Langonnet

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Langonnet
Langonnet
Façade ouest de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
Blason de Langonnet
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Gourin
Intercommunalité Roi Morvan Communauté
Maire
Mandat
Christian Derrien
2014-2020
Code postal 56630
Code commune 56100
Démographie
Gentilé Langonnetais
Population
municipale
1 858 hab. (2015 en diminution de 3,03 % par rapport à 2010)
Densité 22 hab./km2
Population
aire urbaine
25 412 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 06′ 23″ nord, 3° 29′ 32″ ouest
Altitude 180 m
Min. 104 m
Max. 292 m
Superficie 85,40 km2
Localisation

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Site web Site de la commune

Langonnet [lɑ̃ɡɔnɛt] est une commune du département du Morbihan, dans la région Bretagne, en France. Elle englobe l'ancienne trève de La Trinité-Langonnet.

Ses habitants se nomment en français les Langonnetais et Langonnetaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Langonnet.
La calotte Saint Joseph (292 m) est le point le plus élevé de la commune.
Situation de Langonnet dans le Morbihan.

Langonnet fait partie de la partie cornouaillaise du Morbihan et est limitrophe du département des Côtes-d'Armor ; elle faisait partie de l'évêché de Cornouaille. La langue utilisée était le breton cornouaillais jusqu'au basculement linguistique vers le français qui eut lieu dans les années 1950. Le cornouaillais était utilisé dans les cantons de Gourin, du Faouët, tandis que le reste du département parlait le breton vannetais (sauf l'extrémité est qui parlait gallo).

Langonnet est à équidistance de Gourin et du Faouët (9 à 10 km) et se trouve au centre d'un triangle reliant Gourin, Le Faouët et Plouray.

Pays de bocage comme nombre de communes rurales de Basse-Bretagne, l'habitat est très dispersé puisque le nombre de lieux-dits répertoriés s'élève à 207. Son territoire peut s'inscrire dans un rectangle de 13 km de haut et 7 km de large, ce qui représente une surface considérable sur laquelle une grande partie de la population est dispersée dans de nombreux petits hameaux.

La commune compte deux agglomérations principales : le bourg proprement dit et le bourg de La Trinité-Langonnet, autrefois siège d'une trève dont le territoire couvrait un bon tiers nord de l'actuelle commune. Le bourg proprement dit occupe une position centrale dans la moitié sud de la commune. Le bourg de La Trinité-Langonnet est excentré au nord-est de la commune, en bordure de la route Gourin-Glomel-Rostrenen. L'abbaye de Langonnet se trouve au sud-est, sur la route de Plouray.

Article détaillé : La Trinité-Langonnet.

Le bourg se trouve à une altitude de 190 mètres, sur une hauteur qui domine le sud de la commune. L'ancien bourg se situait à Saint-Maur, à environ 750 m du bourg actuel. Des vestiges sont encore visibles dans les bois.

La commune comprend de vastes landes plates autour du bourg, connues sous le nom de landes de Kerivoal, tandis qu'au nord s'étend la ligne de crête des Montagnes Noires, en bonne partie occupée par le Bois de Conveau[1] et ses prolongements orientaux ; la commune compte 637 ha de bois, soit 7 % de la superficie communale. Le rocher de la Madeleine qui offrait une vue magnifique sur les alentours (mais qui fut malheureusement dynamité il y a quelques années dans le cadre de l'exploitation d'une carrière) s'élevait autrefois à 260 mètres. La calotte Saint Joseph, une colline constituée de grès armoricain dont le sommet est arrondi et couvert de landes, surplombe le bourg de la Trinité-Langonnet. Elle culmine à 292 mètres d'altitude et constitue le point le plus élevé de la commune.

La rivière Ellé longe à l'est le territoire de la commune (l'abbaye Notre-Dame de Langonnet se trouve sur sa rive droite) et matérialise la frontière avec Plouray et Priziac tandis que le "ruisseau du Moulin du Duc", affluent de rive gauche de l'Inam (dit aussi Ster Laër) et sous-affluent de l'Ellé, le longe à l'ouest et matérialise la frontière avec Le Saint. Deux autres importants cours d'eau drainent la commune : la "Rivière de Langonnet" prend sa source dans la partie nord du finage communal, passe juste à l'est du bourg de Langonnet (un de ses petits affluents alimentant l'étang de Langonnet), puis sert un temps, ainsi qu'un de ses affluents, de limite communale sud, séparant Langonnet du Faouët et le "ruisseau de Roz Millet" au nord-est de la commune, qui a sa source à la limite nord du territoire communal et sert un temps de limite communale avec Glomel (plus précisément avec l'ancienne trève de Trégornan-en-Glomel), tous deux affluents de rive droite de l'Ellé.

La partie nord du territoire communal est desservie par la route départementale no 1, axe ouest-est allant de Gourin à Plouray ; le bourg de Langonnet est principalement desservie par la route départementale no 121, modeste axe routier orienté nord-sud. La route départementale no 3, axe routier plus important allant de Gourin à Rostrenen et qui est un maillon de l'axe routier Quimper - Saint-Brieuc passe un peu plus au nord, au-delà de la limite communale et offre une vue panoramique sur les crêtes des Montagnes Noires.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom en breton de la commune est Langoned. Le nom de Langonnet a beaucoup varié dans le temps, selon les tentatives de transcription du système phonétique du breton avec l'alphabet latin :


Langonnet serait le lann-Conet, le monastère (ou ermitage ; cf. lan) de Conet[2] (ou Conoit, Konoed, Kon(n)ed, Konoid = Cynwyd, Kynwyd ou Kynyd en gallois), un saint gallois venu en Bretagne.

L'interprétation des noms de lieu est toujours difficile : il est nécessaire de disposer des formes écrites anciennes afin de ne pas faire d'erreur. Par exemple, le prénom Guénael pourrait être interprété superficiellement en gwenn+ael, « l'ange blanc », alors que sa signification en vieux breton était toute autre (cf. Saint Gwenaël).

