Liste de jeux de rôle et pratiques BDSM

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Cet article fournit une liste des jeux de rôle et pratiques BDSM. Le sigle BDSM (pour Bondage, Discipline, Domination, Soumission, Sado-Masochisme) désigne une forme d'échange contractuel utilisant la douleur, la contrainte, l'humiliation ou la mise en scène de divers fantasmes dans un but érogène. Certaines pratiques sont bisexes, d'autres concernent uniquement l'homme ou la femme.

Jeux mixtes[modifier | modifier le code]

  • Bondage : Les principaux accessoires sont : (menottes, cordes, collier, bâillon, chaînes) cagoules contraignantes vaccum bed, inflatable en latex sac à deux parois, on gonfle entre les parois pour rendre le sujet immobile. , sleeping bag (généralement en cuir) ; monogant palan de suspension. On retrouve chez plusieurs philosophes ou psychanalystes, dont Otto Rank, l'idée que la vie intra-utérine serait une situation voluptueuse, sorte de Paradis perdu et que l'être humain chercherait un retour inconscient à la vie intra-utérine[1]. Rank ajoute : « c'est ainsi qu'en se faisant ligoter, le masochiste essaie de rétablir, en partie tout au moins, la situation voluptueuse de l'immobilité intra-utérine. » Toujours d'après ce même auteur, le bondage constitue un élément typique du masochisme.Dits "soft"
  • Fantasme de Kidnapping à mettre en scène.
  • Camisoles : Bondage encore, idem enfermement avec des camisoles psychiatriques.
  • Privation sensorielle : asphyxie érotique, contrôle de la respiration à l'aide de masques : la maîtresse ou le maître va ralentir la respiration de son sujet tout en surveillant son partenaire. Ceux qui essaient de pratiquer seuls prennent de gros risques. C'est l'accident survenu à David Carradine « Une version corroborée vendredi par les premières conclusions de l'enquête demandée par l'ambassade américaine: "Une corde était attachée autour de son cou et une autre à son organe sexuel, et les deux étaient reliées ensemble à la penderie" dans la chambre, a déclaré à la presse le général Worapong Siewpreecha de la police métropolitaine de Bangkok. "Dans ces circonstances, nous ne pouvons pas être sûrs qu'il a commis un suicide, mais il a pu mourir de masturbation", a-t-il affirmé. L'agent de l'acteur a confirmé vendredi ces nouveaux éléments, qui mettent fin à la rumeur selon laquelle il se serait suicidé.»[2]
  • Cuir bondage : idem bondage avec des sacs de cuir appelés encore sleepingbags (sacs de couchage) par les anglais.
  • Momification
  • Tonte et rasage des cheveux, du pubis, des aisselles, du reste du corps
  • Corset : port de corset, minerve, vêtements contraignants.
Gravure de John Willie.
  • Discipline : fessées, châtiments corporels - fouet - cravache, canne anglaise, mise en scène ou non du châtiment. Jean-Jacques Rousseau ne s'était pas remis d'une fessée reçue de la main de son institutrice Mlle Lambercier. Il évoque ce souvenir ému : « Qui croirait que ce châtiment d'enfant, reçu à huit ans par la main d'une fille de trente, a décidé de mes goûts, de mes désirs, de mes passions, de moi pour le reste de ma vie, et cela précisément dans le sens contraire à ce qui devait s'ensuivre naturellement ? »[3]
  • Fantasme d’être pendu, étranglé ou noyé, mise en scène[4]
  • Enfermement : Bondage encore, enfermé, l'impression d'angoisse d'être seul, qu'il sera abandonné, la tension monte, le désir aussi.
  • Humiliations : toutes les insultes faites aux femmes dans la vie sociale ; le dominé peut être excité à les entendre lorsqu'il est femme l'espace d'une séance. Ainsi que toute autre mise en scène de l'humiliation par les tenues vestimentaires et les positions. Il en est de même pour la femme qui sera excitée par ces insultes érotisées et l'obligation de tenues de port de vêtements et d'être éventuellement exhibé nu (homme ou femme). Il est évident que ce type d'humiliation leur serait insupportable dans la vie ordinaire, mais dans le cadre d'un rapport sexuel, l'humiliation prend toute sa dimension érotique.
  • Chantage[5] : Le sujet est obligé de prendre du plaisir, il n'est plus responsable de la faute car la dominatrice le fait chanter : « tout le monde va savoir ». Dans le cas dominée/maître le même scénario peut-être adapté.
