Transports en commun de Brest

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Bibus
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Logo du réseau Bibus

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Le tramway de Brest

Situation Drapeau de la France Brest Métropole (Bretagne)
Type - Tramway
- Téléphérique
- Autobus
- Transport à la demande
- Transport scolaire
Entrée en service 1898-1944 : Ancien tramway
1947-1970 : Trolleybus
Depuis 1963 : Autobus
1986 : Apparition du nom Bibus
2012 : Retour du tramway
2016 : Téléphérique
Lignes - Une ligne de tramway
- Une ligne de téléphérique
- 20 lignes de bus
- 9 lignes de TAD
- lignes scolaire
Véhicules Autobus, minibus et autocar
Rames Tramway Alstom Citadis
Fréquentation 27,06 millions de voyageurs (2018)
Propriétaire Brest Métropole
Exploitant Délégataire :
- RD Brest (RATP Dev)
Sous-traitants :
- Bihan Voyages ; Le Bris Voyages ; CAT 29 Transdev ; Transports Labat
Site internet www.bibus.fr
Slogan Pour vous, Bibus en fait plus (1986)
Laissez-vous transporter ! (2008)
Lignes du réseau
Réseaux connexes BreizhGo
TER Bretagne

Le réseau Bibus est un service de transport public de voyageurs organisé par Brest Métropole sur l'ensemble de son territoire. Exploité par RD Brest, filiale du groupe RATP Dev, à partir du , le réseau se compose d'une ligne de tramway, d'une ligne de téléphérique et de 29 lignes de bus. Bibus propose également Vélocibus, un service de location de vélo longue durée et Accemo pour le transport des personnes handicapées dans la métropole brestoise.

En 2018, le réseau Bibus a transporté 27,06 millions de voyageurs, dont 12,1 millions pour la seule ligne de tramway.

Historique[modifier | modifier le code]

Premiers projets et dessertes[modifier | modifier le code]

Ancien tramway - Arrivée de la Place des Portes.

Le transport en commun fait son apparition à Brest en 1865 à l'arrivée des omnibus à chevaux, qui laissent place au tramway électrique en 1898[1],[2]. Ce dernier voit certaines dessertes fermer dès 1930 puis disparaît dans les bombardements de Brest en 1944[2].

Renaissance du réseau[modifier | modifier le code]

Pour un historique détaillé des lignes de bus du réseau, voir la Liste des lignes de bus de Brest.

Après guerre, un réseau de trolleybus voit le jour en 1947 puis en 1963 les premiers autobus arrivent à Brest et supplantent le trolleybus, qui disparaît en 1970[3]. Le parc d'autobus grandit rapidement puisqu'il compte 53 véhicules dès 1968, contre 15 trolleybus la même année[4].

Dès lors, les transports à Brest sont assurés par les seuls autobus de la Compagnie des transports de Brest (CTB), héritière de la Compagnie des tramways électriques de Brest. Deux ans après la création de la communauté urbaine de Brest qui devient l'autorité organisatrice des transports dans le cadre de ses compétences obligatoires, cette dernière rebaptise la CTB en Compagnie des transports de la Communauté urbaine de Brest (CTCUB), qui avait vu ses actifs repris par la municipalité, tandis que les installations et le matériel roulant deviennent la propriété de l'agglomération[5]. À cette époque, le réseau est en perte de vitesse face au développement de l'automobile et est menacé de disparition[5].

Création de Bibus[modifier | modifier le code]

En 1986, le réseau est refondu et une marque commerciale distincte de la CTCUB est créée : Bibus[5]. Au début des années 1990, l'agglomération projette de recréer un réseau de tramway mais un référendum rejette cette idée[5] ; les premières lignes de soirée voient le jour en 1992 tandis qu'un nouveau contrat d'affermage est signé entre la CUB et la CTCUB (groupe VIA-GTI puis Keolis) pour 12 ans[6],[4]. Le réseau est à nouveau modifié, de façon progressive, entre 1996 et 1998[7].

