennes.

Par ailleurs, sur les 38 langues classées comme « polynésiennes », 15 sont parlées à l'ouest du triangle polynésien, dans des régions (traditionnellement appelées Mélanésie, Micronésie) où coexistent également d'autres langues austronésiennes. Ces langues de Polynésie « extérieure », connues (en anglais) sous le nom de Polynesian Outliers, correspondent historiquement à des migrations relativement tardives de populations du triangle polynésien ; elles se trouvent aujourd'hui très isolées (géographiquement) de leurs cousines polynésiennes. Les archipels où l'on trouve ces exclaves sont :

Classification interne[modifier | modifier le code]

L'ancêtre de toutes les langues polynésiennes est le proto-polynésien. Cependant, la classification précise des langues polynésiennes n'est pas encore déterminée avec précision et plusieurs auteurs ont proposé leurs modèles. Emory (1946)[1] et Elbert (1953) font partie des premiers chercheurs qui ont tenté de classer ces langues[2].

Classification traditionnelle (Green et Pawley, 1966)[modifier | modifier le code]

La classification des langues polynésiennes classique a été élaborée en 1966 par Andrew Pawley[3] et Roger Green[4], qui proposent cinq sous-groupes : d'un côté, le groupe tongique et de l'autre le groupe polynésien nucléaire, lui-même divisé en samoïque outlier et polynésien de l'est. Ce dernier se subdivise entre rapanui et central-est, qui lui-même se sépare entre langues marquisiennes et langues tahitiennes.

L'arbre suivant donne la classification traditionnelle des langues polynésiennes de Pawley et Green[5]

Toutes les langues polynésiennes ne sont pas incluses dans cette classification. Par exemple, le niuafo'ou a tantôt été inclu au sein du groupe tongique, tantôt aux côtés du wallisien[6]. De même, le tuvaluan est inclus au sein des outliers dans le groupe proto-samoïque outlier.

Nouvelle classification (Marck, 1999)[modifier | modifier le code]

En 1999, Jeffrey Marck a remis en cause cette classification[7]. Il estime notamment que le groupe samoïque est trop peu attesté. Il propose une nouvelle classification, dans laquelle certaines langues restent non-classées précisément, par manque de données :

Phonologie[modifier | modifier le code]

Les langues polynésiennes sont marquées par une relative simplicité phonologique compensée par une grande richesse dans la combinatoire. Nous pourrions comparer cela à une sorte d'économie naturelle du langage permettant avec peu de sons de produire une multitude de sens.

Voyelles[modifier | modifier le code]

Toutes les voyelles de ces langues sont identiques. Elles sont au nombre de 5 avec systématiquement des oppositions pertinentes (en d'autres termes phonologiques) entre voyelles brèves et allongées.

Selon les graphies en vigueur, l'allongement vocalique sera noté par un macron ou un redoublement de la voyelle ou ne sera pas noté du tout.

Antérieure Centrale Postérieure
Fermé [ i ] (courte)
( Ltspkr.png Écouter)


[ ] (allongée)

[ u ] (courte)
( Ltspkr.png Écouter)


[ ] (allongée)

Semi-fermé [ e ] (courte)
( Ltspkr.png Écouter)


[ ] (allongée)

[ o ] (courte)
( Ltspkr.png Écouter)


[ ] (allongée)

Ouverte [ a ] (courte)
( Ltspkr.png Écouter)


[ ] (allongée)

Consonnes[modifier | modifier le code]

Comme le montre le tableau ci-dessous, il existe sur le plan consonantique une plus grande différenciation.

tongien samoan pascuan tahitien māori des îles Cook māori de Nouvelle-Zélande hawaïen
[ f ] (Ltspkr.png Écouter)
[ ɸ ] (Ltspkr.png Écouter)
+ + - + (+)[Note 1]. +[Note 2] -
[ h ]
( Ltspkr.png Écouter)
+ - + + (+)[Note 3] +[Note 4] +
[ k ]
( Ltspkr.png Écouter)
+ (+) [Note 5] + - + + +[Note 6]
[ l ]
( Ltspkr.png Écouter)
+ + - - - - +
[ m ]
( Ltspkr.png Écouter)
+ + + + + + +
[ n ]
( Ltspkr.png Écouter)
+ + + + + + +
[ ŋ ][Note 7]


