Gare de Vannes

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Vannes
Image illustrative de l'article Gare de Vannes
Bâtiment voyageurs façade ville
Localisation
Pays France
Commune Vannes
Quartier Gare
Adresse Avenue Fravel et Lincy
56000 Vannes
Coordonnées géographiques 47° 39′ 55″ nord, 2° 45′ 09″ ouest
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services TGV
TER Bretagne
Caractéristiques
Ligne(s) Savenay à Landerneau
Voies 4 (+ voies de service)
Quais 3
Transit annuel 1,368 million[1] (2011)
Altitude 21 m
Historique
Mise en service
Architecte Leroux
Correspondances
Bus 4 6 7 8 20 24 D1

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Vannes

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Vannes

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Vannes

La gare de Vannes est une gare ferroviaire française de la ligne de Savenay à Landerneau située quartier de la gare dans la ville de Vannes, préfecture du département du Morbihan, en région Bretagne. Elle dessert notamment le golfe du Morbihan.

Elle est mise en service en 1862 par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO).

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie par le TGV Atlantique et des trains express régionaux TER Bretagne.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 21 mètres d'altitude, la gare de Vannes est située au point kilométrique (PK) 565,766 de la ligne de Savenay à Landerneau, entre les gares de Questembert et de Saint-Anne[2]. En direction de Questembert, s'intercalent les gares fermées d'Elven et de La vraie-Croix[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Les travaux de construction de la station sont entrepris par la compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO) en même temps que ceux de la voie ferrée. Le site choisi est à l'écart de la ville, proche de la route impériale 167 et du village de Saint-Symphorien. Le bâtiment voyageurs est conforme au style développé pour seize des gares de la ligne, il comporte une alternance de lignes rouges et blanches réalisées en briques et pierres blanches[4]. Conçue par M. Leroux ingénieur de la compagnie, c'est une gare de première classe au style néo-classique avec un corps principal à étage et deux ailes en rez-de-chaussée, une verrière[5] protège les voyageurs en couvrant les deux voies et les quais. D'autres bâtiments, notamment une halle à marchandises et une remise à voitures sont édifiés en même temps.

La gare de Vannes est mise en service le par la Compagnie PO, lorsqu'elle ouvre à l'exploitation la section, à voie unique, de Vannes à la gare de Lorient de sa ligne de Savenay à Châteaulin. Les festivités de l'inauguration ont lieu à Vannes[6]. Cette ouverture simultanée avec celle de la ligne de Rennes à Redon, également à voie unique, permet la desserte de Vannes par des trains en provenance de Nantes via Savenay et de Paris via Rennes[7].

Après cette première ligne, Vannes va rester à l'écart des embranchements permettant le lien avec le centre et le nord de la Bretagne. La ligne vers Pontivy débute à Auray[8] (ligne Auray - Pontivy), et celle vers Ploërmel puis Dinan débute à Questembert[9] (ligne Questembert - Ploërmel). Ces lignes vont néanmoins apporter du trafic à Vannes, mais ce sont les chemins de fer secondaires qui vont être un plus pour l'activité du site de la gare.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Gare d'échange des CM vers 1910.

Au début du XXe siècle les trafics voyageurs et marchandises sont importants. Cette activité est renforcée avec les mises en service des lignes de Locminé à Vannes, en 1902, et de Vannes à Surzur, en 1903, par la compagnie des chemins de fer du Morbihan (CM). Ces lignes étant à voie métrique, elles ne sont pas directement raccordées, la compagnie CM installe sa gare terminus d'échange avec un bâtiment principal dans la cour de la gare (actuel emplacement de la gare routière)[10]. Les installations de la gare PO sont complétées en 1905 par la construction d'un bureau et d'une halle à marchandises, en béton armé. En 1912, le tableau des « recettes au départ » des gares de la compagnie du PO du département, indique pour la « gare de Vannes (local) » un total de recettes de 903 321 francs, ce qui la situe à la 2e place sur les trente gares ou stations[11].

Lors de la Deuxième Guerre mondiale, le seul bombardement sur la ville de Vannes est ciblé sur la gare et son quartier. Il ne détruit qu'un wagon citerne vide. En 1947, la ligne des chemins de fer du Morbihan est fermée du fait du transfert sur la route, par autocars, du transport des voyageurs[10].

Le la SNCF accepte d'installer une mosaïque, offerte par la ville, œuvre du Vannetais Girard et représentant la duchesse Anne devant les remparts de la ville et accompagnée de sainte Anne, sainte Ursule et sainte Marguerite d'Écosse. La mosaïque est déplacée, en 1969, lors d'une modification de l'agencement du hall de la gare. La création de la rocade routière, dans les années 1970, nécessite la création de ponts ferroviaires permettant aux voies qui desservent la gare de passer au-dessus de la route. En avril l'armée (5e génie) déplace deux tabliers métalliques au lieu-dit « le pont d'Argent » avec son engin dénommé le « Diplodocus ». Le chantier pour la construction du pont définitif en béton armé est ouvert en octobre[10].

Un troisième quai est créé en 1990, ce qui nécessite le prolongement du souterrain piéton permettant pour permettre l'accès au nouveau quai et à la voie 4 prévue pour des trains arrivant de Redon avec une voie banalisée accessible à 60 km/h. L'ancien bâtiment de la gare des chemins de fer du Morbihan , devenue CTM après le transfert sur route, et sa cour des voyageurs sont détruits en 1994 pour laisser la place à un espace multimodal avec une gare routière[10].