La carte de Cassini (fin du XVIIIe siècle) est à ce sujet d'une grande aide. Les noms des villages sont dans l'ensemble identiques, mais les différences sont révélatrices :

  • Bara serait un lieu où on aurait fait du pain (une évolution de Barrac'h est peu probable vu que ce n'est pas un sommet)
  • Barlégan s'y trouve encore sous une forme non altérée : Banalegan. C'est donc la petite (diminutif -AN) genêtière (Banaleg), tout comme le Barregant du Faouët. Rien à voir, donc, avec Barrac'h, où barr a sans doute le sens du sommet.
  • Botquelvez est une coudraie : Bot (bosquet, buisson) + Quelvez (les noisetiers). Les noisettes sont toujours appelées Kraon-Kelvez dans une bonne partie du domaine bretonnant.
  • Calaren est noté Kerazren en 1542. C'est sans doute un ancien Ker-Aethlun (Aethlun étant un nom guerrier formidable au sens étymologique du terme) comme Keraeron en Kerfeunteun-Quimper noté lui aussi Kerazren en 1562. Ce toponyme résulte d'une évolution de Keraslen en Karalen puis par métathèse en Calaren.
  • Cosperec est un endroit planté de poiriers sauvages (il provient de Kalper, une variante de cozper, et du suffixe ec).
  • Dans Crao Bihan et Crao Bras, on retrouve Kra(v) (côte), ce toponyme est confirmé par la topographie, comme dans Le Cravic au Faouët et les nombreux Kra, Ar c'hra, Penn Ar c'hra du Trégor.
  • Kerantons est une variante de Ker an tous, le village d'un Le Touz : le tondu (ou le tonsuré), peut-être un moine.
  • Kercastellou était plus correctement écrit à l'époque : Kerhastellou. Plutôt que « village des châteaux », il faut comprendre « village des falaises rocheuses ». Il en est peut-être de même pour Plougastel-Daoulas ou Trégastel (près de Lannion).
  • Kerriguen était écrit Keranguen au XVIIIe siècle. C'est donc simplement le village d'un certain Le Guen. Sont ainsi résolues deux énigmes: le « RR » qui n'a pas lieu d'être et l'absence de mutations consonnantiques dans l'adjectif gwenn.
  • Le collety de Koz/Koh (vieux) et du vieux-Breton Lety (auberge, cf le gallois Llety)
  • Le Harlay est noté L'arle. Ce nom semble contenir les mots LE (variante de lec'h, lieu, utilisé comme enclitique) et Ard, adjectif du vieux-Breton signifiant haut, élevé. Arle serait alors un toponyme très ancien, au sens voisin de celui de composés plus récents tels Meneleh (près de Moustoirac) ou Crec'h Lec'h (à Mantallot).
  • Lonjeau est noté Le Lojou c'est-à-dire les « loges », les huttes.
  • Lost-an-coed est l'extrémité du bois (lost an koad)
  • Minez Buonec s'écrivait Menez Buhonec au XVIIIe siècle. Buhonec est sans doute un nom d'homme, variante de Buhanec (vif, coléreux).
  • Moustriziac était noté Moustoirisaac, soit le moutier de saint Isaac.
  • Penhiel est noté Penquellen soit Penn-Kelenn : tête (dans le sens d'unité) de houx.
  • Penn Kesten Vras est le sommet/coin aux chataigners (Penn ar Kistinn); ces arbres se trouvaient en haut du chemin menant à Pennhiel.
  • Perez y est écrit Peroz, ce qui laisse supposer une forme plus ancienne, Perroz, venant de Penn+Roz: le bout de l'escarpement, du tertre.

Quelques toponymes sont plus difficiles à interpréter :

  • le croisement de Croas-loas : le second élément se retrouve dans plusieurs Kerloas, Kerloes. Loas serait :
    • soit un nom de personne,
    • soit l'adjectif vieux-Breton LOED (gallois : Lloedd) qui veut dire tranquille, silencieux (le D final rendant une spirante post-dentale faible) car on a parfois un adjectif qualificatif dans les noms en Ker-, comme dans Kergoz, Kerizel...
    • ou procèderait du vieux-breton loes (« chasser, expulser »)
  • Kerlinou est probablement le pluriel de Lein (sommet). Cf Kerlino (en Inzinzac) qui était Kerlineu en 1319 et le Kerleino de Ploumagoar (Guingamp) qui était Kerleynou en 1555.
  • Leurier-Gal est un composé palatisé de leurgêr (« placis de village »)
  • Le Gorzic est un dérivé soit de Korz (roseaux) ou du vieux-Breton Gorth (enclos).
  • Stancoajoù signifie « étang des bois »
  • Trévoux (« quartiers ») est un pluriel (trevoù) de trev (trève).

D'autres villages gardent leur secret de leur nom :

  • Bel-orient était orthographié Bellorien, ce qui n'est d'aucune aide pour trouver un sens à ce nom, si ce n'est qu'il pourrait s'agir d'un pluriel d'agent.
  • Dismeon qui était déjà écrit ainsi au XVIIIe siècle et en 1684,
  • Drouloué écrit Droulouez en 1684.

Sources :

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Un dépôt de plus de 300 haches à douille a été mis au jour lors de travaux agricoles en 1976 : les haches étaient enterrées dans une fosse et disposées en cercle, le tranchant au centre, en couches superposées. Ces objets en bronze, fabriqués dans des moules, servaient probablement de lingots monétaires[3].

Un tumulus datant de l'âge du bronze, dénommé tumulus de Kermain est situé à l'est du bourg de Langonnet; des légendes locales attestent que cette butte est le tombeau de Morvan Lez-Breizh[4], souverain breton de la fin du IXe et du début du Xe siècle.

