Cléden-Poher

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cléden-Poher
Calvaire du XVIe siècle.
Calvaire du XVIe siècle.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Carhaix-Plouguer
Intercommunalité Poher communauté
Maire
Mandat
Jacques Quiltu
2014-2020
Code postal 29270
Code commune 29029
Démographie
Gentilé Clédinois
Population
municipale
1 126 hab. (2014)
Densité 38 hab./km2
Population
aire urbaine
14 136 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 14′ 11″ nord, 3° 40′ 02″ ouest
Altitude 151 m (min. : 53 m) (max. : 155 m)
Superficie 29,81 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Finistère

Voir sur la carte administrative du Finistère
City locator 14.svg
Cléden-Poher

Géolocalisation sur la carte : Finistère

Voir sur la carte topographique du Finistère
City locator 14.svg
Cléden-Poher

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Cléden-Poher

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Cléden-Poher
Liens
Site web Site officiel de Cléden-Poher

Cléden-Poher [kledɛ̃ pɔεʁ] une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Le terme Poher - nom du pays environnant - a été ajouté au nom de la commune afin de distinguer celle-ci de Cléden-Cap-Sizun, autre commune du Finistère.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Cléden-Poher[1]
Kergloff Kergloff
Landeleau Cléden-Poher[1] Saint-Hernin
Landeleau Saint-Hernin Saint-Hernin

Cléden-Poher, comme son nom l'indique, fait partie du Poher. la commune est dans le centre-est du Finistère, à l'ouest de Carhaix située à 8 kilomètres, à 40 km au sud-est de Morlaix. Située au sud du parc naturel régional d'Armorique distant d'une douzaine de kilomètres, la commune est traversée par l'Aulne et son affluent l'Hyères, donc par le canal de Nantes à Brest, certes désaffecté, qui emprunte le tracé de ces cours d'eau dont les vallées sont encaissées d'une cinquantaine de mètres par rapport au plateau avoisinant.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Le finage communal est compris entre 155 mètres et 53 mètres d'altitude, l'essentiel du territoire communal étant aux alentours de la centaine de mètres.

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Cléden-Poher fit partie de la paroisse primitive de l'Armorique de Poullaouen, puis, celle-ci démembrée, elle engloba la trève de Kergloff. La mention la plus ancienne de Cléden se trouve dans le cartulaire de Redon et date de 1108 sous le nom de Parrochia Cleven. Au XIIe siècle, le lieu est dénommé Roc'h Cletguenn avant d'être mentionnée Cetguen Pochër dans le cartulaire de Quimper en 1363, le nom provenant du saint breton "Cleden" ou "Cletguen" (en gallois "Clydwyn"), et du nom de la région Poucaër (devenu Poher, c'est-à-dire la région de Carhaix)[2]. Les vestiges de cette forteresse se trouvent sur une plate-forme dominant l'Aulne et consistent en un camp triangulaire et une motte féodale. Dans le pouillé de l'évêché de Cornouaille de 1368, la paroisse est dénommée Cletguen Pocher. En 1793, la commune est dénommée Cléden-Pohef lors de sa création (erreur typographique ?).

Antiquité[modifier | modifier le code]

La voie romaine allant d'Alet à la Pointe du Raz, pour sa section entre Carhaix (Vorgium) et Douarnenez passait à Coatmeur-Ty-Creis, au sud de La Haye et de La Roche, à Kermorvan, puis au bourg de Landeleau pour se diriger vers Châteauneuf en passant par Keryvon et Pont-Pol.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le château de Pratulo fut construit en 1420 par un prince de la maison des Douglas proche du roi d'Écosse Jacques Ier envoyé en France soutenir le roi Charles VII et qui tomba amoureux de la dame de Pratulo. Le moulin construit à proximité lui doit aussi son nom : appelé initialement "Mael Douglas", ce moulin implanté sur l'Aulne a vu son nom au fil du temps se transformer en "Mael Glas" ("Moulin Vert" en français)[3].

