Penmarch

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Penmarch
Penmarc'h
Pointe de Penmarch.
Pointe de Penmarch.
Blason de PenmarchPenmarc'h
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Guilvinec
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Bigouden Sud
Maire
Mandat
Raynald Tanter
2014-2020
Code postal 29760
Code commune 29158
Démographie
Gentilé Penmarchais
Population
municipale
5 532 hab. (2012)
Densité 338 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 48′ 46″ N 4° 20′ 12″ O / 47.8127777778, -4.3366666666747° 48′ 46″ Nord 4° 20′ 12″ Ouest / 47.8127777778, -4.33666666667
Altitude Min. -1 m – Max. 23 m
Superficie 16,39 km2
Localisation

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Site web penmarch.fr

Penmarch [pɛ̃max] (nommée également Penmarc'h, et anciennement Tréoultré) est une commune française du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Penmarc'h, commune la plus au sud-ouest du Pays Bigouden, à l'extrémité sud de la Baie d'Audierne (Bretagne) est la plus peuplée du canton du Guilvinec, avec une population de 5 889 habitants en 1999, (21 813 pour l'ensemble du canton) ; la commune comprend aussi les hameaux portuaires de Saint-Guénolé, Saint-Pierre et Kérity.

Article détaillé : Saint-Guénolé (Penmarc'h).
Article détaillé : Saint-Pierre (Penmarc'h).
Article détaillé : Kérity (Penmarc'h).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Limité au sud et à l'ouest par l'Océan Atlantique, Penmarch n'a que deux communes limitrophes :

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La presqu'île de Conq.

Le territoire de la commune est particulièrement plat et d'une très faible altitude, souvent inférieure à 5 mètres. On y trouve de nombreux marais lagunaires (lochs) dont certains ont été drainés et comblés, en particulier à Saint-Guénolé, afin de gagner de l'espace pour l'habitat ou l'installation de locaux artisanaux.

Serge Duigou décrit ainsi le relief et la répartition de l'habitat : « La presqu'île de Penmarc'h, pointe avancée de la presqu'île du Cap Caval (...) est formée de plusieurs isolats. Les trois principaux pôles d'habitation Tréoultré [le bourg de Penmarch], Kérity - Saint-Pierre et Saint-Guénolé sont séparés, isolés les uns des autres, par des zones humides, marais ou vasières, le Ster au sud, la Joie à l'ouest, Lescors au nord (...) reliés par deux ponts, le pont de Kéréon entre Tréoultré et Saint-Guénolé et le pont Ninon entre Tréoultré et Kérity »[1]. On a pu parler d'un "archipel terrestre".

Per Jakez Helias décrit ainsi, dans le conte La rivière de Kido, de manière imagée, les conséquences de l'envasement et de l'ensablement progressif de la région :

« Le pays de Penmarc'h, en ce temps-là, était un archipel d'îles basses entre lesquelles on circulait par des canaux. Tout au long de la Baie d'Audierne, il y avait des ports ouverts. Et c'est par la route de mer que les pèlerins arrivaient de toute part au grand pardon de Languidou. Ils venaient même de pays étrangers tant était grande la réputation du seigneur saint Kido[2], qui protégeait les hommes et les biens sur l'eau salée. (...) Et puis il vint un temps où la mer attrapa mal au ventre, on ne sait pourquoi, ni comment. (...) À force de convulsions, elle dérouta ses courants, elle bannit ses poissons au large, elle encombra ses canaux de sa vase, elle finit par dégorger; sur ses bords, les galets qui lui faisaient mal. (...) La baie de Kido se trouva polie d'un cordon de galets polis et se dessécha derrière ce mur. La rivière devint un étang et les cloches de Languidou sonnèrent le glas du grand pardon. Pendant plusieurs années encore, des navires d'outre-mer, chargés de pèlerins, se présentèrent devant la Baie d'Audierne, cherchant l'entrée de la rivière de Kido. Mais ils avaient beau croiser de Pors-Karn à Pors-Poulhan, il n'y avait plus d'entrée[3] »

Carte de la Pointe de Penmarch (entre 1771 et 1785)

De nombreux îlots ou écueils de dimensions très variables ponctuent toute la côte de Penmarch : les plus importants sont les Étocs au sud de Kérity, l'île Saint-Nonna à l'ouest de Saint-Pierre.

Le tracé de la côte évolue de manière importante au fil du temps. Un rapport publié en 1913, basé sur les relevés effectués par un ingénieur hydrographe, La Porte, entre 1901 et 1912 et comparés avec ceux effectués par Beautemps-Beaupré entre 1818 et 1821, écrit : « La Pointe de Penmarc'h, entre Saint-Guénolé et Kerity, sur une longueur de 3 500 mètres, a partout reculé ; le recul atteint parfois plus de 60 mètres ; la moyenne est de 35 mètres pour 86 ans, soit 40 mètres par siècle. De Penmarc'h à Loctudy, le recul est moins prononcé. Il prédomine et atteint une quarantaine de mètres à la pointe de Saint-Oual »[4].

Le port de Saint-Guénolé qui présente une passe ouverte plein ouest réputée dangereuse par gros temps, est protégé par deux presqu'îles granitiques : Krugen au sud, Conq au nord-ouest. Krugen est reliée à la côte par un isthme sableux. Conq est reliée à la côte par une digue artificielle, elle-même protégée par des blocs de béton qui permettent de mieux briser le déferlement de la houle.

Les Étocs vus de la plage du Stêr Poulguen

La côte rocheuse granitique, (dite « côte sauvage » à Saint-Guénolé), est entrecoupée de plusieurs plages :

  • au nord, la plage de Pors-Carn qui se prolonge jusqu'à la pointe de la Torche (commune de Plomeur) ;
  • à l'ouest, la plage de La Joie ;
  • au sud, la plage du Steir qui commence à Kérity et se prolonge jusqu'au Guilvinec.

Devant Penmarc'h, le plateau granitique submergé sert de socle aux "Roches de Penmarc'h"[5], une trentaine de rochers, jamais recouverts par la mer, dont les plus hauts atteignant de 10 à 12 mètres de hauteur, sont les Étocs[6].

En raison de la configuration du territoire et des vents forts qui y soufflent tout au long de l'année, la végétation est rase sur la commune ; les arbres de quelque importance qui y grandissent adoptent souvent une forme « en drapeau » avant d'être un jour ou l'autre abattus par une tempête.

Henry Reverdy a décrit ainsi Penmarc'h en 1903 :

« Dans les brumes de l'Atlantique, une terre plate, faisant à peine saillie au-dessus du flot, effilochée pour ainsi dire par la tempête. Tout autour de cette pointe avancée, une meute hurlante d'écueils : les Étocs, Poul-Bras, Villers-Bras, Nona, Bassé-Névés, Feloir. Sur ces brisants le flot déferle avec un bruit incessant que domine, à intervalles réguliers, le cri étrange, l'espèce de respiration monstrueuse de l'Anse de la Torche. (...) Sur la terre râpée par la fougue des vents, point d'arbres ; à peine quelques champs de pommes de terre et de vagues pâtures, où l'eau reste stagnante. La végétation est remplacée par une étrange poussée de granite : des clochers, des tours, des ruines. Dans la commune, il y a six églises : Saint-Nonna, Sainte-Thumette, Saint-Pierre, Notre-Dame-de-la-Joie, Saint-Fiacre, Saint-Guénolé ; de nombreuses maisons-fortes du XVe siècle ; deux anciens phares déclassés et le phare le plus puissant de France : Eckmühl[7]. »

Charles Géniaux a écrit pour sa part : « La presqu'île de Penmarch, c'est une terre posée comme un radeau trop chargé sur la mer, et, depuis les saints jusqu'aux ivrognes, tous ses habitants doivent être marins afin d'avoir le droit d'y vivre »[8].

Tempêtes et raz-de-marées[modifier | modifier le code]

La situation péninsulaire et la platitude de la commune expliquent qu'elle soit très exposée aux tempêtes (celles du et du par exemple sont restées célèbres) et aux submersions marines lors des marées à fort coefficient avec fort vent de sud-ouest[9], dénommées parfois à tort raz-de-marées, particulièrement à Saint-Guénolé et à Saint-Pierre, comme celle du [10], ou encore celles de 1899, 1900, 1904 et 1924[11]. Par exemple le , un ouragan emporta, au bourg de Penmarch, le toit de l'église Saint-Nonna.

Jacques Cambry a décrit en 1793 une tempête à Penmarch[12] :

« J'avais attendu le moment d'une tempête pour me rendre à Penmarc'h (...). La mer était dans un tel état de fureur que les habitants du pays, accoutumés à ce spectacle, arrêtaient leurs travaux pour la contempler. (...) D'épais nuages de vapeurs roulent en tourbillons : le ciel et la mer se confondent. Vous n'apercevez dans un sombre brouillard que d'énormes globes d'écume ; ils se lèvent, se brisent, bondissent dans les airs avec un bruit épouvantable ; on croit sentir trembler la terre. (...) Les flots amoncelés menacent de tout engloutir. »

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Le journal La Dépêche de Brest décrit ainsi le raz-de-marée de 1904 : « Le raz de marée a causé surtout des dégâts à Saint-Guénolé (...). La mer a en effet tout submergé, les maisons et les champs, sur une étendue de plusieurs kilomètres. Les usines ont été ravagées. Les maisons ont eu leurs portes et fenêtres brisées, ont été envahies par la mer. Les barques de pêche ont été transportées sur les routes, lesquelles transformées en torrents sont complètement défoncées. (...). Toutes les récoltes en terre sont perdues et plusieurs hectares de terres cultivables ne pourront être utilisées avant quatre ans à cause des éléments salins qui y ont été déposés ».

  • La tempête du 5 février 2014 à Saint-Guénolé :

Marcel Proust a décrit la violence de la tempête à Penmarch en 1895 dans son roman Jean Santeuil :

« Et ce fut par un beau soleil attachés ensemble pour offrir quelque résistance au vent, ils montèrent la rue, puis le chemin qui monte vers les rochers, d'où lon peut voir la mer. La violence de tout devenait de plus en plus incroyable. On ne distinguait pas au passage ce qui vous croisait en volant, tant cela volait vite. Sans voir la mer, et à une lieue d'elle on recevait des paquets d'eau dans la figure. Il commençait à pleuvoir et on ne recevait pas de pluie qui au lieu de tomber était emportée par le vent. Ils arrivèrent en haut de l'éminence, quand, tout à coup, ils entrèrent dans le royaume du vent dont ces collines défendaient l'entrée, et ils durent y entrer malgré eux à genoux, car sa force n'avait pas encore été éprouvée et à laquelle ils ne s'attendaient pas, les souleva de terre et les jeta quelque spas plus loin, prosternés, accrochés des pieds et des mains au sol pour s'y retenir, n'osant pas relever la tête pour ne pas être étouffés. »

— Marcel Proust, Jean Santeuil[13]

Le risque de submersion marine reste important de nos jours : selon une estimation datant de 2015, 1 500 personnes à Penmarc'h habitent dans une zone « à risque important d'inondation (...) vulnérables à une situation de submersion marine »[14]. Le plan de prévention des risques naturels prévisibles relatif au phénomène inondation par submersion marine (PPRSM) de Penmarch a été approuvé par arrêté préfectoral du , modifié le [15].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare de Saint-Guénolé-Penmarc'h (train birinik, photo datant d'avant 1930)
Le tracé de la ligne du train birinik

Penmarch fut desservie par une voie ferrée des Chemins de fer départementaux du Finistère allant, en prolongement de la ligne Quimper-Pont-l'Abbé, de Pont-l'Abbé à Saint-Guénolé, des gares intermédiaires existant à Plobannalec, Treffiagat, Guilvinec, au bourg de Penmarch et à Kérity. La ligne est déclarée d'utilité publique en 1899[16], inaugurée le  ; longue de 18,7 km, elle partait de Pont-l'Abbé et allait jusqu'à Saint-Guénolé, desservant au passage Plobannalec-Lesconil, Treffiagat, Le Guilvinec, Penmarch et Kérity. La ligne était exploitée par la compagnie des Chemins de fer départementaux du Finistère. Environ 50 minutes étaient nécessaires pour parcourir la totalité du trajet à la moyenne de 20 kilomètres par heure[17]. Après une fermeture temporaire entre 1938 et 1941, le "train Birinik" reprit du service, intégré alors au Réseau breton, et la voie ferrée fut même mise à écartement normal en 1947 pour éviter les transbordements en gare de Pont-l'Abbé, exploitée désormais par les SE pour le seul service des marchandises du au , ce qui n'évita pas la fermeture de cette ligne transbigoudène le [18].

Penmarch est desservi par la route départementale 785, ancienne Route nationale 785 allant de Pleyber-Christ à la Pointe de Penmarc'h, désormais déclassée, ainsi que par la RD 53 allant de Loctudy à Saint-Guénolé en passant aussi par le bourg de Penmarch. L'itinéraire touristique "Route du vent solaire"[19] va de la Pointe du Raz à Saint-Pierre (Penmarc'h) en longeant la Baie d'Audierne.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune est composée de quatre principaux villages :

  • Penmarch-Bourg, connu autrefois sous le nom de Tréoultré ;
  • Saint-Guénolé (port de pêche principal) ;
  • Kerity (ancien port de pêche aujourd'hui orienté vers l'accueil de la plaisance) ;
  • Saint Pierre (port pour les très petites unités).

