Malekula

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant le monde insulaire image illustrant le Vanuatu
Cet article est une ébauche concernant le monde insulaire et le Vanuatu.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Malekula
Carte de Malekula
Carte de Malekula
Géographie
Pays Drapeau du Vanuatu Vanuatu
Archipel Vanuatu
Localisation Océan Pacifique
Coordonnées 16° 18′ S 167° 30′ E / -16.3, 167.5
Superficie 2 041,3 km2
Côtes 364,8 km
Point culminant 879 m
Géologie Île volcanique
Administration
Province Malampa
Démographie
Population 25 000 hab. (2010[1])
Densité 12,25 hab./km2
Plus grande ville Lakatoro
Autres informations
Fuseau horaire UTC+11

Géolocalisation sur la carte : Vanuatu

(Voir situation sur carte : Vanuatu)
Malekula
Malekula
Îles au Vanuatu

Malekula ou Malakula (anciennement connue aussi sous le nom colonial de Mallicolo) est une île de l’archipel du Vanuatu dans le Pacifique Sud. Avec une superficie de 2 041,3 km2[2], c’est la deuxième plus grande île du pays après Espiritu Santo. Elle était peuplée en 2009 de 22 902 habitants[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Climat à Lakatoro entre 1961 et 2008
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 23,8 24,1 24 23,5 23 22,2 21,7 21,4 21,6 22,3 23 23,3 22,8
Température maximale moyenne (°C) 30,6 30,7 30,6 29,8 28,7 27,9 27,2 27,4 27,9 28,6 29,4 30,1 29
Précipitations (mm) 258,3 244,6 273,3 220,7 59,5 141,5 118,2 84 87,7 143,4 131 143,7 1 905,9
Nombre de jours avec précipitations 17 17 19 18 16 13 13 12 10 12 11 14 172
Source : Organisation météorologique mondiale[4]


Géographie[modifier | modifier le code]

L'intérieur de l'île principale est montagneux, couvert de forêt, et potentiellement dangereux pour des personnes non introduites, ne serait-ce que pour les autorisations des (chefferies des) différents villages traversés.

Les côtes offrent plages et lieux de plongée, ainsi que les îles annexes : îles Maskalynes, Sakao, Uliveo, Lanur, Tomman (Urur), Wala, Vao, Atchin, Norsup, Rano, Uripiv, Uri, etc.

Îles[modifier | modifier le code]

Les îles sont

  • à l'ouest,
    • Larambu, Ten Sticks,
  • au sud (d'ouest en est),
    • Tomman, avec les villages de Worlès et Boumhaéham,
    • Lanour,
    • Akhamb, avec les villages de Limlandr et Penbaghour,
    • Limani et Fido,
    • îles Maskelynes ː Avok, Awe, Wulei, Bagatelle, Kufivu, Koivu, Sakao, avec les villages de Lutès, Peskarus, Pellonk, Asue, Tonomial, etc,
  • à l'est (du nord au sud),
    • Vao, avec les villages de Beterihi, Betehul, Norowre, etc,
    • Atchin, avec les villages de Onma, Rowar, Melmarour, etc,
    • Wala, avec les villages de Serser, etc,
    • Rano, avec les villages de Rotora, etc,
    • Norsup,
    • Uripiv, avec les villages de Vilavi, Potun, Port-Nambe,
    • Uri, avec le village de Selenamboro
    • Taitaka, Suaro, Sowan.

Transports[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Norsup est le seul à offrir des vols réguliers pour Luganville et Port-Vila. Les aéroports de Lamap (sud-est) et Southwest Bay (sud-ouest) offrent des vols sur demande. Des taxis aériens (avion, hélicoptère) sont possibles.

Un ferry relie Santo (Luganville, Malo) et Lakatoro, ainsi que divers bateaux. L'accès depuis la Grande Terre (Mainland) aux petites îles (Vao, Atchin...) se fait en pirogue ou en speed-boat (50 VUV un aller simple). Speed-boat et pirogue peuvent se louer pour des parcours côtiers plus importants.

