Saillon

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Saillon
Blason de Saillon
Héraldique
Saillon depuis les hauteurs d'Ovronnaz.
Saillon depuis les hauteurs d'Ovronnaz.
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Valais
District Martigny
Communes limitrophes
(voir carte)
Fully, Leytron, Riddes, Saxon
Président(e) Alba Mesot-Buchard
Code postal 1913
N° OFS 6140
Démographie
Gentilé saillonin, saillonintze
Population 2 363 hab. (31 décembre 2013)
Densité 172 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 10′ 00″ N 7° 11′ 00″ E / 46.166671, 7.1833246° 10′ 00″ Nord 7° 11′ 00″ Est / 46.166671, 7.18332  
Altitude 510 m
Superficie 1 374 ha = 13,74 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Liens
Site web www.saillon.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Saillon est une commune suisse du canton du Valais située dans le district de Martigny.


Personnalités[modifier | modifier le code]

Maurice Barman, (1808-1878)[modifier | modifier le code]

Président (c’est-à-dire maire) de Saillon, ce politicien valaisan fut Conseiller d'État du Valais (1847-1853) et Conseiller national (1848-1857). Sa participation à la guerre du Sonderbund lui valut l'exil. Saillon lui doit la construction d'un bisse vertigineux pour amener l'eau dans les cultures.

Gustave Courbet (1819-1877), peintre[modifier | modifier le code]

Né à Ornans, ce célèbre peintre séjourna à Saillon où il réalisa, dans les gorges de la rivière Salentse, une toile étonnante : il peignit la disposition naturelle des roches et de la végétation formant une « Tête de Géant ».

Farinet, (1845-1880), le faux monnayeur[modifier | modifier le code]

Né en 1845 dans la commune de St-Rhémy-en-Bosses dans la vallée d'Aoste, Joseph-Samuel Farinet connut très vite les prisons italiennes à cause de ses talents de faux-monnayeur. Réfugié sur le versant suisse du St Bernard, il continua ses activités illicites jusqu’à sa mort en 1880.

Monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle St-Laurent[modifier | modifier le code]

La chapelle, située à l'extérieur du village de Saillon en direction de Leytron, a été l'église paroissiale à partir du XIe siècle, et jusqu'à la construction de l'église actuelle dans le bourg au XVIIIe siècle.

La Tour Bayart[modifier | modifier le code]

La Tour Bayart depuis la place des Chavannes.

Dominant le bourg fortifié, la Tour Bayart doit son nom à Dame Bayart, propriétaire du terrain où elle fut érigée en 1261-1262 par Pierre Meinier, maître d’œuvre de Pierre II de Savoie. Le sommet de l'édifice était autrefois recouvert d'un toît en bois, qui a été détruit. C’est un donjon, qui, exceptionnellement, n’est pas construit à l’abri des murs du château qui se trouve sur la colline voisine trop petite pour qu’il y ait la place suffisante pour un donjon et des corps de logis. Du château, il ne reste que quelques murs en ruine. Par contre, une ligne de défense à l’ouest de la tour Bayart présente 3 demi-tours en bon état et le rempart qui les relie a été restauré. Un escalier en fer permet d’atteindre l’étage de la porte et de là, par l’escalier aménagé dans l’épaisseur du mur, on atteint le sommet d’où la vue est unique, balayant un panorama allant de Martigny à Sion.

L'église Sainte-Catherine[modifier | modifier le code]

L'Église a été construite en 1740 (agrandissement 1925; restaurations 1945, 1996). Elle est dédiée à Ste-Catherine et à St-Laurent. La construction, posée sur le rocher de la Porte du Scex, domine le village. Il s'agit d'un bâtiment de style baroque campagnard. Le clocher à pyramide de pierres est très traditionnel dans notre région. Elle est ornée d'une fresque de Paul Monnier représentant le martyre de Saint-Laurent.


Curiosités[modifier | modifier le code]

Gorges de la Salentze[modifier | modifier le code]

La Salentse a creusé, au fil des siècles, une magnifique gorge. De plus, une source d'eau chaude y coule. Un chemin y a été aménagé récemment et permet la visite de ce lieu en toute sécurité. On peut notamment y admirer la Tête de Géant, sujet d'un tableau de Gustave Courbet.

La vigne à Farinet, la plus petite vigne du monde[modifier | modifier le code]

Article détaillé : vigne à Farinet.

Ses 3 ceps produisent quelques décilitres de moût qu’on mélange à une bonne cuvée offerte par l’un ou l’autre propriétaire-encaveur afin de produire 1000 bouteilles numérotées vendues au profit d’une œuvre en faveur de l’enfance déshéritée. Chaque année des personnalités des sports, des arts et de la politique viennent la travailler: on y a vu Zinédine Zidane, David Douillet, Caroline de Monaco, Roger Moore, Léo Ferré, Tino Rossi, Michael Schumacher, Hans Erni, Jane Birkin, Gilbert Bécaud, Claudia Cardinale, Mgr Gaillot, Sœur Emmanuelle, Danielle Mitterrand, Barbara Hendricks et tant d’autres, la liste compte plus de 150 noms. Le premier propriétaire de la vigne fut l’acteur Jean-Louis Barrault. Elle appartint ensuite à l’Abbé Pierre qui la légua au Dalaï Lama, l’actuel propriétaire.

Le Sentier des vitraux[modifier | modifier le code]

L’itinéraire pédestre qui va de la place Farinet à la vigne est parsemé de 21 vitraux, œuvres de Robert Héritier pour le graphisme et de Théo Imboden pour le travail du verre.

