Hôpital d'instruction des armées du Val-de-Grâce

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Hôpital d'instruction des armées du Val-de-Grâce
Image illustrative de l’article Hôpital d'instruction des armées du Val-de-Grâce
Entrée de l’hôpital
Présentation
Coordonnées 48° 50′ 27″ nord, 2° 20′ 31″ est
Pays Drapeau de la France France
Ville Paris
Adresse 74 boulevard de Port-Royal
Géolocalisation sur la carte : France
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Géolocalisation sur la carte : 5e arrondissement de Paris
(Voir situation sur carte : 5e arrondissement de Paris)
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Géolocalisation sur la carte : Paris/5e arrondissement de Paris/France
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Le Val-de-Grâce (Hôpital d'instruction des armées du Val-de-Grâce, ou HIA Val-de-Grâce) est un ancien Hôpital d'instruction des armées français situé dans le 5e arrondissement de Paris.

L’hôpital d’instruction des armées (HIA) du Val-de-Grâce était ouvert jusqu'en à l’ensemble des assurés sociaux, même sans lien avec le ministère de la Défense, adressés par leur médecin traitant dans le cadre du parcours de soins coordonnés. Il participait à la mission de service public hospitalier avec l'AP-HP de Paris.

L'établissement accueillait aussi, régulièrement, des personnalités ayant besoin d'une aide médicale. Par exemple, au cours de leur mandat, les présidents français Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, le président algérien Abdelaziz Bouteflika[1],[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est avec la Révolution que l'ensemble du Val-de-Grâce devient un hôpital militaire : le règlement du 30 floréal an IV () le transforme en hôpital d'instruction ; c'est la naissance de l’École du Val-de-Grâce.

Ce n'est que le qu'est créée l’École d'application de médecine militaire et porte le nom, sous le Second Empire d'« École impériale d'application de médecine et de pharmacie militaires[3] ».

En 1979, l’hôpital libère l'abbaye pour s'installer dans un nouveau bâtiment imaginé par l'architecte André Chatelin[4],[5]. Depuis cette date, l'école occupe la totalité de l’ensemble conventuel[6].

En 1993, elle devient « École d'application du Service de santé des armées » et constitue le premier « centre hospitalier universitaire » militaire français.

Dans le cadre de la réduction du budget du ministère de la Défense, une réflexion est menée, en , par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, quant à l'avenir de l'hôpital. Trois pistes sont évoquées par le journal Le Monde[7]. La première consiste à fermer et réaffecter les bâtiments de l'hôpital militaire ; elle est présentée comme la plus probable. La deuxième hypothèse est celle d'une fermeture partielle. La dernière option est une cession du Val-de-Grâce à l'AP-HP. Le , dans le cadre d'un plan d'économie du ministère pour , le transfert des activités médicales vers les hôpitaux militaires PercyClamart) et BéginSaint-Mandé) est annoncé, les activités de recherche, de formation et le musée restant sur place[1],[8].

En 2020, le site est toujours à l'abandon, et n’abrite plus qu’une section de soldats de l’opération « Sentinelle », logés là faute de mieux[9].

Site[modifier | modifier le code]

L'hôpital est construit sur l'ancien potager de l'abbaye du même nom, laquelle comprend aujourd'hui l'église Notre-Dame du Val-de-Grâce (conçue par François Mansart et réalisée par Jacques Lemercier), le musée du service de santé des armées, la bibliothèque centrale du service de santé des armées, et l'école du Val-de-Grâce, anciennement « école d'application du service de santé des armées ».

Organisation[modifier | modifier le code]

Hôpital moderne.
Hôpital

L'hôpital d'instruction des armés (HIA) du Val-de-Grâce est un des trois établissements constituant, avec l'HIA Percy de Clamart et l'HIA Bégin de Saint-Mandé, l'ensemble hospitalier militaire parisien (EHMP). En 2015, il est doté de 350 lits et organisé de la manière suivante[10] :

Chaque spécialité hospitalière dispose de chambres dites « VIP », réservées aux personnalités.

Les services cliniques peuvent accueillir des internes, des assistants en formation et des étudiants hospitaliers, en conformité avec les recommandations universitaires[11].

