Syndicat national des instituteurs
| Fondation | |
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| Dissolution | |
| Successeurs |
| Sigles |
SNI, SNI-PEGC |
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| Type | |
| Siège |
Paris (209, boulevard Saint-Germain) |
| Pays |
Le Syndicat national des instituteurs (SNI) puis, à partir de 1976, Syndicat national des instituteurs et des PEGC (SNI-PEGC) est, de 1920 à 1992, la principale organisation syndicale des enseignants du primaire en France.
Il est également présent au niveau du collège (11-15 ans), historiquement à partir des « cours complémentaires » devenus collèges d'enseignement général en 1959 et dont les enseignants constituent la base initiale du corps des professeurs d'enseignement général de collège (PEGC) créé en 1969.
Affilié à la Confédération générale du travail (CGT) à partir de 1925, le SNI la quitte pour passer à l'autonomie en 1948, sa majorité refusant de choisir entre CGT et Force ouvrière.
En 1929-1930, le SNI est l'un des créateurs et la principale composante de la Fédération générale de l'enseignement (FGE), dénommée Fédération de l'Éducation nationale (EN) à partir de 1945.
De 1948 à 1992 (scission de la FEN), le SNI présente la caractéristique originale de faire coexister des tendances représentant la diversité des courants de gauche et d'extrême gauche (représentation proportionnelle) et de syndiquer massivement dans son secteur (jusqu'à 80 % des personnels avant les années 1970).
Outre l'action syndicale revendicative classique, il se caractérise par un engagement très fort pour la laïcité de l'École et de l'État et une très forte implication dans la réflexion éducative et pédagogique.
En 1992, une partie du SNI donne naissance au Syndicat des enseignants de l'UNSA ; l'autre se retrouve dans le Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et PEGC (SNUIPP) dans la FSU.
Histoire
[modifier | modifier le code]Les prémices
[modifier | modifier le code]En France, la loi de 1884 sur les syndicats ouvriers ouvre des perspectives aux instituteurs. C'est pour peu de temps : la circulaire d'Eugène Spuller, se fondant sur la différence de régime juridique entre les salariés et les fonctionnaires exclue tout droit syndical pour les fonctionnaires. D'un point de vue légal, cette situation perdure jusqu'à la Libération.
Pourtant, des instituteurs s'efforcent de développer le syndicalisme dans leur milieu professionnel. La loi de 1901 sur les associations permet aux enseignants de s'organiser en amicales, généralement départementales. Quelques-uns veulent aller plus loin. C'est ainsi qu'en 1905 est créée la Fédération des membres de l'enseignement laïque, qui s'affilie à une CGT d'obédience anarcho-syndicaliste. Cette organisation est minoritaire mais compte parmi ses membres des militants généralement marqués à gauche mais non révolutionnaires, notamment des responsables de la Fédération (nationale) des amicales comme Glay et Roussel. Cependant, en 1907, Marius Nègre, qui lance publiquement un « manifeste des instituteurs syndicalistes », est révoqué[1]. En 1910 est créée la revue L'École émancipée, qui fédère les militants syndicalistes révolutionnaires et donne son nom à la tendance d'extrême gauche du SNI et de la FEN.
1920-1945
[modifier | modifier le code]Transformation de la Fédération des amicales en Syndicat national des instituteurs
[modifier | modifier le code]En 1920, au lendemain de la Première Guerre mondiale, la question de la transformation des amicales en syndicat se pose. La création de syndicats départementaux (cadre de gestion traditionnel des instituteurs) est abandonnée rapidement après les actions judiciaires en dissolution intentées par certains préfets. C'est donc la Fédération nationale des amicales d'instituteurs, forte de ses quelque 80 000 membres, qui se transforme en Syndicat national des instituteurs pour éviter la répression. À la Fédération des amicales, le SNI emprunte ses statuts et son mode de fonctionnement qui perdure jusqu'aux années 1960 : sections départementales, congrès annuel élisant une commission permanente (devenue bureau national dans les années 1930) et un bureau (appelé ultérieurement secrétariat).
