Victor Segalen

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Victor Segalen

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Victor Segalen en 1905.

Nom de naissance Victor Joseph Ambroise Désiré Segalen
Activités Médecin, romancier, poète, ethnographe, archéologue, sinologue
Naissance 14 janvier 1878
Brest (France)
Décès 21 mai 1919 (à 41 ans)
Huelgoat (France)
Langue d'écriture Français
Genres Roman, poésie

Œuvres principales

Signature

Signature de Victor Segalen

Victor Segalen, né le 14 janvier 1878 à Brest et mort le 21 mai 1919 à Huelgoat, est un médecin, romancier, poète, ethnographe, sinologue et archéologue français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Victor Segalen (au centre) et sa famille vers 1887.

Victor Joseph Ambroise Désiré Segalen naît le 14 janvier 1878 au 17 rue Massillon dans le quartier de Saint-Martin à Brest[1], fils de Victor-Joseph Segalen (écrivain du commissariat de la marine) et d'Ambroisine Lalance[2]. Il effectue sa scolarité en grande partie à l'école Bon-Secours[3]. À 15 ans, il échoue au baccalauréat[4] mais entre l'année suivante en classe de philosophie au lycée de Brest et y obtient le prix d'excellence[4]. En 1895, il s'inscrit à la faculté des sciences de Rennes[4] sous la houlette de sa mère[5] et débute rapidement ses études à l'école préparatoire de médecine de Brest en 1896[6]. Suivant les traces de son grand-oncle Pierre-Charles Cras et de son oncle Émile Lossouarn, il étudie de 1897 à 1902 à l'École Principale du Service de Santé de la Marine appelée dans le milieu La Principale[2] à Bordeaux[Note 1]. La discipline militaire ne lui laisse que peu de loisirs mais il s'adonne à la musique et à la bicyclette[4]. Victor aurait souhaité devenir officier de marine, mais cela lui est impossible car il est myope[7].

Débuts littéraires[modifier | modifier le code]

Après une première dépression nerveuse à cause d'une liaison amoureuse contrariée en 1899, il s'intéresse aux maladies nerveuses et mentales, et découvre Friedrich Nietzsche[8]. Cette même année, lors de ses vacances en Bretagne, il écrit pendant l'été son premier récit : A Dreuz an Arvor [3]. En novembre 1901, il passe à Paris et fait la connaissance de personnalités de la revue française Le Mercure de France[7] qui l'encouragent dans ses travaux[9] et où il publiera ses premiers articles : Rémy de Gourmont[4] et Catulle Mendès, ainsi que Joris-Karl Huysmans qu'il a déjà rencontré une première fois en 1899[4]. Il soutient sa thèse de médecine le 29 janvier 1902 dont le titre universitaire est « L´observation médicale chez les écrivains naturalistes »[7] qui traite des névroses dans la littérature contemporaine[10]. Elle est publiée par un éditeur bordelais, Y. Cadoret, qui édite la version universitaire mais aussi une version à faible tirage ayant pour titre Cliniciens ès lettres[9]. De février à septembre 1902[3], il effectue un stage au Centre d'instruction naval de Saint-Mandrier près de Toulon[7] et son affectation en Polynésie sort dans le Journal Officiel le 20 septembre[3]. Il part du Havre le 11 octobre sur le paquebot La Touraine pour aller à Tahiti via New York où il rejoint San Francisco par le train ; mais la fièvre typhoïde le retient deux mois aux États-Unis. Il en profite pour prendre contact avec le quartier de Chinatown et sa population chinoise[5]. Le 11 janvier 1903, il embarque sur le paquebot Mariposa pour rejoindre Tahiti.

Polynésie[modifier | modifier le code]

Village breton sous la neige par Paul Gauguin, tableau rapporté par Segalen à son retour des Marquises.

A son arrivée, le 23 janvier 1903, il est affecté en tant que médecin de la marine de deuxième classe sur l'aviso La Durance. Comme il n'aime pas la mer pour naviguer, il profite des escales pour découvrir de nouveaux paysages et d'autres cultures et civilisations. À la suite d'un cyclone, il participe à deux expéditions de secours dans l'archipel des Tuamotou[3]. Lors d'une mission de La Durance à Atuona (Ile Hiva-Oa) aux îles Marquises qui devait ramener à Tahiti les bagages de Paul Gauguin décédé trois mois auparavant et inhumé au cimetière du Calvaire, il a l'occasion d'acheter aux enchères le 3 septembre des bois sculptés, la palette du peintre[11] et ses derniers croquis qui seraient, sans lui, partis au rebut, à l'image du tableau intitulé « Village breton sous la neige[12] » qu'il rapporte en France. Il dira plus tard « Je n'aurais pas pu comprendre cette terre sans être confronté aux croquis de Gauguin »[13]. Il confie ce tableau au peintre George-Daniel de Monfreid, ami de Gauguin, pour terminer les coins laissés inachevés[12].

