Jean-Marc Rouillan
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Jean-Marc Rouillan, né en 1952 à Auch dans le Gers, était un des militants du groupe terroriste français Action Directe (AD) que l'on peut classer dans le mouvement autonome.
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[modifier] Biographie
Durant les années 1970, il a participé à la création du Mouvement ibérique de libération (Mil) et des Gari (Groupes d'action révolutionnaire internationalistes) et est l'un des fondateurs d'Action directe en 1979. Rouillan est arrêté une première fois en 1980 (en compagnie de Nathalie Ménigon). Libéré avec les autres militants d'Action directe lors de l'amnistie décidée par le nouveau gouvernement en 1981 Rouillan choisit avec une minorité de passer à la lutte armée. Cette cellule s'engage alors dans une série d'actions violentes qui commence en 1982 par l'assassinat de Gabriel Chahine (indicateur de police responsable de l'arrestation de 1980) et culminera avec l'exécution du général René Audran en 1985 ainsi que celle du PDG de Renault Georges Besse en 1986.
Il est arrêté en janvier 1987, avec les 3 autres membres d'Action directe. Il est condamné en 1989 à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de dix-huit ans. Cette période de sûreté s'est achevée en février 2005. Il passe plusieurs années à l'isolement total.
En prison, Rouillan s'est distingué par sa détermination : soutien à ses camarades d'Action directe, grève de la faim, écriture... Dans son livre Lettre à Jules, il s'adresse à Jules Bonnot, chef de la Bande à Bonnot composée de militants illégalistes qui ont attaqué au début du XXe siècle diverses banques, « expropriant » pour « la cause anarchiste ». Il écrit en outre régulièrement dans le mensuel CQFD notamment des « Chroniques carcérales » témoignant des conditions de vie dans les prisons françaises.
Il obtient un régime de semi-liberté à partir du 17 décembre 2007 et travaille chez son éditeur Agone à Marseille, devant rejoindre un centre de semi-liberté la nuit et les week-end[1]. Jean-Marc Rouillan n'a pas renoncé à ses idées et continue de défendre la lutte armée[2].
[modifier] Ouvrages
- Je hais les matins, Denoël, 2001.
- Glucksamschlipszig, le roman du Gluck, L'Esprit frappeur, n°115, 2003. ISBN 2-84405-195-2
- Lettre à Jules, Agone, 2004. ISBN 2 7489 0019 7 (voir la page consacrée au livre sur le site de l'éditeur.)
- La Part des loups, Agone, 2005. ISBN 2-7489-0050-2 (voir la page consacrée au livre sur le site de l'éditeur.)
- De mémoire (1), Agone, 2007. ISBN 978-2-7489-0069-9 (voir la page consacrée au livre sur le site de l'éditeur.)
- Le Capital humain, L'arganier, 2007. ISBN 2-912728-51-7(voir la page consacrée au livre sur le site de l'éditeur.)
- Chroniques carcérales (2003-2007), Agone, 2008. ISBN 978-2-7489-0089-7 (voir la page consacrée au livre sur le site de l'éditeur)
[modifier] Annexes
[modifier] Articles connexes
[modifier] Notes et références
- ↑ Semi-liberté accordée à Jean-Marc Rouillan cofondateur d'Action directe, Agence France-Presse, 6 décembre 2007.
- ↑ « Jean-Marc Rouillan défend "la lutte armée" », Le Nouvel Observateur, 20 février 2007.

