Salvan

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Salvan
Blason de Salvan
Héraldique
Vue du village de Salvan.
Vue du village de Salvan.
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Valais
District Saint-Maurice
Localité(s) et Communes limitrophes
(voir carte)
Localités :
Le Bioley, Le Trétien, Les Granges, Les Marécottes, Van d'en Bas, Van d'en Haut
Communes limitrophes :
Evionnaz, Vernayaz, Martigny, Martigny-Combe, Finhaut, France
Président(e) Roland Voeffray
Code postal 1922
N° OFS 6218
Démographie
Population 1 267 hab. (31 décembre 2013)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 07′ 14″ Nord 7° 01′ 11″ Est / 46.1206, 7.0196
Altitude 912 m
Superficie 5 354 ha = 53,54 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Salvan
Liens
Site web www.salvan.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Salvan est une commune suisse du canton du Valais, située dans le district de Saint-Maurice.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la vallée du Trient. La route vers Martigny la relie à la vallée du Rhône et emprunte le pont du Gueuroz. La ligne de chemin de fer Martigny-Châtelard la relie à Vernayaz et à la Savoie (Chamonix).

La commune est limitrophe de Evionnaz au Nord, Vernayaz à l’Est, Martigny et Martigny-Combe au Sud-Est, Finhaut au Sud, et la commune de Sixt-Fer-à-Cheval en France à l’Ouest.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Salvan vient du latin "Sylva" qui signifie « forêt »[3].

Une légende raconte que les habitants du hameau de Salvagny dans la vallée de Sixt seraient venus de Salvan au XVIIIe siècle, à la suite de problèmes avec leurs autorités[4].

Salvan, sur un plateau bien exposé et proche des gorges du Trient, serait « une des premières parmi les villégiatures alpestres »[5]. Le chemin de fer arrive dans la vallée du Rhône en 1859, Vernayaz devient alors le point de départ des diligences pour Salvan, Finhaut et Chamonix[6].

En 1895, Guglielmo Marconi réalisa une liaison de télégraphie sans fil entre Salvan et les Marécottes, distants de 1,5 km. Ces expériences ont été authentifiées en 2003 par l'Association internationale des ingénieurs électriciens et électroniciens (IEEE)[7] qui a fixé une plaque de bronze sur la Pierre Bergère, bloc erratique sur lequel Marconi avait déposé son appareil émetteur. Cette expérimentation, qui est fondée sur un témoignage oral et sur la mémoire collective des habitants de Salvan, a toutefois fait l'objet d'une polémique en Italie[8]. Malgré cela, le 26 septembre 2008, l'Union internationale des télécommunications a reconnu la « contribution inestimable » de Salvan au patrimoine des télécommunications[9].

La commune a été divisée en 1912, avec la création de la commune de Vernayaz[10].

Un atelier d’horlogerie existe à Salvan dès 1952[11]. C’est atelier qui dépend en 1970 de Sandoz S.A. est alors intégré à la société Garde-Temps S.A. de Neuchâtel[12].

La route d’accès à Salvan depuis la plaine est considérablement améliorée à l’été 1972, avec la réalisation d’un tunnel d’une longueur de 506 m au lieu dit « Entretaille »[13].

Lors des élections de 1972, Hélène Bossy est élue juge de commune à Salvan. C'est la première femme à accéder à cette fonction dans l’histoire du Valais[14].

Le , la commune fut le théâtre du suicide collectif de 25 adeptes de la secte Ordre du Temple solaire[15].

En août 1999, les sœurs oblates de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, auparavant installées à Menzingen, vinrent y fonder le noviciat Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus[16]. Le lieu est ouvert au public dans le cadre de la messe dominicale et hebdomadaire[17].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Gorges du Dailley[modifier | modifier le code]

Le sentier des gorges du Dailley, créé en 1895, a été réaménagé entre 1991 et 2011. Il forme une boucle de 4,5 km à partir des Granges, avec une dénivellation de 410 m. Le sentier passe par les gorges où coule la Salanfe, montant à Van d’en Bas par une impressionnante série d’escaliers et de passerelles accrochés aux falaises.

Géoglyphe de Grand Tête[modifier | modifier le code]

Depuis août 2012, Salvan abrite avec la commune voisine de Vernayaz le « Géoglyphe de Grand Tête », un itinéraire balisé œuvre de l'artiste suisse Alain Monney.