Logement[modifier | modifier le code]

La commune de Penmarch compte près de 1 500 résidences secondaires, ce qui représente plus de 30 % des logements, un taux supérieur à la moyenne nationale ou départementale, mais proche de ceux retrouvés dans les communes similaires à Penmarch.

L'habitat est principalement constitué de maisons individuelles, avec un taux de propriétaires de 82 %[20].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Penmarc'h est un composé du breton penn, tête et marc'h, cheval, d'où sa signification de « tête de cheval »[21]. Ce nom pourrait faire référence à la forme de sa côte. Autrefois, l'ensemble du pays Bigouden était nommé Cap Caval[réf. nécessaire] ou Tête de Cheval, cap étant issu du provençal cap, tête lui-même issu du latin caput. Cet usage est attesté pour la première fois en français en 1529, chez Jean Parmentier dans son Journal du voyage. De 1793 à 1801, le nom officiel de la commune s'est orthographié Peunmarch[22].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Deux tumuli, aujourd'hui presque entièrement disparus se trouvaient à Rosmeur, près de la plage de Pors-Carn. Ils furent fouillés par Armand René du Châtellier en 1861[23], puis par son fils Paul du Chatellier en 1878 : le plus grand culminait alors à 6 mètres pour un diamètre variant de 33 à 40 mètres, le plus petit, fortement écrêté, n'avait plus qu' 1,4 mètre de haut pour 30 mètres de diamètre[24]. Ils furent à nouveau fouillés en 1921. Le plus grand tumulus « abritait deux sépultures mégalithiques côte à côte (...) dans un cairn de pierrailles de l’ordre de 20 m x 10 m »[25]. De nos jours, il n'en subsiste pas grand-chose : le petit tumulus, désormais situé dans le parc d'une villa dénommée "Ker Tumulus Rosmeur" se devine à peine ; du plus grand tumulus, il ne subsiste qu'un bout d'allée couverte situé dans un jardin privé[26]. Paul du Chatellier fouilla aussi le tumulus de la Pointe de La Torche, situé dans la commune voisine de Plomeur.

Plusieurs autres mégalithes existant à Penmarc'h ont été détruits : un grand dolmen se trouvait à Penanguer, près de Kerity ; un menhir de 2,3 mètres de haut à proximité de la chapelle Notre-Dame-de-la-Joie, et, non loin de là, un alignement de trois ou quatre rangées de menhirs, démolis vers 1850[27] ; un menhir de 8 mètres de haut se trouvait à Kerscaven ; un cromlech entourait le moulin à vent de La Madeleine et un tumulus se trouvait à proximité ; etc.. Entre 1919 et 1922, Bénard Le Pontois organisa des campagnes de fouilles à Penmarc'h, aboutissant à la découverte du menhir couché de Kervédal à proximité duquel se trouvait un cromlech)[28], de la défense mégalithique de Porz-Tibor, des monuments de Feunteunigou et de Poulguen-Bihan[29]. Le tumulus du Poulguen a été classé monument historique par arrêté du . Il contient un dolmen en "T" avec deux chambres perpendiculaires au couloir d'entrée, les dalles verticales portant ds cupules et des gravures ressemblant à des boucliers[30].

C'est pour abriter le résultat de ces fouilles que fut créé en 1924 à Penmarch le Musée de la Préhistoire finistérienne.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1308-1309, des barques de Saint-Guénolé sont mentionnées cinq fois à Bordeaux, quatre fois à Libourne. En 1395, on recense 116 foyers de pêcheurs à Tréoultré[1]. En 1403, Guillaume de Wilford, écuyer anglais, à la tête d'une escadre montée par six mille hommes, avait capturé entre Penmarc'h et Douarnenez une quarantaine de navires marchands venant de La Rochelle. Il débarqua à Kérity qu'il saccagea. Un siècle, plus tard, en 1513, les Anglais opérant une nouvelle descente au port de Penmarc'h, pillent et massacrent la population[29].

Vers 1400, Jean-Baptiste Ogée indique l'existence de 5 manoirs à Penmarch : Pratanroux[31], Coëtcanton, de Pratauron, de Keraulan et de Kercaradec.

Les sécheries de poisson[modifier | modifier le code]

Carvelle en bas-relief (église Saint-Nonna).

Penmarc'h était aux XIVe et XVe siècles une des villes les plus prospères de Bretagne et sa population avoisinait alors les 10 000 âmes. C'est qu'à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Penmarc'h, on trouvait à une certaine époque de l'année un banc considérable de morues dont la pêche était fort lucrative. « Les [sécheries de poisson] les plus importantes [de Basse-Bretagne] étaient celles du Cap-Caval où l'on préparait le "merlu de Penmarck". Elles firent la richesse de cette ville, grand port de commerce jusqu'au XVIe siècle. (...) Après les merlus, on séchait aussi les congres, les juliennes et les maquereaux. (...) Les sécheries du Cap-Caval appartenaient à la puissante baronnie du Pont et au marquisat de Pont-Croix. (...) Un mémoire de 1709, basé sur un aveu de Pierre du Pont du et un autre aveu d'Hélène de Rohan[32] du établit que "les seigneurs du Pont étaient inféodés de temps immémorial envers le Roi du droit de pêcherie, sécherie et vaccantage (?) dans les paroisses de Loctudi, Plonivel, Tréffiagat, Tréoultré et Combrit" . (...) Les sécheries de poisson de Basse-Bretagne, et celles des merlus de Penmarck particulièrement) perdirent leur importance lorsque commença la pêche en Islande et à Terre-Neuve »[33].

Un ensemble de ports prospères[modifier | modifier le code]

Par ailleurs la ville faisait commerce de chanvre, de toile, de bestiaux et de grains avec les ports espagnols de la Galice et des Asturies. La ville était tellement tournée vers le commerce maritime que les terres environnantes étaient laissées en friche et que l'autorité dut intervenir pour en exiger la culture[34].

Jusqu'au milieu du XVe siècle, les marins de Penmarc'h pratiquent un cabotage qui les mène jusqu'en Normandie et en Angleterre, et jusqu'à la frontière espagnole. Grâce à la fin de la Guerre de Cent Ans, Penmarc'h est entre 1450 et 1560 un des tous premiers ports européens, fréquentant Nantes, La Rochelle, Bordeaux, Libourne, et les ports de Flandre et de Zélande (Arnemuiden et Walcheren principalement). Les navires penmarchais fréquentent aussi les ports picards, anglais, gallois et même irlandais. À partir du début du XVIe siècle, ils vont même jusqu'à Lisbonne, San Lucar (avant-port de Cadix) et Séville[35].

En 1482-1483, le registre de la "comptablie", qui perçoit les taxes à l'entrée du port de Bordeaux enregistre 27 navires venant de Penmarch[36].

Henry Reverdy décrit ainsi l'ancienne prospérité de Penmarc'h :

« Autrefois, Penmarc'h fut une ville qui s'étendait de Kérity à Saint-Guénolé. (...) Un port avec une longue jetée s'étendait à presque un quart de lieue en mer jusqu'au Rocher de la Chaise. Les ducs de Bretagne avaient une pêcherie à Poul-Bras. Les sentiers portent encore le nom des rues qu'ils ont remplacées : "Grand'rue", "rue des Marchands", "rue des Argentiers". La richesse était telle qu'on tapissait d'étoffes de soie les murailles au jour des processions. Les habitants de Penmarc'h étaient déjà dans ces temps éloignés d'intrépides et hardis marins. À 30 lieues dans l'ouest de la Pointe, ils trouvèrent un banc considérable de morues. La présence de la "viande de carême" attira les armateurs. Des artisans de toute espèce vinrent à leur suite ; la ville se forma et s'accrût rapidement. À la pêche s'ajouta aux XIVe siècle et XVe siècle le commerce des grains, des bestiaux, ds toiles avec les ports d'Espagne. Sous Henri II, Penmarc'h pouvait armer 2 500 arquebusiers. La décadence vint. Un raz-de-marée submergea le port. (...) La morue s'éloigna des côtes[7] »

De plus Penmarc'h fut la cible d'attaques répétées de la part de la marine anglaise. Ils pillèrent la cité portuaire à deux reprises : une première fois en l'an 1403 et une seconde fois le siècle suivant en l'an 1514. Lors de l'attaque de 1403, la flotte anglaise était conduite par Guillaume de Wilford qui avait 6 000 hommes sous ses ordres.

René de Rieux, dit Sourdéac, qui fut gouverneur de Brest et marquis d'Ouessant à la fin du XVIe siècle décrit ainsi la prospérité de Penmarc'h à la fin du Moyen Âge :

« Il y avait dans le bourg de Penmarc (que j'estime l'un des plus grands de France) fort grande quantité de petits bourgs, chacun de Soixante à quatre-vingt maisons, lesquelles ne sont distantes les unes des autres que de la portée de l'arquebusade, et diriez que c'est un archipelage terrestre de voir cette grande étendue de maisons séparées par cantons, et auparavant que la rage de Fontenelle les ont ruinés, c'estoit le plus riche bourg de Bretagne, et que les Penmarquéens avoient plus de cinq cents navires à eux[37]. »

L'importance des activités textiles et tinctoriales[modifier | modifier le code]

L'"immense richesse" de Penmarc'h au Moyen Âge a été contestée par certains historiens qui fondaient leur analyse sur les taxes prélevées sur le commerce des poissons. Mais les plus grands bénéfices provenaient probablement du commerce des plantes tinctoriales comme le pastel et la garance, du travail du lin et du chanvre. Les documents écrits manquent pour pouvoir l'affirmer avec certitude, mais l'étude de la toponymie locale de Penmarc'h, de Plomeur et des communes avoisinantes menée par Robert Gouzien dans son livre Le Pays Bigouden, un pays de cocagne ? montre de nombreux noms de lieux leur faisant référence, en langue bretonne bien sûr ; par exemple des lieux-dits comme Lestembec'h ("La cuve des tas [de pastel]"), Poulelest ("La mare à la cuve"), Poull Kog ("La mare où l'on fait macérer les coques ou cocagnes"), Rulenn ("L'étang de la teinture rouge"), Poul Glaz ("La mare bleue"), Lagad Glas ("La mare où l'on rouissait le lin"), Keregard Glas (La ferme où l'on cardait le lin"), etc.. La maison en ruine dite "Four de Saint-Trémeur" (en Le Guilvinec) est un kanndi ; l'auge de Saint-Vio en Tréguennec servait à blanchir le chanvre ; la fontaine Saint-Côme, près de la chapelle de Langougou en Plomeur, possède plusieurs bassins de rinçage qui servaient pour le lin et le chanvre et la fontaine de Poulguen (en Penmarc'h) possède encore une esplanade pavée de grandes dalles de granite et est entourée d'un muret de pierre qui est un ancien repamoir servant de lieu de dépôt des écheveaux après leur rinçage. Le pont, fait d'une ancienne dalle funéraire, situé sur le ruisseau devant la fontaine de Saint-Vio est aussi un ancien repamoir (dalle permettant de faire reposer les écheveaux pour les faire sécher après leur rinçage) . Vu l'importance de la flotte de Penmarc'h du XIVe siècle au XVIIe siècle, la production de cordes, alors en chanvre, était nécessairement importante dans la région, ce qu'illustre le lieu-dit Valordi (situé près de la Pointe de la Torche en Plomeur) qui signifie en breton "maladrerie", "léproserie", or les lépreux s'adonnaient traditionnellement à la fabrication des cordages. (...) « La chapelle de la Madeleine, aujourd'hui en Penmarc'h, située à proximité, leur est manifestement destinée. En effet les toponymes "La Madeleine" sont synonymes des noms de lieux "La Maladrerie" et sainte Madeleine est la patronne des cordiers ». La disposition des différents bassins et de la rigole de trop-plein de la fontaine de la Madeleine indique qu'il s'agissait d'une fontaine de rinçage de torons à cordes[38].

Dans l'église paroissiale Saint-Nonna, le bénitier de la famille Le Coguen, offert lors du baptême d'Urbane Le Coguen le , est orné d'un blason présentant des cupules de glands, ce qui illustre la profession de fabricant de teintures de cette famille (les cupules de glands servaient à fabriquer une teinture verte). Un autre bénitier est orné d'une inscription : Le Flaman, ce qui illustre les relations des marins de Penmarc'h avec la Flandre à cette époque. En 1483, selon Yann Brekilien, 344 navires de Penmarc'h font escale dans le seul port d'Arnemuiden, et en 1533-1534 270 bateaux, selon Serge Duigou[38].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La prospérité penmarcaise au début du XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Entre 1520 et 1539, on comptabilise chaque année en moyenne 20 escales de navires de Penmarc'h à Arnemuiden, y déchargeant vin, blé, sel et merlus des sécheries du Cap Caval (à partir de la fin du XVe siècle s'y ajoute le pastel), et chargeant des harengs pour le retour.

D'autres bateaux sont armés par "Loctudy" (en fait l'Île-Tudy car l'agglomération de Loctudy n'existe qu'à partir du XIXe siècle), Pont-l'Abbé, Bénodet (jusqu'au Premier Empire inclus, le terme de "Bénodet" désigne indistinctement les deux rives de l'embouchure de l'Odet, comprenant donc Tugdual (Sainte-Marine, Tugdual est le saint patron de Combrit-Sainte-Marine). « Quand on parle de Penmarc'h à cette époque, il s'agit en fait de l'équivalent d'un quartier maritime qui va de Léchiagat à Pors-Carn. Un maître de bateau de Treffiagat inscrit son bateau à Bordeaux comme étant de Penmarc'h »[39].