La commune est traversée par une voie romaine qui venait de Vorgium (Carhaix) et se dirigeait vers Sulim (près Baud) et Darioritum (Vannes), mentionnées sur la Table de Peutinger. Cette voie romaine était encore bien conservée dans la première moitié du XIXe siècle, « formée de larges dalles, joints les unes aux autres avec un art parfait. Mais chaque jour, les pierres sont enlevées par les habitants du voisinage pour tous les usages, et bientôt il n'en restera plus que quelques vestiges épars, reconnaissables seulement aux yeux les plus exercés. On a trouvé à différents endroits, mais principalement sur le bord de la voie romaine, des dépôts assez considérables de briques à rebord indiquant la place d'anciennes habitations » écrivent A. Marteville et P. Varin[5].

Origines[modifier | modifier le code]

La fondation de Langonnet remonte sans doute au VIe siècle, à l'époque de l'émigration des Bretons depuis la Grande-Bretagne.

Selon une autre hypothèse, la première abbaye de Langonnet était une succursale de celle de Landévennec (de rite scottique), fondée en 845 par saint Guénolé. Or un de ses disciples était saint Conogan. Celui-ci a laissé son nom à Treogan (trev + Conogan : la trève de Conogan) et est le saint patron de Lanvénégen. Il aurait pu être le fondateur de Langonnet. Sans preuve, il est difficile de le dire.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Francs contre Bretons[modifier | modifier le code]

Vers 818-820, Langonnet aurait été le lieu de la confrontation entre l'armée de l'empereur franc Louis le Pieux et l'armée de Morvan Lez-Breizh (« protecteur de la Bretagne »), premier roi de la Bretagne unifiée (qui était auparavant morcelée en plusieurs royaumes : Domnonée (Léon, Trégor et Goëlo), Cornouaille, Bro-Waroc'h). Morvan aurait été décapité par un cavalier franc lors des combats. Mais les cartulaires ne permettent pas de préciser exactement le lieu de ces combats et aucun texte concernant Morvan ne mentionne Langonnet.

Article détaillé : Morvan Lez-Breizh.

La fondation de l'abbaye cistercienne de Langonnet[modifier | modifier le code]

En 1136, le duc Conan III de Bretagne, à la demande de sa mère la duchesse Ermengarde, accorda la charte de fondation de l'abbaye de Langonnet. Des moines originaires de l'abbaye de l'Aumône dans le diocèse de Blois s'installèrent sur le bord de l'Ellé près de la voie romaine Vorgium - Blabia (Port-Louis). Vers 1146, Maurice Duault de Croixanvec (plus connu sous les noms de Maurice de Carnoët ou saint Maurice) en devient l'abbé avant de devenir le premier abbé de l'abbaye Saint-Maurice de Carnoët en Clohars-Carnoët.

Article détaillé : Abbaye Notre-Dame de Langonnet.

Les nobles de Langonnet au Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

En 1420, les maisons nobles de la paroisse étaient « le manoir de La Ville-Kerendrement, à l'abbaye de Langonnet ; Barrach, le Menez Morvan, le Menez Neuc, Keraumont, Kersalan, à Jean du Mur ; Keranmadon, à Pierre du Bot ; le Collober, au sire du Faou ; Kermaen, à Olivier de Kermaen ; Diarnelez (...) »[6].

Lors de la montre de 1481, 1 "archier en corset" (Jehan Toulbodou) et 4 "archiers en brigandine" (Loys Bertrand, Jehan Provost, Pierre Kerancouerbin, Guillaume Quemener) représentent Langonnet. En 1536, la maison de Cozlober et celle de Keraguellec appartiennent au sieur du Faouët, les manoirs de Lenouain et Kervaingt à l'abbaye de Langonnet, le sieur de Lopriac possède ceux de Kermaes, Kerdaudren et Menech Morvan ; Guillaume Toubouldou est sieur de Coespelec et de Kerglazen ; Prigent de Loctiveranest sieur de Menez Anevezas et Jehan Le Frelo, bien qu'il soit roturier, possède le manoir noble de La Hays[7]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La Guerre de la Ligue[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Langonnet eut à souffrir de la Guerre de la Ligue. Les moines furent contraints de quitter les lieux et l'église fut transformée en écurie par le célèbre brigand Guy Éder de La Fontenelle qui était en lutte avec les garnisons voisines de Rostrenen et de Corlay. Lorsque les moines revinrent en 1598 après trois ans d'absence les seigneurs des environs s'étaient emparés de la plus grande partie de leurs terres.

La Révolte des Bonnets rouges[modifier | modifier le code]

Lors de la Révolte des Bonnets rouges les habitants obtiennent une transaction sur les droits dus au seigneur abbé de l'abbaye de Langonnet après avoir marché sur celle-ci. Jean Harscoêt, qui avait battu le tambour pour rassembler les gens, est condamné aux galères à perpétuité[8].

Langonnet décrit en 1778[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Langonnet en 1778 :

« Langonnet ; à 10 lieues et demie à l'est-nord-est de Quimper, son évêché ; à 18 lieues de Rennes ; et à 2 lieues de Gourin, sa subdélégation et son ressort. Cette paroisse, dont la cure est à l'alternative, relève du Roi et compte 3 000 communiants[9], y compris ceux de La Trinité, sa trève. Elle a une haute justice, qui est un fief amorti, laquelle ressortit à la Cour royale de Carhaix et à Guémené ; le membre de Conveaux ressortit à Carhaix. (...) Ce territoire, plein de vallons et de coteaux, renferme des terres en labeur, des prairies et des landes ; c'est un pays couvert [de bocage ] ; on y fait du cidre[6]. »

Jean-Baptiste Ogée indique aussi que la maison noble de Diarnelez appartient en 1778 à M. de Maupéou, la juridiction de cette seigneurie s'exerçant à Restangas, situé dans cette paroisse ; et celle de Kermain, qui dispose du droit de haute justice, appartient alors à M. le marquis d'Assérac[10].

La Révolution française[modifier | modifier le code]

En 1790, la paroisse de Langonnet est érigée en commune et en chef-lieu de canton. Elle annexe la trève de La Trinité-Langonnet et est alors rattachée au district du Faouët.