En 1904, il passe un court séjour à Nouméa, où il travaille beaucoup aux Immémoriaux[4] qui raconte l'agonie de la civilisation maorie décimée par la présence européenne[10], roman qui sera publié en 1907 sous le pseudonyme de Max-Anély. Puis il repart vers la France, toujours sur La Durance avec un journal et des essais sur Gauguin et Rimbaud, qui ne seront publiés qu'en 1978. Lors d'une escale à Djibouti, Segalen interroge les témoins du passage de Rimbaud[14], mort à Marseille treize ans plus tôt. De retour en France, il épouse dans l'église St Louis à Brest le 3 juin 1905 la fille d'un médecin brestois, Yvonne Hebert[4], décédée en 1968, qu'il rencontre au mariage de son ami Émile Mignard en février[3]. C'est le 15 avril 1906 à Brest que nait son fils Yvon Segalen, décédé le 13 janvier 2000. En avril, il rencontre Claude Debussy pour lui soumettre un livret en cinq actes, Siddhârta, qu'il est en train d'écrire. Mais le côté métaphysique du sujet et la difficulté à le mettre en musique obligent le compositeur à refuser[15]. Il lui propose alors de travailler sur un drame lyrique dont celui-ci composerait la musique : Orphée-Roi. Le livret de l’œuvre sera finalement publié seul en 1921[16].

Chine[modifier | modifier le code]

Carte des deux expéditions archéologiques de 1909 et 1914 en Chine.

Première expédition[modifier | modifier le code]

En tant qu'officier de marine, il peut prétendre à se présenter comme interprète de la marine et être affecté en Chine pour deux ans afin d'y apprendre la langue et la culture, comme certains de ses camarades de l'école navale[17]. En mai 1908, il suit les cours de chinois à l'école des langues orientales à Paris et au Collège de France sous la houlette du professeur Édouard Chavannes. Puis sur les conseils du sinologue Arnold Vissière[18], il continue son cursus à Brest auprès d'un chinois de Hankou. Il devient médecin de 1re classe le 24 août 1908[2]. L'année suivante, il est reçu à son examen vers la mi-mars et obtient son détachement en Chine. Il embarque à Marseille le 24 avril 1909[17], rejoint Pékin par le train en mai et entreprend en août une expédition de dix mois en Chine centrale en compagnie de l'écrivain Gilbert de Voisins. Après le mois de février au Japon, il retourne à Pékin où il s'installera en mars 1910 avec sa femme et son fils Yvon. En 1911, il participe à une mission humanitaire et médicale à Shanhaiguan à une douzaine d'heures de Pékin pour combattre la peste qui sévit dans la région[19]. Après sa nomination en mai au poste de médecin-major de deuxième classe à l'Imperial Medical College de Tianjin, il enseigne la physiologie[7]. En 1912, pour donner plus d'intensité à un texte en prose, il consomme de l'opium dans des fumeries afin de rédiger son poème Odes. Le 6 août, sa fille Annie (décédée le 7 mars 1999, à l’âge de 87 ans), diminutif de son premier nom d'auteur[3], voit le jour à Tientsin[2]. La même année, la première édition de Stèles, recueil de 48 poèmes inspirés par sa première expédition, a lieu à Pékin. En octobre 1912, il laisse sa femme et ses deux enfants à Tientsin, pour soigner le fils du président de la République, Yuan-che-kai dans sa résidence d'été de la province du Hunan[5].

Seconde expédition[modifier | modifier le code]

L'écrivain se rend à Paris en juillet 1913 , sa femme Yvonne enceinte restant à Tientsin, pour préparer une mission archéologique officielle avec Gilbert de Voisins[3]. Il en repart le 17 octobre 1913 avec Gilbert et Suzanne Hébert en passant par Moscou pour prendre le transsibérien[3]. Ce sera l'expédition "Segalen-Lartigue-de Voisins", consacrée aux monuments funéraires de la dynastie des Han qui doit parcourir la Chine suivant une grande diagonale du Nord-Est au Sud-Ouest soit 6000 km [4]. Son troisième enfant, Ronan Segalen, nait le 1er novembre 1913 à T'ien-Tsin (décédé en 2006)[2].