Gilles de Kerampuil (1530-1578)[modifier | modifier le code]

Gilles de Kerampuil, de son vrai nom Gilles de Saisy de Kerampuil, est né vers 1530, fils de Jean I de Kerampuil et de Marie de Kerprigent. De vieille famille noble carhaisienne, mais orphelin jeune, il fit probablement des études à Paris et, entré dans les ordres, devint chanoine de la collégiale Saint-Trémeur de Carhaix où sa présence est attestée en 1568 et 1569. Il fut ensuite recteur de Cletguen (Cléden-Poher), de Motreff et de Tréaugan (Tréogan). On lui doit probablement le calvaire, les bas-reliefs du chœur et du grand autel, sans doute aussi le clocher de l'église. Il a aussi acquis des terres, entre autres en 1572 « le manoir et terre noble de La Haye » situés à Cléden-Poher.

Il part à Paris et écrit vers 1570 "Heures bretonnes", ouvrage qui se trouve à la Bibliothèque nationale, traduit en breton le catéchisme de Canisius et le Pater Noster[4] . Revenu à Cléden-Poher, il tombe malade alors qu'il était reparti vers Paris et alors qu'il venait juste d'être nommé à l'évêché de Vannes. Cinq jours avant sa mort, il rédige son testament où il fait don de ses biens répartis entre de nombreuses personnes et paroisses de la région[5]. Il prévoit à sa mort de donner« troys mullons de bled » (blé) déjà battu « aux croyement pauvres et mandians de la dicte paroisse de Cletguen (Cléden-Poher), Kerahès (Carhaix) et Kergloff, scavoyr de la moictyé à Kerahes, et l'aultre moictyé aux deux aultres, et leur estre renduz en leurs maisons »[6]. Son testament prévoit aussi que « toute la filiacze (fillasse) qu'il a en la dicte paroisse de Cletguen ordonne estre distribuée à tous les pauvres d'ycelle, à chacun deux livres ».

Il est enterré dans le couvent de Bonne Nouvelle à Rennes, ville où il est mort le 29 septembre 1578.

L'époque moderne[modifier | modifier le code]

Les guerres de la Ligue[modifier | modifier le code]

Entre 1589 et 1598, comme tout le Poher, Cléden-Poher fut concernée par les guerres de la Ligue : en Bretagne à l'époque, les Ligueurs sont dirigés par Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur et gouverneur de la province. Carhaix et les paroisses voisines dont Cléden-Poher, sont alors sous l'influence des Ligueurs. En représailles, le procureur du Roi Jan de Kerampuil décide de lever un impôt aux paroisses de la juridiction de Carhaix qui auront adhéré « aux ennemis de Sa Majesté et émancipées de son obéissance, du nombre desquelles il a présentement nommez estre ladite ville de Carhaix avec ses faubourgs, la paroisse de Plouguer, Moustoir, Trébrivan, Plévin, Motreff, Quelen(Locarn), Duault, & Landugen, Le Loc’h, Tréogant, Spézet, Mael-Pestivien, Botmel & Callac, Plusquellec, Calanhel, Plourach, Carnoët, Scrignac & Bolazec, Poulaouen, Plounévézel & Kergloff »[7], entre autres pour « le payement de la garnison de Quintin » . Cléden-Poher ne figure donc pas dans la liste des paroisses devant paye en tout 3000 écus mais la trève de Kergloff qui dépendait alors de Cléden-Poher, est citée et condamnée à acquitter 100 écus. On ne sait pas si ces sommes furent effectivement versées[8].

En 1593, pendant les Guerres de la Ligue, des paysans de Landeleau, de Cléden, de Spézet, de Loqueffret, de Lennon et de plusieurs autres bourgs participèrent au siège du château du Granec en Landeleau alors tenu par le brigand Guy Éder de La Fontenelle, qui en tua environ huit cents[9].

En 1652 et à nouveau en 1679, le célèbre prédicateur Julien Maunoir prêche des Missions à Cléden-Poher[10]. C'est le curé de Cléden-Poher, Falchier, qui prononça son oraison funèbre fin janvier 1683 à Plévin.

La Révolte des Bonnets rouges[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Révolte du papier timbré.
Article détaillé : Sébastien Le Balp.

Cette commune est connue pour des faits liés à la Révolte des Bonnets rouges en 1675, conduite par Sébastien Le Balp, originaire de la trève de Kergloff. Deux habitants de la paroisse furent exclus de l'amnistie de 1676[11].