  • Viol théâtralisé
  • Jeux de bougie : par prudence, la bougie doit couler d'assez haut afin de ne pas provoquer de brûlures sévères.
  • Tortures de seins
  • Electro stimulation : pénétration par un plug branché sur pile, colliers pour encercler les testicules (pour les hommes), le sexe. Ces colliers sont munis d'électrodes. Les distributeurs de matériels recommandent d'utiliser l'électricité uniquement sous la ceinture
  • Piétinement du corps du sujet (pratique appelée trampling par les anglo-saxons).
  • Lavement érotique - Otto Rank[6] toujours : le psychanalyste parle du « désir inconscient du garçon de pouvoir donner naissance à des enfants par la voie anale ». Or dans le lavement érotique, il y a aussi la perte des eaux. Considération des psychanalystes qui ramènent tout à l'enfance post-natale, il s'agirait du souvenir d'enfant érotisé.
  • Jeux sexuels à base de pénétrations (sodomie, utilisation de jouets sexuels)
The Bellifortis sketch, ceinture de chasteté (ca. 1405)
  • Chasteté : obligation semi permanente du port d'une cage chasteté pour l'homme et d'une ceinture de chasteté chez la femme.
  • Privation d'orgasme : Selon Gilles Deleuze « Tout est permis à condition que ça ne mène pas à l’orgasme. Pourquoi ils ne veulent pas de l’orgasme ? Pas parce que c’est fautif. Parce que ce serait l’interruption du désir, et qu’ils parient en droit - j’insiste sur "en droit" - la continuation du désir à l’infini »[7]. Pour Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut : « l'évacuation étant la pente naturelle vers la mort du désir »[8].
  • Autres jeux d'appartenance : le rosebud plug porté par le soumis ou la soumise. Le rosebud porte parfois les initiales du maître ou de la maîtresse.
  • Facesitting : Les individus qui pratiquent le face sitting en tant que dominés, sont dans la plupart des cas à la recherche d’humiliation, d’étouffement. Ils cherchent à ce que leur visage soit écrasé et donnent vraiment l’image du désir de retour au ventre maternel tel que le décrit Otto Rank. Ce désir (moins imagé) existe dans la sexualité vanille par la pénétration[1].
  • Exhibition (« exhibe ») : le goût du risque et de l'humiliation en public. Mise en scène du risque.
  • Bondage et tortures des seins, notamment à l'aide de pince à sein
  • Rubber doll : enfermement total dans des vêtements de latex : le visage même est recouvert d'un masque de femme en latex. La femme peut jouer la dominatrice Rubber cachée derrière un masque de poupée qui peut devenir sévère. De même que l'homme dominateur peut transformer son sujet femme en poupée.
  • Urolagnie : se dit de la pratique où le dominant urine sur son sujet. Otto Rank[9] précise que, lorsqu'un enfant prend du retard sur l'âge de la propreté, c'est justement pour faire perdurer la situation intra-utérine voluptueuse.
  • Scatophilie : ceux qui sont attirés par les excréments.
  • Cannibalisme retourné : « L’ours est l’animal d’Artémis, l’ourse à la fourrure est la Mère, la fourrure est le trophée maternel. Aussi bien, dans ce recueillement, la loi de la Nature devient-elle terrible : la fourrure est la fourrure de la mère despote et dévorante instaurant l’ordre gynécocratique. Masoch rêve que la femme aimée se transforme en ours, l’étouffe et le déchire. » Gilles Deleuze[10].
  • Heavy rubber : total enclosure Thanatos règne dans ces jeux, particulièrement avec le latex. Et c'est pour mieux le combattre que l'esclave latex ou le fétichiste latex s'enferme. « Car c'est en maîtrisant ce qui normalement nous détruit que nous pouvons vaincre la mort et atteindre l'éternité[11].
  • Suspensions : par les pieds, sur une croix qui tourne, dans un harnais, dans une cage en cuir.
  • Jeux médicaux : piqûres, lavements punitifs.
  • Appartenance par marquage : tatouage ou branding (marquage au fer, encore appelé « baiser de feu » par les américains).
  • Piercing : souvent forme d'appartenance, la femme se fait mettre des anneaux aux lèvres du sexe et quelquefois son maître ferme les anneaux avec un petit cadenas ce qui a pour but de préserver la chasteté de sa soumise. L'homme se fait percer le sexe ou les testicules avec des anneaux. L'anneau le plus connu pour les hommes est le Prince Albert, Piercing génital masculin.