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Un grand chantier de rénovation et de modification des espaces est ouvert en 2004. l'ancienne cours aux marchandises est remplacée par un parking, le souterrain est équipé d'ascenseur permettant l'accès à chacun des quais aux personnes à mobilité réduite, un « pôle multiservice » est créé dans un nouvel espace construit dans le prolongement de l'ancien bâtiment qui est rénovée et auquel est ajouté un hall vitré devant la façade ancienne, qui a conservé son aspect d'origine avec l'alternance des briques rouges et des pierres blanches des gares PO de la ligne. Le chantier dure deux ans, l'inauguration a lieu le en présence notamment d'Anne-Marie Idrac, présidente de la SNCF[10].

À la fin de l'année 2015 la desserte de la gare par les trains Intercités de la relation de Quimper à Bordeaux via Nantes est arrêté du fait de la suppression de cette ligne.

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

TGV Atlantique arrivant au quai 1.

Gare SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichets, ouvert tous les jours. Elle est équipée d'automates pour l'achat de titres de transport. Des services sont notamment disponibles pour les personnes à mobilité réduite (gare « Accès plus ») et les jeunes voyageurs. Une boutique de presse et un bar - brasserie - restaurant y sont installés[12],[13].

La traversée des voies et l'accès aux quais s'effectuent par un passage souterrain équipé d'escaliers et d'ascenseurs.

Desserte[modifier | modifier le code]

Vannes est desservie par le TGV Atlantique et des trains express régionaux :

Vannes et la Bretagne Sud sont desservies par des rames du TGV Atlantique de la relation Quimper et Paris-Montparnasse via Rennes et Redon. Le temps de parcours pour Paris est d'ordinaire de trois heures[14].

C'est également une gare des TER Bretagne desservie par les trains des relations : Rennes - Quimper (ligne 02), Quimper - Nantes (ligne 03), Vannes - Lorient (ligne 12), et Redon - Vannes (ligne 19).

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Un parc pour les vélos (20 places + 48 dans un local sécurisé pour les abonnés TER) et des parking (payants), place de la gare et rue de Strasbourg, y sont aménagés, et une station Vélocéa (vélos en libre service) est présente à proximité. Il y a également des services de location de voitures et une station de taxis[12].

Une gare routière est desservie par des bus urbains et des autocars[12].

Embranchement particulier[modifier | modifier le code]

Comme dans de nombreuses villes de garnison, la gare disposait d'un embranchement militaire avec quai. Aujourd'hui, au PK 563,208 un embranchement privé dessert UNICOPA, et un embranchement est géré par la ville de Vannes, il s'agit de l'ancienne voie du Chemin de fer du Morbihan la voie métrique étant remplacée par une voie à écartement normal, long de 5 km il rejoint la zone du Prat où il dessert notamment l'usine Michelin.

Parrainage de machines[modifier | modifier le code]

Deux machines sont baptisées au nom de Vannes : locomotive BB 15056 baptisé « Vannes », le et la rame TGV n° 356 baptisé « Pays de Vannes », le [15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Trafic voyageurs des principales gares bretonnes p 11 [1]
  2. [470/2] Vannes - Quimper, Reinhard Douté, 2011, p. 166
  3. [470/1] Savenay - Vannes, Reinhard Douté, 2011, p. 166
  4. [[#BretagneSudNennig2008|]], p. 69
  5. Jean-Pierre Nennig, 2008, Gare de vannes, p. 88.
  6. Louis de Kerjean, « Inauguration du chemin de fer de Lorient », dans Revue de Bretagne, de Vendée & d'Anjou, part 2, J. Forest aîné, Nantes, 1862, p. 330-334 intégral)
  7. Jean-Pierre Nennig, p. 69
  8. François Napoléon Marie Moigno, Les Mondes: revue hebdomadaire des sciences et leurs applications aux arts et à l'industrie, Volume 7, 1865, p. 369 lire (consulté le 17 août 2010).
  9. Jean-Pierre Rigouard, Gares et tortillards de Bretagne, Trains d'ici, Cheminements, 2007, (ISBN 978-2844786098), p. 43.
  10. a, b, c, d et e Jean-Pierre Nennig, p. 69
  11. Rapports du Préfet et délibérations du Conseil général, Vannes, Conseil général du Morbihan, (lire en ligne [PDF]), « Recettes au départ effectuées, en 1912, par les gares et stations situées dans le département du Morbihan », p. 30
  12. a, b et c « Services & Gares Gare Vannes », sur SNCF TER Bretagne (consulté le 27 janvier 2016).
  13. Site SNCF Gares en mouvement, Vannes lire en ligne (consulté le 18 août 2010).
  14. Site agglo Vannes, Infrastructures de transport : desserte ferroviaire lire en ligne (consulté le 19 août 2010).
  15. « Vannes », sur Rail Bretagne (consulté le 17 août 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Nennig, Le chemin de fer de Bretagne sud : De Savenay et de Rennes à Landerneau par Redon, Vannes, Auray, Lorient, Quimper et Châteaulin et ses embranchements vers Ploërmel, Quiberon, Pontivy, Concarneau, Pont-L'Abbé et Douarnenez-Tréboul, JPN éditions, coll. « Archéologie ferroviaire », (ISBN 9782951989856).
  • Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau français : lignes 001 à 600, vol. 1, La Vie du Rail, , 239 p. (ISBN 978-2-918758-34-1), « [470/1] Savenay - Vannes et [470/2] Vannes - Quimper », p. 166-167.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]


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Quimper
ou Lorient
Auray TGV Redon
ou Rennes
Paris-Montparnasse
Quimper Auray TGV
(saisonnier : l'été)
Redon Lille-Flandres
ou Lille-Europe
Brest Auray TER Bretagne Questembert Nantes
Quimper Auray TER Bretagne Questembert Rennes
Terminus Terminus TER Bretagne Questembert Redon
Lorient Sainte-Anne TER Bretagne Terminus Terminus