Il découvre le 6 mars 1914 la statue la plus ancienne de la statuaire chinoise (un cheval dominant un barbare)[4]. Cette étude sur la sculpture chinoise ne sera publiée qu'en 1972 (Grande Statuaire chinoise).

Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Victor Segalen rendant visite à Gilbert de Voisins, hospitalisé et réformé à Belfort en 1916.

Sa mission en Chine achevée, il souhaite se rendre en Birmanie avant la fin de 1914 ; mais il reçoit, en tant que militaire le 10 août 1914, alors qu'il se trouve à Kiang-fou (Lijiang) dans le Yunnan, une missive l'informant du début de la guerre entre la France et l'Allemagne[3]. L'écrivain embarque à Saigon avec sa femme en laissant ses deux plus jeunes enfants aux soins de sa soeur, pour rejoindre son affectation à l'hôpital de Rochefort[20] puis, en novembre, à l'hôpital militaire maritime de Brest[5].

À sa demande, Segalen se retrouve en mai sur la ligne de front, près de Dunkerque à Dixmude, en tant que médecin d'une brigade de fusiliers-marins. Mais victime d'une gastrite aiguë[3], il retourne à l'arrière en juillet 1915[4]. Après sa convalescence, il retourne à Brest comme directeur-adjoint de l’hôpital militaire, poste qui lui laisse le temps de publier en juin 1916, Peintures[4].

Le ministère lui propose une autre mission en Chine pour recruter des travailleurs destinés à remplacer les ouvriers combattants sur le front. Il arrive en Chine le 25 février 1917 où il reste 15 mois. Il examine jusqu'à deux cents travailleurs chinois par jour tout en poursuivant ses recherches archéologiques. Segalen profite d'un congé sur place pour étudier et prendre en photo les sépultures de la région de Nankin et comble ainsi une lacune de six siècles entre le style de Han et celui des Tang[5]. Il y croise Saint-John Perse[20].

Il rentre en France en mars 1918 et reprend son poste à l’hôpital militaire maritime de Brest où il travaille au poème Tibet. De mai à juillet 1918, il suit un stage de spécialiste en dermatologie et vénérologie à l'hôpital du Val-de-Grâce[3]. Mobilisé à l'hôpital maritime de Brest comme chef du service de dermatologie et de vénérologie afin de lutter contre l'épidémie de grippe espagnole, il se surmène, devient dépressif et est hospitalisé à Brest. Dès l’armistice, le 11 novembre 1918, il entame des démarches pour son projet d’Institut de sinologie à Pékin mais son état de santé de dégrade avec des crises de dépression qui n'étaient pas sans rapport avec son utilisation de l'opium[3].

Fin de vie[modifier | modifier le code]

En janvier 1919, il tombe gravement malade et est hospitalisé temporairement pour une « neurasthénie aiguë » dans le service de psychiatrie de l'hôpital maritime de Brest, puis à celui du Val-de-Grâce[5]. On lui accorde un congé de convalescence de deux mois qu’il passe avec Yvonne en Algérie jusqu’au 1er avril chez Charles de Polignac (l'explorateur du Haut Yangzi, grand fleuve chinois)[10]. Il rentre épuisé, luttant en vain contre un état dépressif. Il rejoint Huelgoat pour sa convalescence. Le matin du mercredi 21 mai 1919 quittant l'hôtel d'Angleterre, il part en forêt pour une promenade. Son corps inanimé est découvert quarante-huit heures plus tard par Hélène Hilpert, une amie d'enfance, et Yvonne, sa femme qui connaissait l'endroit où il avait l'habitude de se réfugier[3], un exemplaire de Hamlet à portée de main et son manteau plié. Une blessure au talon et un garrot suggèrent que Segalen s’est entaillé le pied sur une tige taillée en biseau et qu'il serait mort après être tombé en syncope. On découvre qu'il s'est fait un garrot à la cheville pour arrêter l'hémorragie[21] mais ne l'aurait-il pas fait pour masquer son suicide ?[22]. Une stèle à son nom se trouve au niveau du gouffre à Huelgoat. Yvonne qui voulait des obsèques rapides, demande au médecin de retarder la date de la mort de Victor de deux jours correspondant à la date de découverte du corps pour éviter une autopsie. C'est donc le 23 mai 1919 à cinq heures du soir qu'est décédé Victor Segalen, ce qui noté sur sa fiche militaire[23]. Les obsèques ont lieu le samedi 24 mai à l'église de Huelgoat et il est inhumé au cimetière de la commune[3].