Pratulo aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Pratulo, resté aux mains des descendants de la maison de Douglas tombe en quenouille vers 1650, l'héritière épousant le marquis Jean de Muzillac ; Pratulo reste aux mains de la famille de Muzillac pendant plusieurs générations, jusqu'à sa vente en 1806 au comte Joseph François Bonabe Jégou du Laz et à son épouse Marie-Angèle-Françoise-Émilie de Poulpiquet de Coetlez[3].

Vie rurale traditionnelle[modifier | modifier le code]

« Ce territoire, plein de coteaux, vallons et montagnes, est très peu cultivé ; la mauvaise qualité du sol, qui est pierreux et plein de rochers, ne pourrait pas dédommager les cultivateurs des peines qu'ils prendraient à cet égard » écrit Ogée en 1780, en parlant de Cléden-Poher.

En 1843, selon Marteville et Varin[12], pour une superficie totale de 2 984 hectares, les terres labourables occupent 1 456 ha, les prés et pâturages 173 ha, les bois 127 ha, les landes et incultes 1 019 ha. Les moulins sont alors au nombre de 5 (du Glas, du Staër, de Cabornès, à eau)[13].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale de Cléden-Poher en 1896.
Le calvaire de Cléden-Poher en 1902.

Le début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le , le parti libéral catholique remporte à nouveau les élections municipales[14].

En 1901, une épidémie de dysenterie sévit à Cléden-Poher[15] y faisant environ 80 malades et y provoquant 9 décès. « Cette épidémie est attribuée à la sécheresse des dernières années. Les puits et les fontaines étaient à sec, et la population a fait usage d'eaux malsaines. En outre, l'encombrement et la malpropreté des maisons sont devenus des facteurs importants de la maladie »[16].

Le comte du Laz, maire de Cléden-Poher, adresse en 1902 la lettre suivante au Préfet du Finistère : « Regrettant profondément la laïcisation de notre école de filles qui a été ordonnée sans nous consulter et très reconnaissants aux sœurs du Saint-Esprit de leur dévouement désintéressé depuis quarante-quatre ans, nous avons le regret de vous adresser notre démission »[17]. Le maire fut suspendu puis révoqué pour avoir émis cette protestation[18]. Il fut réélu ainsi que les membres de sa liste lors des élections municipales qui furent organisées en novembre 1902 obtenant 373 voix pour 374 votants[19].

En 1906, le comte Jegou du Laz fait construire un château moderne à Pratulo, lequel brûla en 1946.

Le , la foudre tombe sur le clocher de l'église qui s'écroule ; les cloches ont en partie fondu. Une maison voisine a également été détruite[20].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Cléden-Poher est une des rares communes de France à ne pas avoir édifié de monument aux morts après la Première Guerre mondiale ; selon une liste dressée par le curé et se trouvant dans l'église paroissiale, 85 soldats originaires de Cléden-Poher sont morts pour la France pendant ce conflit ; trois d'entre eux (François Bernard, Marc Jézéquel, Joseph Morvan) sont morts en captivité en Allemagne ; un (Guillaume Clarec) est mort alors qu'il était interné en Suisse ; Jean Derrien est mort lors de la Bataille de Sedd-Ul-Bahr ; les autres sont décédés sur le sol français : parmi eux, Yves Guével[21], Fernand Jégou du Laz[22] et Pierre Le Moal[23] ont été décorés de la Médaille militaire et de la Croix de guerre, Adolphe Jégou du Laz[24] de la Croix de guerre et de la Légion d'honneur, Jean Le Guern[25] de la Croix de guerre[26].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Selon la liste apposée par le curé au sein de l'église paroissiale, 10 personnes originaires de Cléden-Poher sont mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale, deux d'entre elles au moins (Yves Boudin et François Braban) étant des marins disparus en mer[26]. Cette liste ne comprend pas Joseph-Louis Madec, né le à Cléden-Poher, terrassier, domicilié au Havre, membre de l'OS, arrêté pour avoir saboté un câble souterrain et fusillé par les Allemands le à Rouen[27], ni Émile Goacolou, né le à Cléden-Poher, déporté le depuis Compiègne vers le camp de concentration de Mauthausen et mort le dans celui de Gusen[28].