Jeux de rôles[modifier | modifier le code]

  • Adoration du maître ou de la Maîtresse : type cérémonie à l'idole païenne[12].
  • Jeux d'enfants : à propos des jeux d’enfants pour adultes, Anne Larue évoque la différence entre le masochisme social et le masochisme festif : « être ludique, ce n’est justement pas être un enfant geignard ou dépendant ; c’est être un enfant adulte capable de jouer à l’enfant, et d’apprécier la distance que vaut le jeu. (…) Les grands enfants heureux qui sans l’ombre d’une « pulsion de destruction » véritable jouent au masochisme justement parce qu’ils sont heureux et qu’ils ne sont plus des enfants[13]. ». Du besoin de régression vers la toute petite enfance W.Reich dit que le masochiste a un intense besoin d'être aimé. À cela Theodor Reik réplique "Le bébé est sûr d'être aimé. Il a une confiance naturelle dans l'amour du père et de la mère et du monde entier."[14] ». Reik cite aussi le lied de Brahms "Ah si je connaissais encore le chemin du retour, le chemin bien-aimé à la chère période de l'enfance..."
  • Jeux de service : valet - femme de ménage - bonniche très ordinaire - soubrette chic et prude - soubrette putain - etc. (hommes et femmes) à ces jeux de service s'allient quelquefois le fétichisme des blouses de nylon. Elles ne sont plus fabriquées actuellement, mais certains adeptes les conservent pieusement. Elles étaient le plus souvent fabriquées dans des couleurs bleu et rose néon[15].
  • Devenir animal, cheval, chien, chienne, porc, truie, ver de terre etc.
  • Pony-play : le ou la dominée (Ponyboy - Ponygirl) harnaché(e) comme un cheval de course, va tirer un sulky.

Le jeu de rôle peut-être être conjugué avec le fétichisme de l'uniforme. L'uniforme sert à la mise en scène du jeu de rôles.

  • Médical : fétichisme de l'uniforme d'infirmière, de praticiens, blouses blanches. allié aux jeux de rôles BDSM : auscultation, médecin patient, pénétration, examen homme femme avec spéculum, piqures, fouille corporelle, Clystérophilie pose de sondes etc.
  • Militaire ou policier : suggestion de jeux d'interrogatoire, de torture, d'emprisonnement. le jeu de rôles BDSM est conjugué avec le fétichisme de l'uniforme.
  • Uniforme d'écolière, les Japonais en raffolent. Applicable pour plusieurs types de scénarios dans l'imaginaire BDSM : instituteur punissant son élève désobéissante, notamment.
  • Uniforme de religieuse : où le fidèle se confesse (religieuse dominatrice), ou bien où la religieuse tient un jeu de rôle BDSM d'abnégation à une puissance supérieure ou divine (religieuse soumise, la puissance suprême pouvant, dans le cadre du jeu de rôles, être incarnée par le maître ou la maîtresse). Dans la mode, provocation de Lady Gaga et Jean Paul Gaultier, l'uniforme prêtre et religieuse : la fessée, photo en ligne[16].
  • Uniforme enfant style marin, conjugué éventuellement avec un jeu de rôle BDSM d'institutrice sévère.
  • Uniforme de valet, gilet acheté dans les boutiques pour uniforme de gens de maison : fantasme de soumission sur le thème du domestique BDSM.
  • Uniforme de soubrette victorienne.

Femmes seules[modifier | modifier le code]

  • Tous jeux de rôles possibles tels que se retrouver dans un lieu public et obéir au maître qui selon son humeur obligera la jeune femme aux attitudes qu'il aura décidées. Peut-être s'exhiber ou allumer des hommes, jeux de prostitutions, être livrée, etc.
  • Le port d'un œuf dans le ventre de la soumise, ou le port d'un plug, et d'un papillon sur le clitoris, les trois accessoires vibrants. Et ce lors d'un repas chic chez des amis. Activer les vibro à distance pendant le repas est du meilleur effet.
  • Bondage et tortures des seins, notamment à l'aide de pince à sein

Hommes seuls[modifier | modifier le code]