Jean Fonteneau, dit Alfonse écrit vers 1544 : « Penmarc est un grand peuple et ont force navires, les meilleurs de toute la Basse-Bretagne ». Le nombre des navires de Penmarc'h est alors estimé à environ 300 embarcations de tous tonnages. Le chanoine Moreau a écrit : « Les habitants de Penmarc'h, lors en grand nombre, se glorifiaient de leurs forces, car ils pouvaient bien fournir deux mille cinq cents arquebusiers, comme voulant faire une république à part »[40].

Les maîtres de barque penmarchais armaient des escaffes[41] (barques de faible tonnage), des carvelles (de 60 à 70 tonneaux en général) qui étaient les plus nombreuses, et des caraques (de plus de 100 tonneaux et ayant un équipage d'une vingtaine de marins. Les familles Le Boutin, Le Boucal, Le Paign, Le Parfaict, Le Taro, etc.., ont fourni de nombreux maîtres de barque, dénommés encore "marchands-mariniers". Les noms attribués les plus fréquemment à leurs bateaux sont Nonna (ou Nonne), Guénolé (ou Guynolé), Marie, Trémeur, Pierre, Magdeleine, c'est-à-dire les noms des saints patrons de la paroisse de Tréoultré et des chapelles avoisinantes[1].

Lors de sa construction entre 1508 et 1510, l'église Saint-Nonna est la plus imposante de la région, ce qui illustre bien la richesse de la localité à l'époque. Penmarc'h comptait à l'époque une vingtaine de manoirs, comme ceux de Porz-Lambert, Pors-ar-Gosker et Kerbezec.

En 1556, le roi Henri II accorde le privilège de papegaut aux arquebusiers de Penmarc'h, même si la cité était alors sous la domination seigneuriale des barons du Pont.

Un nombre d'habitants incertain à l'époque[modifier | modifier le code]

Gabriel Puig de Ritalongi affirme en 1894 que Penmarc'h comptait au début du XVIe siècle de 15 000 à 20 000 habitants, ajoutant même que certains auteurs évaluent sa population jusqu'à 40 000 habitants[42]. Émile Souvestre écrit même : « Si l'on se rapporte à la tradition du pays, Penmarc'h fut autrefois aussi considérable que Nantes ».

Selon Serge Duigou, il faut revoir des chiffres : la population de Penmarc'h aurait atteint environ 10 000 habitants vers le milieu du XVIe siècle et n'aurait plus été que de 3 000 habitants environ dans la première moitié du XVIIe siècle (estimations obtenues en multipliant par 27, la durée moyenne de vie à l'époque est de 27 ans, le nombre moyen annuel des naissances) ; la décadence se serait ensuite poursuivie : le nombre moyen annuel des baptêmes n'était plus que d'une cinquantaine vers 1630[1].

En 1783, Jean-Baptiste Ogée estime la population de Penmarc'h à 1 000 "communiants" (seules les personnes en âge de communier sont prises en compte). En 1800, Penmarc'h, qui comptait encore 10 000 habitants au XVIe siècle, n'abritait plus, dans ses ruines, que 900 personnes.

Le déclin de Penmarc'h[modifier | modifier le code]

Le déclin du port de Penmarc'h commence dès le XVIe siècle : la prospérité de la ville commença à décliner vers 1500 avec la découverte d'importants bancs de morues au large de Terre-Neuve qui profitèrent surtout aux ports de la Manche : Saint-Malo, Granville, Binic ; à partir de 1520, le merlu penmarchais « subit de plein fouet la concurrence victorieuse des pêcheries de Terre-Neuve qui livrent en quantités massives et à des prix compétitifs (...) la morue salée ou séchée ». Les Penmarchais furent aussi victimes de l'essor de la marine de commerce hollandaise[43]. Cependant la ville continua à exporter vers l'Espagne des farines et des poissons secs. À Bordeaux, en 1589-1590, les navires venus d'Audierne sont plus nombreux que ceux venus de Penmarc'h. Penmarc'h est aussi alors supplanté par l'Île-Tudy.

Camille Vallaux en a analysé ainsi les causes : « La légende a exagéré l'importance du vieux Penmarc'h et s'est souvent trompée sur les causes de sa ruine. Le territoire du Cap Caval n'a jamais eu de grosse agglomération urbaine, comme le prouve la dispersion des centres de groupement. Aucune cause physique ne peut expliquer la dévastation de ce coin terrestre. La prospérité du Cap Caval était fondée sur les pêcheurs et les sécheries de "poissons de carême", auxquelles la découverte de Terre-Neuve et surtout les guerres espagnoles du XVIe siècle ont porté un coup dont elles n'ont pas su se relever. Le commerce de Penmarc'h dérivait de la pêche et la flottille penmarchaise sur toutes les côtes de Bretagne les produits de la pêche et autres marchandises »[44].

Les destructions et massacres commis par Guy Eder de La Fontenelle[modifier | modifier le code]

Mais le coup de grâce fut porté à la cité en 1595 par le célèbre brigand Guy Éder de La Fontenelle, qui avait fait de l'îlot fortifié de l'Île Tristan situé en baie de Douarnenez son repaire. Il s'empara de la ville sans trop de difficulté, celle-ci ne possédant pas d'enceinte fortifiée, mais étant uniquement défendu par deux forts environnés de palissades et de retranchements: le fort de Kérity et l'église fortifiée de Tréoultré. Cependant il eut recours à la ruse. En effet, il se permit de rendre une visite de courtoisie, le lendemain du pardon, aux habitants de Penmarc'h, n'étant accompagné que d'une vingtaine d'hommes non armés, et joua même aux quilles avec les Penmarchais. Il gagna ainsi toute leur confiance et eut tout loisir d'inspecter leurs défenses. Pourtant les habitants auraient dû se méfier de lui en raison des nombreux méfaits et crimes qu'il avait déjà commis par le passé. Il revint quelques mois plus tard mais cette fois-ci accompagné d'une troupe bien plus nombreuse et mieux armée constituée de soldats. Après s'être emparé du fort de Kérity et de l'église fortifiée de Tréoultré, il massacra les habitants qui s'y étaient retranché avec leurs biens, s'y croyant en sûreté. « Ce fut près du grand autel qu'ils firent une horrible boucherie des habitants qui s'étaient presque tous réfugiés autour de la nef où ils avaient dressé leurs lits »[45]. Ceux qui échappèrent à la tuerie furent fait prisonnier. Il fit un riche butin, les habitants les plus fortunés ayant daigné trouver refuge à Brest, qu'il fit charger dans des navires qui prirent la direction du fort de Douarnenez[40]. Le siècle suivant fut entièrement consacré à la reconstruction de Penmarc'h.

Une tradition rebelle persistante[modifier | modifier le code]

« Dans les années de mauvaise pêche, [les pêcheurs] faisaient mille difficultés pour payer les taxes et menaçaient de jeter à l'eau les huissiers. Souvent même allaient-ils jusqu'à contester les droits de leur seigneur. À Penmarck [Penmarch] en particulier les refus de s'acquitter furent fréquents et il s'ensuivit même jusqu'à des mutineries. Un rapport de 1709 déclare que "les habitants de cette paroisse, ayant été de tout temps mutins et rebelles, refusent de payer le droit [les droits d'affermage des pêcheries et les droits seigneuriaux], bien qu'ils aient été condamnés par deux arrêts du Parlement, l'un en date du et l'autre du " »[33].

En 1551, les pêcheurs de Penmarch se révoltent contre les fermiers chargés de la perception des taxes. Le gouverneur de Bretagne Jean IV de Brosse envie Jean de Rosmadec (de Pont-Croix) combattre la sédition, mais celui-ci se retire prudemment. En janvier 1675 (quelques mois avant la Révolte du papier timbré), la révolte éclate à nouveau dans la région entre Douarnenez et Concarneau et Penmarch y prend part. On pille les maisons des fermiers et receveurs de la baronnie du Pont, on brûle et on emporte toutes les archives et tous les titres nobiliaires trouvés. En 1698 c'est le recteur de Tréoultré (Penmarch) lui-même, Desrolin, et le sieur de Kersaux, capitaine de la paroisse, qui incitent les marins à ne pas payer les redevances réclamées par le baron du Pont, François-Joseph II d'Ernothon ; quatre huissiers sont rossés, l'un d'eux est laissé pour mort. Le encore, le baron du Pont envoie à Penmarch son procureur fiscal et le sergent de la juridiction de la baronnie pour signifier « à tous maîtres de bateaux, seicheurs, maréans et vaccanteurs qui auraient été à la pêche des merlus et des congres » l'obligation de payer les redevances et de déclarer les effectifs de leurs équipages, mais ils doivent déguerpir et les marins de Penmarch persévèrent dans leur attitude malgré plusieurs arrêts du Parlement de Bretagne[33].

En 1732, le sieur Trémic de Kerameizan qui possède aussi le manoir de Kerbleustre[46] en Penmarch[47] est sergent féodé dépendant du baron du Pont pour la paroisse de Penmarch[48].

Révolution française et Premier Empire[modifier | modifier le code]

La municipalité de la commune de Penmarc'h est créée le 9 décembre 1792[49].

Le , un convoi de 19 bâtiments, chargés de vivres pour la Marine, acculés par des bateaux anglais en rade de Kérity-Penmarch et en passe d'être brûlés, parvient à se réfugier à Audierne et Bénodet[50].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'importance des ruines frappe les imaginations[modifier | modifier le code]

La Tour carrée (dessin publié en 1845 dans Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, par Charles Nodier, Isidore Taylor, Alphonse de Cailleux)
L'église Saint-Nonna vers le milieu du XIXe siècle (Isidore Taylor et Charles Nodier, Voyages pittoresques et romantques dans l'ancienne France)

Aux XVIIIe siècle et XIXe siècle, l'importance des ruines frappe l'imagination des voyageurs. Jacques Cambry écrit (à tort) : « J'ai parlé des ruines de Penmarc'h, elles annoncent une très grande population : elles sont pour les habitants du pays les ruines de la ville d'Ys »[51]. Le chevalier de Fréminville les décrit ainsi en 1835 : « Vers le soir, je vis se dessiner à l'horizon un amas de ruines que surmontaient de distance en distance les tours massives de quelques grandes églises : c'était la ville de Kérity-Penmarc'h, jadis imposante et florissante, aujourd'hui abandonnée »[52]. A. Marteville et P. Varin, continuateurs de Jean-Baptiste Ogée écrivent en 1853 : « Penmarc'h n'offre plus aujourd'hui que des ruines au milieu desquelles il serait difficile de retrouver la rue des Argentiers, la rue des Merciers qui autrefois étaient le centre de cette population industrieuse. Çà et là cependant, on voit encore quelques vieilles maisons, reconnaissables à leurs machicoulis et à leurs portes armoriées »[53].

Jean-François Brousmiche écrit pour sa part, après avoir visité Penmarc'h en 1830 ou 1831, laissant lui aussi libre cours à son imagination : « Si l'on en croit les habitants de Kérity-Penamrc'h, la ville florissante dont le hameau faisait partie s'étendait bien au-delà des limites que la mer assigne aujourd'hui ; elle en a, disent-ils, envahi une partie. Ils affirment que l'on distingue facilement sur la masse des rochers nommée "Les Étocs" des débris d'habitations ; qu'à marée basse on peut encore descendre les marches d'escaliers qui sont entièrement conservées ». Il ajoute : « C'est partout de vastes édifices écroulés, des maisons à ras du sol, des murs de clôture éboulés. (...) Les champs sont clos avec des linteaux de porte, des manteaux, des jambages de cheminées, des pierres ayant servi au revêtement des croisées »[54].