Le vers 17h30, un groupe d'une quinzaine d'avions mitraille le bourg de Cléden-Poher, atteignant deux véhicules, dont un allemand ; l'autre véhicule transportait une dizaine d'enfants revenant d'un examen : cinq enfants et une religieuse sont grièvement blessés[29].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le pardon de Cléden-Poher était encore très fréquenté vers 1950[30].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1800 1800 Laizet    
1800 1805 François Le Borgne    
1806 1810 Guillaume Le Bloas    
1810 1816 Rolland Héliou[31]    
1816 1817 Joseph François Bonabe Jégou du Laz[32]    
1817 1826 Rolland Héliou   Déjà maire entre 1810 et 1816
1826 1830 Joseph François Bonabe Jégou du Laz   Déjà maire en 1816-1817
1830 1842 Rolland Héliou   Déjà maire à deux reprises précédemment
1843 1850 Jean-Marie Héliou[33]   Fils de Rolland Héliou, maire précédent
1851 1860 Louis Le Roux    
1860 1868 Jean-Marie Héliou   Déjà maire entre 1843 et 1850
1868 1869 Louis Le Roux    
1873 1873 Jean-Marie Héliou   Déjà maire à deux reprises précédemment
1874 1876 Corentin Le Leap[34],   Aubergiste
1876 1877 Rolland Héliou[35]    
1878 1879 Jean Cotton    
1879 1884 Rolland Héliou   Déjà maire en 1876-1877
1884 1902 Adolphe Jégou du Laz[36]   Comte. Petit-fils de Joseph François Bonable Jégou du Laz, maire en 1816-1817 et entre 1826 et 1830
1919 1943 Alain Jégou du Laz[37]   Comte. Fils d'Adolphe Jégou du Laz, maire précédent
1945 1965 Guillaume Le Borgne    
1965 1971 Yves Mahé    
1971 1983 Jean-Michel Parlier    
1983 1989 Alexis Cloarec    
1989 2001 Francis Garo    
mars 2001 en cours Jacques Quiltu DVD Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon Ogée, vers 1780, la paroisse avait 2000 "communiants"[38], mais elle englobait alors la trève de Kergloff.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 054 1 055 1 111 1 158 1 397 1 469 1 497 1 521 1 607
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 537 1 569 1 520 1 444 1 566 1 684 1 756 1 716 1 775
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 747 1 899 1 807 1 793 1 734 1 629 1 486 1 451 1 161
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 125 1 064 1 011 1 118 1 130 1 047 1 031 1 094 1 126
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Commentaire : Après une augmentation régulière de sa population dans la première moitié du XIXe siècle (gain de 553 habitants en 48 ans entre 1793 et 1851), La commune enregistre un léger déclin démographique pendant le troisième quart du XIXe siècle (- 163 habitants en 21 ans entre 1851 et 1872) avant enregistrer une nouvelle croissance démographique entre 1872 et 1906 (+ 455 habitants en 34 ans) qui culmine en 1906 avec 1899 habitants. La population décline de manière continue pendant la majeure partie du XXe siècle, perdant 888 habitants en 69 ans de 1906 à 1975. Les décennies récentes montrent par delà de modestes fluctuations peu significatives une stabilisation de la population à un niveau légèrement supérieur à 1000 habitants. En 2005, la commune restait un peu moins peuplée qu'en 1793. La densité reste modeste, autour de 35 habitants par km2.

L'examen des soldes naturel et migratoire illustre la stabilisation de la population communale: selon le dernier recensement de l'Insee[41], pour la période 1999-2007, ils sont tous les deux nuls (0 %) alors qu'ils étaient tous les deux légèrement négatifs pour l'intervalle intercensitaire précédent. Des logements neufs sont toutefois désormais construits en nombre non négligeable : 42 logements supplémentaires en 2007 par rapport à 1999.

La structure par âges de la population montre toutefois une population assez âgée : en 2007, les 65 ans et plus forment 24,1 % de la population alors que les moins de 15 ans ne représentaient que 16,2 %.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

L'église et l'enclos paroissial avec son mur de clôture, le calvaire et l'ossuaire ont été classés Monuments historiques[46] par arrêté du 20 janvier 1983. Le cimetière de l'enclos paroissial a été transféré à l'extérieur du bourg en 1960.

