Scatophilie

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La coprophilie (du grec κόπρος kópros « excrément » et φιλία philía « amour (profond) »), également et plus communément nommée scatophilie, est une paraphilie impliquant un plaisir sexuel pour les excréments[1],[2]. Dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV-TR) de l'Association Américaine de Psychiatrie, elle est classifiée sous le code 302.9 dans la section « Paraphilies non spécifiées » et ne possède aucun critère de diagnostic autre qu'une explication généralisée.

Scatophilie et BDSM[modifier | modifier le code]

La scatophilie est parfois pratiquée dans des rapports BDSM. Bien qu'il n'y ait pas de connexion directe entre la scatophilie et le BDSM, une étude de 164 hommes en Finlande fréquentant deux clubs SM[3] a révélé que 18,2 % des participants ont participé à des actes apparentés à la scatophilie; 3 % comme dominants, 6,1 % comme soumis et 9,1 % comme les deux. 18 % des hétérosexuels et 17 % des homosexuels de l'échantillon ont déjà pratiqué des activités sexuelles impliquant la scatophilie, les résultats ne montrant aucune différence statistique significative entre les deux groupes d'hommes.

Scatophilie et Santé[modifier | modifier le code]

La pratique de la scatophilie présente un risque de transmission du virus du VIH, renforcée en cas de lésions de la muqueuse rectale ou intestinale du donneur. La transmission d'autre maladie et de germe est aussi possible [4].

Dans l'art et la culture populaire[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Corsini Raymond J., The Dictionary of Psychology, New York, Brunner-Routledge, , 224 p., poche (ISBN 978-1-58391-328-4, OCLC 48932974)
  2. (en) Rudy Flora, How to Work with Sex Offenders: A Handbook for Criminal Justice, Human Service, and Mental Health Professionals, New York, Haworth Clinical Practice Press, , 91 p. (ISBN 978-0-7890-1499-3, OCLC 45668958)
  3. N. Kenneth Sandnabba, Pekka Santtila et Niklas Nordling, « Sexual behavior and social adaptation among sadomasochistically‐oriented males », The Journal of Sex Research, vol. 36, no 3,‎ , p. 273–282 (ISSN 0022-4499, DOI 10.1080/00224499909551997, lire en ligne)
  4. « Lien scatologie et VIH », sur alterheros, (consulté le 29 janvier 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Thomas Hairmont, Le Coprophile, POL 2011 prix Sade