Les biens de l'abbaye de Langonnet sont vendus aux enchères comme biens nationaux en 1791.

En 1793 l'abbaye devient un lieu de ralliement pour les chouans de la région qui ont pour chef Nicolas Le Clec'h. Pour y mettre fin l'abbaye est occupé par les troupes républicaines à partir de 1795.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Langonnet dans la première moitié du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1801, la commune de Langonnet est rattachée au canton de Gourin (et par la même occasion au diocèse de Vannes, conséquence du Concordat). La Trinité est érigée en paroisse en 1802, mais ne devient pas une commune.

Au début du XIXe siècle, les landes occupaient une surface de 3 965 hectares, soit près de la moitié des terres de la commune. En 1830, le vaste étang qui venait battre au pied de la colline sur lequel est le bourg est desséché ; une étendue de terrain d'environ 100 hectares est ainsi livrée à l'agriculture et réunie à la ferme modèle de Saint Germain. Sous l'Empire, des haras furent installés par décret à l'abbaye de Langonnet. Mais ils ne résistèrent pas à l'isolement du lieu et furent transférés dès 1850 à Hennebont.

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Langonnet en 1843 :

« Langonnet (sous l'invocation de saint Pierre et saint Paul) ; commune formée de l'ancienne paroisse du même nom ; aujourd'hui succursale ; chef-lieu de perception. (...) Superficie totale : 8 574 hectares, dont (...) terres labourables 3 023 ha, prés et pâturages 904 ha, bois 287 ha, vergers et jardins 112 ha, landes et incultes 3 965 ha, étangs 100 ha (...). Moulins de Runello, de Kerantonnec, du Rodio, de Lopriac, de Kertanguy, du Poulerguen, de Baeron. La commune de Langonnet est divisée pour le culte en deux succursales, Langonnet et La Trinité (ancienne trève). (...) Depuis 1830, le bel étang qui venait battre au pied de la colline sur laquelle est situé le bourg de Langonnet, a été desséché [cet étang existe à nouveau de nos jours] ; une étendue de terrain de 100 ha environ a été ainsi livrée à l'agriculture, et réunie à la belle ferme-modèle de Saint-Germain, créée par M. de Guichen. On retrouve dans cette commune tous les usages des communes bretonnes du Morbihan, les luttes, les courses à cheval, le jeu de la soule, etc.. (...). Il y a foire à La Trinité le 15 janvier, et à Langonnet la veille, le 19 mai, le premier lundi de septembre, le 29 de ce même mois. (...) Géologie : le granite domine ; la forêt de Couveaux [Conveau] est sur grès quartzite ; La Trinité est sur granite (on l'exploite) ; le schiste se montre au nord de cette succursale, et les schistes argileux au nord-ouest et au sud-est de la forêt ci-dessus indiquée. On parle le breton[5]. »

A. Marteville et P. Varin écrivent aussi que « le bourg de Langonnet est dans une jolie position, assis sur la croupe d'une petite colline ; mais il est mal bâti et ne consiste guère qu'en quelque maisons éparses autour de l'église ».

Les mêmes auteurs décrivent le déroulement d'un mariage à Langonnet à cette époque : « Le futur, accompagné de l'élite de la jeunesse, montée comme lui sur de bons chevaux bretons, se rend à la maison de la prétendue. On entre, et le plus éloquent de la bande fait au père et à la fiancée une demande en mariage qui doit être assez pathétique pour arracher des larmes aux assistants. Après cela, le père monte à cheval, prend sa fille en croupe, et ouvre la marche du départ. La cavalcade le suit, rangée sur deux files, et obéissant à son commandement ; la fiancée est ainsi conduite à l'église »[5].

En 1848, des pierres d'une ancienne chapelle qui se trouvait dans le village de Saint-Maur, situé au sud-ouest du bourg, servirent à construire le clocher de l'église paroissiale de Langonnet. La fontaine située à proximité ne tarit jamais : « on y trempait le derrière des enfants qui éprouvent une certaine paresse à marcher. Mais pour attirer sur ces bébés les faveurs du saint, il faut nettoyer la fontaine, ôter les mauvaises herbes et avoir bien soin de replacer au fond la vaisselle de couleur qui est destinée à faire, en quelque sorte, l'ornement de la fontaine »[11].

Les loups et la forêt de Conveau[modifier | modifier le code]

Le bois de Conveau, parfois appelé forêt de Conveau, était un lieu très prisé pour la chasse au loup, comme en témoigne ce témoignage de Frank Davies[12] datant de 1854 :

« Le monument de Du Botdéru était le lieu de réunion le plus ancien des chasseurs de loups dans la forêt de Conveau, un endroit sauvage et désolé, éloigné de toute habitation humaine. (...) Un sentier étroit, tracé par les charbonniers, nous conduisit bien vite à l'endroit désigné. Un joli pilier surmonté d'une croix et entouré avec goût d'une plantation circulaire de chênes et de pins d'Autriche (...) avait été érigé à la mémoire du fameux chasseur et portait sur un de ses côtés l'inscription suivante : "À la mémoire du comte du Botdéru[13]; pair de France, le nemrod de nos forêts"[14]. »

En fait ce monument, qui existe toujours (mais la plaque portant l'inscription a disparu pendant la Seconde Guerre mondiale) est situé juste au sud de Kerlescouarn dans le Bois de Kerjean, prolongement oriental de la forêt de Conveau, mais situé dans la commune de Paule[15].

Le haras de Langonnet[modifier | modifier le code]

Plan du haras de Langonnet (en hachuré les divers bâtiments occupés par le haras).
La façade du corps principal du haras de Langonnet photographiée en 1931

Napoléon Ier y installa par décret du le premier haras public de Bretagne avec quarante étalons et dix poulinières. Le choix de Langonnet fut discuté : « Langonnet (...) est situé dans le plus affreux désert de Basse-Bretagne : le local, masure en pierre de taille, sans toit ni charpente, ruine d'abbaye, avec quelques masures autour. On ne peut se ravitailler qu'à Pontivi (Pontivy) ou Hennebon (Hennebont) » écrit le général baron de Wimpfen, nettement défavorable à ce choix, dans un rapport daté du [16].