    • La chapelle Sainte-Anne est située dans l'enceinte du manoir de Pratulo.
    • la chapelle Notre-Dame du Mur date du XVIIe siècle; à plan rectangulaire terminé par un chevet à trois pans, elle a un petit clocher à dôme et lanternon. Son mobilier intérieur est en assez mauvais état. La sacristie date de 1749[47].
    • des chapelles ont disparu : la chapelle Saint-Roc'h, détruite vers 1930, dominait la vallée de l'Hyère face au hameau du Moulin-du-Roi ; la chapelle Saint-Candide (honorant en fait saint Languis, confondu localement avec saint Candide[Lequel ?]).
    • d'autres croix et calvaires existent sur le territoire communal comme le calvaire de Botaval[44], daté de 160, mais mutilé.
  • Monuments civils :
La motte féodale de La Roche
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.
  • La maison éclusière de Pont-Triffen a été transformée en "Centre d'interprétation du canal" et propose une exposition sur la partie finistérienne du canal de Nantes à Brest[51].

Usine de méthanisation[modifier | modifier le code]

Le 27 juillet 2011 est annoncé un projet d'usine de méthanisation d'une puissance de 2 MW, la plus importante en France[52] .

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gilles de Kerampuil (voir plus haut).
  • Émile Gaocolou, né le 1er mars 1924 à Cléden-Poher (29), décédé le 10 mars 1945 au camp de concentration de Mauthausen (source JO 248-24 octobre 1993).
  • Joseph Le Bris, né le 24 mars 1907 à Cléden-Poher, a été déporté en 1944 à Erfurt, libéré en mai 1945.
  • Michel Polnareff le chanteur dont l'arrière-grand-père maternel , Jean Guillaume Jourdren, est né à Cléden-Poher en 1832[53].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Tout sur la commune », sur www.annuaire-mairie.fr (consulté le 10 décembre 2010)
  2. « Sur la route des calvaires bretons », sur www.zizitop.net (consulté le 10 décembre 2010)
  3. a et b http://a-pratulo.com/historique/
  4. a et b (fr) « Cléden-Poher », sur www.infobretagne.com (consulté le 8 décembre 2010)
  5. Bulletin de la Société archéologique du Finistère, Société archéologique du Finistère, année 1895, consultable
  6. Testament de Messire Gilles de Kerampuil, sieur du Bigodou (près de Morlaix), chanoine de Kerahès, daté du 24 septembre 1578, cité par la Comtesse du Laz dans "Généalogie de la maison de Saisy de Kerampuil, suivie de pièces justificatives et complémentaires", 1896, consultable
  7. Dom Hyacinthe MORICE, « Mémoire pour servir de preuves »(9 mars 1591), Preuves, Tome 3
  8. Bulletin du Centre généalogique et Historique du Poher, Kahier ar Poher ("Cahiers du Poher") no 21, juin 2008, consultable http://callac.joseph.lohou.fr/poherligue.html
  9. Chanoine Jean Moreau, "Histoire de ce qui s'est passé en Bretagne durant les guerres de la Ligue en Bretagne", consultablehttp://books.google.fr/books?id=5bsaAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=Landeleau+histoire&source=bl&ots=BihIjQA9DA&sig=AWIpHydgqFXFNb0bTm50wTbz4CY&hl=fr&ei=bb-RTK6fF9jPjAf6tvSbBQ&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=4&ved=0CB0Q6AEwAziEAg#v=onepage&q=Landeleau&f=false
  10. R.P.G. Le Roux, "Recueil des vertus et des miracles du R. P. Julien Maunoir", L. Prud'homme, 1848, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5624088k/f274.image.pagination.r=Cl%C3%A9den-Poher.langFR
  11. Cette information est issue du document Liste des exceptés de l’amnistie de 1676 en Bretagne, disponible sur Wikisource.
  12. Marteville et Varin, continuateurs, commentateurs et critiques d'Ogée, 1843
  13. Cité par http://marikavel.com/bretagne/cleden-poher/accueil.htm
  14. Journal L'Ouest-Éclair n° du 10 mai 1900, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k638886n/f3.image.r=motreff?rk=686698;4
  15. Journal Le Temps no 14473 du 25 janvier 1901
  16. Journal Le Radical no 46 du 15 février 1901, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7622873p/f3.image.r=Tr%C3%A9gourez.langFR
  17. La Presse" no 3758 du 13 septembre 1902,