( Ltspkr.png Écouter)

+ + + - + + -
[ p ]
( Ltspkr.png Écouter)
+ + + + + + +
[ r ][Note 8]
( Ltspkr.png Écouter)
- - + + + + -
[ s ]
(Ltspkr.png Écouter)
- + - - (+)[Note 9] - -
[ t ]
( Ltspkr.png Écouter)
+ + + + + + (+)[Note 10]
[ v ]
( Ltspkr.png Écouter)
+ + + + + - + [Note 11]
[ w ]
( Ltspkr.png Écouter)
- - - - - +[Note 12] -
[ ` ]
( Ltspkr.png Écouter)
+ + + + + (+)[Note 13] +

Permanences et variations lexicales[modifier | modifier le code]

Du point de vue linguistique, les langues polynésiennes forment un groupe particulièrement homogène, bien qu'il n'y ait aujourd'hui pas d'intercompréhension mutuelle nette entre la plupart d'entre elles. Elles descendent toutes d'une même protolangue, le proto-polynésien. En raison de l'installation relativement récente des hommes dans les îles de Polynésie – elle n'a commencé qu'il y a deux mille ans environ, voir peuplement de l'Océanie – et depuis lors, de la fréquence des contacts et des relations interinsulaires, ces langues conservent de nombreux traits communs phonologiques, syntaxiques ou lexicaux.

Quelques exemples[modifier | modifier le code]

(Ne sont notées ci-dessous que les prononciations phonétiques. Concernant la ou les graphies, se reporter aux articles de chaque langue)

Dans les mots qui sont restés semblables entre diverses langues, on trouve par exemple le mot "ciel" (en māori et en pascuan - Rapa Nui: [raŋi], en samoan et en tongien : [laŋi], en hawaïen : [lani], en marquisien du nord : ['aki] en marquisien du sud : ['ani], à comparer au malais langit) et le mot "maison" (māori : [ɸare], pascuan : [hare], tahitien : [fare], samoan: [fale], hawaïen [hale], marquisien du nord : [ha'e], marquisien du sud : [fa'e], à comparer au malais balai).

Il arrive également que le champ sémantique d'un même terme ait pu évoluer de manière différente d'une île à l'autre ou encore que d'autres disparaissent ou tombent en désuétude. En particulier à Tahiti ou le "tapu" (tabou) du nom royal entrainait la création d'un mot nouveau pour remplacer celui utilisé par le roi. C'est le cas du ['ai] ("nourriture, manger") en tahitien, remplacé par ['amu], ou encore [rua] qui a disparu au profit de [piti], alors même que le terme a survécu dans la plupart des autres langues sous la forme [rua], [lua]... Le cas de "po" (nuit) en tahitien est remarquable. Devenu "tapu" suite au changement de nom de Tu, roi de Pare, devenu roi de Tahiti sous le nom de Pomare, "rui" fut le mot créé pour désigner la nuit. Mais l'affaiblissement des traditions et la destruction culturelle fit que le mot ne rentra jamais complètement en usage. Aujourd'hui il n'est utilisé que pour l'emphase poétique dans les discours.


tongien samoan pascuan tahitien māori des îles Cook māori de Nouvelle-Zélande marquisien hawaïen malgache
Aller [haele] ou ['alu] [alu] [haere] [haere] ['aere] [haere] [he'e] [hele] [hale] ou [aloa]
Manger
nourriture
[kai] ['ai] [Note 14] [kai] ['ai] [Note 15] [kai] [kai] [kai] ['ai] [Inana] ou [Kaina]
dormir [mohe][Note 16] [moe] [moe] [moe][Note 17] [moe] [moe] [moe] [moe] [mandry] ou [matory]
ciel [laŋi] [laŋi] [raŋi] [ra'i] [raŋi] [raŋi] ['ani] ou ['aki] [lani] [Lanitra] ou [Andro]
nuit [po:] [po:] [po:] [po:][Note 18] [po:] [po:] [po:] [po:] [Alina] ou [Maizina]
patate douce [ku:mala] ['u:mala] [ku:mara] ['u:mara] [ku:mara][Note 19] [ku:mara] ['u:ma'a] ou [kuma'a] ['u:ala] [vomanga]