L'adhésion à la CGT et la création de la FGE
[modifier | modifier le code]Le SNI demande son adhésion à la Confédération générale du travail (CGT), ce qui est impossible, la Fédération des membres de l'enseignement laïque y étant déjà affiliée. Cette dernière ayant rejoint la Confédération générale du travail unitaire (CGTU) naissante, le SNI peut rejoindre la CGT en 1925. En 1929 est créée la Fédération générale de l'enseignement (FGE) qui devient, après la Libération, la Fédération de l'Éducation nationale (FEN)[2].
L'École libératrice
[modifier | modifier le code]C'est en 1929 qu'est créé l'hebdomadaire L'École libératrice, fondé et dirigé par Georges Lapierre (secrétaire général du SNI clandestin pendant l'Occupation, résistant, membre du réseau de Pierre Brossolette, il est arrêté par la Gestapo et meurt en déportation comme son successeur clandestin Joseph Rollo)[3]. L'École libératrice contient une partie d'informations syndicales et sociales et une partie pédagogique. Le philosophe Alain (Émile Chartier) y publie un certain nombre de ses célèbres Propos.
La réunification de 1935
[modifier | modifier le code]En 1935, les ex-unitaires et les ex-confédérés se retrouvent dans le cadre du processus de réunification syndicale de 1935 (fusion de la CGT et de la CGTU). En 1936, lorsque le Front populaire arrive au pouvoir, le ministre de l'Éducation nationale Jean Zay demande au Syndicat national des Instituteurs de lui proposer quelqu'un pour s'occuper près de lui de l'enseignement primaire. C'est René Paty, directeur d'école à Paris, qui est nommé chef-adjoint du cabinet du ministre de l'Éducation nationale, où il œuvre trois ans. En 1940, le régime de Vichy, dans ses toutes premières mesures, décide la dissolution du SNI et la suppression des écoles normales d'instituteurs. À la Libération, le syndicat se reconstitue avec trois tendances : la majorité dite « autonome » (devenue ultérieurement la tendance UID : Unité, indépendance, démocratie) proche du Parti socialiste ; une tendance proche du Parti communiste (Unité et action) ; une autre tendance syndicaliste révolutionnaire (l'École émancipée).
L'Occupation
[modifier | modifier le code]Parmi les premières mesures prises par le régime de Vichy figurent la dissolution du SNI, de la FGE et de la Ligue de l'enseignement. Reconstitué clandestinement, le SNI perd deux secrétaires généraux en déportation (Georges Lapierre et Joseph Rollo), ainsi que d'autres militants actifs dans la Résistance comme Jean Salducci, secrétaire général de la Fédération unitaire de l'enseignement[4]. Fortement marqué par l'engagement pacifiste du syndicat après la guerre de 1914-1918, un certain nombre de ses militants, sans collaborer, s'abstiennent de toute activité militante après la défaite de 1940. C'est le cas d'André Delmas, secrétaire général du SNI démobilisé en 1940. Ils ne retrouvent pas de responsabilités après la guerre et sont remplacés par des militants dont le comportement n'est pas été mis en cause comme Henri Aigueperse, secrétaire de la section départementale de la Haute-Vienne avant 1939 et membre du Comité de libération de Limoges.
1945-1992
[modifier | modifier le code]L'unité syndicale
[modifier | modifier le code]En 1947-1948, le SNI consulte ses militants par référendum sur l'affiliation confédérale au moment de la scission entre CGT et Force ouvrière. Massivement, les adhérents se prononcent pour le passage « provisoire » à l'autonomie. Ce choix est confirmé dans une FEN qui n'est donc pas « autonome » par volonté corporatiste. Contre toute attente, les militants communistes ne font pas scission, mais participent à une FEN-CGT : la FEN admet une double affiliation (dans ses syndicats et dans l'une des deux confédérations résultant de la scission de 1948, dès lors qu'il n'y a pas de structure concurrente à ses syndicats nationaux). Lorsque Force ouvrière, tentée de récupérer « ses » instituteurs, décide dans les années 1950 de mettre fin à la possibilité de double affiliation, elle y perd la plupart de ses militants (comme Paul Ruff).