Plus tard, au début des années 2000, un ensemble de sites propre pour autobus appelé l'axe Nord-Sud reliant principalement la gare à l'hôpital de la Cavale blanche est créé tandis qu'un nouveau projet de tramway voit le jour[5].

Les premières lignes de transport à la demande, alors nommées Filigne — puis Résago de 2012 à 2019 —, voient le jour en 2002, un an après que Bibus devienne le premier réseau de transport en commun français à être certifié ISO 14001[6]. Cette certification n'est toutefois pas renouvelée en 2009, tout comme la certification NF Service de l'agence commerciale, obtenue en 2006[7].

En 2004, le réseau dont l'exploitation est à nouveau accordé à la CTCUB pour la période 2004-2008 est refondu autour de cinq lignes structurantes appelées Lianes (pour Lignes à niveau élevé de service), ce réseau restera en place jusqu'à l'arrivée du tram, bien qu'adapté en 2009 aux aléas liés aux travaux, et est récompensé par le magazine Ville rail & transports par le « prix du développement »[8],[4],[7].

Entre 2009 et 2012 la ligne de tramway est construite puis est inaugurée en , le réseau de bus est à nouveau restructuré de façon à être complémentaire au tram. En 2016, Brest devient la première ville française à se doter d'un téléphérique urbain[9].

Le , le réseau change d'exploitant : après plus de 30 d'exploitation par la CTCUB renommée en Keolis Brest, le nouveau délégataire est RATP Dev[10] ; à travers une filiale créée pour l'occasion nommée RD Brest[11].

Le réseau[modifier | modifier le code]

Brest Métropole.

L'exploitation du service a été confiée par délégation de service public à la société RD Brest, filiale du groupe RATP Dev, qui a remporté le contrat face au sortant Keolis et au groupe Transdev ; D'abord annoncé comme vainqueur dans la presse régionale[12], le vote des élus de Brest Métropole du entérine le choix de RATP Dev pour un contrat de neuf ans à compter du [13]. Toutefois, le délégataire sortant attaque Brest Métropole au motif que son offre n'aurait pas été « correctement appréciée » et l'accuse d'avoir violé la confidentialité des offres ; après un premier recours rejeté le , le tribunal administratif rejette le le second et dernier recours du sortant[14],[10].

Le contrat précédent était attribué à Keolis Brest, filiale du groupe Keolis, depuis le pour une durée de huit ans, par reconduction de l'exploitant sortant, responsable des transports brestois depuis plus de 30 ans[15]. La durée du contrat a été prolongée jusqu'au .

En 2018, le réseau a transporté 27,06 millions de voyageurs ; la ligne de tramway représente à elle seule près de 45 % du trafic avec 12,1 millions de voyageurs transportés la même année[16].

En 2018, 6,7 millions de kilomètres ont été parcourus, tous modes confondus, dont 1,037 million pour le tramway[16].

Le réseau complet de transports se présente ainsi dans son exploitation normale. Il dessert les communes de Brest, Bohars, Guilers, Gouesnou, Guipavas, Plougastel-Daoulas, Plouzané et Le Relecq-Kerhuon. La métropole s'est vue confier par la région Bretagne l'exploitation des transports sur la presqu'île de Crozon qu'une liaison maritime (annulée depuis) devait la relier à Brest à l'été 2019[17].

Le tramway[modifier | modifier le code]

Station Château.JPG

Mise en service le , la ligne A est longue de 14,3 km et traverse la ville d'ouest en est, de Porte de Plouzané à Porte de Gouesnou et Porte de Guipavas, en contournant par le nord Saint-Pierre-Quilbignon puis en traversant le quartier de Recouvrance, le centre par la rue de Siam puis la rue Jean-Jaurès, avant de traverser le quartier de l'Europe et les zones commerciales du nord-est de la ville. Il forme la colonne vertébrale du réseau, les lignes de bus s'articulant autour.

Une seconde ligne de tramway reliant la gare SNCF à l'hôpital Cavale Blanche est en projet pour une ouverture vers 2025.