[ʋala]

taro [talo] [talo] [taro] [taro] [taro][Note 20] [taro] [ta'o] [kalo] [Talo] ou [Hala]
pirogue [Note 21] [popa:o] [Note 22] [va'a] ou [paopao] [vaka] [va'a] [vaka] [waka] [va'a] ou [vaka] [ʋa'a] [Baka]
maison [fale] [fale] [hare] [fare] ['are] [ɸare] [fa'e] ou [ha'e] [hale] [vala] ou [Trano] ou [Faly]
pays,
terre,
île
[fonua] [fanua] [henua] [fenua] ['enua] [ɸenua] [fenua] [honua] [Fonoa] ou [Tany]
autochtone [maoli] [mao'i] [ma'ori] [maori] ou [ma:'ohi] [ma:ori] [ma:ori][Note 23] [mao'i] [maoli] [Maory]
étranger,
Européen
[palaŋi] [papalaŋi]  ???? [popa'a:] [Note 24] [papa'a:] [pa:keha:] [hao'e] [haole] [vozongo] ou [vazaha] ou [olona hafa] [mpizahan-tany]
Français  ??? [falaŋi]  ??? [farani] [varaini] [wi:wi:] [farani] [palani] [Frantsay]
homme [taŋata] [taŋata] [taŋata] [ta'ata] [taŋata] [taŋata] ['enata], ['enana] ou [kenana] [kanaka] [Ranada] ou [Olona] ou [Taranaka]

Pour comparaison, on remarquera par exemple que, dans d'autres langues austronésiennes :

  • « Manger » se dit kain en tagalog des Philippines,
  • En indonésien, « ciel » se dit langit, balai est un des mots pour « maison », et benua veut dire « terre », « continent ».

Influence des langues européennes[modifier | modifier le code]

Certaines langues polynésiennes ont été fortement affectées par la colonisation européenne[8]. Aussi bien le māori que l'hawaïen, par exemple, ont perdu beaucoup de terrain par rapport à l'anglais, et n'ont pu commencer à se rétablir que récemment. À Wallis-et-Futuna, les langues vernaculaires (wallisien et futunien) ont été fortement influencées par le latin introduit par les missionnaires ; aujourd’hui, l'influence vient surtout du français[9].

Les emprunts sont également fréquents particulièrement pour les néologismes. Par exemple [motoka:], voiture, de l'anglais « motorcar » en māori des îles Cook et en wallisien, [nuti], nouvelles, actualités, de l'anglais « news ». Les néologismes ne sont néanmoins pas les seuls emprunts. Ainsi en tahitien, avons nous l'utilisation de l'expression [ifo] (du français « il faut ») en tant que marqueur pour exprimer le devoir, l'obligation, l'injonction bien que le marqueur ['a] soit également utilisé (ex : 'a māmū ! tais-toi !).

Syntaxe[modifier | modifier le code]

La possession[modifier | modifier le code]

Dans toutes ces langues nous retrouvons un double système de possession : en Ā [a:] et Ō [o:] généralement décrite comme « faible » et « forte »;

  • La possession en « Ā » est utilisée quand le possesseur a le contrôle sur la relation, est supérieur ou dominant à celle-ci ou lorsque la possession est considérée comme aliénable.
  • La possession en « Ō » est utilisée quand le possesseur n'a aucun contrôle sur la relation, est inférieur ou subordonné à celle-ci, ou lorsque la possession est considérée comme inaliénable.