Victor Segalen éprouve la même impression à la fin du XIXe siècle dans ce texte datant de 1899 :

« Des ruines et des ruines, c'est l'impression qui vague sur toute la presqu'île : ruine, cette tour de Saint-Guénolé, ruines, ces arches squelettiques de Kérity[55], ruines encore ces fermes taillées à même les vieux châteaux, encloses de granits ouvrés empruntés aux anciens manoirs, ruines enfin, ces brisants écroulés en mer, à perte de vue[56]... »

Penmarc'h vers le milieu du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Alfred de Kerillis décrit ainsi Penmarc'h en 1844 :

« Penmarc'h est aujourd'hui un petit bourg, un village, voisin d'un autre village appelé Kérity, et de plusieurs autres, clairsemés sur les palus comme des tribus errantes qui sont restées, pendant qu'a passé le torrent des siècles, groupées autour de belles églises (...), toutes, quoique séparées, se tenant les unes les autres par un réseau de petits murs, toutes offrant, sur une immense étendue, des ruines d'édifices peu considérables, il est vrai, mais attestant l'existence d'une grande ville qui n'est plus. (...) Tout ce qu'on se rappelle aujourd'hui de sa grandeur et de sa destruction, c'est qu'au temps de la Ligue, elle comptait 10 000 habitants ; qu'elle s'enrichissait par un commerce, qu'a détruit depuis la découverte du banc de Terre-Neuve ; que ses habitants étaient, de même qu'aujourd'hui, les premiers marins de la Bretagne, c'est-à-dire du royaume[57]. »

Par contre l'agriculture est alors, si l'on en croit Jean-François Brousmiche, assez prospère : « Partout où l'on a pu défricher la terre sur la commune de Penmarc'h elle produit d'abondantes récoltes de céréales : les froments y sont magnifiques. Sur son territoire, on voit peu d'héritages» qui soient clôturés, à moins qu'ils ne se trouvent sur le territoire de la vieille cité, où les débris des murailles, des maisons, cernent les portions qui sont labourées. Les portions, surtout des terres rapprochées du rivage, qui n'ont que des dunes pour briser la vague dont sans elles on les verrait couvertes, sont bornées par de simples sillons, par une pierre seulement[58]. Toutefois, en 1853, A. Marteville et P. Varin, continuateurs de Jean-Baptiste Ogée, sont beaucoup moins optimistes à propos de l'agriculture locale, écrivant : « Les engrais de mer permettent à l'agriculteur de cette commune de récolter (...) quelque blé ; mais, faute de renouveler les semences, la qualité de cette céréale va tous les jours en s'affaiblissant. Les engrais domestiques sont employés comme combustible. À l'exception de quelques mûriers verts, on ne voit point d'arbres dans cette commune ; les arbres à fruit sont inconnus et il faut aller à plus de quatre lieues chercher les bois de construction. (...) On parle le breton »[53].

Les mêmes auteurs indiquent qu'à l'époque, pour une superficie totale de 1638 ha, les terres labourables occupent 663 ha, les prés et pêturages 405 ha, les marais 105 ha, les landes et incultes 401 ha. Ils indiquent aussi la présence de 5 moulins dont 4 moulins à vent (Saint-Guénolé, Kerneil, la Madelaine, Poulguen) et 1 à eau (Keréon).

Le retour d'une certaine prospérité dans la seconde moitié du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Kérity : l'église Sainte-Thumette en ruines (vers 1900)

Henry Reverdy écrit en 1903 :

« Cependant la race hardie des pêcheurs se cramponnait à ce sol ingrat. La pêche à la sardine en été, celle du homard, encore plus rude, en hiver, ouvrait un nouveau débouché. Des usines de conserve se créèrent sur la côte. À la pêche vint se joindre l'exploitation des goémons, que les habitants pratiquent avec un véritable mépris du danger. Quand la mer est basse, les hommes vont sur les récifs cueillir les plantes marines, ils les empilent sur un filet qui les enserre et maintient cette espèce de meule ; puis, au flot montant, ils reviennent, portés par cet étrange radeau, toujours prêt à s'écarteler. Ces goémons engraissent le sol, ils servent de chauffage, ils se transforment en soude. Grâce à ces industries, avec une énergie merveilleuse, Penmarc'h commença à sortir de ses ruines. En moins d'un siècle, la population quadrupla, elle dépasse aujourd'hui 4 000 âmes[7]. »

La petite cité de Penmarc'h renoue avec la prospérité au cours de la seconde moitié du XIXe siècle après deux siècles de marasme économique. Elle le doit au développement de l'industrie de la conserve et à l'essor de la pêche de la sardine. De ce fait, en l'espace d'un demi-siècle, la population triple, et passe de 2 029 habitants en 1861 à 6 051 habitants en 1911. La fin du XIXe siècle est marqué par l'édification du phare d'Eckmühl, haut de 60 mètres et dont l'éclairage porte en moyenne à 100 km.

En avril 1872, un rapport du Conseil général du Finistère indique l'ouverture d'une école de filles à Penmarch[59].

Le drame du et les naufrages du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Rochers près de la Roche des victimes (drame du 10 octobre 1870).

Ce jour-là, le Préfet du Finistère, Gustave Levainville, vient pique-niquer en famille sur le plus haut rocher de Saint-Guénolé : une vague déferlante emporte sa femme, sa fille et fait trois autres victimes de sa famille. Une croix fut scellée dans la roche pour commémorer cette tragédie ; les complaintes de l'époque s'emparèrent de ce fait-divers et le rocher concerné prit le nom de Roche des victimes[60] ou Rocher du Préfet[61].

Le une violent coup de vent provoqua un drame de la mer faisant en tout quinze victimes : « Trois chaloupes seraient perdues, deux autres auraient disparu sans qu'on sache ce qu'elles sont devenues. Le Pierre, de Kérity, était monté de huit hommes qui ont tous péri. Sept de ces malheureux étaient pères de famille et laissent entre eux jusqu'à trente enfants qui vont se trouver sans ressources. Une seconde chaloupe, commandée par Bérou, du Guilvinec, compte sept morts. La troisième, nommée Daniel, jetée sur les sables de La Torche par la tempête, a été sauvée sans que les hommes aient péri »[62].

La réputation de naufrageurs[modifier | modifier le code]

Octave Penguilly L'Haridon : Les naufrageurs (Musée de Bretagne, Rennes)

Guy de Maupassant écrit en 1883, faisant allusion à la réputation de naufrageurs que possédaient les Bigoudens, à l'instar des habitants du Pays pagan :

« La plage de Penmarch fait peur. C'est bien ici que les naufrageurs devaient attirer les vaisseaux perdus, en attachant aux cornes d'une vache, dont la patte était entravée pour qu'elle boitât, la lanterne trompeuse qui simulait un autre navire[63]. »

Ce mythe des naugrageurs est aussi évoqué dans la gwerz Penmarc'h qui évoque le naufrage d'un navire dont l'équipage aurait été abusé par un feu allumé au sommet d'une église. La gwerz dit (en langue bretonne) : « Malloz a raon da Penmarkis, Goulou en noz en ho ilis » ( « Malédiction aux gens de Penmarc'h, Qui ont des feus la nuit dans leurs églises »).

Nous voyons bien, dans ces deux citations, qu'il s'agit là plus de légendes rapportées et de témoignages de l'imaginaire collectif que d'éléments factuels s'appuyant sur des vérités historiques sourcées ou identifiées clairement par des témoignages fiables. En août 1895, un réseau de distribution d'eau potable ouvre à Penmarch[64].

Le crime de Marie-Jeanne Bodéré[modifier | modifier le code]

Le , le corps totalement défiguré de Bertrand Bodéré, est retrouvé le matin sur un bas-côté de la route. Son épouse, Marie-Jeanne Bodéré, réputée ivrogne, mère dénaturée, se livrant à la prostitution, etc. est vite suspectée et une perquisition effectuée à son domicile permet de retrouver une jupe tachée de sang. Elle reconnaît finalement, avec la complicité de son amant Jean Le Goff, avoir fait boire son mari plus que de raison chez un cabaretier du village, puis, sur le chemin du retour vers leur domicile, lui avoir fait manger un gâteau empoisonné au sulfate de cuivre, avant de l’assommer à l’aide d’une grosse pierre, et d’exiger de son amant qu’il en fasse autant. Son plus jeune enfant, âgé d’environ un an, est, de plus, trouvé mort d’inanition, faute de soins, le lendemain du meurtre. Marie-Jeanne Bodéré est condamnée à mort (sa peine fut commuée aux travaux forcés à perpétuité par le président de la République Mac-Mahon) et Jean Le Goff aux travaux forcés à perpétuité[65]. Dans le dossier de demande de grâce concernant Marie-Jeanne Bodéré écrit par les magistrats quimpérois pour le ministère de la Justice, il est écrit que son exécution aurait valeur d’exemple « au milieu de ces populations à demi barbares » car il est temps de faire régner l’ordre et la justice dans cette « contrée sauvage »[66] !

Penmarch en 1893[modifier | modifier le code]

Alexandre Nicolaï décrit ainsi Penmarch en 1893 :

« Du bourg de Penmarch à Querity [Kérity] d'un côté, à Saint-Guénolé de l'autre, et partout à plusieurs lieues à la ronde, tout évoque lamentablement la dévastation au milieu des ajoncs et des bruyères. Les murs de pierre sèche qui séparent tous les héritages entre eux, quadrillant bizarrement le sol sur une superficie de plusieurs kilomètres carrés, sont uniformément faits de démolitions, de marches, de dalles, de moellons, de corniches souvent sculptées où mordent les lichens gris et jaunes, où s'agriffent les mousses et les joubarbes ; des fondations viennent partout affleurer le sol là où il est resté inculte ; des pans de murailles tiennent çà et là par miracle ; quelques fermes fortifiées du XVe siècle et du XVIe siècle, rares documents archéologiques, ont résisté à la faveur de leurs épaisseurs de pierres auxquelles des meurtrières, de petites tours qui faisaient office de guettes, leurs portes basses, leurs fossés, conservent tout de cet aspect méfiant et sournois qui fit dans doute leur salut. Cela dit assez combien l'existence dut être dure aux pauvres peinards de la glèbe toujours sous le coup d'une audacieuse entreprise, d'un coup de main, d'une razzia[67]. »

Les peintres de Penmarc'h[modifier | modifier le code]

« Sans qu'on puisse parler d'école ou de groupe comme à Concarneau ou à Pont-Aven, un grand nombre de peintres de ces écoles ou indépendants s'arrêtent et travaillent à Penmarc'h au XIXe siècle ainsi qu'au début du XXe siècle »[68]. Parmi eux :

  • Charles-François Daubigny : Le village de Kérity en Bretagne
  • Karl Daubigny (fils de Charles-François Daubigny) : Les vanneuses à Kérity (1868, musée des Beaux-Arts de Brest).
  • Gaston de Latenay : De retour de Saint-Guénolé (1910, collection particulière).
  • Henri Barnoin : Jour de pardon à Saint-Guénolé ((huile sur toile, 81.3 × 99.7 cm, collection privée).
  • Lucien Simon : Luttes à Saint-Guénolé vers 1898 (1898, musée des Beaux-Arts de Brest) ; Procession à Penmarc'h (1900, musée des beaux-arts de Brest) ; Les baigneuses de Saint-Guénolé (1913) ; Les batteuses de blé près de la Tour carrée à Saint-Guénolé-Penmarch (collection privée).
  • Henry Moret : Saint-Guénolé-Penmarch (1908)
  • Georges Gobo : La Tour carrée (eau-forte parue en 1912 dans un magazine américain).
  • Mathurin Méheut : La Tour Carrée (gravure, 31 x 38,5 cm, Musée bigouden, Pont-l'Abbé) ; Les vanneurs près de la Tour Carrée de Saint-Guénolé (huile sur toile, 1939, 95 x 135 cm, collection particulière) ; Brodeuses dans le vieux Saint-Guénolé (1919).
  • Jean-Julien Lemordant[69] : Bretonnes sur la grève (aquarelle et gouache sur papier, 53,5 x 64 cm, Musée des beaux-arts de Rennes) ; Procession (1904, huile sur carton, 40 x 48 cm, collection particulière).
  • Éric Floch (petit-fils du peintre Lionel Floch), décédé en août 2012 âgé de 57 ans au port de Saint-Guénolé[70] où il vivait depuis 1990[71].
  • Robert Humblot (1907-1962): La rue de Penmarc'h (non daté, 33 x 46 cm)[72] ; Maisons sur la lande bretonne à Penmarc'h.
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Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La première moitié du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le raz-de-marée de la nuit du 1er au [modifier | modifier le code]
Saint-Guénolé-Penmarc'h : le raz-de-marée de la nuit du 1er au .

La tempête se poursuit les jours suivants : le , vers 3 heures ½ du matin, les habitants de Saint-Guénolé étaient chassés de leur demeure par l'envahissement des eaux. Une lame de fond emporta une cabane en planches, près du poste de douane, dans laquelle s'était réfugié un jeune marin de 17 ans, Michel Cornec, qui fut noyé. Le journal Ouest-Éclair écrit : « Le tiers des terres de la commune de Penmarc'h a été inondé et les infortunés habitants de Saint-Guénolé, Saint-Pierre et Kérity ont eu leurs récoltes complètement perdues. Les digues construites à Kérity et aux environs ont été enlevées et les étangs, desséchés à si grands frais, ne sont plus maintenant qu'une vaste paline de sable et de limon »[73].

Naufrages et sauvetages[modifier | modifier le code]
Les trois stations de sauvetage de Penmarch[modifier | modifier le code]
Marins de Kérity devant l'abri du canot de sauvetage vers 1910

En raison de sa situation péninsulaire particulièrement exposée aux tempêtes, plusieurs stations de sauvetage furent créées sur le territoire de la commune de Penmarch : celle de Kérity ouvrit le , son canot étant abrité dans une petite maison-abri , construite par les Ponts et Chaussées, perpendiculaire au rivage ; orientée vers le sud, elle disposait d'une petite cale de lancement (enfouie depuis des années sous le sable). ce dernier se faisant directement donc sur la plage, relativement sans difficultés car le sable est relativement dur. Le premier canot de sauvetage, dénommé Comte et Comtesse Foucher de Saint-Faron (mais l'usage prévalut de le dénommer seulement Comte Foucher), en bois, long de 9,78 m et à dix avirons, fut remplacé en 1900 par un autre canot du même nom qui resta en service jusqu'en 1947, date de la fermeture de cette station de sauvetage. C'est ce second Comte Foucher qui se retourna lors d'une sortie en mer en 1925, l'accident faisant 7 noyés parmi les sauveteurs, mais le canot fut réparé et reprit du service[74].

Le Maman Poydenot devant son abri pendant la Seconde Guerre mondiale

La station de sauvetage de Saint-Guénolé est créée en 1889 : la maison-abri est située à l'est du port[75] ; son canot de sauvetage, dénommé Maman Poydenot est financé par le mari de celle-ci, Jean Bernard Paul Poydenot, qui décéda en 1890. C'est un canot en bois, à voile et à dix avirons qui resta en fonctions (il fallait le tirer sur la grève sablonneuse) jusqu'en 1952, alors remplacé par un canot à moteur, le Capitaine de vaisseau Richard, canot à moteur long de 14,2 mètres, installé dans un nouvel ari situé cette fois à l'ouest du port et équipé d'une rampe de lancement[76]. Le Prince d'Eckmühl, long de 17,6 mètres, lui succède en 1995 et est amarré au fond du port.

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La station de sauvetage de Saint-Pierre est fondée en 1901. Le premier canot de sauvetage est baptisé Papa Poydenot, en l'honneur de l'époux de la donatrice, Madame Poydenot. C'est, comme à Kérity et à Saint-Guénolé, un canot en bois et à dix avirons. En 1913, il est remplacé par le Léon Dufour qui connut deux accidents, l'un le (il se retourna dans les brisants de "La Jument" en se portant au secours de deux bateaux de pêche de Saint-Pierre et perdit alors 8 hommes d'équipage) et en 1929 (son gouvernail se brise alors qu'il se porte au secours du trois-mâts polonais Pomorze). La station de Saint-Pierre ferma en 1944, étant, comme celle de Kérity, moins sollicitée depuis la mise en service en 1927 d'un canot de sauvetage à moteur, le Vice-amiral Duperré dans le port voisin du Guilvinec.

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Les principaux sauvetages effectués[modifier | modifier le code]

La liste des sauvetages effectués est si longue qu'elle ne peut être énumérée de manière exhaustive. En voici un certain nombre :

  • par la station de sauvetage de Kérity (en 79 ans de fonctionnement, les deux canots de la station ont effectué 44 sorties et 135 marins y participèrent) :
Gravure représentant un sauvetage en mer par le canot de sauvetage de Kérity (Journal Le Petit Parisien du 21 mai 1905)

Le , le Petit-Louis, un brick-goélette de Saint-Nazaire, se perd sur le rocher du Pellun, à deux milles à l'ouest du phare de penmarch. Le canot de sauvetage de Kérity recueille les 5 homes d'aquipage réfugiés à bord du canot du bord[77].

En 1892, la station de sauvetage de Kérity reçoit le prix Baron de Joëst pour le double sauvetage des équipages des chaloupes de pêche La Marie le et Cuirassier de Reichshoffen le . La même station de sauvetage reçoit en 1900 le prix Vice-Amiral Baron Méquet pour le sauvetage des 10 hommes d'équipage du vapeur Saint-Jean le et le même prix à nouveau en 1903 pour le sauvetage de l'équipage de la chaloupe L'Angélique le et le secours apporté au trois-mâts Breteuil le [74].

Le , le trois-mâts Breteuil, de Fécamp, dont les voiles sont en lambeaux et complètement désemparé, n'étant plus maître de sa manœuvre en pleine tempête, risque de se briser sur les écueils à trois milles environ en face de Kérity. Le canot de sauvetage Comte et Comtesse Foucher de Saint-Faron, commandé par Joseph Jegou, est aussitôt mis à la mer ; le trois-mâts est pris en remorque et mis à l'abri dans le port de Bénodet, ses seize hommes d'équipage étant sauvés[78].

Le , les 8 hommes d'équipage du chalutier Notre-Dame-de-Penhors sont sauvés par le canot de sauvetage de Kérity[74].

Dans la nuit du 19 au , le canot de sauvetage Comte Foucher sauve deux hommes de la chaloupe Cyclamen et 11 hommes de l'équipage de la Sainte-Catherine en perdition au large de Kérity[74].

Le , le patron de la station de sauvetage de Penmarch, Kerloch, reçut la légion d'honneur dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne[79].

Le , deux bateaux de pêche de Kérity, le Saint-Louis et le Berceau de Saint-Pierre chavirent par mauvais temps près du port. Les canots de sauvetage de Kérity et de Saint-Pierre se portent à leur secours, mais chavirent à leur tour près de la roche La Jument. Ces accidents firent en tout 27 victimes, 12 pêcheurs et 15 canotiers ; dix marins furent sauvés par deux bateaux de pêche qui se trouvaient à proximité, le Gérard Samuel et L'Arche d'alliance.

Le , un petit yacht anglais, le Curlow, monté par trois hommes d'équipage, était en situation critique, désemparé avec sa voile déchirée, alors que le vent soufflait avec force ; les marins se croyaient devant Bénodet alors qu'ils étaient à environ deux milles au sud-ouest du phare de la Jument. Ils furent secourus par l'André-Jeanne, bateau de pêche de Kérity-Penmarch, commandé par Larnicol, et conduits au port de Loctudy[80].

Le , un trois-mâts polonais, le Pomorze, long de 91 mètres, en perdition dans le chenal des Étocs, est secouru par les trois canots de sauvetage de Penmarch et celui du Guilvinec qui recueillent son équipage. Le bateau, pris en remorque par un remorqueur, fut finalement sauvé[74].

Le , les 120 personnes (des réfugiés politiques en raison de la guerre civile espagnole) entassées à bord d'un petit chalutier espagnol, le Huerta, furent toutes sauvées en plusieurs trajets successifs par le Léon Dufour, ainsi que par le canot de sauvetage de Saint-Pierre et par une pinasse, alors que le chalutier allait s'échouer à proximité du sémaphore de Saint-Pierre.

  • par la station de sauvetage de Saint-Guénolé :
Bateaux échoués sur la grève de Pors Carn après la tempête du 30 septembre 1912
Gravure représentant le sauvetage de l'équipage du Sancta Maria par le canot de sauvetage Maman Poydenot de Saint-Guénolé le

La liste complète des interventions et la liste des canotiers peut être consultée sur un site Internet[76].

Le , lors de la très forte tempête qui sévit ce jour-là, le Maman Poydenot sauve l'équipage du canot Le Boer, qui était en train de couler, puis sauve six ou sept équipages de bateaux de pêche en détresse réfugiés dans la baie de Pors Carn[81].

  • par la station de sauvetage de Saint-Pierre :
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La pêche et ses difficultés[modifier | modifier le code]
La crise sardinière du début du XXe siècle[modifier | modifier le code]
Sardiniers au travail (dessin de 1903).

Henry Reverdy décrit ainsi la croise sardinière en 1903 :

« Comme la morue jadis, la sardine va-t-elle se détourner de ces côtes désolées ont elle reste la seule richesse ? Cet été, les barques erraient inutilement à sa recherche de Douarnenez à Audierne, de Penmarch à Guilvinec, de Lesconil à l'Île Tudy, et, sur les sardineries, les drapeaux restaient tristement baissés. Cependant le prix de la rogue que le patron semait sur les flots ingrats, le payement des longs filets bleus, fins comme des dentelles, qu'il étendait tristement chaque soir, gravaient le maigre budget. Aujourd'hui la misère est venue et, avec elle, la faim et le froid... Sur les murs de l'église de Penmarc'h plusieurs sculptures représentent des poissons. Ce sont bien là les armes parlantes de ce pauvre et courageux pays : de la petite sardine capricieuse dépend la vie d'un peuple... or la sardine a manqué[7]. »

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En 1913, la crise sardinière provoque des désaccords entre pêcheurs, entre autres à propos de l'utilisation de filets tournants auxquels les pêcheurs des trois ports de Penmarch étaient favorables, alors que ceux d'autres ports comme Le Guilvinec, Douarnenez ou Concarneau voulaient le maintien de leur interdiction[82]; ce désaccord entraîna des incidents, par exemple des pêcheurs du Guuilvinec vinrent saboter des paniers de poissons et des conserveries à Saint-Guénolé[83] et la condamnation des pêcheurs de saint-Guénolé qui avaient enfreint l'interdiction par le tribunal correctionnel de Quimper[84].

La persistance des difficultés[modifier | modifier le code]

Une grève d'une durée d'un mois et demi éclata à Penmarch au printemps 1927, les pêcheurs réclamant la suppression du Comptoir d'achat crée par les usiniers afin de réguler les prix d'achat des sardines ; cette grève est ainsi décrite par Ilya Ehrenbourg :

« Les portes des conserveries étaient fermées : ce n'était pas la première fois que les pêcheurs se mettaient en grève. Leurs revendications pourraient étonner le profane de la pêche à la sardine : ils voulaient que les fabricants achètent toute la prise, même à vil prix. On ne pêche la sardine que pendant les mois d'été, lorsqu'elle monte par bancs jusqu'aux couches supérieures de l'eau et se rapproche de la côte. Les pêcheurs doivent amasser pendant l'été de quoi vivre pour l'hiver. Les patrons des conserveries s'étaient groupés en une union et ne voulaient pas accepter les conditions des pêcheurs sous prétexte d'une insuffisance d'équipement ; en réalité, ils craignaient que les prix de la conserve vinssent à baisser. Les pêcheurs perdirent la grève. (...) Les pêcheurs continuèrent à lancer leurs filets, les actionnaires des conserveries à recevoir des dividendes. »

[85]

Dans un article paru le et intitulé La grande misère des pêcheurs des côtes bretonnes, le journal Ouest-Éclair décrit la grande misère des pêcheurs du Guilvinec et de Penmarc'h contraints d'émigrer ou de s'engager dans la Marine nationale et ajoute : « Il faut ajouter aux deux ports précédemment cités ceux de Lesconil, l'Île-Tudy et Sainte-Marine, qui ne sont pas mieux partagés tant s'en faut ».

« Comment avec des gains aussi insuffisants un pêcheur peut-il réussir à nourrir sa nichée, à la vêtir ? On nous a cité des cas navrants parmi beaucoup d'autres. Voici un père de famille de quatre enfants qui a gagné en tout et pour tout dans son année 1 500 francs, 300 francs à la pêche au maquereau (1 200 francs à celle à la sardine). Depuis longtemps, il n'y a plus un sou à la maison. Que fait-il ? Car on ne peut tout de même pas se laisser mourir de faim. Il va chez le commerçant et prend à crédit ce dont il a besoin, c'est-à-dire le strict minimum, on peut le croire. L'un de ces commerçants nous a confié qu'à lui seul, il comptait quarante familles auxquelles il devait, dans ces conditions, fournir denrées alimentaires et vêtements. (...) Et quand le commerçant sera-t-il payé ? À la prochaine campagne de pêche, si celle-ci est un tant soi peu fructueuse. Mais que l'année qui vient présente une situation semblable à celle de 1932, ce sera la famine chez les marins car les commerçants ne pourront tenir le coup. (...) Nous pourrions multiplier les exemples de détresse, des gains infimes en cette pointe tragique de Penmarch. Nous avons vu les hommes du Labrador gagner de 30 à 40 francs par semaine, d'autres encore moins, tel ce Jacques B., père de quatre enfants, qui a tiré de son année de pêche 1 000 francs. (...) Aucune économie bien entendu. Deux usines seulement travaillent le sprat. Peu de femmes y sont employées. Il fut un temps où, grâce au "picot", cette dentelle élémentaire implantée dans le pays par des âmes charitables lors de la crise de 1903, les familles parvenaient à trouver quelque subsistance, de quoi mettre un peu de beurre sur le pain de temps à autre. Non seulement les femmes, mais les enfants, les hommes s'y mettaient. Dorénavant, on ne fait plus guère de "picot" parce qu'il n'y a plus d'acheteur. (...) Il en est beaucoup, parmi ceux qui sont chargés de famille, qui, découragés par leur triste sort, essaient de se faire réadmettre dans les cadres de la Marine nationale. (...) C'est qu'au Guilvinec comme à Penmarch la misère est profonde : 90 bateaux sardiniers, 45 langoustiers, cela représente un nombre considérable de familles. On dira que les pêcheurs du Guilvinec qui émigrent, soit à Quiberon, soit au Croisic, ont gagné un peu plus que leurs camarades de Penmarch. (...) Le plus grand nombre s'est contenté de 1 500 francs à 2 000 francs[86]. »

La vie agricole[modifier | modifier le code]
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La Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Penmarch porte les noms de 118 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale : sept d'entre eux sont des marins disparus en mer ; 15 sont des soldats morts sur le front belge, la plupart lors de la Course à la mer dont 5 à Maissin, 2 à La Panne, 1 à Dixmude, 1 à Melle, 1 à Nieuport en 1914 ou 1915 sur le Front de l'Yser ; 3 sont décédés dans les Balkans (deux en Grèce, l'un à Corfou, l'autre à Salonique et 1 à Négotin en Macédoine car ils étaient des marins participant à l'Armée française d'Orient ; les autres sont des soldats décédés sur le sol français à l'exception de Jean Biger décédé au Sénégal[87]. Mais la plaque commémorative apposée dans l'église Saint-Nonna est beaucoup plus complète, elle porte 203 noms de soldats et marins originaires de Penmarc'h morts pour la France pendant ce conflit mondial[88].

L'Amérique, un chalutier reconverti en patrouilleur auxiliaire sauta sur une mine déposée par le sous-marin allemand UC-36 (KL Gustav Buch) le devant Penmarch[89].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]
Description de Penmarch et du Pardon de Notre-Dame de la Joie en 1920[modifier | modifier le code]

André Chevrillon décrit ainsi Penmarch en 1920 dans la "Revue des deux mondes" :

« De tous côtés de la grande pointe, de vieilles chapelles nous présentent le signe de la religion. À l'ouest, Notre-Dame-de-la-Joie, si seule sur sa grève ; au sud, Saint-Pierre, et le tout petit sanctuaire des enfants, collé comme un coquillage, au pied du vieux phare ; à l'horizon du nord-est, perdu là-bas, à la lisière des sables qui descendent jusqu'à la Torche et loin encore, pourtant, de la vraie campagne, l'oratoire de Tronoën, avec son calvaire le plus vieux de la Bretagne, dont les vents de quatre siècles ont rongé toutes les figures ; du même côté Saint-Viaud [chapelle Saint-Vio à Tréguennec] ; à l'est, Saint-Tromeur ; au sud-est, saint Nona, dont la façade nous présente, en reliefs presque effacés, des images de bateaux de pêche du temps de Louis XII. Et au centre, c'est l'épaisse tour inachevée, survivante d'un siècle où Penmarc'h était une vraie ville ; riche de la merluche qu'elle pêchait et fumait pour toutes les villes de France. Tronquée bas, massive, elle aussi, comme un bigouden, on la voit de partout[90]. »

La chapelle Notre-Dame-de-la-Joie en 1921

Le même auteur décrit ainsi le pardon de Notre-Dame-de-la-Joie en 1920 :

« 15 août. C'est le jour de Notre-Dame-de-la-Joie, la petite chapelle perdue là-bas sur la grève, face aux infinis, à l'une des extrémités du continent. (...) Le Pardon des marins, dit-on, mais les paysans de toute la région bigouden y affluent et sont de beaucoup les plus nombreux. Cette année la fête sera encore plus éclatante que de coutume. Un désastreux coup de vent a passé sur la côte en octobre dernier, et c'est aujourd'hui que les rescapés doivent s'acquitter du vœu fait dans le suprême péril à Notre-Dame-de-la-Joie. En attendant, avant vêpres, à Saint-Guénolé, on n'avait pas l'air de penser au désastre. Une carriole m'avait jeté, avec un chargement de bigoudens, à la porte d'une grange, au milieu d'une foule chamarrée d'or et de vermillon. Sur plusieurs lignes de bancs, au long des quatre murs, les belles filles attendaient, sans bouger, sans parler (...). Les musiciens arrivés (deux clairons de Plonéour), des marins, toujours plus dégourdis ont ouvert le bal, mais entre eux pour commencer, les belles restant raides, timides, intimidantes. (..) Quelques couples de filles se levèrent et se mirent à tourner et je ne vis plus qu'elles, plus volumineuses, importantes, éclatantes que les hommes. (...) L'atmosphère s'est échauffée (une odeur d'eau-de-vie montait : on buvait sec à côté, sous une tente) ; les belles se laissèrent aller aux bras des hommes en béret [les marins], et puis des hommes en rubans [les paysans], d'abord massés, immobiles, près de la porte, et qui peu à peu se dégourdissaient. (...) »

« Au long d'une demi-lieue de grève, entre les tapis rouges et bruns de lichen et de goémon qui sèchent et jettent une odeur d'iode, c'est, vers la chapelle, une file continue de pèlerins, hommes, femmes, enfants (...). Vers le très vieux oratoire (...) chemine le peuple bigouden : ceux qui viennent de Saint-Guénolé, de Trolimon, et ceux qui viennent de Kérity, de Penmarc'h, de Plomeur, de Plobannalec (...) Les femmes ont des souliers, comme il convient aux jours de fête, mais elles vont pieds nus, et les portent à la main. Elles les mettront, comme on met ds gants, pour assister à vêpres. (...) Vieux et jeunes se pressent autour des cierges, des médailles, des poèles à crêpes, du cidre, (...) des berlingots, des minuscules poires à cochons ! (...) Et les voici qui font la haie devant le porche de la chapelle, les loqueteux, les infirmes, habitués des pardons bigoudens. (...) Tous portent la besace où ils mettent leurs croûtes. Tous tendent une sébile de fer-blanc, et de la même main pend aussi un chapelet. (...) Presque tous ces mendiants d'ailleurs ont leur chien, de fortes bêtes, qui bordent avec eux l'entrée de la chapelle. (...) De toute cette bordure de misère monte un vagissement doux, continu, où reviennent les mots des oraisons : En hano an tad... Itroun Varia... Evelse bezo gret ! ("Au nom du Père... Madame Marie... Ainsi-soit-il !"). (...) Sous le rude calvaire se tient un chanteur (...) Il récite des sones dont il vend pour un petit gwennek ["sou" en breton], le texte. (...) Là-bas, dans le fond (...) les rescapés de la tempête d'octobre, ceux dont j'ai vu le bateau crevé, parmi trente autres, dans la baie de la Torche, l'automne dernier, quelques jours après le désastre[91]. (...) Dans l'instant du péril, ils ont fait un (...) vœu : suivre en groupe Notre-Dame à sa procession le jour du Pardon. Pour un tel rite, la tenue commandée par la coutume est encore celle qui signifiait, au Moyen Âge, l'humilité religieuse : nu-tête, déchaux [déchaussé], en chemise, une cire de tant de livres à la main. (...) Leurs femmes aussi sont là : elles finissent de les mettre en tenue votive, leur enlèvent vestes et gilets[92]. (...) La procession pour finir, annoncée par une volée de cloches, (...), la théorie des bannières, des saintes figures suspendues, avec les hautes croix d'argent. Ils vont décrire un grand circuit entre les petits talus de galets, entre les prés où sèchent des tapis de <varechs[93]. »

Plus loin André Chevrillon évoque, toujours dans le même article, le début de la déchristianisation des pêcheurs en parlant de ceux qui participent au pardon de Notre-Dame-de-la-Joie :

« Ils sont de ceux dont les bateaux s'appellent Marie Dieu te protège ou bien Marche avec Dieu. Ils n'ont pas subi l'influence des nouvelles propagandes de révolte, si actives en certains ports de pêche, où l'usine de sardines a déjà mis l'atmosphère industrielle[94]. »

La Fête des Cormorans[modifier | modifier le code]

La Fête des Cormorans existait déjà en 1921, comme en témoigne ces photographies prises par l'agence Rol :

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Les débuts du tourisme[modifier | modifier le code]

En 1937, le nombre des estivants à Penmarch, séjournant tant à l'hôtel que chez l'habitant, est estimé à 500 personnes[95].

Le naufrage du Huerta[modifier | modifier le code]
Penmarch : le sauvetage des 120 réfugiés républicains espagnols qui étaient à bord du Huerta (titre du journal La Dépêche de Brest et de l'Ouest)

Le , à la suite de la chute de Gijón, 120 réfugiés républicains espagnols, dont plusieurs officiers de l'armée républicaine, à bord du chalutier Huerta cherchent à gagner un port français, mais est victime de la tempête à proximité de Penmarch. Malgré une mer déchaînée, trois bateaux de Penmarch, le Léon Dufour, le Saint-Thomas et le Cassiopée vont à son secours et ramènent à terre tous les hommes. Les sauveteurs furent félicités et les patrons des trois bateaux furent reçus à la Sorbonne en 1938, pour y être décorés de la médaille d'or de la Société centrale de sauvetage des naufragés.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]
Le monument "Aux fusillés de Penmarc'h" sur la dune du Stêr Poulguen

Trente-cinq résistants, internés à la prison Saint-Charles de Quimper, ont été fusillés dans les dunes de la plage du Stêr Poulguen à Penmarch entre le et le début de mai 1944, dont plusieurs le . La fosse commune où ils furent enterrés fut ouverte le . La plupart étaient âgés de 18 à 30 ans, à l'exception de Pierre Nicolas, âgé de 65 ans. La plupart étaient des Finistériens : deux (Arthur Quéinec et Marcel Volant) étaient originaires de Quimper, deux (Antoine et Yvon Volant) de Lesconil, trois (Jean-Yves Bourlès, Henri Grall et Albert Créach) de Pleyber-Christ, deux (Pierre Nicolas[96] et Eugène Lorec) de Pont-l'Abbé, deux (Emmanuel Brusq et Jean Simon) d'Audierne, deux (Roger-Marie Paugam et Hervé Tanguy) de Saint-Marc, les autres de Saint-Segal (Maurice Cam), d'Ergué-Armel (Charles Le Port), de Plouhinec (Robert Normant), de Peumerit (Yves Bevin), de Landivisiau (François Philippe), de Scaër (Jean-Louis Lancien), de Beuzec-Cap-Sizun (Marcel Kergonna), de Lambézellec (Paul Coat), de Plogastel-Saint-Germain (Pierre Plouzennec), de Guerlesquin (Arthur Le Buanec), de Bannalec (Eugène Cadic), de Camaret (Roger Le Signor), de Brest (Roger Le Baut). Les autres étaient originaires de Saint-Grégoire (François-Marie Le Gall), de Sorel-Moussel (William Caron[97]), un étant un immigré espagnol originaire de Madrid (Joseph Moreno), un autre n'est connu que par son pseudonyme (Marcel Guérin) et est d'origine inconnue de même que quatre anonymes[98].

Baptiste Dupuis[99], Compagnon de la Libération, titulaire de la Médaille militaire et de la Croix de guerre 1939-1945 est mort de ses blessures en mer le [100].

La seconde moitié du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Le , le chalutier L'Estran, de 22,85 m de long, s'échoue à la sortie du port de Saint-Guénolé alors qu'il partait pour une campagne de pêche. Il ne fut déséchoué que le [101].

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Le , le chalutier Alcor, de 17 m de long, s'échoue à l'entrée du port de Saint-Guénolé sur la roche de Men Omnes[102], chargé de 5,7 tonnes de merlus. Il fut déséchoué dans l'après-midi du même jour[103].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les résultats des précédentes élections à Penmarch, tant locales que nationales, montrent une forte implantation des partis de gauche. Ainsi, la municipalité est à majorité socialiste depuis 1995, et a voté, lors des élections présidentielles de 2012, à près de 58 % pour François Hollande.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2001 Corentin Cadiou PS  
mars 2001 2014 Jacqueline Lazard PS Députée de 1997 à 2002
mars 2014 2020 Raynald Tanter PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Penmarch est jumelée avec deux autres cités :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 5 532 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 134 1 166 885 1 462 1 727 1 781 1 783 1 867 1 964
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 987 2 029 2 227 2 431 2 641 2 871 3 238 3 600 4 298
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 068 5 702 6 051 6 735 6 877 7 037 6 956 7 077 7 204
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
7 652 7 320 6 921 6 463 6 272 5 889 5 691 5 633 5 532
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[104] puis Insee à partir de 2004[105].)
Histogramme de l'évolution démographique


Commentaire : Si l'on se contente des données démographiques des recensements survenus depuis 1793, la population de Penmarch a été multipliée par 6,75 en 169 ans, entre 1793 et 1962, année du maximum de population de ces deux derniers siècles ; après un déclin initial aboutissant au minimum démographique de 1806 avec seulement 885 habitants (une conséquence de guerres de l'Empire et du Blocus continental), la population de Penmarch augmente constamment tout au long du XIXe siècle, lentement d'abord, puis plus rapidement à partir de 1870 (pendant l'âge d'or de la pêche penmarchaise), pour ne plus augmenter que faiblement tout au long des 60 premières années du XXe siècle. Par contre, depuis 1962, le déclin démographique est constant (Penmarch perd 2120 habitants entre 1962 et 2012, soit 27,7 % de sa population en 50 ans en raison principalement de la crise de la pêche pendant cette période.

La population de Penmarch est désormais âgée, les moins de 19 ans ne forment que 16,6 % de la population totale en 2011 alors que les 65 ans et plus en forment 31,5 % à la même date. Depuis 1968, le solde naturel est constamment négatif ( - 1 % l'an environ entre 1999 et 2011) ; par contre le solde migratoire, négatif lui aussi entre 1968 et 1982, est devenu positif depuis cette date, atteignant même+ 0,8 % l'an en moyenne entre 2006 et 2011, mais à cause principalement d'un afflux de retraités. Entre ces deux dernières dates, le taux de natalité n'a été que de 6,9 pour mille alors que le taux de mortalité était de 16,2 pour mille, la différence engendrant un taux d'accroissement naturel largement négatif ( - 9,3 pour mille).

En raison de sa situation littorale, Penmarch possède un parc important de résidences secondaires (1504, soit 32 % du total des logements en 2011), qui sont presque totalement des maisons individuelles (les appartements n'étaient en 2011 qu'au nombre de 251, formant 5,3 % du parc immobilier total)[106].

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (36,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (24,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,2 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 45,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 15,3 %, 15 à 29 ans = 13,9 %, 30 à 44 ans = 16,4 %, 45 à 59 ans = 24,6 %, plus de 60 ans = 29,9 %) ;
  • 54,2 % de femmes (0 à 14 ans = 11,9 %, 15 à 29 ans = 10 %, 30 à 44 ans = 15,2 %, 45 à 59 ans = 20,9 %, plus de 60 ans = 42,1 %).
Pyramide des âges à Penmarch en 2007 en pourcentage[107]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
1,6 
9,0 
75 à 89 ans
18,8 
20,7 
60 à 74 ans
21,7 
24,6 
45 à 59 ans
20,9 
16,4 
30 à 44 ans
15,2 
13,9 
15 à 29 ans
10,0 
15,3 
0 à 14 ans
11,9 
Pyramide des âges du département du Finistère en 2007 en pourcentage[108]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
6,7 
75 à 89 ans
11,6 
13,6 
60 à 74 ans
15,3 
21,4 
45 à 59 ans
20,2 
20,8 
30 à 44 ans
18,9 
18,4 
15 à 29 ans
16,1 
18,7 
0 à 14 ans
16,7 

Ces données s'expliquent par plusieurs facteurs : l'importance démographique des personnes veuves, souvent des femmes, l'installation de personnes s'établissant à Penmarch pour leur retraite.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Penmarch est située dans l'académie de Rennes.

La municipalité administre 2 écoles maternelles et 2 écoles élémentaires communales. Saint-Guénolé compte une école maternelle et une école élémentaire, tandis que le bourg compte une école maternelle et une école élémentaire publiques, ainsi qu'un groupe scolaire privé.

La commune de Penmarch ne compte ni collège, ni lycée, les plus proches étant situés respectivement au Guilvinec et à Pont-l'Abbé.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

La commune accueille chaque année le salon littéraire Le goéland masqué. Ce salon remet annuellement, depuis l'an 2000, un prix à un premier roman policier ou noir de langue française[109].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Depuis 2009, la commune accueille le festival de cinéma Feux croisés. Ce festival de cinéma rend hommage, chaque année (fin novembre/début décembre) à un réalisateur, avec la projection de ses films, en sa présence. Les projections sont suivies d'un débat. Pour Roger Hélias, en charge de la programmation, ce festival est l'opportunité de revisiter des films 20 ou 30 ans après leur sortie, afin de voir s'ils nous parlent encore[110].

En mai 215, le cinéaste Christophe Gans est accueilli pour une retrospective de ses films.

Santé[modifier | modifier le code]

Penmarch possède un certain nombre de professionnels de santé : médecins généralistes, dentistes, pharmaciens, infirmiers, kinésithérapeutes...

La couverture médicale de proximité s'améliore mais reste globalement insuffisante : on compte ainsi 8 médecins généralistes pour une population de 5 664 habitants, soit un médecin pour 708 habitants (la moyenne départementale étant de un médecin pour 602 habitants).

L'hôpital le plus proche se situe à Pont-l'Abbé, et assure tous les actes médicaux courants et les urgences. Néanmoins, s'agissant d'un hôpital de proximité, les patients doivent parfois se rendre à Quimper, notamment pour les actes chirurgicaux, voire au CHU de Brest.

La commune compte également un EHPAD.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Club de football : les Cormorans de Penmarc'h
  • Club de voile (pyramide du steir)
  • Club de judo : Judo Club de Penmarc'h
  • Club de tennis
  • Club de cyclotourisme
  • École de surf de Pors Carn
  • Club de tennis de table

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage à Penmarc'h était en 2009 de 9,0 %, soit un chiffre comparable à la moyenne nationale.

La pêche est le principal secteur d'emploi à Penmarc'h. Le port de Saint-Guénolé est en effet le quatrième port de pêche français en tonnage, et fait vivre bon nombre de personnes : pêcheurs, employés du port, ouvriers des conserveries, notamment et offre également de nombreux emplois saisonniers.

Les services à la personne sont développés à Penmarch, principalement du fait de la population assez âgée. En saison, le tourisme est également vecteur d'emploi.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Historiquement l'économie de Penmarc'h s'est construite autour de la pêche, l'agriculture et le commerce portuaire (cabotage important au XVe siècle à Kérity entre les ports de la côte atlantique et les pays nordiques).

Dès le début du XXe siècle, de nombreuses conserveries de poissons (sardines, sprats, thons germons, maquereaux) et accessoirement de légumes (petits-pois, haricots verts, artichauts plus tard) participèrent sans conteste au développement de la richesse de la commune.

Actuellement, la pêche est le principal moteur de l'économie locale (en 2005, Saint-Guénolé est le cinquième port de pêche français en valeur) bien que le tourisme joue également un rôle non négligeable dans ce domaine. Le port est géré par la Chambre de commerce et d'industrie de Quimper Cornouaille.

  • Pêche côtière : chalutiers, sardiniers, fileyeurs, caseyeurs.
  • Pêche hauturière : chalutiers (Manche, mer du Nord et mer d'Irlande), thoniers (thons germons dans le golfe de Gascogne) ;
  • viviers ;
  • criée ;
  • mareyage ;
  • chantier naval (chalutiers, caseyeurs, fileyeurs, bolincheurs, voiliers traditionnels…) ;
  • coopérative maritime ;
  • récolte des algues (laminaires et chondrus crispus dit « teil picot ») ;
  • Agriculture (secteur en voie de disparition ; un seul agriculteur déclaré en 2006) ;
  • artisanat local ;
  • dentelle artisanale (le « picot »). Cette pratique, devenue partie intégrante de la culture populaire locale, fut importée d'Irlande par des religieuses au début du XXe siècle alors que la contrée vivait dans la disette. Autrefois tout le monde s'y adonnait, hommes, femmes et enfants. Actuellement cette dentelle aux motifs celtiques n'est plus produite que de façon confidentielle avec pour principal objet d'alimenter les boutiques de souvenirs.
  • Tourisme : hôtels, restaurants, campings municipaux ou privés, gîtes, centres de vacances.

Penmarc'h reçoit trois câbles intercontinentaux de télécommunications, ACE (vers l'Afrique de l'ouest) et SEA-ME-WE3 segment 9 (vers Australie/Japon) sur la plage de Pors Carn, SEA-ME-WE3 segment 10 (vers Allemagne) sur la plage de Tronoen.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Penmarch : la chapelle de la Madeleine
L'ancienne chapelle Saint-Pierre et sa tour (à l'arrière-plan, le phare d'Eckmühl)
  • Au bourg de Penmarc'h :
  • À Saint-Guénolé :
    • Chapelle Notre-Dame-de-la-Joie.
    • Tour Saint-Guénolé (qui est la partie subsistante de l'ancien église Saint-Guénolé construite entre 1301 et 1488, mais en si mauvais état en 1722 qu'une ordonnance épiscopale supprime alors tout office dans l'édifice qui menaçait ruine).
    • Manoirs de Pors-Carn
  • À Kérity :
  • À Saint-Pierre:
  • Par ailleurs :
    • Château des Goélands (propriété de la ville de Courbevoie)
    • Grange à dîmes de Pors-Lambert, XVe siècle.
    • Menhirs de Kerscaven.
    • Menhir de Kerdeval.
    • Dolmen de Poulgen.
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Rochers de Saint-Guénolé[modifier | modifier le code]

Rochers de Saint Guénolé.

Croix du Poulguen[modifier | modifier le code]

Le quartier du Poulguen comporte trois croix :

  • la croix de Fer : elle est située près de la fontaine de la rue Traon ar poul. Elle est plantée dans un bloc de granite rectangulaire qui porte sur sa face côté mer une inscription en breton ;
  • les deux croix de la route de Kerigou ont une embase circulaire en forme de meule. Plusieurs sites d'extractions de pierres de ce type existent dans le voisinage. Elles sont référencées dans l'Atlas des croix et calvaires de l'Abbé Castel sous les numéros 1392 et 1393 :
    • 1392 : Kerradénec E + Croas-Riou, limite de paroisses, g. 3 m. Socle rond. Croix monolithe, branches échancrées ;
    • 1393. Kerradénec E, g. 3 m. Haut Moyen Âge. Socle rond. Croix monolithe à bras courts. Cette croix était placée autrefois sur le tumulus du Poulguen et servait d'amer pour la navigation. Elle y est encore signalée en 1880. Elle fut ensuite mise au bord de la route de Kerigou.

Phares[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Phare d'Eckmühl.
Article détaillé : Vieux phare de Penmarc'h.

Pointe de Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

L'ancien phare de Penmarc'h fonctionnait à partir 1831 avec de l'huile végétale, puis à partir de 1875 avec de l'huile minérale[116]. Depuis 1995 il accueille le « Centre de découverte maritime », qui reçoit trois à quatre expositions temporaires par an. On trouve aussi une boutique, regroupant de nombreux livres sur les phares[117].

Un bâtiment situé entre le phare actuel et l'ancien accueille un ancien canot de sauvetage de la SNSM, datant de 1901, le Papa Poydenot. C'est le dernier canot de sauvetage à voiles et à avirons navigable, restauré par l'association du même nom[117].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Œuvres évoquant Penmarc'h[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • Ernest Ménard, Pen-Marc'h, roman historique breton, 1834[118].
  • E. Bossuat : Le pêcheur de Penmark, roman, éditions Alfred Mame et fils, Tours, 1878[119].

Tableaux[modifier | modifier le code]

Outre les tableaux évoqués précédemment dans la partie consacrée aux "Peintres de Penmarch" :

Festival[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Festival du goéland masqué.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Serge Duigou, Les Mystères de Penmarc'h, Éditions Ressac, Quimper, 1994.
    Comment au XVIe siècle, Penmarc'h fut le premier port d'armement européen
  • Serge Duigou, Penmarc'h, Le Télégramme, 2002.
  • Serge Duigou, Quand nous prenions le train birinik, Éditions Ressac, 1983.
    Historique de la ligne de chemin de fer à voie étroite qui desservait Penmarc'h de 1907 à 1946
  • Serge Duigou, La Révolte des pêcheurs bigoudens sous Louis XIV, Ressac
    Comment, dans leur contestation du système féodal, les marins de Penmarc'h ont tenu tête cinquante ans durant au baron de Pont-l'Abbé
  • Paul Cornec, Pilleurs du Cap ! Le pillage d'épaves dans les paroisses du Cap-Sizun au XVIIIe siècle, éditions du Cap-Sizun, 2001.
  • Auguste Dupouy, Souvenirs d'un pêcheur en eau salée, Slatkine, 1981.
  • Lucien Jégou, Le Bénitier du diable, Seghers, 1982.
  • Rémy Monfort, Penmarc'h à travers ses historiens, Penmarc'h, 1985.
  • François Quiniou, Penmarc'h, son histoire, ses monuments, Ar Vorenn, 1984.
  • Jean-René Couliou, La Pêche bretonne, Presses universitaires de Rennes, 1997, 446 p.
  • Foyer de l’enseignement, Grandeurs... au pays de Penmarc'h : terre et mer, Les Amitiés de Lorraine et d'Alsace, 1950, 58 p.
  • Yves Le Gallo (directeur), Le Finistère de la Préhistoire à nos jours, Ed. Bordessoules, 1991.
  • Joëlle Quaghebeur, La Cornouaille du IXe au XIIe siècle, Société archéologique du Finistère, 2001.
  • Xavier Dubois, « La Crise sardinière et les Mutations de la conserverie », in M. Humbert. La Bretagne à l'heure de la mondialisation, Presses universitaires de Rennes, Rennes, 2002, p. 27-33.
  • Serge Duigou, Jean-Michel Le Boulanger, Pierre-Jean Berrou, Annick Fleitour, Histoire du Pays bigouden, Ed. Palantines, 2003.
  • Francis Dreyer et Jean-Christophe Fichou, L'histoire de tous les phares de France, Ouest-France,‎ , 316 p. (ISBN 2-7373-3704-6)
    voir pages 179 à 182
  • Bernard Berrou, Un Passager dans la baie, éditions La Part Commune, 2005
  • Roland Chatain, Trois siècles de tempêtes et naufrages en Pays bigouden, Plomeur, éditions Roland Chatain, coll. « mémoire », 1994

