Jean-Raymond Guyon

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Jean-Raymond Guyon
Illustration.
Fonctions
Député 1945-1951
puis 1956-1968
Gouvernement Quatrième République
Groupe politique SFIO
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 60 ans)
Résidence Gironde

Jean-Raymond Guyon, né le à Libourne (Gironde) et mort le à Tonneins (Lot-et-Garonne), est un homme politique et économiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un petit commerçant, il est passe par l'école normale, exerce brièvement comme instituteur, puis devient représentant en vin avant de mener une carrière de fonctionnaire dans l'administration des contributions indirectes en 1926.

Engagé dans l'action militante dans sa jeunesse, il adhère à la SFIO en 1920, et participe activement à la reconstruction de la fédération socialiste après la scission des néos en 1934.

Il obtient son premier mandat électif en 1935, lorsqu'il est élu maire-ajoint de Libourne. Candidat malheureux aux législatives de 1936, il est, l'année suivante, élu conseiller général (canton de Sainte-Foy-la-Grande), mandat qu'il retrouve après la guerre.

Socialiste, franc-maçon, responsable de la ligue des droits de l'Homme, il est révoqué par le régime de Vichy, il entre en résistance et participe aux maquis de la Vienne au sein du mouvement Libération-Nord, puis des Pyrénées. Son activité dans la résistance lui vaut par la suite d'être décoré de la Légion d'Honneur.

Elu député socialiste de la Gironde dès octobre 1945, il conserve lors des élections suivantes. Il obtient un portefeuille ministériel, le sous-secrétariat d’État aux finances dans l'éphémère gouvernement Blum (décembre 1946-janvier 1947), et entre au conseil municipal de Bordeaux lors des élections de 1947.

Il est ensuite président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, à partir de 1948, avant d'être battu aux élections de 1951. Sa liste, arrivée en tête avec 27 % des voix fait en effet les frais du système des apparentements

Réélu conseiller municipal de Bordeaux en 1953, il retrouve le Palais-Bourbon en 1956, puis exerce les fonctions de secrétaire d’État au budget de juin 1957 à avril 1958.

Il est aussi, dans cette période, président du conseil supérieur des alcools, puissant lobby associant betteraviers et viticulteurs.

En 1958, il est battu aux législatives par le gaulliste Robert Boulin, mais emporte, quelques mois plus tard, les municipales à Floirac, dont il est élu maire.

Il meurt brutalement, d'une congestion cérébrale, à l'issue de la réunion du congrès socialiste du Lot-et-Garonne, dont il était président de séance.

Mandats nationaux[modifier | modifier le code]

  • Député SFIO de la Gironde de 1945 à 1951 et de 1956 à 1958
  • Président de la commission des finances de l'Assemblée nationale de 1947 à 1951

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

  • Secrétaire d'État aux Finances du 16 décembre 1946 au 22 janvier 1947
  • Secrétaire d'État au Budget du 17 juin 1957 au 14 mai 1958

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Officier de la Légion d'Honneur
  • Croix de guerre 1939-1945
  • Chevalier du Mérite agricole[1]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]