L'établissement prospéra un temps toutefois : « C'est maintenant un dépôt d'étalons de première classe qui dessert les quatre départements de la presqu'île de Bretagne. Sa position est très avantageuse, au milieu de belles prairies arrosées par la jolie rivière Ellé, et entouré d'un parc muré. L'établissement de Langonnet se compose de beaux bâtiments et de vastes cours : de grands travaux y ont été exécutés depuis quelques années et, si les routes avaient été faites pour rendre son abord praticable, il serait devenu l'un des plus magnifiques de France, comme il en est un des plus importants. Le dépôt de Langonnet possède maintenant soixante-dix étalons » écrivent A. Marteville et P. Varin en 1843[17].

L'établissement est déplacé à Hennebont en 1856-1857 et l'abbaye restituée aux « missionnaires du Saint Esprit » retrouve sa vocation religieuse[18]. Une ferme modèle y est alors établie qui devint une colonie agricole pour enfants[19].

L'orphelinat et la colonie pénitentiaire de Langonnet[modifier | modifier le code]

L'orphelinat Saint-Michel est créé à Langonnet en 1856 dans la ferme de Kerlorois et la forêt de Langonnet qui étaient une propriété départementale et qui sont cédés à la congrégation des Frères du Saint-Esprit afin d'y placer une partie des enfants trouvés (abandonnés dans les hospices peu après leur naissance) du département[20] ; selon un rapport de 1890 ('établissement reçoit cette année-là 12 boursiers choisis parmi les enfants pauvres du département) « les enfants y reçoivent une instruction élémentaire très soignée ; de plus, à Langonnet, on trouve des ateliers de menuiserie, de serrurerie, de charronnage et même d'horlogerie ; enfin, du point de vue de l'agriculture, l'établissement ne laisse rien à désirer »[21].

La colonie agricole de Langonnet, fondée par Achille du Clésieux[22], tenue par les Frères laboureurs, devient une colonie pénitentiaire autonome en 1859. Selon l'Œuvre de la Sainte-Enfance, dans un texte datant de 1860, les jeunes garçons hébergés sont facilement ramenés au bien et à la piété par les Frères qui les dirigent : « chaque détenu a son compte ouvert de bons points, il en gagne, il en perd... selon qu'il est plus ou moins sage (...). La cellule, et les divers châtiments en usage dans les autres colonies de jeunes détenus, sont inconnus à Notre-Dame de Langonnet ». L'établissement ferme en 1903 en vertu de la Loi sur les congrégations[23].

En 1880, l'établissement de Notre-Dame de Langonnet, dirigé par les Frères du Saint-Esprit et du Sacré-Cœur de Marie, dirigent « une école secondaire, un scolasticat, un noviciat de Frères pour ceux qui se destinent aux Missions »[24].

En 1881, la commune de Langonnet décide de construire une école pour les filles[25].

L'émigration en Amérique[modifier | modifier le code]

Comme les autres communes des cantons alentours, Langonnet a connu deux vagues d'émigration en Amérique la première au XIXe quand l'un des premiers à partir fit un récit merveilleux de son expédition et la seconde dans les années 1950 quand le consul du Canada fit une campagne de promotion dans cette partie du Morbihan.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Fileuses de Langonnet, l'une porte le capot et l'autre la coiffe de toile blanche dite oreilles de cochon.
Auguste Barbey : Langonnet, le moulin du Seigle (photographie début XXe siècle, musée de Bretagne)

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Le costume[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle les femmes de Langonnet portaient un capot appelé kapot ribot ou une coiffe en toile légère de couleur blanche appelée diouskouarn ar pimoc'h c'est-à-dire en français oreilles de cochons car sa forme évoquait les grandes oreilles pendantes de cet animal. Plus tard cette coiffe sera remplacée par la coiffe Giz Fouenn du pays de Pont-Aven. Les hommes de Langonnet portaient quant à eux un gilet dont les nombreux boutons n'étaient pas sans rappeler le costume mil bouton du Pays Pourlet.

La Belle époque[modifier | modifier le code]

Langonnet est desservi par une ligne de chemin de fer d'intérêt local allant de Lorient via Plouay à Gourin, dont la construction a été décidée en 1885[26]. En 1911, la construction d'un quai,d'une halle et d'un pont à bascule est décidée à la gare de Langonnet[27].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Langonnet porte les noms de 186 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[28].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Langonnet est desservi par trois gares du réseau breton jusqu'aux années 1950.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Langonnet porte les noms de 24 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[28].

Un maquis a existé dans le Bois de Conveau et ses environs.

L'après-Seconde-Guerre-mondiale[modifier | modifier le code]

Cinq soldats (L. Baniel, P. Braban, Y. Faucheur, Jh Trevetten, Jean Calvez) originaires de Langonnet sont morts pendant la Guerre d'Indochine et deux (François Baniel, L. Petro) pendant la Guerre d'Algérie[28].

Un petit gisement alluvionnaire (600 000 m3) de cassitérite, un minerai stannifère a été exploité entre 1974 et 1975 à Langonnet par la COMIREN (Compagnie des Mines de Saint-Renan)[29].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Langonnet (Morbihan).svg

Les armoiries de Langonnet se blasonnent ainsi :

D’azur à deux épées d’or passées en sautoir soutenant une couronne antique d’argent chargée de trois mouchetures d’hermine de sable.
Conc. B. Frelaut.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[31].

