Bruit routier

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Traffic routier sur le périphérique parisien

Le bruit routier désigne l'ensemble des bruits émis par la circulation routière et l'entretien des routes.

Eléments de définition[modifier | modifier le code]

Le bruit routier est composé notamment du bruit des moteurs de véhicules et de sa réverbération par d'éventuelles parois ou éléments réfléchissants situés de part et d'autre de l'axe de transport (route, autoroute...), mais également des bruits émis par les pneus sur la chaussée, des freins, des klaxons, et les activités d'entretien de la route (brossage, salage, fauchage, réparations...) etc.

Il est à distinguer du bruit de la circulation qui intègre les bruits générés par d'autres modes de transports comme le transport ferroviaire ou le bruit aérien (du transport aérien).

Enjeux[modifier | modifier le code]

Le bruit routier est une source de nuisance pour les riverains ou personnes proches des axes routiers. Il est aussi l'un des composants majeurs de la pollution sonore[1] qui comprend des effets de fragmentation écopaysagère longtemps sous-estimés, mais à propos desquels on a de plus en plus de preuves scientifiques.

Les auteurs de traités sur l'élevage, dont Xénophon par exemple[2] savent depuis longtemps combien des animaux, mêmes domestiques peuvent être sensibles au bruits. Le bruit routier interfère maintenant dans le monde et sur des millions de km d'axes routiers et autoroutiers avec la communication acoustique de nombreuses espèces animales qui vivent ou peuvent vivre aux abords des routes, en particulier chez les oiseaux, avec des effets secondaires induits sur les écosystèmes et les services écosystémiques. De plus, les effets écologiques négatifs du bruit peuvent se cumuler aux effets des polluants routiers et de la pollution lumineuse. Ils sont souvent liée à la présence de routes (d'autres axes de transport comme les canaux, voies ferrées et axes de transport aérien sont moins éclairés).

Réduction des bruits routiers[modifier | modifier le code]

Mur anti-bruit équipé de cellules photovoltaiques

Des avancés technologiques des constructeurs automobiles et le souhait des automobilistes pour un environnement plus calme a contribué a baissé le niveau sonore des véhicules légers de 8 dB(A) depuis 1970 et de 11 dB(A) pour les poids lourds[1].

De plus des mesures plus circonstancielles peuvent être prises pour limiter le bruit routier, comme des murs anti-bruit, des limitations de vitesses, des aménagements de la voirie pour réduire la vitesse, la gestion différée de certains déplacements (notamment des poids lourds), ou une politique de réduction des déplacements motorisés individuels.

En France[modifier | modifier le code]

En France, certaines de ces planifications peuvent être reporté aux travers de documents d'urbanismes comme le plan de déplacement urbain (PDU) ou le plan local d'urbanisme (PLU).

Un rapport du CEREMA publié en 2015 est destiné à sensibiliser et aider les gestionnaires d'espaces ou d'infrastructures linéaires de transport quand aux enjeux écologiques du bruit routier, notamment en milieu rural, sur la base de retours d’expérience de travaux scientifiques et de recherche[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Le bruit routier, Bruit Parif
  2. Xénophon De l'art équestre , trad. par E. Delebecque. 6e tirage (1978), 2015.
  3. CEREMA (2015) Bruit routier et faune sauvage, Rapport d’études Juillet 2015 - 31 pages Référence : 1537w ISRN : CEREMA-DTecITM-2015-035-1-FR

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Benz Kotzen and Colin English, Environmental noise barriers, éditions E & FN SPON, 1999.
  • CETUR, Guide du bruit des transports terrestres, Prévision des niveaux sonores, 1980.
  • CETUR, Bruit et formes urbaines, 1981.
  • Conseil Economique et Social (FR), Le bruit dans la ville, édition Journal Officiel de la République française,

1998.