Henry Barbet

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Henry Barbet
Henrybarbet.jpg
Photographie de Henry Barbet par Jean-Gilles Berizzi, conservée au musée d'Orsay.
Fonctions
Député de la Seine-Maritime
-
Pair de France
-
Président
Conseil général de la Seine-Maritime (d)
-
Député de la Seine-Maritime
-
Maire de Rouen
-
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Activités
Famille
Fratrie
Autres informations
Propriétaire de
Membre de
Distinction

Henry Barbet, né le à Déville-lès-Rouen et mort le au château de Valmont, est un industriel et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille protestante du canton de Bolbec, il est le fils de Jacques Barbet, fondateur d'une manufacture d'indienne à Déville-lès-Rouen, et le frère de Jacques-Juste Barbet de Jouy et d’Auguste Barbet.

Il épousa Marguerite Angran, fille d'Isaac-Marin Angran, fabricant d'indienne ; ils eurent :

  • Marguerite Zoé (1810-1877), épouse de Vincent Cibiel, député de l'Aveyron ;
  • Justine Aglaure (1814-1890), épouse de Pierre Adolphe Lainé-Condé, directeur de la succursale de la Banque de France à Rouen ;
  • Henry (1816-1904), marié à Émilie Fontenilliat, fille d'Édouard, industriel et président de la chambre de commerce de Cherbourg, et de Françoise Rangeard de La Germonière ;
  • Louise Télésie (1824-1889), épouse de Charles Darcel, colonel et conseiller général de la Seine-Inférieure ;
  • Victor Ernest (1829-1894), vice-président de la Banque parisienne.

Il a été propriétaire de l’hôtel particulier du no 51 du boulevard des Belges et du château de Valmont.

L’industriel[modifier | modifier le code]

Barbet fut un grand industriel ; il dirigea avec ses frères les fabriques rouennaises Barbet Frères, présida la Chambre de commerce de Rouen, fut membre du tribunal de commerce, président du conseil d'administration de la Banque de Rouen et administrateur de la Compagnie des chemins de fer du Nord, de la Compagnie des chemins de fer de Dieppe et de Fécamp.

Il est dans les principaux actionnaires de la Filature rouennaise de lin et de chanvre (La Foudre).

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Henry Barbet (1789-1875).png

Maire de Déville-lès-Rouen de 1819 à 1823, membre de la Société libre d'émulation de la Seine-Inférieure en1828, il devint maire de Rouen en 1830 pendant dix-sept ans. Il reste quarante ans conseiller général de la Seine-Inférieure et préside le conseil général de la Seine-Inférieure de 1836 à 1871.

Il est député de la Seine-Inférieure de 1831 à 1846, siégeant avec la majorité ministérielle, pair de France en 1846, puis élu au corps législatif entre 1863 et 1869.

Il est nommé chevalier en 1831, commandeur en 1844 et grand officier de la Légion d'honneur en 1865.

Le « système Barbet »[modifier | modifier le code]

Grand notable libéral et conservateur, Henry Barbet avait été le promoteur sous la Monarchie de Juillet d'un système de « protection sociale » bien spécifique à Rouen : le « système Barbet ». Ce dernier devait remettre tous les pauvres au travail y compris les plus indigents et tous les assistés (mendiants, vagabonds, pauvres aliénés, « mauvais pauvres », « paresseux »...). Henry Barbet développa notamment des ateliers de travail et de charité permanents pour lutter contre la mendicité et limiter les revendications ouvrières depuis la Révolution de 1830 y compris au sein de l'asile public départemental pour aliénés de Saint-Yon.

Il repose au cimetière monumental de Rouen.

Collection[modifier | modifier le code]

  • Au salon de peinture de 1834, le peintre Jean-Baptiste Parelle exposa un tableau: Le Mal de dent, cité dans le livret comme appartenant à M. H. Barbet maire de Rouen.

Distinction[modifier | modifier le code]

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Grand officier de la Légion d'honneur en 1865

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis-Alexandre Barbet, Notice sur les trois frères Barbet (Barbet de Jouy, Henry et Aug. Barbet) et sur leurs ancêtres protestants, suivie du Récit des derniers moments de F. de Lamennais, fait par Aug. Barbet, l'un de ses exécuteurs testamentaires, P. Renouard, Paris, 1919.
  • Frédéric Carbonel, « Décentralisation, « Système Barbet » et protection sociale des aliénés en Seine-Inférieure : débats autour de la loi de 1838 sous la Monarchie de Juillet », Mémoires de la protection sociale en Normandie, no 6, décembre 2007, p. 43-73, (ISBN 978-2-84834-031-9), [lire en ligne] sur le site HAL-SHS (Hyper Article en Ligne - Sciences de l'Homme et de la Société).
  • Jean-Pierre Chaline, Les Bourgeois de Rouen. Une élite urbaine au XIXe siècle, Paris, F.N.S.P., 1982, p. 106-108.
  • Guillaume Guéroult, Henry Barbet (1789-1875), in Revue généalogique normande (ISSN 0294-7382), no 96, 2005.
  • Guillaume Guéroult, Henry Barbet (1789-1875) maire de Rouen, issu d'une famille protestante du canton de Bolbec, Christian, Paris, 2006.
  • Yannick Marec, Un grand notable libéral et sa politique de bienfaisance : Henry Barbet, maire de Rouen, pair de France (1830-1947), Colloque sur l'histoire de la Sécurité Sociale (Lyon, 1987), Association pour l'étude de l'histoire de la Sécurité Sociale, Paris, 1988, p. 361-373.
  • Yannick Marec, Bienfaisance communale et protection sociale à Rouen (1796-1927), Paris, La Documentation Française, 2002, t.1, p. 101-116.
  • Guy Pessiot, Histoire de Rouen 1850-1900, éd. du P'tit Normand, , p. 216.
  • Philippe Sassier, Du bon usage des pauvres. Histoire d'un thème politique XVIe – XXe siècles, Paris, 1990.
  • « Henri Barbet », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]