En 2015, la commune comptait 1 858 habitants[Note 1], en diminution de 3,03 % par rapport à 2010 (Morbihan : +3,21 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 3063 0202 9242 2782 7153 4323 4423 7143 442
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 4273 6294 0243 4173 9293 6733 7103 6663 681
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 9824 1234 4504 4944 4374 8484 3584 4073 420
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
3 0832 7912 3732 1062 0051 9181 9081 9071 894
2015 - - - - - - - -
1 858--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2006[33].)
Histogramme de l'évolution démographique

Comme nombre de communes rurales du Bretagne, Langonnet connaît un déclin depuis le « miracle breton » (i.e. la révolution agricole des années 1950 qui mit fin à la civilisation paysanne traditionnelle en Basse-Bretagne et vit le basculement linguistique du breton vers le français). En effet, le nombre d'habitants est passé de près de 5000 après la Seconde Guerre mondiale à un peu moins de 2 000. Dans le même laps de temps, l'âge moyen a cru de manière vertigineuse : il y a plus de 800 personnes inscrites au club de retraités et plus de 700 personnes ont plus de 70 ans.

Ces chiffres résument le drame de ces communes rurales qui se dépeuplent. De nombreux hameaux où vivaient autrefois plusieurs familles (de grande taille) d'agriculteurs, n'accueillent plus qu'un ou deux couples d'agriculteurs.

Notons cependant que cela est contrebalancé par l'arrivée de quelques familles étrangères, notamment anglaises, qui ont restauré plusieurs fermes à l'abandon depuis les années 1980.


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sites naturels[modifier | modifier le code]

Vue panoramique en direction du sud depuis la calotte Saint Joseph, en contrebas le bourg de La Trinité-Langonnet.
  • Vallée du Haut Ellé
  • Forêt de Conveau
  • La Calotte Saint Joseph : Depuis ce sommet aux formes arrondies couvert de landes, un vaste panorama de 360° s'offre à la vue. En direction du nord l'horizon est limité par la proche colline du Menez Du et en direction du sud-est par la ligne de crête de Saint Tugdual tandis qu'en direction du sud et du sud-ouest, l'absence de véritables reliefs permet de voir très loin. Au pied de la colline, on aperçoit le bourg de La Trinité et plus loin en direction du sud-est, le bourg de Plouray. Une table d'orientation est située au sommet de la calotte.
  • Le Roc de la Madeleine (dont le rocher situé au sommet n'existe plus aujourd'hui).

Vestiges préhistoriques et antiques[modifier | modifier le code]

Il subsiste quelques vestiges de la préhistoire :

  • Tumulus de Kermain ; il est situé le long du chemin de petite randonnée allant du bourg de Langonnet à l'abbaye de Langonnet en passant par l'étang de Langonnet.
  • Tumulus de Bodven[34].
  • Menhir de Bodero[35].

Des traces d'habitations gauloises ont été découvertes au moulin de Lopiriac (sur l'Ellé), ainsi qu'un village celte un peu plus loin.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Brendan.
Le cloître de l'abbaye.

La région de Langonnet (en particulier Priziac et La Trinité) possède de très anciens monuments religieux datant de l'époque romane et retravaillés par la suite. On a pu dire qu'il existait dans cette partie des Cornouailles morbihannaises un art spécifique. En effet, le style des chapiteaux n'est pas sans rappeler l'art celte. Il semble que la tradition celtique s'y soit très longtemps maintenue. On trouvera le même genre de chapiteaux et de vestiges romans dans l'église de La Trinité-Langonnet.

L'église paroissiale de Langonnet est une ancienne abbatiale bénédictine datant de la fin du XIe siècle. Certains de ses chapiteaux datent du siècle des grands rois bretons : motifs enroulés, animaux stylisés, combinaisons linéaires..., caractéristiques de l'art celtique. L'édifice a été rénové au XVIe siècle en style gothique flamboyant. L'abbaye a laissé sa trace dans la toponymie, abbaty zu, du nom du costume des moines bénédictins.
La chapelle est dédiée à saint Brendan, moine et grand navigateur irlandais qui séjourna 25 ans en Bretagne. Sur le pignon Est de l'édifice se trouvent les armoiries de la famille Bouteville sur les terres de laquelle la chapelle a été érigée. Elle abrite une statue polychrome datant du XVIe siècle représentant saint Adrien revêtu d'une armure et qui était autrefois installée dans la chapelle de kermain. Il existait un coffre de fabrique monochrome vert qui malheureusement a été brulé au début des années 2000 dans un des feux de la Saint-Jean organisé par le comité de la chapelle. La réfection de la toiture et divers travaux de maçonnerie ont été récemment entrepris.

Les différentes chapelles sont l'objet d'animations lors des pardons ou lors des fêtes de quartiers.

Elle a été fondée en 1136 par Conan III, duc souverain de Bretagne. Elle fut reconstruite en partie au XVIIe siècle. La salle capitulaire est le seul vestige de l'édifice du XIIIe siècle. Elle sert actuellement de lieu de repos pour les missionniaires âgés et elle abrite un musée colonial.

Châteaux & manoirs[modifier | modifier le code]

Manoir de Kermain.

Maisons et autres établissements[modifier | modifier le code]

On peut également voir l'ancien site médiéval du bourg, Saint-Maur, dans les bois, dont il ne reste plus que les fondations.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie et le bureau de poste.