Marqueurs aspectuels[modifier | modifier le code]

(merci de compléter ou corriger les éventuelles erreurs ou confusions du tableau ci-dessous)

tongien samoan pascuan tahitien māori des îles Cook māori de Nouvelle-Zélande hawaïen malgache
présent progressif ['oku] ['o lo'o]  ??? [te]...[nei] [te]...[nei] [e]...[ana] ou [kei te] [ke]...[nei] [mi]
perfectif [na'a] ['ua] ou [sa:] [ku]…[ana] (ou [ku]…[a:]) ['ua] [kua] [kua] [ua] [te]
accompli [na'e] [na] [i] [i] [i] [i] [i] [efa]
inaccompli [ka] ['o le 'a:] [ka] [e] [ka] [ka] [wa:] [mbola]
désidératif [ke]? ['e], ['ia] [ki:] ['ia] [kia] [kia] [o:] [te]
devoir, obligation  ???  ???  ??? ['a] ['e:] [me] [e] [milh]
interdiction ['oua] ['aua] [o] ['eiaha] ['auraka] (ou sa contraction ['aua]) ou encore ['eia'a] [kaua] ou [kauaka] ou [aua] [mai] [tsi]

Déictiques personnels[modifier | modifier le code]

Une autre caractéristique, commune non seulement aux langues polynésiennes mais à la plupart des langues du Pacifique, concerne l'existence d'un duel qui vient s'ajouter au singulier et au pluriel. Ces langues distinguent également l'inclusif et l'exclusif à la première personne du duel et du pluriel.