Hommages et postérité[modifier | modifier le code]

Après coup, en 1934, l'État français a inscrit son nom sur les murs du Panthéon en tant qu'« écrivain mort pour la France pendant la guerre de 1914-1918 »[24].

Sa correspondance, qui regroupe plus de 1500 lettres, a été publiée dans son intégralité aux éditions Fayard en 2004.

Le nom de Victor Segalen a été adopté :

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Œuvres[modifier | modifier le code]

Même s'il a relativement peu publié de son vivant, l’œuvre de Victor Segalen est foisonnante. Les anthologies ci-dessous la découpent en "cycles" en fonction de la thématique dominante et de la période à laquelle elles ont été rédigées, ce qui permet d'éviter une séparation artificielle entre livres et articles, ou entre œuvres anthumes et posthumes. Chaque œuvre est présentée en fonction de sa première édition.

Anthologies[modifier | modifier le code]

Portrait de Victor Segalen par George-Daniel de Monfreid, 1909.
Ce volume contient :
Les Préludes : (Les synesthésies et l’école symboliste) ;
Le Cycle polynésien : (les textes sur Gauguin, La Marche du feu, Penser païens, Les Immémoriaux) ;
Le Cycle de l’orphisme et des laissés pour-compte : (Le Double Rimbaud, Voix mortes : musiques maories, Orphée-Roi, Gustave Moreau) ;
Les trois voyages du Cycle chinois : (Le Fils du Ciel, René Leys, Stèles, Odes, Peintures, La Grande Statuaire, Bouddhisme chinois, Thibet)
Ce volume contient :
Cycle des apprentissages (Les Cliniciens ès lettres, Les synesthésies et l’école symboliste, Essai sur soi-même, Journal de voyage) ;
Cycle polynésien (Les Immémoriaux, Gauguin dans son dernier décor, Le Maître-du-Jouir, Hommage à Gauguin, La Marche du feu, Penser païens, Journal des îles, Le Double Rimbaud, Vers les sinistrés, Hommage à Saint-Pol-Roux) ;
Cycle musical et orphique (Voix mortes : musiques maories, Dans un monde sonore, Siddhârtha, Entretiens avec Debussy, Orphée-Roi, Gustave Moreau maître imagier de l'orphisme, Quelques musées par le monde) ;
Cycle des ailleurs et du bord du chemin (Essai sur l'exotisme, Essai sur le mystérieux, Imaginaires, Un grand fleuve, Briques et tuiles, Feuilles de route).
  • Victor Segalen (Édition établie par Henry Bouillier), Œuvres complètes, vol. 2, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins »,‎ 1995 (ISBN 9782221067055, OCLC 34221683)
Ce volume contient :
Cycle chinois (Stèles, Peintures, Le Fils du Ciel, Équipée, René Leys, Odes, Thibet, Le Combat pour le sol, Lettre X, Sites) ;
Cycle archéologique et sinologique (Chine. La Grande Statuaire, les origines de la statuaire de Chine, Chez le Président de la République Chinoise, Une Conversation avec Yuan-Che-K’ai, Rapport de M. Victor Segalen sur les résultats archéologiques de la mission Voisins, Lartigue et Segalen, Premier exposé des résultats archéologiques de la mission Voisins, Lartigue et Segalen, Sépultures des dynasties chinoises du Sud, Le Tombeau du Fils du Roi Wou, La Queste à la Licorne).

Cycle des apprentissages[modifier | modifier le code]

  • L'Observation médicale chez les écrivains naturalistes, Bordeaux, Y. Cadoret (thèse de médecine), coll. « Les Cliniciens ès Lettres »,‎ 1902 (lire sur Wikisource)
  • Essai sur soi-même, Fontfroide, Fata Morgana, coll. « Bibliothèque artistique et littéraire »,‎ 1986, 39 p. (OCLC 14953593)
Préfacé et annoté par Annie Joly-Segalen.