Voici la liste des maires et adjoints de Langonnet depuis 1801 :

  • 1801: Nicolas-Yves LE CLECH
  • 1820: Nicolas-Yves LE CLECH
  • 18/09/1821: Barthélemy LE GUERN
  • 13/10/1826: Félix LE CLECH
  • 10/11/1840: Barthélemy LE BIHAN
  • 03/03/1844: Yves LE BIHAN (fils)
  • 29/11/1846: Yves LE BIHAN
  • 1850: LE BIHAN
  • 1852: QUINCHEZ
  • 07/06/1853: QUINCHEZ
  • 26/10/1854: LE BOURSICOT (fils)
  • 24/09/1865: Julien LE BOURSICOT
  • 04/09/1870: Julien LE BOURSICOT
  • du 16/03/1874 au 07/10/1876 : Nicolas LE DU,
  • 08/10/1876: Julien LE BOURSICOT, élu le 8 octobre et décédé le 26 octobre suivant ; jusqu'à fin mars 1877, Alexandre Broustal, adjoint, fait fonction de maire
  • Depuis la fin mars 1877 : Louis-Marie CLOAREC
  • 05/05/1900: Joseph-Marie DROUAL
  • 19/05/1912: Joseph-Marie DROUAL
  • 02/11/1913: Louis BROUSTAL
  • 07/12/1919: Louis BROUSTAL
  • 17/05/1925: Louis GUILCHET
  • 19/05/1929: Yves TROUBOUL
  • 15/05/1935: Louis GUILCHET
  • 28/06/1936: Charles MICHEL
  • 10/05/1953: Germain IHUELLOU
  • 02/03/1959: Maurice CADIC
  • 20/03/1977: Joseph LE PUIL
  • 13/03/1983: Joseph LE PUIL
  • 24/03/1989: Lucien STEPHANT
  • 16/06/1995: Lucien STEPHANT
  • 2001: Christian DERRIEN
  • 2008: Christian DERRIEN (MBP)

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Ya d'ar brezhoneg[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le 27 janvier 2005. La commune reçoit le niveau 2 de la charte le 8 novembre 2016, remise par le parrain et ancien habitant de la ville Alan Stivell[36].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Une classe bilingue a été ouverte à l’école publique à la rentrée 2012. En 2017, 22 enfants y sont inscrits[37].

Les cercles celtiques[modifier | modifier le code]

Langonnet comprend deux cercles celtiques :

  • Celui de l'abbaye de Langonnet (Korollerien an Ellé),
  • Celui de Langonnet proprement dit (War hent hon tadoù).

Sam Poupon créa le cercle de l'abbaye en 1950. Il fut l'un des premiers (après le groupe de Poullaouen) à relancer la danse bretonne. Le groupe du bourg fut créé à la fin des années 1950.

Le cercle celtique de l'abbaye de Langonnet, toujours en activité, existe depuis 1952. Creuset de tradition, il perpétue l'apprentissage de la danse bretonne. D'ailleurs certains de ses membres furent à l'origine d'autres cercles celtiques comme ceux du Croisty ou du Saint.

Le second avait disparu au cours des années 1980. De ce fait, de nombreux jeunes s'inscrivaient à cette époque au cercle de Gourin et surtout à celui du Croisty, très réputé et actuellement l'un des meilleurs groupes de la confédération War'l Leur. Le cercle de Langonnet fut recréé au milieu des années 1990. Il est affilié à War'l Leur (l'une des deux confédérations de cercles celtiques avec Kendalc'h). Malheureusement, le manque de disponibilité des adhérents ne permet plus d'assurer assez de spectacles pour être classé ; et de ce fait, le cercle celtique est actuellement en dormance.

Culturellement, pour les danses, Langonnet faisait partie du pays Chtou (qui n'avait pas le même prestige que les pays Fisel, Pourlet ou de l'Aven).

Chants[modifier | modifier le code]

Le chant suivant est souvent chanté lors des cérémonies religieuses, lors des pardons :

Salud d'oc'h, iliz ma farrez
Salud d'oc'h, iliz ma farrez Je te salue, église de ma paroisse
Salud iliz ma zadoù kozh! Je te salue, église de mes ancêtres!
Ma c'halon a zo da dommañ Mon cœur se réchauffe
Iliz santel, pa ho kwelan Quand je te voie, sainte église!
Ma c'halon a zo da dommañ Mon cœur se réchauffe
Ha ma daoulagad da welañ, Et mes yeux de pleurer
P'ho kwelan, iliz benniget, Quand je te voie, église bénie,
Rak ennoc'h oun bet badeet. Car j'ai été baptisé en toi.
Salud d'an tour zo war e benn, Je salue le clocher qui te domine
Kroaz hor Zalver, sin ar c'hritien; Et la croix, signe (de ralliement) des Chrétiens.
Zo, en z greiz, kleier o son Les cloches sonnent en ton cœur
E pep mare hag e pep ton. Par tous les temps, de diverses manières.
Din-me, da deiz ma badeant, Vous sonniez joyeusement pour moi
Kleier sakret, chui zone drant! Le jour de mon baptême, O cloches sacrées!
Ha pa teuio deiz ma marv, Et quand viendra le jour de ma mort,
C'Hui, truezus din a zono. Vous sonnerez pour moi, emplies de pitié.
Ma zud, em raok, pell-zo amzer, Bien longtemps avant moi, mes ancêtres
A leuske labour ha tier, Quittaient leur travail et leur maison
Bep sul, bep gouel evit diskuizh, Chaque dimanche et chaque jour de fête pour se reposer
Gant Jezus, amañ, 'n hon iliz. Ici, avec Jésus, dans notre église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le célèbre Alan Stivell y a habité entre 1973 et 1990 avant d'aller habiter près de Rennes. Langonnet et Gourin sont les origines de sa famille paternelle. Il y réalise le disque E Langonned en 1974, un album fait à la maison mais, plus que cela, en Bretagne-même, après les années parisiennes.

Transports[modifier | modifier le code]

Voir Transports à Roi Morvan Communauté

Économie[modifier | modifier le code]

Voir Économie à Roi Morvan Communauté

Télécommunications[modifier | modifier le code]

Voir Télécommunications à Roi Morvan Communauté

Santé[modifier | modifier le code]

Voir Santé à Roi Morvan Communauté

Enseignement[modifier | modifier le code]

Voir Enseignement à Roi Morvan Communauté pour les collèges et lycées.

