Parti démocrate-chrétien (Suisse)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Parti démocrate chrétien.
Parti démocrate-chrétien
(de) Christlichdemokratische Volkspartei
(it) Partito popolare democratico svizzero
(rm) Partida cristiandemocrata svizra
Image illustrative de l'article Parti démocrate-chrétien (Suisse)
Logo officiel
Présentation
Président Christophe Darbellay
Fondation 1848
Siège Secrétariat général

Klaraweg 6 Case postale 5835 3001 Berne

Idéologie Démocratie chrétienne
Affiliation internationale Parti populaire européen
Couleurs orange
Site web www.pdc.ch
Présidents de groupe
Conseillers fédéraux Doris Leuthard
Représentation
Conseillers nationaux[1]
28 / 200
Conseillers aux États[1]
13 / 46
Législatifs cantonaux[2]
460 / 2 608
Exécutifs cantonaux[3]
39 / 156

Le Parti démocrate-chrétien (PDC) (en allemand Christlichdemokratische Volkspartei (CVP)), en italien Partito popolare democratico svizzero (PPD), en romanche Partida cristiandemocrata svizra (PCD)) est un parti politique suisse gouvernemental situé au centre de l'échiquier politique. Christophe Darbellay en est le président depuis septembre 2006, à la suite de l'élection au Conseil fédéral de Doris Leuthard. La vice-présidence est assumée par la Conseillère nationale Ida Glanzmann-Hunkeler et le Conseiller national Dominique de Buman. Avec 12,3 % des suffrages lors des dernières élections fédérales en 2011, le PDC possède 28 sièges au Conseil national et 13 sièges au Conseil des États.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les racines du PDC remontent à l’époque de la création de l’État fédéral de 1848. Tout au long du XIXe siècle, le PDC – qui s’appelait alors Parti catholique conservateur – a gardé une attitude fédéraliste sur les questions institutionnelles et est resté proche de l’Église au cours du « Kulturkampf », et cela au contraire de la majorité libérale. Après la défaite du « Sonderbund », le parti a repris progressivement le pouvoir dans ses cantons d’implantation traditionnelle, c’est-à-dire en Suisse centrale, en Valais, à Fribourg. Il a aussi retrouvé son statut d’« outsider » sur le plan national.

Depuis la création de l’État fédéral en 1848, le Groupe de l’Assemblée fédérale – constitué formellement en 1883 – a exercé un rôle important pour la cohésion nationale. En 1891 le Lucernois Joseph Zemp devint le premier membre d'un parti autre que le parti radical à entrer au Conseil fédéral, ce qui scella le compromis historique entre le radicalisme et le catholicisme politique.

En 1894, il change de nom pour devenir le Parti populaire catholique.

En 1912, il devint le Parti conservateur populaire jusqu'en 1957 lorsqu'il prit le nom de Parti conservateur-chrétien social. Ce n'est qu'en 1970 qu'il a adopté le nom de Parti démocrate-chrétien. Une tendance chrétienne-sociale s'est manifestée et le parti y a fait référence dans son nom de 1957 à 1971. Cette aile reste présente encore aujourd'hui, et s'est en partie séparée du parti démocrate-chrétien. C'est pour ça que le Parti chrétien-social a été créé.

Le , la formule magique composant le Conseil fédéral se brisa avec la non-réélection de la Conseillère fédérale Ruth Metzler-Arnold. Le PDC se retrouva avec un seul siège gouvernemental, celui de Joseph Deiss. Ce dernier quitta le gouvernement le 31 juillet 2006. Doris Leuthard fut élue à sa place et reprit le 1er août 2006 le Département fédéral de l'économie laissé vacant par Joseph Deiss.

Force politique[modifier | modifier le code]

Le positionnement politique du PDC en 2007

Les réformes opérées par le parti en 1970/71 ont permis une ouverture confessionnelle. Alors qu'il voit son électorat s'éroder dans les régions catholiques de la Suisse qui lui sont traditionnellement acquises, il voit depuis quelques décennies s’accroître légèrement le nombre de ses électeurs dans les régions protestantes. Ce gain ne suffit toutefois pas à compenser les parts électorales perdues dans ses bastions traditionnels.

Le PDC se situe au centre de l’échiquier politique suisse. Il poursuit l’idée d’une Suisse libérale et sociale et met l’accent sur le principe de l'économie de marché libérale et sociale et sur la garantie des droits sociaux fondamentaux. Le PDC s’organise autour des quatre piliers suivants :

  • pour une Suisse favorable aux familles
  • pour une Suisse du plein emploi
  • pour une Suisse socialement sûre
  • pour une Suisse écologiquement durable

En 1963, les démocrates-chrétiens ont atteint leur apogée avec 23,4 % des suffrages. Ils ont reculé jusqu’en 2003 à 14,4 %[4] avant une légère augmentation à 14,5% en 2007 (gain de trois mandats au Conseil national). Lors des élections fédérales 2011, le PDC a une fois de plus diminué tant en sièges (28 au lieu de 31 au Conseil national) qu'en pourcentages, diminuant sa part électorale à 12,3 %[5], soit son score le plus faible depuis l'introduction du système proportionnel en 1919.