  • Travestissement : dans leur masochisme féminin, les hommes cherchent à se travestir, dans l'esthétisme comme dans la vulgarité (port de masques rubber doll). Quelquefois l'homme prend le rôle de la femme jusqu'au bout et se fait sodomiser par la maîtresse à l'aide d'un gode ceinture.
  • Féminisation : les hétérosexuels peuvent exprimer le désir d'être femme ; c'est sûrement le fantasme masochiste le plus commun. Dans son livre Françoise Maîtresse[17], l'auteure relate plusieurs jeux de rôles comme « Élodie en sous-sol », dans lequel un maçon provincial passe une journée à Paris dans les salons de beauté pour se faire « belle », afin de se prostituer le soir au bois sous les ordres impérieux de sa Maîtresse, ou encore l'histoire de « Human bomb ».
  • Jouer à être un enfant : la dominatrice, souvent dans le rôle d'une tante sévère ou d'une maîtresse d'école à l'ancienne, ou d'une quelconque figure autoritaire maternelle, telle qu'une amie de la famille, représentant la seconde mère. La dominatrice invente une histoire concernant une bêtise qu'aurait fait le sujet, qui lui, serait redevenu enfant. Elle prend ce prétexte pour l'humilier, le fesser, le punir comme l'on punit un enfant. Dans le cas d'un couple homme dominateur, selon Deleuze l'homme n'a aucune difficulté à représenter la sévérité maternelle.
  • Mise en scène de fantasme d'être proie : pour une chasseresse. Masoch avait ce fantasme et il l'exprime dans son roman : « Dans Loup et Louve l'héroïne demande à son prétendant de se laisser coudre dans une peau de loup, de vivre et de hurler comme un loup, et d'être chassé[18]. » Gilles Deleuze parle des fantasmes de Masoch : se faire travestir en ours et de se faire chasser : « Les goûts amoureux de Masoch sont célèbres ; jouer à l'ours, ou au bandit ; se faire chasser, attacher, se faire infliger des châtiments, des humiliations et même de vives douleurs physiques par une femme opulente en fourrure et au fouet ; se travestir en domestique, accumuler les fétiches et les travestis etc[19]. »
  • Mise en scène du mari cocu : chère à Masoch. On trouve ce genre de site sur Internet. à noter que le masochiste se réserve le plus souvent de maîtriser son cocufiage.
  • Cannibalisme retourné[20] : (résumé) l'homme est mis en position de dinde à cuire et ficelé. On introduit dans ses orifices naturels, des oignons, des herbes, de l'ail, du persil dans les narines. On l'enferme dans un faux four géant en plexiglas. On ouvre le four, on pique avec la pointe du couteau pour vérifier la cuisson. Enfin, on sert la dinde. La maîtresse mime le découpage.
  • Ballbusting : frapper dans les testicules.
  • Rubber doll : enfermement total dans des vêtements de latex : le visage même est recouvert d'un masque de femme en latex. C'est une façon de prendre ses distances avec le réel, d'entretenir l'apparence de la transformation sauvée. C'est un « abandon du jugement de dieu » selon Antonin Artaud et Deleuze, à l'image du visage du Christ vecteur de culpabilité. L'homme quitte ainsi son visage phallique patriarcal sans culpabilité ni complexe, car ce n'est plus lui mais un autre, une autre, la caricature d'une femme. La « Visageité » selon Deleuze Guattari parle d'un déni de visage, référence à la peinture de Francis Bacon. Deleuze a en outre écrit sur Francis Bacon[21].
Cage de chasteté. Inclus un numéro de série sur le petit cadenas en plastique
  • Jeux autour de la chasteté pour homme. Il existe des cages de chasteté, la CB2000 (3000, 4000, etc) par exemple. Entièrement en plexiglass ou en latex. Elles se ferment avec des cadenas. Ces cages ne sonnent pas aux passages de contrôle des aéroports. Le fabricant a, de ce fait, poussé le jeu de l'enfermement en proposant des cadenas légers en plastique. Le cadenas est numéroté. S'il peut s'ouvrir d'un simple coup de ciseaux pour une éventuelle visite médicale d'urgence, il ne peut plus se fixer à nouveau et un autre cadenas n'aura pas le même numéro. Si Monsieur se fait cadenasser son sexe avant de partir pour un voyage d'affaires, il a intérêt à revenir avec un cadenas qui porte le même numéro. Où être muni d'un certificat médical attestant qu'il a bien eu un problème de santé.
  • Élongation des testicules avec des poids
  • Fétichisme du pied : des bottes, des escarpins (adoration du pied qui devient l'idole). Idem pour les bottes et escarpins.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Otto Rank, Le traumatisme de la naissance, éd Payot, petite bibliothèque - 2002 (dernière éd.).
  2. Le journal du dimanche 5 juin 2009 L'acteur David Carradine est mort - décès David Carradine, Kung Fu, Kill Bill, Thaïlande - leJDD.fr
  3. Les Confessions - Livre I
  4. Françoise Maîtresse, « Le noyé »
  5. Françoise Maîtresse, « Strip-Poker »
  6. Otto Rank p. 57
  7. Gilles Deleuze - Vincennes cours 27/05/80
  8. Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut Le nouveau désordre amoureux, Édition du Seuil
  9. Otto Rank,
  10. [1], consultable en ligne.
  11. Alain Danièlou, Shiva et Dionysos, éd. Fayard - 1991.
  12. Revue littéraire Digraphe N°79 - Hiver 1997
  13. Anne Larue, Le Masochisme ou comment ne pas devenir un suicidé de la société, éditions Talus d'approche (ISBN 2-87246-091-8), p. 131
  14. T. Reik, p. 223
  15. Service et fétichisme des blouses nylon Google
  16. site adobuzz.com
  17. Annick Foucault, Françoise Maîtresse, éd Gallimard, « collection Digraphe », 1994.
  18. G. Deleuze, p. 82
  19. G. Deleuze, avant-propos, p. 8
  20. Françoise Maîtresse, « La Dinde »
  21. Gilles Deleuze – Logique de la sensation, Paris, essai sur Francis Bacon - La Différence, 1981.