Le téléphérique[modifier | modifier le code]

Telepherique-Brest-fin-Sept-16-2.jpg

Mis en service le , la ligne C est le premier téléphérique urbain de France. Il relie la rive gauche (le centre-ville) à la rive droite (le quartier des Capucins) de la Penfeld, des stations Jean Moulin à Ateliers.

Le réseau de bus[modifier | modifier le code]

Mercedes Citaro G C2.jpg

Un réseau de bus constitué de 29 lignes régulières et sur réservation, complété par une trentaine de lignes scolaires, dessert les huit communes de Brest Métropole.

Autres types de mobilités[modifier | modifier le code]

Accemo

Accemo, destiné aux personnes à mobilité réduite, est exploité par RD Brest comme le reste du réseau[18]. Le service a pris son nom actuel le , qui possède deux significations[18] : « Accessibilité mobilité » ou « Accessibilité métropole océane ».

La fréquentation du service est en hausse de 30 % à partir de 2008, au point que le service sature complètement en 2011, malgré ses six minibus (contre deux en 2010[18])[19]. Un septième véhicule rejoint le parc de 2012[19].

En 2015, le service compte 300 abonnés et 15 salariés dont cinq remplaçants permettent d'assurer le fonctionnement du service[20]. L'offre proposée par Accemo va être multipliée par deux en [21].

Vélocibus

Depuis 2010, un service de location de vélos longue durée est proposé aux abonnées Bibus[22], bien qu'il soit apparu dès 2003 sous forme d'un service estival dont le point de retrait était un autobus Setra S 215 SL aménagé pour l'occasion[23]. Comptant 200 vélos en 2012, ils sont depuis la mise en service du tram louables à l'agence Bibus au lieu du magasin Décathlon partenaire de l'opération, et s'ouvrent aux non-abonnés[24].

En 2013, 50 vélos à assistance électrique (VAE) s'ajoutent au parc, puis 50 autres en 2015, s'ajoutant à la centaine de vélos classiques alors en circulation[25],[26].

La durée de location varie de 3, 6 ou 12 mois[26]. Pour les vélos classiques, le tarif est fortement réduit pour les abonnés Bibus, ces derniers sont les seuls à être autorisés à louer des VAE[26].

Le nombre de vélos devrait sensiblement augmenter d'ici 2022 avec l'objectif de voir le parc monter jusqu'à 1 200 vélos en location et la fin de l'obligation d'être abonné au réseau Bibus pour y accéder[21].

Pôle d'échanges[modifier | modifier le code]

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Parc relais

Les quatre parc relais gardiennés, gratuits pour les abonnés, permettent de stationner son véhicule dans un parking aménagé puis d'emprunter le réseau Bibus[27]. Situés le long de la ligne de tramway ils offrent en cumulé près de 700 places[27].

Ces quatre parcs sont[27] :

  • Fort Montbarey (174 places) ;
  • Place de Strasbourg (233 places) ;
  • Porte de Gouesnou (195 places) ;
  • Porte de Guipavas (80 places).

En outre, cinq parkings vélos sécurisés sont proposés en complément de ces quatre parcs, plus un cinquième à Porte de Plouzané[28].

Arrêts[modifier | modifier le code]

Accessibilité

Le réseau s'est doté de sa première ligne de bus accessible en 2003, elle en comptait deux en 2006[29]. L'ensemble des lignes sont déclarées accessibles le , le tramway et le téléphérique le sont dès leur ouverture avec, toutefois, les stations de tram Mac Orlan et Menez Paul qui ne sont pas officiellement accessibles en raison d'une trop forte déclivité[30].

266 des 401 arrêts de bus du réseau sont accessibles soit 61 % des arrêts[20]. 30 arrêts seront réaménagés chaque année entre 2016 et 2018 puis 65 autres sont à l'étude par la suite[20]. 20 arrêts ont été identifiés par la métropole comme étant techniquement impossibles à mettre aux normes[20].