Culture et loisirs[modifier | modifier le code]

Voir Culture et loisirs à Roi Morvan Communauté

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • BOUEXEL (R.). Le photographe de Langonnet, Joseph Cadic (1890-1988), L'aventure Carto, Quistinic, 1993.
  • ELEGOËT (Y.). Abbaye Notre-Dame de Langonnet, Ed. Jos Le Doare, Châteaulin, 1958, 32 p.
  • LE GUEN (G.). Langonnet, commune rurale. Dossier 1, in Géographie de la Bretagne, Skol Vreizh, Morlaix, 1976, p. 10-11.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Bois de Conveau, ou Forêt de Conveau, et les bois avoisinants, sont à cheval sur les communes de Langonnet, Gourin, Tréogan, Paule et Saint-Hernin.
  2. (en) Nicholas Orme, The Saints of Cornwall, Oxford, OUP Oxford, , 320 p. (ISBN 0-19-820765-4, lire en ligne), p. 93
  3. Notice du Musée d'histoire et d'archéologie de Vannes
  4. « France - Tombeau du Roi Morvan [TCTOM0] », Mégalithes du monde
  5. a b et c A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 1, 1843, consultable https://books.google.fr/books?id=KZIPAAAAQAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjo5YrqzNXeAhURxYUKHY6KDqEQ6wEIUzAH#v=onepage&q=Langonnet&f=false
  6. a et b Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 2, 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist02og/page/330
  7. Louis Rosenzweig, Cartulaire général du Morbihan, "Bulletin de la Société polymathique du Morbihan", 1937, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6562319t/f130.image.r=langonnet?rk=64378;0
  8. Henri Guiriec, La Région de l'Ellé -Bas et Haut Ellé, p. 75.
  9. Personnes en âge de communier.
  10. Louis Charles Marie de Rieux d'Assérac (né le à Paris, † , fusillé à Auray), marquis d'Assérac, Lieutenant au régiment de Rohan, dernier des Rieux, fils de Louis François de Rieux d'Assérac, voir comte de Rieux
  11. Job Le Ny, Pèlerins et pèlerinages, "Revue des traditions populaires", janvier 1909, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58326117/f61.image.r=Langonnet?rk=321890;0
  12. Frank Davies, en fait révérend E.W.L. Davies, vint chasser deux années de suite en Bretagne, probablement en 1854 et 1855, mais ne publia ses souvenirs en anglais que vingt ans plus tard en 1875.
  13. Hyacinthe du Botderu, né le à Plouay, décédé le au château de Kerdrého en Plouay, député du Morbihan en 1815-1816 et entre 1820 et 1827, créé pair de France en 1827
  14. Frank Davies, "Chasse aux loups et autres chasses en Bretagne", éditions des Montagnes Noires, 2012, (ISBN 978-2-919305-22-3)
  15. http://venerie.documalis.com/?DocID=%7BB8F6DE68-0C55-482B-9E85-FAB0AF161DCB%7D
  16. Antoine-Auguste Saint-Gal de Pons, "Les Origines du cheval breton. Le Haras de Langonnet. Les Dépôts de Lamballe et d'Hennebont. Le Dépôt de remonte de Guingamp", 1931, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6550412c/f66.image.r=Langonnet
  17. A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 1, 1843, consultable https://books.google.fr/books?id=KZIPAAAAQAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjo5YrqzNXeAhURxYUKHY6KDqEQ6wEIUzAH#v=onepage&q=Langonnet&f=false
  18. A. Saint Gal de Pons, Les origines du cheval breton - Le haras de Langonnet - Les Dépôts d'Etalons de Lamballe et d'Hennebont - Le Dépôt de Remonte de Guingamp, 1931, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6550412c/f61.image.r=Langonnet ; Olivier Chebrou de Lespinats, L'histoire des Haras sous le Premier Empire ; Philippe Osché, Les chevaux de Napoléon.
  19. "Rapports du Préfet et délibérations du Conseil général du Morbihan", 1851, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5784110v/f53.image.r=Langonnet?rk=64378;0
  20. "Rapports du Préfet et délibérations du Conseil général du Morbihan", 1856, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58060602/f111.image.r=Langonnet?rk=643780;0 et 10 avril 1893, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58013379/f83.image.r=Langonnet?rk=343349;2 et 13 avril 1896, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5787527f/f94.image.r=Langonnet?rk=171674;4
  21. "Rapports du Préfet et délibérations du Conseil général du Morbihan", 18 août 1890, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57744022/f574.image.r=Langonnet?rk=515024;0
  22. Achille du Clésieux, né en 1806 à Saint-Brieuc, décédé en 1893 à Saint-Brieuc, philanthrope qui avait déjà ouvert une colonie agricole pénitentiaire (une ferme expérimentale) dans son domaine de Saint-Ilan en Langueux.
  23. Annick Le Douguet, Crime et justice en Bretagne, Coop Breizh, (ISBN 978-2-84346-526-0)
  24. François Plaine, "Vie de Saint-Maurice (de Loudéac), abbé de Langonnet et de Carnoët (1113-1191)", 1880, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64977823/f9.image.r=Langonnet?rk=171674;4
  25. "Rapports du Préfet et délibérations du Conseil général du Morbihan", avril 1881, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5773651x/f122.image.r=Langonnet
  26. Ligne de Lorient à Gourin et à Pontivy, "Rapports du Préfet et délibérations du Conseil général du Morbihan", février 1885, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57844616/f192.image.r=Langonnet?rk=257512;0
  27. "Rapports du Préfet et délibérations du Conseil général du Morbihan", 1911, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5784194j/f229.image.r=Langonnet?rk=236052;4
  28. a b et c Memorialgenweb.org - Langonnet : monument aux morts
  29. Louis Chauris, "Minéraux de Bretagne", Les éditions du Piat, 2014, [ (ISBN 978-2-917198-22-3)]
  30. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  31. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  32. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  33. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  34. http://microtourisme-en-bretagne.blogspot.com/2012/12/le-tumulus-de-coat-ar-ran.html
  35. http://megalithes-breton.fr/56/accueil_56.php?nom=me/bodero.html
  36. « Langue bretonne. Cap vers le Label 3 », Le Télégramme,‎ (lire en ligne).
  37. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm