Saint-Pierre-de-Nogaret

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Pierre et Nogaret (homonymie).

Saint-Pierre-de-Nogaret
Saint-Pierre-de-Nogaret
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lozère
Arrondissement Mende
Canton Aumont-Aubrac
Intercommunalité CC Aubrac Lot Causses Tarn
Maire
Mandat
Jean-Claude Cayrel
2014-2020
Code postal 48340
Code commune 48175
Démographie
Population
municipale
180 hab. (2016 en augmentation de 5,26 % par rapport à 2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 28′ 23″ nord, 3° 08′ 17″ est
Altitude Min. 509 m
Max. 1 251 m
Superficie 16,44 km2
Localisation

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Saint-Pierre-de-Nogaret est une commune française, située dans le département de la Lozère en région Occitanie. Ses habitants sont appelés les Saint-Pierriens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Nogaret = noyer

Histoire[modifier | modifier le code]

Le hameau de Nogaret et le mandement[modifier | modifier le code]

Le hameau de Nogaret a donné son nom à la commune de Saint-Pierre-de-Nogaret. Il est situé dans une profonde et étroite vallée où l'on arrivait, avant la construction de la route par de petits sentiers. Le ruisseau du Doulou y coule ses bouillons d'écume entre les rochers. Le hameau de Nogaret est perché au flanc du coteau sur des bancs de rocher. Son château féodal depuis longtemps en ruine dépendait des vicomtes de Grèzes et des barons de Canilhac.

En 1398 le roi de France et le baron firent un paréage qui réglait leurs droits réciproques sur le « mandement de Nogaret » Ce « mandement de Nogaret » comprenait les paroisses de Saint-Pierre, de Saint-Germain-du-Teil et de Trélans, qui envoyaient un délégué aux États du Gévaudan ; un consul désigné à tour de rôle par les trois communautés, représentait le mandement. Ce dernier est également connu sous le nom de « comtors » de Montferrand (petits comtes).

La disparition des Canilhac[modifier | modifier le code]

La famille de Canilhac remonte très haut dans le passé et a été illustrée par de grands personnages de la noblesse et du clergé. La part des Canilhac resta dans cette famille jusqu'en 1716 ou la baronnie de ce nom fut démembrée et vendue par parcelles. Alors que le titre de baron adviendra au Morangiès (Saint-Alban-sur-Limagnole), la terre sera rachetée par la famille de Nogaret de Saint-Laurent-d'Olt.

Il existait une autre famille de Nogaret de très ancienne chevalerie qui possédait la seigneurie de Trélans. Parmi les chevaliers, Guy de Nogaret, l'un des plus intrépides capitaines catholiques, du temps des guerres de religion.

Après la Révolution[modifier | modifier le code]

La route de Saint-Germain à Saint-Pierre a fait disparaître les derniers vestiges du château au virage qui surplombe la chapelle, actuelle.

En 1820, la paroisse de Saint-Pierre-de-Nogaret comportait 584 habitants :

  • Saint-Pierre : 231
  • l'Ayrolle : 46
  • le Bautès : 10
  • Bosse : 10
  • les Calmettes : 40
  • la Forêt : 50
  • Nogardel : 110
  • Nogaret : 78
  • Pont des Moulins : 9

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Saint-Pierre-de-Nogaret
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2008 Roger Deltour UDF  
2008 En cours
(au avril 2014)
Jean-Claude Cayrel UMP  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[2].

En 2016, la commune comptait 180 habitants[Note 1], en augmentation de 5,26 % par rapport à 2011 (Lozère : -0,95 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
786598806735742824794808839
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
779728764720696698706696630
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
583592543417467452404344299
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
263247211186188158155164179
2016 - - - - - - - -
180--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le linteau sculpté datant de 1805.
  • L'église romane, construite en pierres de taille, dont l'historique est indiqué ci-dessous.

Historique de la chapelle de Nogaret[modifier | modifier le code]

Avant 1307

Existait ici une chapelle mariale que certains historiens date de l'époque des Croisades. Les seigneurs de Nogaret avaient fait édifier ce sanctuaire en dessous du château. Un des membres de la famille, Pierre de Nogaret était en 1165, prieur du monastère Saint-Victor-de-Marseille.

En 1427

Noble Pierre Rigal établit une chapelle sous le vocable de la Vierge et de saint Thomas de Cantorbery.

En 1721

La peste se répandit à partir de la Canourgue, le « mandement de Nogaret » fut épargné ; les trois paroisses du mandement firent un vœu à Saint Roch et élevèrent une croix commémorative où l'on se rendait en pèlerinage le lendemain du 15 août.

Vers 1772

L'église de Nogaret s'écroula, c'était un édifice de 22,50 m de long sur 7,50 m de large, avec deux chapelles : l'une dédiée à saint Thomas de Cantorbéry et l'autre à saint Roch.

En 1775

Une chapelle plus petite fut construite pour abriter la statue de bois de Notre-Dame, retirée de l'église écroulée et déposée dans celle de Saint-Pierre. Le culte et les pèlerinages reprirent jusqu'à la Révolution. Pendant la Révolution, la chapelle fut fermée au culte. La statue fut cachée dans une grotte par une habitante de Nogaret, qui mourut sans avoir livré son secret. La chapelle fut rouverte au culte sans la statue de la Madone, celle-ci fut fortuitement retrouvée et replacée dans la chapelle, mais très détériorée, elle se désagrégea.

En 1825

L'abbé Ruffin Clavel put obtenir, par son frère, un jésuite de Toulouse une statue de la Vierge en bois de chêne de 87 cm de hauteur. Le pèlerinage avait lieu jadis le 8 septembre, fête de la nativité de Marie.

En 1875

On construisit une chapelle plus vaste, avec les dimensions de celle du XIVe siècle. Une statue en fonte surmonte la chapelle, elle représente Notre-Dame de Lourdes.

En 1985

Une partie de la voûte s'effondra, la générosité des habitants de la région, sous l'impulsion des membres de l'« association des amis de la chapelle de Nogaret », permit la restauration de ce sanctuaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]