Quant à la FEN-CGT, présente avec des syndicats dans l'enseignement technique (qui a majoritairement voté l'adhésion à la CGT) et chez les personnels de service, elle voit disparaître en son sein l'activité de ses instituteurs en 1954 : bien qu'ils aient voté la continuation de leur intervention, ils se plient à une décision du bureau politique du Parti communiste français qui décide ex cathedra que les instituteurs communistes doivent concentrer leur activité syndicale au sein du seul SNI.
Le choix final de l'autonomie et de son corollaire (le droit de tendance et la représentation proportionnelle de celles-ci, mais la désignation d'un exécutif homogène issu de la majorité) fait l'objet en 1948 d'une motion de référence : la motion Bonissel-Valière, qui réunit alors les militants de la majorité (René Bonissel est, au sein du secrétariat du SNI, l'influent directeur de L'École libératrice) et de l'École émancipée (Marcel Valière la représente au bureau national du syndicat). Cette configuration reste la référence jusqu'aux environs de 1968, avec une organisation fortement attachée à son unité, à la laïcité (lutte contre les lois Marie et Barangé de 1951[5], puis contre la loi Debré de 1959), ainsi qu'à la revalorisation de la fonction.
Ensuite, le quasi-monopole de fait dont il bénéficie est remis en cause avec le développement du SGEN-CFDT, puis, après 1984, l'émergence d'un syndicat FO où sont fortement présents les militants de la tendance Front unique ouvrier (FUO), généralement très proches du Parti des travailleurs (ex-OCI) ainsi que certains militants UID hostiles à l'accueil dans la FEN de syndicats représentant l'enseignement privé. La tendance FUO est une scission de l'École émancipée intervenue en 1969.
Le SNI, créateur d'associations, mutuelles et coopératives
[modifier | modifier le code]Le SNI développe nombre d'œuvres associatives, coopératives ou mutualistes, telles que la Jeunesse au plein air (avec la Ligue de l'enseignement) ou la création de la Mutuelle générale de l'Éducation nationale (MGEN) décidée par le congrès de 1946 (Grenoble) du SNI. En 1947, il est à l'initiative, dans le cadre du combat de défense laïque, de la création de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE).
Vers la scission
[modifier | modifier le code]Le conflit avec le SNES
[modifier | modifier le code]Au sein de la FEN, le SNI rencontre l'opposition du Syndicat national des enseignements de second degré (SNES), appartenant jusqu'en 1967 à la majorité, sur la question des cours complémentaires, devenus collèges d'enseignement général (CEG) en 1959. Les maîtres de CEG appartiennent en effet au corps des instituteurs. C'est en 1969 que le gouvernement (contre la volonté du SNI, directement attaqué par cette mesure) en fait des professeurs d'enseignement général de collège (PEGC). Au sein de la FEN, ils relèvent du champ de syndicalisation du SNI qui, en 1976, pour bien marquer son attachement à la continuité école/collège (projet d'école fondamentale) prend l'appellation de SNI-PEGC. La conquête du SNES par la tendance Unité et action fait de ce combat un conflit à la fois pédagogique et d'orientation syndicale[6].
Le congrès d'Orléans (1992)
[modifier | modifier le code]En 1992, le congrès du SNI-PEGC d'Orléans décide son changement de dénomination en Syndicat des enseignants (SE). Cette transformation intervient dans le contexte de la scission au sein de la FEN, marqué par l'exclusion du SNES et du SNEP.