  18. Bulletin des congrégations du 12/10/1902
  19. Bulletin des congrégations du 23/11/1902
  20. L'Humanité" no 1284 du 23 octobre 1907
  21. Yves Guével, né le à Cléden-Poher, soldat au 77e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Craonne (Aisne)
  22. Fernand Jegou du Laz, né le à Cléden-Poher, chasseur au 18e bataillon de chasseurs à pied, tué à l'ennemi le à Vienne-le-Château (Marne)
  23. Pierre Le Moal, né le à Cléden-Poher, soldat au 25e régiment d'infanterie, mort des suites de ses blessures le à Bevaux-Beaulieu (Meuse)
  24. Adolphe Jégou du Laz, né le au château de Pratulo en Cléden-Poher, lieutenant au 163e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Flirey (Meurthe-et-Moselle)
  25. Jean Le Guern, né le à Cléden-Poher, caporal au 248e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Prosnes (Marne)
  26. a et b http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=27291
  27. http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/spip.php?article153387
  28. http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/deportation/29/p6-list-g.htm
  29. Éric Rondel, La Bretagne bombardée, 1940-1944, éditions Ouest et Cie, (ISBN 9-782364-28007-6)
  30. Photo du pardon de Cléden-Poher dans les années 1950
  31. Rolland Héliou, né le à Cléden-Poher, décédé le à Cléden-Poher
  32. Joseph François Bonabe Jégou du Laz, né le au château de Trégarantec en Mellionnec (Côtes-du-Nord), décédé le au château de Pratulo en Cléden-Poher
  33. Jean-Marie Héliou, né le 4 messidor an IV () à Cléden-Poher, marié le à Poullaouen avec Marie Marguerite Le Doucen
  34. Corentin Hervé Le Léap, né le à Châteauneuf-du-Faou
  35. Rolland Héliou, né le à Cléden-Poher
  36. Adolphe Marie Joseph Jégou du Laz, né le à Kerladien en Plonévez-du-Faou, décédé le à Pratulo en Cléden-Poher
  37. Alain Adolphe Marie Jégou du Laz, né le à Cléden-Poher, décédé le à Vannes (Morbihan)
  38. Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", 1780
  39. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  40. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  41. « Évolution et structure de la population en 2007 », sur www.recensement.insee.fr (consulté le 12 décembre 2010)
  42. « patrimoine religieux », sur marikavel.com (consulté le 12 décembre 2010)
  43. http://www.issy.com/index.php/fr/la_ville/histoire_et_patrimoine/patrimoine_de_la_ville/seminaire_de_saint_sulpice
  44. a et b « Commune de Cléden-Poher », sur www.croix-finistere.com (consulté le 12 décembre 2010)
  45. « calvaire », sur fr.topic-topos.com (consulté le 12 décembre 2010)
  46. « Eglise Notre-Dame de l'Assomption », sur www.annuaire-mairie.fr (consulté le 12 décembre 2010)
  47. « Chapelle Notre Dame du Mur », sur fr.topic-topos.com (consulté le 12 décembre 2010)
  48. « Motte féodale à Cleden-Poher », sur fr.topic-topos.com (consulté le 12 décembre 2010)
  49. « le château de Pratulo », sur patrimoine.region-bretagne.fr (consulté le 12 décembre 2010)
  50. « Le manoir de Langantec », sur fr.topic-topos.com (consulté le 12 décembre 2010)
  51. « Maisons éclusières - Lennon, Saint Hernin et Cleden Poher (29) », sur www.centre-ouest-bretagne.org (consulté le 12 décembre 2010)
  52. Méthanisation : construction d'une unité de 2 MW, Le Moniteur du 19 juillet 2011
  53. Gilbert Cariou, « " Mi-Celte " Polnareff : ses racines bretonnes », Le Lien ( revue du Centre Généalogique du Finistère,‎ mars 2017 ( n° 141 )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Chanoine Jean-Marie Abgrall, "L'église de Cléden-Poher" (B.S.A.F. 1895). Inventaire Général Bretagne : Canton de Carhaix-Plouguer (1969).
  • François Moal, "À la découverte de Cléden-Poher", 40 pages, 2001, Keltia Graphics editions, Spézet
  • Roger Garrec, "Cleden-Poher et Kergloff sous la Révolution", 380 pages, 1993, Carhaix
  • Jean-Michel Parlier, "La campagne bretonne et le remembrement... L'exemple de Cléden-Poher", 28 pages, 1974, Mairie de Cléden-Poher

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]