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Serge Duigou, Les mystères de Penmarc'h, éditions Ressac, Quimper, 1994, [ISBN 2-904966-30-7]
  2. Saint Kido, ou saint Kidou, francisé en saint Guy, est le patron de la chapelle de Languidou, qui lui doit son nom, voir http://fr.topic-topos.com/saint-kidou-plovan
  3. Per Jakez Helias, La rivière de Kido, cité par http://objectif-cap-sizun-polynesie.over-blog.com/article-plovan-la-legende-de-la-chapelle-de-languidou-52248754.html
  4. "Journal officiel de la République française. Lois et décrets", n° du , consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65210090/f20.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  5. http://nature.ouest-cornouaille.com/fiche.php?id=43&lang=fr
  6. Étoc est un vieux mot français signifiant « roches voisines de la côte et dangereuses pour la navigation » ; cette appellation ne remonte qu'à la carte de Cassini de 1783, les marins locaux appelant ces rochers Ar C'helou, voir H. Dyèvre, "Toponymie nautique", http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/abpo_0003-391x_1962_num_69_4_2171
  7. a, b, c et d Henry Reverdy, Les pêcheurs de sardines, Journal La Croix n° 6066 du 21 janvier 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k219926v/f3.image.r=tudy.langFR
  8. Charles Géniaux, L'Océan, Paris, éditions Fasquelle, 1913
  9. L'amplitude de la marée à Penmarch atteint 5,55 mètres en théorie (plus si le vent est de sud-ouest et beaucoup plus en cas de forte tempête) lors d'un coefficient de marée de 120 et les altitudes des zones littorales sont inférieures à 5 mètres. Lors de la submersion marine du 9 janvier 1924 par exemple, le coefficient de marée n'était que de 95, l'amplitude prévue de la marée n'était que de 4,40 mètres, mais en raison de la tempête et de la dépression atmosphérique, la surcote fut d'environ 2 mètres, à laquelle il faut ajouter la hauteur des vagues, qui atteignait 7 à 8 mètres, selon Marcelle Bresson, revue "Annales de Géographie" du 15 janvier 1924, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k104190p/f191.image.r=Penmarch.langFR
  10. Camille Vallaux, Sur les oscillations des côtes occidentales de la Bretagne, revue "Annales de Géographie", janvier 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1041556/f31.image.r=Penmarch.langFR
  11. http://kbcpenmarch.franceserv.com/mapage14/index.html
  12. Jacques Cambry, « Voyage dans le Finistère ou État de ce département en 1794 et 1795 », Imprimerie-Librairie du Cercle Social, An VII, 1799.
  13. Rédition Gallimard, collection Quarto, 2001.
  14. Vladimir de Lapouge, chargé de mission inondation et submersion marine au Conseil général du Finistère, cité dans le journal Le Télégramme no 21677 du 17 mars 2015
  15. http://www.finistere.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-risques-naturels-et-technologiques/Plans-de-prevention-des-risques-PPR/Plans-de-prevention-des-risques-submersion-marine-PPRSM-et-risques-littoraux-PPRL/PPRSM-approuves/PPRSM-de-Penmarc-h
  16. Bulletin des lois de la République française, 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k215283h/f1328.image.r=Penmarch.langFR
  17. http://kbcpenmarch.franceserv.com/mapage11/index.html
  18. http://plm1950.msts.free.fr/CheminsDeFer71/LignePontLAbbeStGuenole/LignePontLAbbeStGuenole1000.htm
  19. http://www.finisteresud.com/448-visites-finistere-sud-route-du-vent-solaire.html
  20. http://www.linternaute.com/ville/penmarch/ville-29158/immobilier
  21. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968. p. 524.
  22. Fiche communale sur la base Cassini de l'Ehess. Consulté le 27/01/2010.
  23. Paul-Armand du Châtellier, Exploration des tumulus du département du Finistère, "Congrès archéologique de France : séances générales tenues ... par la Société française pour la conservation des monuments historiques", 1863, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35631q/f380.image
  24. Paul du Chatellier, Les deux tumulus de Rosmeur, pointe de Penmarc'h (Finistère), "Matériaux pour l'histoire primitive et naturelle de l'homme", 1879, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k445327d/f152.image.r=Rosmeur
  25. Pierre-Roland Giot, Chroniques de préhistoire et de protohistoire finistériennes pour 1991
  26. http://saint-guenole.net/rosmeur/
  27. "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1876, pages 129 et suivantes
  28. http://saint-guenole.net/kervedal-2/
  29. a et b http://www.infobretagne.com/penmarch.htm
  30. http://fr.topic-topos.com/tumulus-penmarc-h
  31. Le manoir de Pratanroux était alors habité par Claude du Juch, dame de Padanroux (Pratanroux), de Pozmellec, de Keruquel, de Kerriant, de Coëtgolan et de Kervalgan
  32. Hélène de Rohan-Guémené, dame de Landal et de Lorgeril, épouse de François de Maure
  33. a, b et c Michel Perron, Pêcheries et sécheries en Europe et en A.O.F., "Bulletin de l'Agence générale des colonies", juin 1926, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64370769/f38.image.r=Plonivel.langFR
  34. V.A Malte-Brun, Le Finistère au XIXe siècle, Douarnenez, Éditions Jean-Paul Gisserot, 1993.
  35. Serge Duigou, Les mystères de Penmarc'h, éditions Ressac, Quimper, 1994, [ISBN 2-904966-30-7]
  36. Il enregistre aussi 10 navires venant d'Audierne, 12 de Loctudy, 6 de Quimper, 4 de Bénodet, 2 de Blavet, voir Daniel Tanguy, Le cabotage sur les côtes méridionales de la Bretagne à la fin du XVe siècle, "Bulletin philologique et historique jusqu'à 1610 du Comité des travaux historiques et scientifiques", 1966, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6430324f/f250.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  37. Témoignage de René de Rieux, cité par L. Grégoire, La Ligue en Bretagne, 1856
  38. a et b Robert Gouzien, Le Pays Bigouden, un pays de cocagne ?, éditions Kendero, 2012, [ISBN 978-2-9541745-0-1]
  39. Aline Cosquer, Saint-Nonna, cinq siècles d'histoire de Penmarc'h
  40. a et b Jean Moreau (chanoine) , "Histoire de ce qui s'est passé en Bretagne durant les guerres de la ligue et particulièrement dans le diocèse de Cornouaille", chapitre XXXV, imprimerie librairie de L Prud'homme, 1857.
  41. Les escaffes atteignent parfois les 20 tonneaux, avec un mât unique portant une voile carrée, un peu en avant du bateau ; ils transportent sel, vin, blé et servent aussi à la pêche, voir http://www.hermine-radieuse.net/PDF/construction%20navale.pdf
  42. Gabriel Puig de Ritalongi, Les Bigoudens, 1894
  43. A. Lespagnol et J. Tanguy, Penmarc'h, port européen aux XVe et XVIe siècles
  44. Camille Vallaux, Penmarch aux XVIe et XVIIe siècles, thèse complémentaire au doctorat, Paris, 1906, 42 p.
  45. Louis Moreau, "Le brigand de la Cornouailles, chronique bretonne sous la Ligue", A. de Vresse, 1860, tome 1, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57151248/f218.image.pagination.r=Ch%C3%A2teauneuf-du-Faou.langFR
  46. http://saint-guenole.net/kerbleustre/
  47. Aujourd'hui Kerbleust en Saint-Jean-Trolimon
  48. Paul-Armand du Châtellier, La baronnie du Pont, "Revue des provinces de l'Ouest (Nantes)", 1857, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k208807q/f586.image.r=Plonivel.langFR
  49. LE BLOND, Compte tant en charge qu'en décharge [...] des revenus de l'église paroissiale de Penmarc'h [...], 25 thermidor an II [12 août 1794] (Archives départementales du Finistère - 1 Q 2558)
  50. Charles-Guillaume Étienne, "Journal de l'Empire" du 6 avril 1811, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4197695/f2.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  51. Jacques Cambry, Voyage dans le Finistère ou État de ce département en 1794 et 1795, 1799
  52. Chevalier de Fréminville,Antiquités de la Bretagne. Finistère, vol. II, Brest, Côme et Bonetbeau, 1835
  53. a et b A. Marteville et P. Varin, continuateurs de Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", Molliex, Rennes, 1853, https://books.google.fr/books?id=HTHRAAAAMAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:"Dictionnaire+historique+et+géographique+de+la+province+de+Bretagne"&hl=fr&sa=X&ei=MO0QVaLCBsXwUrm7gdAO&ved=0CDAQ6wEwAg#v=onepage&q=Penmarch&f=false
  54. Jean-François Brousmiche, Voyage dans le Finistère en 1829, 1830 et 1931, réédition Morvran, 1977
  55. L'église Sainte-Thumette est alors en ruines
  56. Victor Segalen, A Dreuz an Arvor, "Les Cahiers de l'Iroise" n°80, 1973
  57. Alfred de Kerillis, La Fontenelle, ou le Dernier ligueur, tome 1, W. Coquebert, Paris, 1844, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5732401x/f380.image.r=Penmarc.langFR
  58. Jean-François Brousmiche, "Voyage dans le Finistèreen 1829, 1830 et 1831", réédition Morvran, 1977
  59. "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", avril 1872, page 8, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5562178s/f8.image.r=Perguet.langFR
  60. http://kbcpenmarch.franceserv.com/mapage10/index.html
  61. http://saint-guenole.net/rocher-du-prefet/
  62. "Journal officiel de la République française, Réimpression du Journal officiel de la République française sous la Commune du 19 mars au 24 mai 1871, V. Brunel, Paris, 1871, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6286451f/f163.image.r=B%C3%A9nodet.langFR et Le Petit Journal no 3022 du 11 avril 1871, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k591074c/f4.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  63. Guy de Maupassant, En Bretagne, article publié dans la Nouvelle Revue du
  64. Henri Monod, " L'alimentation publique en eau potable de 1890 à 1897 devant le Comité consultatif d'hygiène publique de France", 1901, Imprimerie administrative, Melun, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64841429/f40.image.r=Tudy.langFR
  65. Lénaïg Gravis, "Les grandes affaires criminelles du Finistère", De Borée éditions, 2008 [ISBN 978-2-84494-808-3]
  66. Cité par Annick Le Douguet, ‘’Justice de sang. La peine de mort en Bretagne aux XIXe et XXe siècles’’, 2007
  67. Alexandre Nicolaï, "En Bretagne", 1893, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1028265/f308.image
  68. http://tour-carree.monsite-orange.fr/peintres_tour_carre.pdf
  69. Jean-Julien Lemordant vit à Penmarc'h entre 1904 et 1914
  70. http://www.ouest-france.fr/le-peintre-eric-floch-est-decede-1326649
  71. http://www.kerkamak.com/r2a1600/Eric-FLOCH.html
  72. http://www.thierry-lannon.com/php/article/fo/article.php?cle_article=Akd952fPUI186465031791UGcvFddDS06201204&id_article=69435&cle_vente=vxd40428004281mzocnp20zA05201205&id_vente=780&limite_pagination=200
  73. Journal Ouest-Éclair no 1631 du 6 février 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6402405/f2.image.r=Plobannalec.langFR
  74. a, b, c, d et e http://www.papapoydenot.fr/archives.aspx?id=c281c9c2-ab19-4135-a737-29ffbf24a9ca
  75. http://saint-guenole.net/station-de-sauvetage-en-mer/
  76. a et b http://www.papapoydenot.fr/archives.aspx?id=f8a84ffc-f6ce-4381-bf60-358a954978f0
  77. Annales du sauvetage maritime, 1889, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5769689z/f22.image
  78. "Annales du sauvetage maritime", avril 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5830783f/f87.image.r=B%C3%A9nodet.langFR et http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5830781m/f16.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  79. Les braves gens, "Almanach de la femme et de l'enfant pour... Chroniques, nouvelles, récits. L'art et la science au foyer", 1923, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55320472/f191.image.r=Molene.langFR
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  81. http://www.papapoydenot.fr/archives.aspx?id=f8a84ffc-f6ce-4381-bf60-358a954978f0 et http://kbcpenmarch.franceserv.com/mapage14/index.html
  82. Journal L'Aurore n° 5585 du 11 mars 1913, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k753271v/f2.image.r=Penmarch.langFR
  83. Journal L'Aurore n° 5529 du 14 janvier 1913, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k753216p/f2.image.r=Penmarch.langFR
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  85. Ilya Ehrenbourg, Les deux pôles, Gallimard, 1964, [ISBN 207022175X]
  86. Journal Ouest-Éclair n° 13224 du 20 janvier 1933, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4994996/f4.image.r=Sainte-Marine.langFR
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  90. André Chevrillon, Au Pays breton, "Revue des deux mondes" du 1er juillet 1920, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5494190f/f757.image.r=Bigouden.langFR
  91. Cette tempête d'octobre 1919, avec un fort vent du Sud, provoqua l'échouage ou le coulage d'une trentaine de bateaux venus se réfugier dans l'anse de la Torche, et fit six morts
  92. Selon André Chevrillon, par le passé, mes marins pénitents se présentaient aussi sans pantalon, mais cette coutume fut ensuite abandonnée pour des raisons évidentes de pudeur
  93. André Chevrillon, Au Pays breton, "Revue des deux mondes" du 1er juillet 1920, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5494190f/f758.image.r=Bigouden.langFR
  94. André Chevrillon, Au Pays breton, "Revue des deux mondes" du 1er juillet 1920, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5494190f/f779.image.r=Bigouden.langFR
  95. Contre un millier à Pont-l'Abbé, 5 à 6 000 à Loctudy, autant à Lesconil, 500 à Penmarch, autant à l'Île-Tudy, 200 à Sainte-Marine, 100 au Guilvinec, selon le journal Ouest-Éclair no 14924 du 19 septembre 1937, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5012018/f4.image.r=Sainte-Marine.langFR
  96. Médecin otho-rhino-laryngologiste né à Pont-l'Abbé et exerçant à Concarneau, responsable du réseau de résistance Libération-nord dans le canton de Concarneau à partir d'avril 1943
  97. Henri Caron, dit William, était le chef du réseau de résistance "Justice" à Morlaix, voir http://kbcpenmarch.franceserv.com/martyrssteir/index.html
  98. http://www.lesamisdelaresistancedufinistere.com/page3/styled-20/page322/ et Memorialgenweb.org - Penmarch : monument commémoratif des fusillés de Penmarch
  99. Baptiste Dupuis, né le à Penmarch
  100. Memorialgenweb.org - Penmarch : plaque de rue Baptiste DUPUIS
  101. http://www.lemarin.fr/articles/detail/items/saint-guenole-le-chalutier-lestran-desechoue.html
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  104. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  105. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
  106. http://www.insee.fr/fr/themes/dossier_complet.asp?codgeo=COM-29158
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