70 % des arrêts de la commune de Brest sont accessibles, avec des disparités selon les quartiers : si le centre bénéficie d'un taux de 91 % grâce à l'arrivée du tram, il chute à 58 % au quartier Europe[20]. Dans les autres communes il est de 61 % en moyenne, la commune comptant le plus d'arrêts accessibles est Gouesnou (68 %), celle en comptant le moins est Guilers (45 %)[20].

Des véhicules non accessibles aux personnes en fauteuil circulent toujours sur le réseau, dont la plupart sont affectés aux services à vocation scolaire. Cependant, ils peuvent également rouler sur des lignes régulières, malgré leur dite accessibilité. Cela se produit généralement lors d'une panne ou de l'entretien d'un véhicule accessible.

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Logos[modifier | modifier le code]

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Livrée des véhicules[modifier | modifier le code]

Les projets[modifier | modifier le code]

Ligne B - Tramway[modifier | modifier le code]

Ligne D - BHNS[modifier | modifier le code]

Une ligne de bus à haut niveau de service, nommée Ligne D, devrait voir le jour en 2025 en même temps que la ligne B du tramway, il relira le quartier de Lambézellec à la gare de Brest.

Les exploitants[modifier | modifier le code]

Le délégataire[modifier | modifier le code]

RD Brest
illustration de Transports en commun de Brest
Un tramway au dépôt

Création
Fondateurs RATP Dev
Forme juridique Société par actions simplifiée à associé unique (SASU)
Siège social Brest
Drapeau de France France
Activité Exploitation, maintenance et ingénierie de réseaux de transport de voyageurs
Produits Autobus, tramway et téléphérique
Société mère RATP Dev
SIREN 851069138
Site web www.bibus.fr/fr/bibus-vous/bibus-groupe-ratp

La SASU RD Brest[31] exploite le réseau Bibus par délégation de service public depuis le et ce jusqu'au . Certaines lignes et/ou services sont sous-traitées à d'autres exploitants[32].


Les missions de Brest Métropole portent sur :

  • la définition de la politique générale des déplacements sur le périmètre de transport urbain ;
  • la définition des services (création, modification ou suppression de lignes, changements d'itinéraires, de services ou d'horaires) ;
  • la définition de la politique tarifaire, sur proposition de la SASU ;
  • la mise en œuvre d'un contrôle de l'exploitant afin de s'assurer qu'il respecte ses obligations ;
  • la réalisation des investissements.

Les missions de la SASU RD Brest, portent sur :

  • la mise en œuvre de la politique définie par Brest Métropole ;
  • la gestion des relations institutionnelles et celles avec les usagers et la mise en œuvre des actions d'information auprès de ces derniers ;
  • la fourniture des moyens (humains et matériels nécessaires) à l'exploitation du réseau, incluant Accemo, autres que ceux fournis par l'agglomération ;
  • l'entretien et maintenance des véhicules, des biens mis à disposition et du mobilier urbain ;
  • le contrôle et gestion des relations avec les sous-traitants ;
  • les propositions d'adaptations et études relatives au réseau ;
  • la mise en place et gestion des outils et services de mobilités (aux entreprises ou sociale) ;
  • l'identification des besoins en termes d'investissements : élaboration de cahiers des charges, suivi des déploiements... ;
  • la réalisation des études nécessaires à l'organisation des déplacements.

Les sous-traitants[modifier | modifier le code]

  • Compagnie Armoricaine de Transport - CAT 29 (filiale du groupe Transdev) ;
  • Le Bris Voyages ;
  • Bihan Voyages ;
  • Transports Labat.

Bibus sous Keolis Brest[modifier | modifier le code]

Logos de Keolis Brest.

Exploitation[modifier | modifier le code]

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

Autobus articulé.

En plus des 20 rames Alstom Citadis 302 du tramway et les deux cabines du téléphérique, le réseau compte 145 autobus, dont 37 appartenant aux sous-traitants[33].

Le parc d'autobus est actuellement uniquement composé d'autobus fonctionnant au gazole, mais à partir de 2020 tous les bus achetés par Brest Métropole fonctionneront à l'électricité ; par ce fait, les derniers bus diesel ont été livrés dans le second trimestre 2019[21].