Le SNI-PEGC, devenu SE-FEN, s'ouvre alors à l'ensemble des enseignants exerçant de la maternelle au lycée qui sont désormais formés dans les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM). Les minoritaires au sein du SNI-PEGC qui refusent cette évolution (tendance Unité et action et majorité de l'École émancipée en particulier) constituent alors ce qui devient le Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et PEGC (SNUIPP), qui est l'un des syndicats constitutifs de la nouvelle Fédération syndicale unitaire (FSU).
Dans sa configuration historique (les seuls instituteurs et PEGC qui prolongent l'action de démocratisation de l'enseignement secondaire des instituteurs de cours complémentaires), le SNI disparaît au moment-même où il fait acter (mesures de revalorisation Jospin de 1989-1990) l'égalité entre tous les enseignants des enseignements scolaires, qu'il s'agisse de niveau de recrutement, de durée de formation ou de grille de rémunération (création du corps des professeurs des écoles dont le niveau de recrutement et la qualification sont alignés sur les professeurs certifiés).
Membres célèbres
[modifier | modifier le code]Personnalités et militants
[modifier | modifier le code]- Odette et Édouard Bled, auteurs des célèbres manuels d'orthographe, restent des adhérents fidèles du syndicat, et notamment de sa section parisienne au sein de laquelle Édouard Bled exerce des responsabilités (conseiller syndical ; secrétaire de la commission des conflits à l'époque où sa fonction était, en dehors de toute intervention hiérarchique, d'arbitrer des conflits entre directeurs et adjoints syndiqués ; secrétaire de la commission des directeurs) avant et après la guerre de 1939-1945.
- Louis Bouët, secrétaire général de la fédération unitaire de l'enseignement (CGTU), personnalité de référence de l'École émancipée jusqu'après la guerre où il appuie fermement la position du passage à l'autonomie lors de la scission CGT/Force ouvrière de 1947.
- Clément Durand, responsable laïque du Syndicat et responsable du CNAL de 1948 à 1969.
- André Henry, secrétaire général de la FEN de 1974 à 1981, ancien ministre.
- Adrien Lavergne, ancien secrétaire général de la FEN de 1944 à 1956.
- Augustin Malroux, instituteur dans le Tarn, député SFIO, participe à la reconstruction du SNI dans la clandestinité pendant la Seconde Guerre mondiale (mort à Bergen-Belsen).
- Marceau Pivert, connu comme militant de l'aile gauche de la SFIO, du Front populaire à la fin des années 1950, est élu au bureau national du SNI en 1931[7].
Secrétaires généraux du SNI puis du SNI-PEGC
[modifier | modifier le code]| Mandat | Titulaire | Éléments biographiques |
|---|---|---|
| 1920-1932 | Louis Roussel | Son nom reste indissociable d'Émile Glay, président de 1909 à 1920 de la Fédération nationale des amicales d'instituteurs qui se transforme alors en Syndicat national des instituteurs. |
| 1932-1940 | André Delmas[8] | Représentant de la deuxième génération militante de ce qu'on nomme alors « le SN » (le Syndicat national), il est l'un des artisans du Front populaire. Démobilisé en 1940, ce militant résolument pacifiste, s'il rencontre (comme d'autres) les autorités de l'époque, ne collabore et ne résiste pas. Cette absence d'engagement est à l'origine de sa mise à l'écart à la Libération. En réalité, Delmas s'est fortement engagé dans le courant pacifiste ou munichois avant guerre. Sa fédération, avec celle des mineurs et des postiers, forme le plus gros des troupes de « Syndicat » animé par René Belin, futur ministre de Vichy. Ainsi, il est l'auteur, peu avant les accords de Munich, d'une pétition commune avec la Fédération des