La passerelle suspendue[modifier | modifier le code]

Accrochée à près de 140 m. au-dessus des gorges de la Salentse où mourut Farinet, la passerelle suspendue se trouve sur l’itinéraire qui relie les Bains de Saillon aux Bains d’Ovronnaz. À la paroi rocheuse proche, Hans Erni a accroché une blanche colombe de métal de plus de 30 m2, avec, dans son bec, une grappe de raisin en guise d’olivier.

Grotte du Poteu[modifier | modifier le code]

On y a exploré plus de 12 km de galeries, mais elle est réservée à des spéléologues avertis. C’est la partie souterraine d’une rivière, la Sarvaz, dont la résurgence est spectaculaire en période de hautes eaux. Une revitalisation du cours d’eau est mise en œuvre.

Manifestations[modifier | modifier le code]

Les fêtes médiévales de Saillon[modifier | modifier le code]

Elles sont organisées par la société de la Bayardine (http.www.bayardine.ch) Célébrées tous les 4 ans (en 2011, elles ont eu lieu du 7 au 11 septembre) les fêtes médiévales sont une occasion de « vivre » comme au Moyen Âge. Un cortège de plus de 1000 figurants en habits d’époque, des animations dans les rues et sur les places, des repas à la mode d’antan, des concerts, des spectacles contribuent à créer une atmosphère particulière. La prochaine édition des Fêtes médivales de Saillon (qui sera la 8ème) aura lieu en septembre 2015. Le moment fort de la manifestation sera sans aucun doute le cortège du dimanche matin, avec plus de 1'000 figurants en costume (http://www.medievales.org).

Les journées de la peinture[modifier | modifier le code]

Elles se déroulent chaque année, un week-end au début de juillet. L’animation créée par la trentaine de peintres qui posent leurs chevalets dans les rues du pittoresque bourg est complété par une exposition thématique à la Salle Stella Helvetica. Le public déambule gratuitement dans cet espace clos à toute circulation.

Les manifestations sportives[modifier | modifier le code]

  • Course VTT de la « Face Nord de Saillon »
  • Course pédestre des 2 bains
  • Course traditionnelle de la Ste Catherine (fête patronale)

Économie, Industrie[modifier | modifier le code]

La carrière de marbre[modifier | modifier le code]

Le marbre blanc nacré, finement veiné de vert ou de bleu fut à la mode à la fin du XIXe siècle. Il décore des lieux illustres : l'Opéra de Paris, le Trocadéro, le British Museum, l'Université d'Oxford, la Cathédrale d'Aix-la-Chapelle, le Palais fédéral à Berne, la Banque cantonale de Zurich, la Villa Müller d'Adolf Loos à Prague et le chœur de l'église de Saillon. La carrière a été exploitée durant 150 ans, jusqu'en 1980.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Les bains de Saillon[modifier | modifier le code]

Depuis l'époque romaine, les eaux thermales de la Salentse ont été réputées pour leurs vertus curatives et les curistes peuvent en profiter aux Bains de Saillon, un vaste complexe thermal qui existe dans sa forme actuelle depuis 1983.

Le bourg médiéval[modifier | modifier le code]

Parmi les bourgs médiévaux de Suisse, c’est l’un des mieux conservés, avec ses rues pavées et tortueuses, ses ruelles escarpées, ses passages et ses escaliers voûtés, ses placettes ombragées et son enceinte du XIIIe siècle percées de portes ouvrant vers les quatre points cardinaux. Des recherches ont permis de déterminer l’emplacement de deux hospices St-Jacques (l’un pour les voyageurs, l’autre pour les malades) et des bâtiments de petits seigneurs locaux. Près de l’église, de style baroque campagnard, un jardin médiéval a été créé.

La Salentse et ses gorges[modifier | modifier le code]

Au cours des siècles, la rivière a créé de magnifiques gorges. La source des bains y coule. Un sentier a été aménagé pour permettre aux visiteurs d'admirer les chutes d'eau de manière plus sécurisée.

Musée de la fausse monnaie - maison Farinet[modifier | modifier le code]

Ce musée comprend trois sections :

  • La monnaie authentique présente la dernière édition des billets de banque suisses, avec toutes leurs caractéristiques, spécialement celles conçues pour éviter le faux-monnayage.
  • La fausse monnaie présente des pièces fausses anciennes, des moules et des pièces de monnaie actuelle contrefaites plus ou moins habilement. Parmi les faux billets présentés figurent de nombreux faux dollars et les fausses livres sterling fabriquées par les Allemands durant la guerre de 39-45 dans le but de déstabiliser l'économie anglaise. Une bonne place est réservée à la fausse monnaie suisse et aux faux euros.

Farinet est le nom du faux monnayeur local qui frappait uniquement des pièces de 20 centimes suisses datées 1850 qu'il distribuait largement à la population locale en échange de nourriture et de protection. Poursuivi par la police, il meurt en 1880 dans les gorges où il avait cherché refuge. Dans la salle du musée qui lui est dédiée, on peut comparer l'homme tel qu’il fut et ce que la légende populaire en fit.

Population[modifier | modifier le code]

Sociétés locales[modifier | modifier le code]

Parmi la vingtaine de sociétés que compte Saillon, on peut mentionner la Bayardine, une société qui a pour but de faire découvrir la culture médiévale. Elle compte plus de 100 membres : musiciens et danseurs, chanteurs et comédiens, archers et artistes du feu, acrobates et fauconnier, forgerons et cuisinières, bohémiennes et mendiantes. Elle organise des camps médiévaux, des spectacles de rue, des animations et, tous les 4 ans, les Médiévales de Saillon.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Saillon est jumelée avec Barbentane (France).


Références[modifier | modifier le code]

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