Les numéros de parc s'organisent comme suit :

  • 1 à 499 : véhicules de RD Brest, propriétés de Brest Métropole ;
    • 31 à 34 + 44 à 46 : minibus ;
    • 121 à 140 : autobus standard ;
    • 150 à 183 : autobus articulés ;
    • 201 à 225 + 351 à 354 : autobus standard ;
    • 405, 408 à 417 + 451 à 458 : autobus articulés.
  • 500 à 599 : autobus appartenant à Bihan Voyages (501 et 502 + 505 à 507) ;
  • 600 à 608 : autobus appartenant à Le Bris Voyages (600 à 608) ;
  • 620 à 699 : autobus appartenant à la CAT 29 Transdev (621 à 625 + 629 à 634 + 636 à 639) ;
  • 700 à 799 : autobus appartenant à Transports Labat (702, 704 à 710) ;
  • 1000 à 1099 : tramway de RD Brest, propriétés de Brest Métropole (1001 à 1020).

À signaler que les cars faisant du transport scolaire n'ont pas de numéro de parc.

Les anciens véhicules

Dépôts[modifier | modifier le code]

Les véhicules du réseau sont remisés dans plusieurs dépôts de bus et tram, deux pour le délégataire et un pour chaque sous-traitant :

Les dépôts ont également pour mission d'assurer l'entretien préventif et curatif du matériel. L'entretien curatif ou correctif a lieu quand une panne ou un dysfonctionnement est signalé par un conducteur. Le dépôt sont équipés d'un remisage non-couvert, d'un atelier, d'une station de lavage et de pompes à gazole.

Accidents[modifier | modifier le code]

Outre les incidents constatés sur le tramway, les accidents d'autobus sont toujours demeurés particulièrement rares, leur aspect souvent spectaculaire en faisant un sujet de choix pour la presse.

Parmi les accidents graves, on peut citer un piéton écrasé de nuit par un bus articulé de la ligne 1 en , le piéton a chuté et est passé sous le dernier essieu du véhicule, le tuant sur le coup[37].

Deux bus ont également eu un incendie, il s'agit de deux Mercedes O405GN, le moteur du bus n°484 s'est enflammé le à 16h20 détruisant l'arrière du véhicule lorsqu’il effectuait un servie sur la ligne 11 [38]. Quelques mois après, le , ce fut le véhicule n°485 qui prit feu par l'arrière lors d'un service[39],[40].

Sécurité[modifier | modifier le code]

Des agressions et actes de délinquance se produisent, essentiellement en soirée, par des personnes alcoolisées dans une majorité des cas et ce malgré la présence de système de vidéosurveillance à bord des véhicules[41]. Elle est en hausse depuis 2012, les syndicats réclament en 2014 un renfort des effectifs des forces de l'ordre afin de lutter contre[41]. Les autobus brestois sont équipés de vidéosurveillance depuis 2002, la délinquance avait alors baissé de façon significative[42].

Certaines agressions visent spécifiquement le personnel Bibus, comme cela s'est produit en où un conducteur de bus a été menacé à l'arme blanche[43].

Personnel d'exploitation[modifier | modifier le code]

Le délégataire emploie 490 salariés dont 345 conducteurs, 124 habilités à conduire des tramways, auxquels il faut ajouter le personnel de chaque sous-traitant.

Information aux voyageurs[modifier | modifier le code]

L'information aux voyageurs passe par les écrans installées à bord des bus et tramways et des bornes d'information présentes aux stations et de tramway et aux principaux arrêts de bus. Le système d'aide à l'exploitation et à l'information voyageurs (SAEIV) permet d’indiquer en temps réel le passage du prochain bus, les perturbations, les correspondances ou ajuster les départs entre bus et tramway[44]. Les SAEIV sont toutes équipés de haut parleurs pour les mal-voyants, qu'on active grâce à une télécommande spéciale.