L'état des routes est fortement dégradé, à part les raviers, et dépourvu de signalisation (encore en juin 2016). Certaines portions de routes sont en réfection, par des entreprises chinoises. L'éclairage des lieux publics est inexistant. Le pick-up reste le véhicule le plus adapté. La distribution de carburant est succincte ou peu visible. Il n'existe pas de service public ou privé de transport ː tout véhicule est susceptible de transporter tout objet et toute personne, contre défraiement.

Histoire[modifier | modifier le code]

Proue de pirogue, Ile Vao MHNT

Les côtes nord-est et les Maskelynes sont des sites à poterie Lapita ou post-Lapita ː Vao, Atchin, Wala, Uripiv... La côte nord-ouest connaît l'art rupestre (dont deux datables de 2 200 à 2 100 BP). Des abris sous roche préhistoriques existent à l'intérieur de la partie nord.

L’île est connue pour héberger le site de Botco qui servit de lieu de rituels cannibales, uniquement réservés aux hommes, jusqu’en 1960[1]. Presque toute trace en a disparu.

L'anthropologue anglais John Layard a étudié à partir de 1914 la région d'Atchin, Vao, Wala et Rano. Il a écrit son œuvre majeure, Stone Men of Malekula (1942). Une partie des objets collectés est déposée au musée d'Ipswich.

Avant l'indépendance, un groupe d'hommes tente un développement endogène, Malnatco, ou Malekula Native Company : le chef Ati (île de Wala), Charley Raghragh Metlegh Saulidal, Paul Tamlulum (de Longana, Aoba). Les trois sont vite soupçonnés, accusés, emprisonnés.

Économie[modifier | modifier le code]

En plus de l'agriculture vivrière, principalement pour l'auto-consommation, la production agricole concerne le cacao, la noix de coco (pour le coprah), le kava, et l'élevage bovin. La pêche est en partie consommée sur place, en partie exportée vers Santo.

Le tourisme, quoiqu'embryonnaire, y est prometteur. Le site de l'office provincial du tourisme fournit les informations essentielles ː (http://www.malampa.travel/).

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Oscar Newman (1907-1980), de Tisman, ballandard, planteur, exploitant, commerçant, roi de Mallicolo, déchu,
  • Raghragh Charley Meltegh Saulindal, originaire de Matanvat (Nord Malekula), de la Malnatco (Malekula Native Company,

Productions[modifier | modifier le code]

La mer intérieure que constitue l'archipel est le lieu de cycles de voyages et d'échanges immémoriaux. Dans ce cadre, les îles Maskelynes confectionnent et donc exportent des arcs à double courbure, à partir des racines aériennes des palétuviers (rares ailleurs dans l'archipel), et les écorces de ces mêmes palétuviers utilisées en décoction pour affermir les filets de pêche neufs. (Jean Guiart 2008ː81)

Langues[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Langues au Vanuatu.

Malekula présente une extrême diversité linguistique. L'ouvrage Ethnologue y répertorie 25 langues vernaculaires[5] :

En réalité, les linguistes John Lynch et Terry Crowley recensent 39 langues parlées à Malekula[6]; et dans un recensement plus récent, A. François et ses collègues en comptent jusqu’à 42[7].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Sur les traces des tribus cannibales de Malekula », Le Monde,‎ (consulté le 12 septembre 2011)
  2. (en) « Îles du Vanuatu » (consulté le 12 septembre 2011)
  3. (en) « 2009 National Population and Housing Census », Vanuatu National Statistics Office,‎ (consulté le 12 septembre 2011), p. 12
  4. (en) « Weather Information for Lakatoro », Organisation météorologique mondiale (consulté le 12 septembre 2011)
  5. (en) « Languages of Vanuatu », SIL International (consulté le 12 septembre 2011)
  6. Dimock 2009, p. 2, citant Lynch & Crowley 2001.
  7. François et al. (2015), p. 3, 20.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


  1. http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/21653