Gare de Landerneau

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Landerneau
Image illustrative de l'article Gare de Landerneau
Bâtiment voyageurs et entrée de la gare.
Localisation
Pays France
Commune Landerneau
Adresse Place de la Gare
29800 Landerneau
Coordonnées géographiques 48° 27′ 13″ Nord, 4° 15′ 23″ Ouest
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services TGV Atlantique
TER Bretagne
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Montparnasse à Brest
Savenay à Landerneau
Voies 3
Quais 2 (dont un central)
Transit annuel 604 000[1] (en 2011)
Altitude 21 m
Historique
Mise en service
Ouverture 1991 (nouveau batiment)
Correspondances
Bus et cars Voir Intermodalité

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Landerneau

Géolocalisation sur la carte : Bretagne

(Voir situation sur carte : Bretagne)
Landerneau

Géolocalisation sur la carte : Finistère

(Voir situation sur carte : Finistère)
Landerneau

La gare de Landerneau est une gare ferroviaire française des lignes de Paris-Montparnasse à Brest et de Savenay à Landerneau. Elle est située sur le territoire de la commune de Landerneau, dans le département du Finistère, en région Bretagne.

Elle est mise en service en 1865 par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest, puis devient une gare de bifurcation en 1867, exploitée également par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO).

C'est une gare de grande ligne de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des rames du TGV Atlantique, circulant entre Brest et Paris-Montparnasse ainsi qu'une gare régionale desservie par des trains TER Bretagne circulant entre Brest et Rennes, Morlaix ou Quimper.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 21 mètres d'altitude, la gare de bifurcation de Landerneau est située au point kilométrique (PK) 603,559 de la ligne de Paris-Montparnasse à Brest, entre les gares de La Roche-Maurice et La Forest[2].

Elle est également l'aboutissement, au PK 769,129, de la ligne de Savenay à Landerneau, après la gare de Dirinon - Loperhet[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Première gare[modifier | modifier le code]

La gare vers 1900.

Le , la loi de « fusion des chemins de fer normands et bretons » approuve des articles du cahier des charges, notamment le passage par ou près Landivisiau et Landerneau du prolongement de la ligne de Paris à Rennes vers Brest[4].

La mise en service de la station de Landerneau a lieu le par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest, lorsqu'elle ouvre à l'exploitation la section entre les gares de Rennes et Brest. La station est établie en bordure nord de la ville[5] ; son bâtiment voyageurs, construit en 1862, est inauguré le lors d'un arrêt de dix minutes du train inaugural allant de Rennes à Brest. Le maire Frédéric-Auguste Duval et les conseiller municipaux sont autorisés à accéder au quai pour assister au passage du train[6].

Elle devient une gare de bifurcation le lors de l'ouverture à l'exploitation de la section de Châteaulin à Landerneau, de sa ligne de Savenay à Landerneau par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO)[7]. Une rotonde pour les locomotives avec une plaque tournante est construite dans l'emprise de la gare[8].

Au début des années 1890, elle devient une gare d'échange avec l'ouverture de la ligne à voie métrique de Landerneau à Plounéour-Trez du réseau des Chemins de fer départementaux du Finistère, prolongée en 1901 jusqu'à Brignogan-Plages. Cette ligne est fermée en 1946.

En mai 1962, un poste d'aiguillage équipé de trente-deux leviers est installé dans la gare ; il regroupe notamment les commandes de l'aiguille de la bifurcation de Quimper[8].

Deuxième gare[modifier | modifier le code]

En 1988, la décision est prise de remplacer le bâtiment voyageurs d'origine dans le cadre d'un réaménagement de la gare pour l'arrivée du TGV Atlantique. Le premier TGV dessert la gare en 1989 et il faut ensuite attendre 1991 pour la mise en service du nouveau bâtiment. Le , elle est la première gare bretonne dotée d'une signalétique bilingue français-breton[9].

L'augmentation de la fréquentation de la gare progresse de manière importante ce qui nécessite d'autres améliorations. Le , une nouvelle gare routière est mise en service près de la gare, à la place de l'ancien parking nord. Elle doit permettre les rotations des cars scolaires, des cars suburbains de la relation avec Lesneven et des bus urbains, notamment le matin et le soir pour résorber l'afflux des nombreux élèves qui rejoignent ou quittent la ville[10].