Bibus informe via les réseaux sociaux, à travers ses comptes Facebook et Twitter, ainsi que par une application smartphone (Android et iOS) lancée en 2015[45].

Tarification et financement[modifier | modifier le code]

Tarification[modifier | modifier le code]

Carte KorriGo.

La tarification du réseau s'effectue sans distinction de zones et est unique quel que soit le mode de transport. Elle repose sur un système modernisé à l'occasion de la mise en service du tramway en 2012 reposant sur la carte KorriGo, des tickets pour les titres occasionnels et un système complet intégrant les valideurs et les terminaux de contrôle fournis par la société Vix Technology dans le cadre d'un marché commun avec les agglomérations de Lorient et Quimper afin de réduire les coûts[46]. Ce nouveau système remplace l'ancien système d'abonnements à coupons et tickets papiers devenu obsolète et d'obtenir des informations précises sur le nombre de validations sur telle ou telle ligne afin d'ajuster au mieux le réseau[46].

Un ticket unitaire coûte 1,60 , 12,50  pour dix unités ; un titre valable un jour coûte 4 , un titre valable trois jours coûte 9  et un titre valable sept jours coûte 14,20 [47]. Des formules d'abonnements au mois et pour les étudiants à l'année existent aussi, avec des tarifs réduits pour les moins de 26 ans et les personnes aux revenus modestes ; des titres destinés aux personnes voyageant en groupe ou à titre professionnel sont aussi proposés[47]. D'autres réductions et avantages peuvent s'appliquer aux personnes ayant souscrit la « formule B' » (recharge automatique, 12e mois offert, etc.) qui est proposée gratuitement[47].

Depuis fin 2018, il est possible d'acheter les titres de transports aussi bien en euros qu'en héols, la monnaie locale du pays de Brest[48]. Le nouveau délégataire RATP Dev va déployer en 2020 ou 2021 le payement sans contact à bord des bus et tramways via son système d'application Mobility as a service qui regroupe de façon centralisé l'ensemble des informations nécessaire aux usagers[21].

Financement[modifier | modifier le code]

En 2016, le financement du fonctionnement du réseau (entretien, matériel et charges de personnel) est assuré par l'exploitant RD Brest. Cependant, les tarifs des billets et abonnements dont le montant est limité par décision politique ne couvrent pas les frais réels de transport. Le manque à gagner est compensé par l'autorité organisatrice, Brest Métropole. Elle définit les conditions générales d'exploitation ainsi que la durée et la fréquence des services. L'équilibre financier du fonctionnement est assuré par une dotation globale annuelle à RD Brest, notamment grâce au versement transport payé par les entreprises de plus de neuf salariés et aux contributions des collectivités publiques (dont le taux est fixé à 1,8 % depuis le )[49].

Controverses du réseau[modifier | modifier le code]

Le un passionné de bus en compagnie d'un ami, photographie un bus du réseau[50]. Le conducteur, n'appréciant pas que son bus soit photographié, demande au photographe pourquoi il a pris le cliché. Croyant à une provocation, il lui demande d'abord de supprimer le cliché puis gifle le passionné et lui casse ses lunettes[50]. Une plainte a été déposée à la gendarmerie et le procureur de la République de Brest a rappelé qu'il n'est pas illégal de prendre de tels clichés, un bus étant un lieu public[50].