Cycle polynésien[modifier | modifier le code]

Titre pour l'édition de 1921 des Immémoriaux, gravure sur bois de G.-D. de Monfreid.
  • « Vers les sinistrés : cyclone des îles Tuamotu », Armée et Marine,‎ 17 avril 1903
  • Hommage à Gauguin, 1918
    Préface à Paul Gauguin, Lettres de Paul Gauguin à Georges-Daniel de Monfreid, Paris, Georges Crès et Cie,‎ 1918, 357 p. (OCLC 12441221)
  • « Hommage à Saint-Pol-Roux », Les Cahiers de l’Iroise, no 12,‎ octobre-décembre 1956, p. 8-11 (ISSN 0007-9898, lire en ligne)
Discours prononcé par Victor Segalen, à Paris, le 6 février 1909, à la fin du banquet offert à Saint-Pol-Roux par un groupe d'amis : Fontainas, Paul Fort, Camille Mauclair, Stuart Merrill, Moréas, H. de Régnier, Jules Renard, Jules Romains, Vallette, Viele-Griffin, etc.
En annexe, "Journal médical de bord de la Durance".

Cycle musical et orphique[modifier | modifier le code]

  • « Dans un monde sonore », Mercure de France, vol. LXVIII, no 244,‎ 15 août 1907, p. 648-668 (lire en ligne)
Sous le pseudonyme de Max-Anély.
  • « Voix mortes : musique maori », Le Mercure musical,‎ juin 1907, p. 1001-1027 (lire en ligne)
Sous le pseudonyme de Max-Anély.
  • « Quelques musées par le monde », La Revue européenne, no 4,‎ avril 1931 (ISSN 1147-6818)
Conférence prononcée à Brest en 1905.
Drame en cinq actes, écrit en 1903-1904.
  • Gustave Moreau, maître imagier de l'orphisme, Fontfroide, Fata Morgana, coll. « Bibliothèque artistique et littéraire »,‎ 1984, 88 p. (OCLC 14001516)
Texte établi et annoté par Éliane Formentelli. Introduction par Pierre-Louis Mathieu. Dessin de Victor Segalen.

Cycle des ailleurs et du bord du chemin[modifier | modifier le code]

  • Essai sur l'exotisme (préf. Annie Joly-Segalen), Montpellier, Fata Morgana, coll. « Explorations »,‎ 1978, 91 p. (OCLC 6225118)
  • « Feuilles de route », Le Nouveau Commerce, no 41,‎ automne 1978 (ISSN 0550-1326)

Cycle chinois[modifier | modifier le code]

Couverture de l'édition de 1922 de René Leys, illustrée par G.-D. de Monfreid.
Recueil de poèmes en prose.
Roman sur la Chine impériale écrit en 1913.
Roman, écrit entre 1914 et 1915 à partir des "Feuilles de routes", notes prises lors d'un voyage en Chine, et paru de manière posthume.
Oeuvre poétique composée de cinquante-huit séquences, inachevée. - Publication posthume dans "Odes, suivies de Thibet" (1963) avec un choix de trente-huit séquences, édition intégrale en 1979.

Cycle archéologique et sinologique[modifier | modifier le code]

  • « Rapport sur les résultats archéologiques de la mission Voisins, Lartigue et Segalen », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 58, no 6,‎ 1914, p. 553-560 (lire en ligne)
  • « Le tombeau du fils du roi de Wou (Ve siècle avant notre ère) », Bulletin de l'École française d'Extrême-Orient, no 22,‎ 1922, p. 41-54 (ISSN 0336-1519, lire en ligne)
  • Mission archéologique en Chine (1914) : L'Art funéraire à l'époque des Han, Paris, Paul Geuthner,‎ 1935 (OCLC 458770826)
Œuvre inachevée, étude de l'histoire de la sculpture chinoise depuis les empereurs de la dynastie Han jusqu'à 1911.

Divers[modifier | modifier le code]

