Banneret

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En Angleterre et en France[modifier | modifier le code]

Le banneret est un jeune noble qui, ayant déjà acquis des fiefs (par héritage, mariage ou autrement), se présente à l'armée avec plusieurs vassaux sous sa bannière[1]. C'est un titre de noblesse tombé en quasi-désuétude.

Les chevaliers bannerets apparaissent sous Philippe Auguste. C'était d'abord un titre militaire. La création des chevaliers bannerets permettait aux chefs d'armées de regrouper leurs troupes dans des unités placées autour de bannières. Le titre de banneret était accordé à des seigneurs d'importance qui n'étaient pas obligatoirement des barons, des comtes ou des ducs, mais « puissant de lainage, de terre et de mise » (Chroniques de Jean II). Un banneret pouvait être accompagné de quelques dizaines de combattants placés sous ses ordres. Quand il était chevalier, c'était un chevalier banneret. S'il n'était qu'écuyer, c'était un écuyer banneret.

Le rang de banneret correspondait à un niveau dans l'échelle des gages. Les comtes et les ducs ne bénéficiaient pas de gages particuliers en France. Ils étaient payés comme chevaliers bannerets ou écuyers bannerets. En Angleterre il y avait des gages différents pour les ducs, les comtes et les bannerets[2]

Ils disparurent avec la création des compagnies d'ordonnance sous Charles VII.

À l'époque moderne, le titre de banneret a été intégré à la hiérarchie nobiliaire. Il se situe entre chevalier et baron.

En Suisse[modifier | modifier le code]

En Suisse, un banneret (ou banderet, bandelier; en allemand Venner, ou Bannerherr, Pannerherr, Bannermeister; en italien alfiere, ou banderale ) était à l'origine un porte-drapeau dans la milice d'un prince, d'une ville ou d'une région. Cette charge perd peu à peu son caractère purement militaire, et dès le XVIe siècle, dans certains cantons, devient purement civile. C'est une très haute charge, parfois la seconde en importance, et même, dans le cas du canton de Schwytz, la plus haute. À Berne l'institution acquiert un grand poids, elle est systématiquement rattachée à l'un des quatre corps de métiers les plus influents (les boulangers, les bouchers, les forgerons et les tanneurs). Le terme de banneret s'est maintenu dans certains cantons jusqu'au XIXe siècle[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. *Léon Gautier, La Chevalerie, .
  2. Philippe Contamine, Guerre, état et société à la fin du Moyen Âge, p. 14, Mouton, Paris, La Haye, 1972
  3. Banneret, Dictionnaire historique de la Suisse.

Article connexe[modifier | modifier le code]