PTT pour dénoncer le risque de guerre. Cette pétition recueille, selon ses auteurs, pas moins de 150 000 signatures en trois jours. Cette pétition, loin d'être rédigée de sa main comme l'affirme Delmas, est dictée par les ministres les plus munichois du gouvernement (Georges Bonnet en tête) que fréquente à l'époque de la crise presque quotidiennement Delmas et ses amis du « Syndicat »[9]. C'est là sans doute la véritable cause de son exclusion. Pendant l'Occupation, il est proche du conseiller d'ambassade et second d'Otto Abetz, Ernst Achenbach, qui ne manque jamais d'en faire l'éloge pour sa capacité à rallier les instituteurs à la cause collaborationniste. Après son exclusion, il est recasé comme d'autres collaborationnistes dans les officines patronales pour y continuer ses croisades d'avant guerre, sous l'égide de Georges Albertini[10]. |
| 1940-1943 | Georges Lapierre | Natif de l'Aube, Georges Lapierre exerce son activité professionnelle dans la Seine, et notamment à Paris, après son admission au concours d'entrée de l'école normale d'Auteuil (1902). Connu pour être d'abord le créateur de L'École libératrice, hebdomadaire du Syndicat publié de 1929 à 1992 (années de guerre exceptées, sauf comme publication occasionnelle clandestine), il est également un militant pédagogique créateur de la Jeunesse au plein air et cofondateur, avec Louis Dumas, de la Fédération internationale des associations d'instituteurs (FIAI). Antimunichois résolu, révoqué en 1941, il est en relation avec les mouvements de résistance (notamment celui de Pierre Brossolette). Il est arrêté par la Gestapo en 1943, déporté à Sachsenhausen, puis au Struthof et enfin à Dachau où il meurt du typhus le . S'il n'est pas formellement le no 1 du syndicat avant guerre (à partir de 1940, le SNI, dont la dissolution est une des premières mesures du gouvernement de Vichy, est une organisation clandestine), il reste une figure marquante exprimant, jusque dans l'horreur des camps de concentration, les valeurs humanistes du syndicalisme universitaire, et notamment son Testament philosophique qu'il parvient à faire passer à l'extérieur. |
| 1943-1944 | Joseph Rollo | Militant du Finistère, Joseph Rollo vient du courant de la Ligue syndicaliste de la Fédération unitaire de l'enseignement, proche de Pierre Monatte et de sa revue La Révolution prolétarienne. Ce courant d'inspiration syndicaliste révolutionnaire est très hostile à la mainmise communiste sur la CGTU. Dès les années 1930, des militants de ce courant rejoignent comme Rollo le « SN », comme Josette et Jean Cornec (parents de l'avocat Jean Cornec qui incarne pendant longtemps la FCPE), Roger Hagnauer mais aussi, dans la Haute-Vienne, Henri Aigueperse. Après l'arrestation de Georges Lapierre, Joseph Rollo le remplace dans une période où, à la suite des accords du Perreux de 1943 (réunification de la CGT clandestine), l'organisation syndicale est en pleine restructuration. Arrêté fin , déporté au camp de Neuengamme, il meurt en lors de l'évacuation de ce camp par les SS. |
| 1944-1946 | Jean-Auguste Senèze | Il commence son mandat dans la clandestinité et l'exerce jusqu'au premier congrès national normalement constitué (Montreuil, du 27 au ). Il devient ensuite secrétaire général de la Ligue de l'enseignement. |
| 1946-1952 | Henri Aigueperse | Il est aux commandes du syndicat lors de la scission confédérale. Militant, résistant, membre du Comité de libération de Limoges en 1944, il conserve une influence morale et personnelle très forte sur l'organisation et ses différents responsables. |
