Kerien

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Kerien
Kerien
L'église Saint-Pierre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Canton Callac
Intercommunalité Guingamp Paimpol Armor Argoat Agglomération
Maire
Mandat
Claude Salomon
2014-2020
Code postal 22480
Code commune 22088
Démographie
Population
municipale
262 hab. (2016 en diminution de 5,07 % par rapport à 2011)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 23′ 27″ nord, 3° 12′ 39″ ouest
Altitude 285 m
Min. 223 m
Max. 307 m
Superficie 21,88 km2
Localisation

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Kerien [kɛʁjɛ̃] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Le nom de la commune en breton est Kerien-Boulvriag.

Géographie[modifier | modifier le code]

Kerien est située à 8 km au sud de Bourbriac (chef-lieu du canton). Les communes les plus proches sont Kerpert, Lanrivain, Maël-Pestivien, Magoar.

La paroisse fait partie du territoire breton traditionnel du pays Fañch.

Entre Bourbriac et Kerien, on peut trouver le col de Roc'h C'hlas Vihan culminant à 300 mètres d'altitude sur la route de Bourbriac par la D 8 ; le col fait environ 4,5 km de long et environ 2,5 % de moyenne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

L'occupation humaine est attestée dès le Néolithique comme en témoignent les très nombreux menhirs qui ont été érigés sur le territoire de la commune : alignement de Kersaliou, menhir et dolmen de Creac'h-an-Archant, menhir de Cosquer Jehan, menhir de Crech Quenez Bras, menhir de Kerligan, menhir de Kerohou Vraz, menhir de Magourou.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Karian vers 1330[1], parrochia de Querien en Quintin en 1407, trefve Querien en 1535 et en 1536, Querrien en 1543[2].

Kérien signifie littéralement « ville froide » ; mais on croit que ce mot est une corruption de Ker Jan, qui veut dire ville, « lieu de Jean »[2],[1].

La paroisse de Kérien, ou mieux Ker-Jan devrait son nom à la petite chapelle Saint-Jean, beaucoup plus ancienne que le bourg, si on s'en rapporte à la tradition[2].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Mission interalliée ALOES parachutée à Kerien le 04 aout 1944, composée du Colonel Eon alias Signe, Colonel Dewavrin alias Passy, Colonel Dupérier alias Resultante, Lieutenant Mansion, Colonel Stevens, Diener, radio Henri Durand, Jed Daniel, SAS Cary-Elwes, Cpl Erik Mills, radio Delplanque, Georges Lalisse, Maurice Schumann (n'a pas sauté, car il a eu peur). Type d'operation: coordonner les actions de résistance en Bretagne, reception Jedburgh Frederick[3],[4]. L'État-Major FFI des Côtes-du-Nord de Marceau (Yves Le Hégarat) secondé par Louis le Meur (commandant Roland) est déjà sur place, ayant libéré la zone avant l'arrivée des GI's. Le 6 aout, le commandant Roland aidé par une vingtaine d'hommes, sous les ordres du Colonel Passy, mirent en deroute 200 allemands.4 resistants sont morts au cours du combat: Yves Le Roux, Alexandre Le Moal, Gustave Gorregues, Jean-Marie Lavenan (plaque) [5],[6]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 2001 Robert Georgelin    
mars 2001 2008 Robert Savean    
mars 2008 En cours Claude Salomon DVD Agent d'entretien retraité
Les données manquantes sont à compléter..

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8].

En 2016, la commune comptait 262 habitants[Note 1], en diminution de 5,07 % par rapport à 2011 (Côtes-d'Armor : +0,77 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
751564803746837972868903965
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
996918962940965948956978953
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9431 0181 0211 023930911832690630
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
566499453342287218262268274
2016 - - - - - - - -
262--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre (porche, roue à carillons ).
  • Chapelle et fontaine Saint-Jean du Pénity.
  • Menhirs de "Cosquer Jehan" et de "Saint Norgant" .
  • Motte féodale de "Cosquer Jehan".
  • Calvaire de Kerligan du XVIe siècle (belle croix avec des sculptures, Christ en croix, Vierge de Pitié sur un piédestal de pierre grise) .
  • Étang du Blavet (Natura 2000).
  • Nombreux blocs erratiques ("chaos granitiques").

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

François Le Mouël, né à Kérien, le 26 janvier 1927.

Photos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, Editions Jean-paul Gisserot (ISBN 2877474828, lire en ligne), p. 75 et 100
  2. a b et c infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Kérien » (consulté le 10 février 2017)
  3. « infiltrations »
  4. « plaque »
  5. Archives Service Historique de la Défense de Vincennes, cote GR 16P 360965, et GR 8Ye 103857.
  6. « morts au combat »
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Compléments[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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