Marmites glaciaires[modifier | modifier le code]

Un ensemble de petites marmites glaciaires se trouve près de la Tête-des-Crêtes, en direction des gorges du Dailley depuis Les Granges. On y trouve également un point de vue sur la vallée du Rhône.

Lac de Salanfe[modifier | modifier le code]

Le lac de Salanfe est accessible, à pied, depuis Salvan. Il dépend cependant de la commune d’Evionnaz depuis 1870[18].

Domaine skiable[modifier | modifier le code]

Le domaine skiable est accessible depuis les Marécottes par télécabine, il compte 5 remontées et fait partie d'un groupe de petites stations de ski dans la région de Martigny appelé « Ski St. Bernard ».

Personnalités liées à la localité[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Bochatay (1964-1992), skieur alpin des Marécottes[19].
  • Robert Coquoz, guide alpin né à Salvan en 1921, Prix du Mérite alpin 1988[20].
  • Guglielmo Marconi (1874-1937), physicien et homme d'affaires italien, réalisa des expériences de TSF à Salvan en 1895.
  • Edgar Mottier (1902-1988), chef de la Division fédérale de Justice (1955-1967)[21].
  • Igor Stravinsky (1883-1971), compositeur d'origine russe, séjourna à Salvan durant l'été 1914.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Lonfat, L’erba, Salvan - Finhaut - Vernayaz : Des origines jusqu’en 1349 : Histoire de la seigneurie abbatiale de la vallée du Trient, Saint-Maurice, Saint-Augustin-Pillet, , 494+202 p. (ISBN 9782880114626, présentation en ligne)
Site dédié
  • Yves Fournier et Freddy Gardiol, Marconi et Salvan : à l'aube de la télégraphie sans fil, Ayer, Porte-Plumes, (ISBN 9782940327218)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Population résidante permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le sexe, l'état civil et le lieu de naissance, en 2013 », sur Office fédéral de la Statistique.
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. Yves Fournier, « Survol historique », sur commune.salvan.ch (consulté le 29 octobre 2015).
  4. « Un village incendié », Gazette de Lausanne du 23 mars 1912.
  5. Suisse, Les Guides bleus, Librairie Hachette, 1956.
  6. Yves Fournier, « La naissance du tourisme dans la Vallée du Trient », sur http://www.valleedutrient-vallorcine.com (consulté le 28 octobre 2015).
  7. Yves Fournier, « Guglielmo Marconi à Salvan » (consulté le 5 janvier 2008)
  8. (it) « Guglielmo Marconi: duello italo-svizzero », SwissInfo, septembre 2008.
  9. « Discours de Dr Hamadoun I. Touré, Secrétaire général de l'UIT - Salvan, Patrimoine des Télécommunications, 26 septembre 2008 », site de l’UIT.
  10. « Chronique valaisanne – Le Grand Conseil », Gazette de Lausanne du 17 novembre 1910.
  11. « Expériences valaisannes : décentralisation et développement industriel », Gazette de Lausanne, 19 août 1952.
  12. « Nouvelle concentration horlogère : Invista et Sandoz s’intègrent dans le holding Garde-Temps », Gazette de Lausanne, 31 octobre 1970.
  13. « Un tunnel de modeste dimension mais d’importance capitale », Gazette de Lausanne, 22 juillet 1972.
  14. « Élections en Valais : Boom féministe  », Gazette de Lausanne, 5 décembre 1972.
  15. Alexandre Bochatay, « 25 morts à Salvan : la population en émoi », Gazette de Lausanne, 6 octobre 1994. Alexandre Bochatay, « Les chalets « maudits » de Salvan », Gazette de Lausanne, 5 novembre 1994.
  16. La Dzappe, bulletin communal, octobre 1999
  17. « Salvan », site du district suisse de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X.
  18. « Petit historique », sur salanfe.ch (consulté le 29 octobre 2015).
  19. « Un Suisse décédé aux Arcs. Nicolas Bochatay se tue en percutant une dameuse », Gazette de Lausanne, 24 février 1992.
  20. « Un guide valaisan à l’honneur », Gazette de Lausanne, 10 août 1988. « Robert Coquoz, Prix du Mérite alpin 1988 », Gazette de Lausanne, 5 septembre 1988.
  21. Sarah Brian Scherer, « Mottier, Edgar » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 7 mars 2008. « Le directeur de la Division fédérale de la justice prend sa retraite », Journal de Genève, 31 janvier 1967. « M. Edgar Mottier prend sa retraite », Gazette de Lausanne, 1er février 1967.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]