| 1952-1962 | Denis Forestier | Après l'exercice de son mandat syndical, il devient président de la MGEN et devient le premier président du Comité de coordination des œuvres mutualistes et coopératives de l'éducation nationale (CCOMCEN) créé à son initiative. |
| 1962-1967 | Pierre Desvalois | Secrétaire général du SNI et membre du bureau de la Fédération de l'Éducation nationale (FEN) pendant la même période, il est également militant du Parti socialiste (avant 1969 de la SFIO). |
| 1967-1969 | Jean Daubard | Il est ensuite secrétaire général de la Fédération internationale des associations d'instituteurs (qui est dissoute lors de la constitution de l'Internationale de l'éducation) puis secrétaire général de la Fédération générale des retraités de la fonction publique (FGR-FP). |
| 1969-1975 | André Ouliac | Instituteur de l'Aude, il adhère au SNI en 1945 et devient responsable départemental de l'Aude dans les années 1950 puis secrétaire national à partir de 1964 jusqu'à son élection comme secrétaire général en 1969[11]. |
| 1975-1983 | Guy Georges | Secrétaire départemental de la Haute-Marne, il succède à Jeanne Lordon comme responsable du secteur pédagogique. Comme secrétaire national du syndicat puis comme secrétaire général, son nom reste attaché à la défense du projet d'école fondamentale de la maternelle à la fin de la troisième. Guy Georges assume l'intérim du secrétariat général de la FEN en 1981 entre l'entrée d'André Henry dans le premier gouvernement Mauroy et l'élection de Jacques Pommatau. |
| 1983-1992 | Jean-Claude Barbarant | Militant de l'Aube, il conduit le passage du SNI-PEGC au Syndicat des enseignants (SE-FEN, devenu SE-UNSA) dont il est le premier secrétaire général dans sa nouvelle configuration de 1992 à 1994. |
Appellations
[modifier | modifier le code]- Syndicat national des instituteurs de France et des colonies (1920) ;
- Syndicat national des instituteurs de France et de l'Union française (1946) ;
- Syndicat national des instituteurs et professeurs d'enseignement général de collège [SNI-PEGC] (1976) ;
- Syndicat des enseignants-FEN (SE-FEN) en 1992 (moment de la scission) devenu Syndicat des enseignants-UNSA (SE-UNSA) en 2002.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Marius Nègre, pionnier du syndicalisme enseignant » [PDF], sur lesamisduclocherdecaux.wifeo.com (consulté le ).
- ↑ Guy Brucy, Histoire de la FEN, Belin, 2003, p. 71-72.
- ↑ Seguy, Jean-Yves, « FRAJERMAN Laurent. Les frères ennemis. La Fédération de l’Éducation nationale et son courant unitaire sous la 4e République. Paris : Institut de recherche de la FSU ; Éditions Syllepse, 2014, 414 p. », Revue française de pédagogie. Recherches en éducation, no 187, (ISSN 0556-7807, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « SALDUCCI Jean, Dominique, Marius », sur Le Maitron (consulté le ).
- ↑ « L'école sous la IVe République », sur le-temps-des-instituteurs.fr (consulté le ).
- ↑ André D. Robert, « Chapitre 7. Le SNI et le corps des PEGC : du trouble à la conversion ; une recomposition identitaire (1954-1976) », dans Françoise Bosman, Jean-François Chanet, Laurent Frajerman et Jacques Girault (dir.), La Fédération de l'Éducation nationale (1928-1992) : Histoire et archives en débat, Villeneuve-d'Ascq, Presses universitaires du Septentrion, , 352 p. (ISBN 978-2-7574-0063-0, lire en ligne), p. 123-134.
- ↑ « PIVERT Marceau », sur Le Maitron (consulté le ).
- ↑ « André Delmas (1899-1979) - Auteur », sur data.bnf.fr (consulté le ).
- ↑ Anatole De Monzie, Ci-Devant, Paris, Flammarion, , p. 207.
- ↑ Frédéric Charpier, Les valets de la guerre froide : comment la République a recyclé les collabos, Paris, François Bourin, (ISBN 978-2849413586).
- ↑ « OULIAC André », sur Le Maitron (consulté le ).