  • Singulier
tongien samoan pascuan tahitien māori des îles Cook māori de Nouvelle-Zélande marquisien hawaïen malgache
je, moi ['ou] [a'u] [au] [vau], [au] ou [wau] [au] [ahau] ou [au] [au] [au] ou [ʋau] [aho]
tu, toi ['oe] ['oe] [koe] ['oe] [koe] [koe] ['oe] ou [koe] ['oe] [ianao]
il, elle [ia] [ia] [:ia] ['o:na] ou ['oia] ['aia] [ia] [ia] [ia] [ireo]
  • Duel
tongien samoan pascuan tahitien māori des îles Cook māori de Nouvelle-Zélande marquisien hawaïen malgache
nous exclusif [kimaua] [ma'ua] [ma:ua] [ma:ua] [ma:ua] [ma:ua] [maua] [ma:ua] [izahay]
nous inclusif [kitaua] [ta'ua] [ta:ua] [ta:ua] [ta:ua] [ta:ua] [taua] [ka:ua] [isika]
vous exclusif [kimoua] ['oulua] [ko:rua] ['o:rua] [ko:rua] [ko:rua] ['o'ua] ou [ko'ua] ['olua] [ianareo]
ils, elles deux [kinaua] [la'ua] [ra:ua] [ra:ua] [ra:ua] [ra:ua] ['aua] [la:ua] izareo
  • Pluriel
tongien samoan pascuan tahitien māori des îles Cook māori de Nouvelle-Zélande marquisien hawaïen
nous exclusif [kimautolu] [matou] [ma:tou] [ma:tou] [ma:tou] [ma:tou] [matou] [makou]
nous inclusif [kitautolu] [tatou] [ta:tou] [ta:tou] [ta:tou] [ta:tou] [tatou] [kakou]
vous exclusif [kimoutolu] ['outou] [ko:tou] ['outou] [ko:tou] [koutou] ['otou] ou [kotou] ['oukou]
eux tous [kinautolu] [latou] [ra:tou] [ra:tou] [ra:tou] [ra:tou] ['atou] [la:kou]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) K. P. Emory, Eastern Polynesia: Its Cultural Relationships, Yale University, non publié (disponible sur microfilms),‎
  2. (en) Patrick Vinton Kirch, The Evolution of the Polynesian Chiefdoms, Cambridge University Press,‎ (lire en ligne), p. 26
  3. (en) Andrew Pawley, « Polynesian Languages: A Subgrouping Based on Shared Innovations in Morphology », Journal of the Polynesian Society, vol. 75, no 1,‎ (lire en ligne)
  4. (en) Roger Green, « Linguistic subgrouping within Polynesia: the implications for prehistoric settlement », Journal of the Polynesian Society, vol. 75, no 1,‎ (lire en ligne)
  5. (en) Yuko Otsuka, « History of Polynesian Languages », University of Hawaii,‎ ([www2.hawaii.edu/~yotsuka/course/PN_history.pdf lire en ligne])
  6. (en) Thomas S. Dye, « The Linguistic Position of Niuafo’ou », Journal of the Polynesian Society, vol. 85, no 3,‎ (lire en ligne)
  7. (en) Jeffrey Marck, « Revising Polynesian linguistic subgrouping and its culture history implications », in Roger Blench and Matthew Springs (eds), Archaeology and Language IV. Language change and cultural transformation, Routledge,‎ (lire en ligne)
  8. (en) Claire Moyse-Faurie, « Borrowings from Romance languages in Oceanic languages », dans Thomas Stolz, Dik Bakker, Rosa Salas Palomo, Aspects of Language Contact: New Theoretical, Methodological and Empirical Findings with Special Focus on Romancisation Processes, Walter de Gruyter,‎ , 485 p. (ISBN 9783110195842, lire en ligne), p. 325
  9. Raymond Mayer, « Un millier de légendes aux îles Wallis et Futuna et divers centres d'intérêt de la tradition orale », Journal de la société des océanistes, vol. 29, no 38,‎ (lire en ligne)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le [f]/[ɸ] est présent dans le dialecte de rakahanga-manihiki
  2. S'écrit « wh » selon la graphie māori; prononcé [ɸ] ou [f]. Dans les variantes dialectales des trois tribus du nord Ngā Puhi, Te Aupōuri et Te Rarawa, il est remplacé par un son près de [h]; à Taranaki et Whanganui, prononcé [ʔɸ]
  3. Le [h] est présent dans le dialecte de rakahanga-manihiki et en reo tongareva
  4. À Taranaki et Whanganui, prononcé [ʔ]
  5. Utilisé pour les emprunts ([kalasini] : kérosène; [kaloti] : carotte…) ou parfois en remplacement de la glottale
  6. Absent sur Ni'ihau
  7. Dans le système graphique samoan, pascuan, paumotu, wallisien et futunien, la vélaire s'écrira « g » et « ng » dans les autres langues
  8. Il n'y a véritablement qu'en tahitien que le [r] soit aussi fortement prononcé. Dans les autres langues, il se rapprocherait plus de la rétroflexe [ɽ] (Écouter), bien que cela varie selon les individus.
  9. Le [s] est présent dans le dialecte de rakahanga-manihiki et en reo tongareva
  10. Seulement sur Ni'ihau, au lieu du k
  11. Se prononce [ ʋ ], (Ltspkr.png Écouter) sous la graphie « w »
  12. Correspond généralement au [v ] des autres langues polynésiennes
  13. Présent dans les variantes dialectales des tribus de Wanganui (Whanganui) et du Taranaki (côte ouest de l’île du Nord)
  14. Nourriture se dit en samoan ['aiŋa]
  15. Le terme est aujourd'hui quelque peu désuet, ['amu] étant plus souvent utilisé pour manger et ['amura'a] pour nourriture
  16. Se dit également [to:fa:]
  17. Le terme [ta'oto] est aujourd'hui plus souvent utilisé
  18. [a:ru'i] se dira également bien que peu usité
  19. En mangaian le terme se prononce [ ku'ara]
  20. Se dit [mamio] en mangaian
  21. Il s'agit de pirogues à balancier.Pour les autres types d'embarcations voir pahi, en tahitien, pa'i en māori des îles Cook etc.
  22. Vaka existe également mais au sens générique de toute embarcation
  23. Désigne également 'ordinaire': par exemple, l'eau fraîche est (wai māori)
  24. Il est probable que le terme était à l'origine également [papa'a] avant de devenir [popa'a:] à l'initiative des missionnaires britanniques de la London Missionary Society pour désigner plus particulièrement les Français, généralement catholiques, et ce en référence au Pape, « Pope » en anglais. De plus, selon Tregear (voir lien plus bas) et le dictionnaire du Fare vana'a, ce terme [papa'a:] existait déjà à Tahiti avant l'arrivée des Européens pour désigner plus particulièrement les gens des Tuamotu

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Clark, R. (1976), Aspects of Proto-Polynesian Syntax, Linguistic Society of New Zealand
  • Krupa, V. (1975-1982), Polynesian Languages, Routledge and Kegan Paul
  • Lynch, J. (1998), Pacific Languages : an Introduction, University of Hawaii Press
  • Simpson, M. J., South Pacific Phrasebook, Lonely Planet Publications

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Comparatisme et classifications[modifier | modifier le code]