École

L'école fédère l’ensemble de l’enseignement et de la formation des différents personnels du Service de santé des armées. Elle s’appuie sur l’École de santé (ESA) de Lyon-Bron , l'École du personnel paramédical des armées (EPPA) de Toulon, sur l’Institut de recherche biomédicale des armées (IRBA) et les Hôpitaux d'instruction des armées (HIA). Elle assure aussi bien la foramtion initiale que la formation continue des cadres d’active et de réserve, officiers ou cadres Militaires infirmiers techniciens des hôpitaux des armées.

L’École du Val-de-Grâce, pour mener à bien ses missions, comprend plusieurs bureaux et départements :

  • département de la formation initiale spécialisée,
  • département du développement professionnel continu,
  • département de la préparation milieux et opérationnelle,
  • département de la formation supérieure des paramédicaux,
  • bureau de la formation sportive et militaire,
  • bureau des internes et des assistants[12].

Le directeur de l'école est nommé par décret[13].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Véronique Guillermard, « La fermeture du Val-de-Grâce, la fin d'une époque », sur lefigaro.fr, (consulté le 3 décembre 2015)
  2. « Le Val-de-Grâce, l'hôpital des VIP », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  3. « Bibliothèque, catalogue méthodique : Ministère de la guerre, École impériale d'application de médecine et de pharmacie militaires, Val de Grâce », sur gallica.bnf.fr, (consulté le 28 août 2015).
  4. Christine Mengin, « La Bibliothèque nationale en quête d'espace », dans Aurélien Conraux, Anne-Sophie Haquin et C. Mengin, Richelieu : quatre siècles d'histoire architecturale au coeur de Paris, BnF / INHA, Paris, 2017 (ISBN 978-2-7177-2565-0), p. 188-197, spécialement p. 191.
  5. « L'hôpital militaire », sur Bureau des internes et assistants de l'École du Val-de-Grâce (consulté le 14 octobre 2011)
  6. « L'École, d'hier à aujourd'hui », sur www.ecole-valdegrace.sante.defense.gouv.fr
  7. Laëtitia Clavreul, Nathalie Guibert et Béatrice Jérôme, « Le gouvernement veut fermer l’hôpital militaire du Val-de-Grâce », sur lemonde.fr,
  8. Émeline Cazi, « Le Drian détaille les 7 500 suppressions de postes dans l’armée en 2015 », sur lemonde.fr,
  9. Nathalie Guibert, « Coronavirus : des attentes vis-à-vis des armées en décalage avec la réalité », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  10. « En savoir plus… l'HIA du Val-de-Grâce », sur defense.gouv.fr
  11. « Édition Chronologique no 32 du 12 août 2011 : Protocole pluriannuel d'objectifs et de moyens entre le ministère de la Défense et des Anciens Combattants, le ministère du travail, de l'emploi et de la santé et le ministère du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'État du 15 avril 2011, § 3.2 c »
  12. « Rôle et mission de l'École du Val-de-Grâce », sur www.ecole-valdegrace.sante.defense.gouv.fr (consulté le 28 mars 2020)
  13. Décret du 22 mai 2020 portant affectations d'officiers généraux

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les publications de Pierre Lefebvre, dont : Pierre Lefebvre, Histoire de la médecine aux armées, t. 3 : de 1914 à nos jours, Lavauzelle, , 421 p., parties :
    • « La formation continue et les écoles d'application » et ses sous-parties :
      1. « L'École d'application du Service de Santé pour l'armée de terre »
      2. « L'École d'application du Service de Santé pour la marine »
      3. « L'École d'application du Service de Santé pour l'armée de l'air » p. 256-266,
    • « Le Musée du Val-de-Grâce » p. 361-364 (et p. 351-352),
    • « La Bibliothèque du Val-de-Grâce » p. 365,
    • les paragraphes traitant de l'« apport de l'École du Val-de-Grâce » p. 320, 321, 335-336, 356 et 358,
    • quelques personnalités marquantes du Val-de-Grâce p. 368-369,
    • l'architecture du Val-de-Grâce (citations) p. 370-371.
  • Henry de Golen, Scandales médicaux pendant la guerre. Val-de-Grâce, 1917-1918, Bernard Giovanangeli Éditeur, 2017.
  • Alexandre Gady et Claude Mignot, Le Val-de-Grâce, éditions de l’Esplanade, 2019.

Documentaire[modifier | modifier le code]

  • Caroline Fontaine et Nicolas Glimois, Le Val-de-Grâce, l'hôpital de la République, diffusé le sur France 3, 52 minutes.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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