Désignations successives[modifier | modifier le code]

  • 1848-1874: ?
  • 1874-1881: Association conservatrice suisse, en italien: Ass. conservatrice sviz.
  • 1881-1894: Union conservatrice, en allemand: Konservative Union, en italien: Unione conservatrice
  • 1894-1912: Parti populaire catholique, en allemand: Katholisch Volkspartei, en italien: Partito popolare cattolico
  • 1912-1957: Parti conservateur populaire, en allemand: Konservative Volkspartei, en italien: Partito conservatore popolare
  • 1957-1970: Parti conservateur chrétien-social (PCCS), en allemand: Konservativ-Christlichsoziale Volkspartei (KCVP), en italien: Partito conservatore cristiano sociale (PCCS)
  • 1970: Parti démocrate-chrétien (PDC), en allemand: Christlichdemokratische Volkspartei (CVP), en italien: Partito popolare democratico svizzero (PPD), en romanche: Partida cristiandemocrata svizra (PCD)

Membres du PDC[modifier | modifier le code]

Présidents :

  • 1912-1917: Adalbert Wirz (1848-1925)
  • 1917-1920: Eugène Deschenaux (1874-1940)
  • 1920-1928: Joseph Räber (1872-1934)
  • 1928-1932: Ernest Perrier (1881-1958)
  • 1932-1933: Eduard Guntli (1872-1933)
  • 1934-1935: Raymond Evéquoz (1863-1945)
  • 1935-1940: Emil Nietlispach (1887-1962)
  • 1940-1946: Pierre Aeby (1884-1957)
  • 1946-1950: Josef Escher (1885-1954)
  • 1950-1955: Max Rohr (1890-1980)
  • 1956-1959: Jean Bourgknecht (1902-1964)
  • 1960-1968: Ettore Tenchio (*1915)
  • 1968-1973: Franz Josef Kurmann (1917-1988)
  • 1973-1984: Hans Wyer (1927-2012)
  • 1984-1986: Flavio Cotti (*1939)
  • 1987-1992: Eva Segmüller (*1932), première femme présidente d'un parti gouvernemental.
  • 1992-1994: Carlo Schmid-Sutter (*1950)
  • 1994-1997: Anton Cottier (1943-2006)
  • 1997-2001: Adalbert Durrer (1950-2008)
  • 2001-2004: Philipp Stähelin (*1944)
  • 2004-2006: Doris Leuthard (*1963)
  • 2006- Christophe Darbellay (*1971)

Coprésidents :

Vice-présidents :

Personnalités[modifier | modifier le code]

Plusieurs personnalités sont membres du parti démocrate-chrétien. Parmi elles, sont notamment à relever Christophe Darbellay, conseiller national du canton du Valais et qui est le président du parti depuis le 2 septembre 2006 avec Béatrice Wertli qui exerce comme secrétaire général depuis 2012. Urs Schwaller est conseiller aux États du canton de Fribourg et président du groupe parlementaire.

Plusieurs membres du PDC ont été conseillers fédéraux, dont entre-autres Alphons Egli de 1983 à 1986, Ruth Metzler-Arnold de 1999 à 2003, Joseph Deiss de 1999 à 2006 et Doris Leuthard, qui est en fonction depuis 2006. Elle a aussi exercé la présidence du parti de 2004 à 2006 avant Christophe Darbellay.

Résultats[modifier | modifier le code]

Année  % Conseil national Conseil des États
2011 12,3 % 28 13
2007 14,6 % 31 15
2003 14,4 % 28 15
1999 15,9 % 35 15
1995 16,8 % 34 16
1991 18,0 % 35 16
1987 19,6 % 42 19
1983 20,2 % 42 18
1979 21,3 % 44 18
1975 21,1 % 46 17
1971 20,3 % 44 17
1967 22,1 % 45 18
1963 23,4 % 48 18
1959 23,3 % 47 18
1955 23,2 % 47 17
1951 22,5 % 48 18
1947 21,2 % 44 18
1943 20,8 % 43 19
1939 17,0 % 43 18
1935 20,3 % 42 19
1931 21,4 % 44 18
1928 21,4 % 46 18
1925 20,9 % 42 18
1922 20,9 % 44 17
1919 21,0 % 41 17

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Chancellerie fédérale, La Confédération en bref,‎ 2012 (lire en ligne), p. 21
  2. Répartition des mandats, Office fédéral de la statistique, consulté le 07.12.13
  3. Exécutifs cantonaux, Office fédéral de la statistique, consulté le 07.12.13
  4. résultats des élections au Conseil National 2003
  5. résultats des élections au Conseil National 2011