Du et jusqu'au le réseau Bibus est touché par une grève, les conducteurs se plaignant de ne pas avoir les mêmes salaires que les opérateurs du téléphérique[51],[52].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D'après Alain de Dieuleveult, Finistère en petits trains, Éditions Cénomane, Le Mans / La Vie du Rail, Paris, 1998 (ISBN 2-905596-60-0 et 2-902808-81-X)
  2. a et b G. Péhelle, « Brest - Les premiers tramways », Connaissance du Rail, nos 376-377,‎ , p. 14 à 19
  3. « Le trolleybus de Brest », sur http://www.amtuir.org (consulté le 9 décembre 2016).
  4. a b et c « Bibus un acteur de la vie économique brestoise depuis plus de 100 ans : quelques dates », sur /http://bibus.fr (consulté le 3 avril 2019)
  5. a b c d et e « Le réseau Bibus », sur http://passionbustram.pagesperso-orange.fr (consulté le 9 décembre 2016).
  6. a et b « Bibus : dates clés », sur http://www.bibus.fr (consulté le 9 décembre 2016).
  7. a b et c « Bibus - dates clés », sur https://web.archive.org (consulté le 3 avril 2019)
  8. « L'observatoire socio-économique du tramway n°10 », sur http://www.adeupa-brest.fr, (consulté le 9 décembre 2016).
  9. « Brest. Le premier téléphérique urbain de France », Le Télégramme (consulté le 9 décembre 2016)
  10. a et b « Transports. Le deuxième recours de Keolis rejeté », sur https://www.letelegramme.fr, (consulté le 21 mai 2019)
  11. « RD Brest - Fiche sur Societe.com », sur https://www.societe.com, (consulté le 16 juin 2019)
  12. « Transports en commun : Keolis doublé par RATP-dev », sur https://www.letelegramme.fr, (consulté le 2 avril 2019)
  13. « Transports publics. RATPDev est bien le lauréat », sur https://www.letelegramme.fr, (consulté le 6 avril 2019)
  14. Olivier Pauly, « Brest. Les arguments de Kéolis pour contrer la Métropole », sur https://www.ouest-france.fr, (consulté le 16 mai 2019)
  15. Olivier Pauly, « Bus - tram : Kéolis derrière le volant jusqu'en 2018 », sur http://www.brest.maville.com, (consulté le 9 décembre 2016).
  16. a et b « Tram et bus à Brest : deux nouvelles lignes en concertation », sur https://actu.fr, (consulté le 12 février 2019)
  17. « Brest. La Métropole va investir près de 58 millions en 2018 », sur https://www.ouest-france.fr, (consulté le 28 janvier 2018)
  18. a b et c « Du nouveau avec le service Accemo », sur http://www.letelegramme.fr, (consulté le 9 décembre 2016).
  19. a et b « Transports de personnes handicapées : ça sature », sur http://www.brest.maville.com, (consulté le 9 décembre 2016).
  20. a b c d e et f « Bibus s'adapte », sur http://infographie.letelegramme.com, (consulté le 9 décembre 2016).
  21. a b c et d « Les innovations de RATP Dev », sur https://www.letelegramme.fr, (consulté le 27 avril 2019)
  22. « Louer un vélo àBibus pour trois à neuf mois », sur http://www.letelegramme.fr, (consulté le 9 décembre 2016).
  23. « Actualité : Novembre 2003 », sur https://www.transbus.org, (consulté le 9 décembre 2016).
  24. « Brest : Que le vélo soit loué », sur http://www.cotebrest.fr, (consulté le 9 décembre 2016).
  25. Ronan Strullu, « Quand pédaler devient plus facile avec le Vélocibus électrique », sur http://www.cotebrest.fr, (consulté le 9 décembre 2016).
  26. a b et c « 50 nouveaux vélos électriques pour Vélocibus », sur http://www.cotebrest.fr, (consulté le 9 décembre 2016).
  27. a b et c « Parkings relais », sur http://www.bibus.fr (consulté le 9 décembre 2016).
  28. « Suivez le guide pour être un bon tram-usager à Brest ! », sur http://www.cotebrest.fr, (consulté le 9 décembre 2016).
  29. « Accessibilité du réseau - Rampes PMR », sur http://snobibus.free.fr (consulté le 9 décembre 2016).
  30. « Un réseau de plus en plus accessible », sur http://www.bibus.fr (consulté le 9 décembre 2016).
  31. « Fiche Infogreffe de RD Brest », sur https://www.infogreffe.fr (consulté le 16 avril 2020)
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  33. « État de parc », sur http://www.tc-brest.fr (consulté le 7 janvier 2020).
  34. David Cormier, « Les images du téléphérique en construction en Suisse », sur http://www.letelegramme.fr, (consulté le 10 décembre 2016).
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