  • « Le Siège de l’Âme », Mercure de France, vol. CXLVII, no 548,‎ 15 avril 1921, p. 374-385 (lire en ligne)
  • « A Dreuz an Arvor », Les Cahiers de l’Iroise, no 80,‎ octobre-décembre 1973, p. 206-213 (ISSN 0007-9898, lire en ligne)
Premier texte connu de Victor Segalen (1899), présenté par Annie Joly-Segalen.
  • Dossier pour une Fondation Sinologique, Limoges, Rougerie,‎ 1982, 95 p. (OCLC 13010220)
Textes réunis, présentés et annotés par Annie Joly-Segalen.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Victor Segalen fut étudiant et obtint son titre de docteur en médecine à la faculté de médecine de Bordeaux, mais comme nombre de Brestois et Bretons du littoral, il était également élève-médecin à l'École principale du Service de santé de la Marine et des Colonies (147 cours de la Marne, à Bordeaux), ensuite appelée, d'abord par les Bordelais, École de santé navale, puis École principale du service de santé de la Marine (EPSSM), dite, en milieu maritime, la Principale). Jusqu'en 2011, elle a été, à Bordeaux et sur le même site, une des deux Écoles du service de santé des Armées.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Wiki-Balade de Saint-Martin », sur wiki-brest.net
  2. a, b, c, d et e Alain Garric, « Généalogie », sur geneanet.org (consulté le 4 novembre 2014)
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o Gilles Manceron, Segalen, Paris, J.-C. Lattès,‎ 1991, 595 p. (ISBN 9782709610629)
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l « Victor Segalen, quelques dates », sur victor.segalen.free.fr (consulté le 24 octobre 2014)
  5. a, b, c, d, e et f Arnaud Sabatier, « Victor Segalen, un poète au pays du réel. Présentation et extraits », La_Revue, no 6,‎ avril 2012 (lire en ligne).
  6. Christian Mouquet, « La Durance et Victor Segalen », sur maitres-du-vent.blogspot.fr,‎ 23 avril 2010 (consulté le 24 octobre 2014)
  7. a, b, c, d et e Danielle Elisseeff, « Segalen, Victor », sur inha.fr,‎ 16 avril 2010 (consulté le 24 octobre 2014)
  8. Anne-Claire Loaëc, « L'écrivain voyageur », sur letelegramme.fr,‎ 19 mai 2013 (consulté le 16 octobre 2014)
  9. a et b Dominique Mabin, « Centenaire de la thèse de Victor Segalen », sur biusante.parisdescartes.fr,‎ 2002 (consulté le 24 octobre 2014)
  10. a, b et c « Repères biographiques », sur steles.net (consulté le 24 octobre 2014)
  11. Daniel Margueron, « 2003 : année Gauguin... et Segalen à Tahiti », Tahiti-Pacifique magazine, no 142,‎ février 2003 (lire en ligne).
  12. a et b « Paul Gauguin : Village breton sous la neige », sur musee-orsay.fr (consulté le 24 octobre 2014)
  13. Laurence Texier, « L'Abbaye de Daoulas voyage en terres polynésiennes », sur ouest-france.fr,‎ 25 juillet 2011
  14. Zoé Noël, « Le départ d'Arthur Rimbaud : une promesse silencieuse », sur crlv.org,‎ avril 2007 (consulté le 25 octobre 2014)
  15. David Le Marrec, « Claude Debussy, auteur de 12 opéras — III — Siddhârta (Segalen) et les autres Mourey », sur operacritiques.free.fr,‎ 27 septembre 2014 (consulté le 24 octobre 2014)
  16. Eva Kushner, « Orphée et l'orphisme chez Victor Segalen », Cahiers de l'Association internationale des études françaises, vol. 22,‎ 1970, p. 197-214 (lire en ligne).
  17. a et b Flora Blanchon, Banquier, savant, artiste : présences françaises en Extrême-Orient au XXe siècle, Presses Paris Sorbonne,‎ 2005, 182 p. (ISBN 9782840504054, lire en ligne)
  18. « Notice d'Arnold Vissière », sur data.bnf.fr (consulté le 29 octobre 2014)
  19. Bertrand Gallimard-Flavigny, « Victor Segalen : Entre le réel et l'imaginaire », sur emmanuel.guyetand.free.fr (consulté le 25 octobre 2014)
  20. a et b « Victor Segalen à Huelgoat », sur terresdecrivains.com,‎ 29 décembre 2009 (consulté le 27 octobre 2014)
  21. Henry Bouillier, « Victor Segalen », sur republique-des-lettres.com (consulté le 25 octobre 2014)
  22. Josiane Guéguen, « La mort de Victor Segalen, c'était un suicide », sur brest.maville.com,‎ 27 décembre 2008 (consulté le 5 novembre 2014)
  23. « Fiche militaire - Mémoire des hommes » (consulté le 30 octobre 2014)
  24. Voir la Fiche officielle sur le site memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr.
  25. « Maria Zinfert : Victor Segalen. Expedition ins Reich der Mitte / Regard sur la Chine », sur zinfert.com (consulté le 13 octobre 2014)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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