En 2015, la gare dispose de 26 agents, dix pour le service voyageurs, cinq aiguilleurs pour le fonctionnement du poste d'aiguillage et onze pour la maintenance de l'infrastructure ferroviaire. La desserte TGV quotidienne comprend un départ vers Paris et deux retours ; la desserte TER est nettement plus importante avec notamment cinquante aller-retours quotidiens pendant la semaine sur la relation Landerneau-Brest qui représente 70 % du trafic voyageurs de la gare. Le reste est composé de dessertes TER sur les relations avec Morlaix ou Rennes proposant des correspondances TGV[9] et Quimper.

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Gare SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichets, ouvert tous les jours. Elle est équipée d'automates pour l'achat de titres de transport. Comme gare « Accès plus », elle offre des aménagements, équipements et services à la disposition des personnes à mobilité réduite. Dans le hall de la gare, on trouve également une boutique tabac/presse et des distributeurs alimentaires[11],[12]. L'ensemble de la gare est équipée d'une signalisation bilingue français-breton[9].

Un passage souterrain permet la traversée des voies et l'accès aux quais.

Desserte[modifier | modifier le code]

TGV[modifier | modifier le code]

Landerneau est une gare grandes lignes desservie par des rames du TGV Atlantique de la relation Paris-Montparnasse-Rennes-Brest[12].

TER Bretagne[modifier | modifier le code]

Landerneau est également une gare régionale desservie par des trains TER Bretagne qui circulent sur les relations : Rennes-Saint-Brieuc-Brest, Quimper-Landerneau-Brest et Morlaix-Landerneau-Brest[11].

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Un parc pour les vélos et des parkings pour les véhicules y sont aménagés[11].

Près de la gare ferroviaire, une gare routière est desservie par les lignes 1, 2, 3, 4, 5 et 6 du réseau des bus urbains Ar Bus[12] et par des cars suburbains et des cars scolaires.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] Trafic voyageurs des principales gares bretonnes, pour 2011, p. 11
  2. Reinhard Douté, 2011, p. 155.
  3. Reinhard Douté, 2011, p. 168.
  4. Annales des ponts et chaussées : Mémoires et documents relatif à l'art des constructions et au service de l'ingénieur, vol. 25 (partie 2), A. Dumas, (lire en ligne), p. 374.
  5. François et Maguy Palau, 2004, p. 49-50.
  6. « Il y a 150 ans, le train entrait en gare de Landerneau », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  7. François et Maguy Palau, 2004, p. 151.
  8. a et b Jean-Pierre Nennig, 2008, p. 158
  9. a, b et c « Landerneau : Quelques repères autour de la gare », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  10. « L'aménagement de la gare routière », sur Ville de Landerneau (consulté le 14 juillet 2016).
  11. a, b et c « Services & Gares / Gare Landerneau », sur SNCF TER Bretagne,‎ (consulté le 14 juillet 2016).
  12. a, b et c « Votre gare : Landerneau », sur SNCF Gares et Connexions (consulté le 14 juillet 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Péden, Robert Perrot, François Cavarec et Gérard Borvon, Le train à Landerneau : 1865 - 1990, MPT Landerneau, ,
  • François et Maguy Palau, Le rail en France : Le Second Empire, t. 3 (1864-1870), Palau, , 239 p. (ISBN 2-950-9421-3-X), « 8.5. Guingamp-Brest : 26 avril 1865 et 10.28. Châteaulin-Landerneau : 16 décembre 1867 », p. 59-50 et 138.
  • Jean-Pierre Nennig, Le chemin de fer de Bretagne sud : De Savenay et de Rennes à Landerneau par Redon, Vannes, Auray, Lorient, Quimper et Châteaulin et ses embranchements vers Ploërmel, Quiberon, Pontivy, Concarneau, Pont-L'Abbé et Douarnenez-Tréboul, Pornichet, JPN Éditions, coll. « Archéologie ferroviaire », , 224 p. (ISBN 978-2-9519898-5-6, notice BnF no FRBNF41302229, présentation en ligne),
  • Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau français : lignes 001 à 600, vol. 1, La Vie du Rail, , 239 p. (ISBN 978-2-918758-34-1), « [420/6] Guimgamp - Brest et [470/3] Quimper - Landerneau », p. 155 et 168.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]


Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Brest Brest TGV Morlaix Paris-Montparnasse
Brest Brest TER Bretagne Landivisiau
ou Morlaix
Rennes
Brest Brest TER Bretagne La Roche-Maurice Morlaix
Brest Brest TER Bretagne Dirinon - Loperhet
ou Pont-de-Buis
Quimper
Brest La Forest TER Bretagne Terminus Terminus