Union pour un mouvement populaire

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Union pour un mouvement populaire
Image illustrative de l'article Union pour un mouvement populaire
Logo officiel
Présentation
Président Direction collégiale intérimaire :
Alain Juppé
Jean-Pierre Raffarin
François Fillon
Fondation 17 novembre 2002
Siège 238, rue de Vaugirard
75015 Paris Cedex 15
Vice-présidents (démissionnaires) Vice-présidents (démissionnaires)
Secrétaire général Luc Chatel
Trésorier Jacques Laisné
Personnages-clés Jacques Chirac
Alain Juppé
Nicolas Sarkozy
Patrick Devedjian
Xavier Bertrand
Jean-François Copé
Jean-Pierre Raffarin
François Fillon
Adhérents 161 000 annoncés (juillet 2014)[1] et contestés[2]
Positionnement Droite et centre droit
Idéologie Gaullisme[3],[4],[5]
Conservatisme[5]
Libéral-conservatisme[4]
Démocratie chrétienne[5]
Affiliation internationale Internationale démocrate centriste et Union démocratique internationale
Affiliation européenne Parti populaire européen
Couleurs Bleu, rouge
Site web www.u-m-p.org/
Présidents de groupe
Sénat Jean-Claude Gaudin
Assemblée Christian Jacob
Parlement européen Joseph Daul, PPE
Représentation
Députés
199 / 577
Sénateurs
130 / 348
Députés européens
19 / 74
Présidence de conseils généraux
27 / 101
Présidence de conseils régionaux
4 / 27
Maire des villes de plus de 100 000 habitants.
19 / 41

L'Union pour un mouvement populaire (UMP) est un parti politique français de la droite et du centre droit, héritier de l'Union pour la majorité présidentielle, dont il a gardé les initiales, mouvement qui avait pour ambition, au début des années 2000, de rassembler les tendances gaullistes, centristes, libérales et conservatrices françaises. Son but était de soutenir la candidature du président Jacques Chirac à sa propre succession en 2002. L'UMP a soutenu les gouvernements nommés par ce dernier de 2002 à 2007, puis par Nicolas Sarkozy de 2007 à 2012. C'est aujourd'hui le principal parti d'opposition parlementaire.

L'UMP est née le 17 novembre 2002 de la fusion du Rassemblement pour la République (RPR), de Démocratie libérale et d'Écologie bleue en un seul parti auquel se sont associés le Forum des républicains sociaux (FRS), le Centre national des indépendants et paysans (CNIP) et le Parti radical, qui eux conservèrent leur autonomie au sein du nouveau mouvement. Les deux tiers des députés membres de l'Union pour la démocratie française (UDF) les rejoignirent par la suite. Les partis associés à l'UMP ont désormais repris leur indépendance et plusieurs personnalités centristes l'ont quitté pour former l'Union des démocrates et indépendants (UDI) en 2012.

En juillet 2014, le secrétariat du mouvement annonce 161 000 adhérents à jour de cotisation, en recul par rapport au chiffre de 318 000 annoncé mi-2013, et bien que ce chiffre soit contesté par d'autres dirigeants. L'UMP reste, avec le PS, l'une des deux premières forces politiques en nombre d'élus en France.

Sommaire

Histoire[modifier | modifier le code]

Processus de fondation : l'Union pour la majorité présidentielle[modifier | modifier le code]

Le président Jacques Chirac, l'un des fondateurs de l'UMP.
Article détaillé : Ancêtres de l'UMP.

Issue d'Alternative 2002 (mouvement de soutien à Jacques Chirac qui avait pour ambition de rassembler l'ensemble des forces de droite et du centre), l'UMP est créée le 23 avril 2002 par Jacques Chirac et Alain Juppé, sur le conseil de Jérôme Monod, à la suite du premier tour de l'élection présidentielle et en vue des législatives de la même année, afin d'« unir les forces politiques de toutes les droites ». Elle se nomme d'abord « Union pour la majorité présidentielle » en signe de soutien au président de la République, mais une fois les élections terminées, ce nom perd sa raison d'être et doit donc être changé. Un débat interne a lieu afin de nommer ce nouveau parti. Alain Juppé proposa de nommer ce parti « La Maison Bleue », quand d'autres étaient partisans (les libéraux pour l'essentiel) d'une référence au Parti populaire européen et au Parti populaire espagnol, souvent cité en exemple, et proposèrent de nommer le parti « Union populaire ». Il a été choisi de conserver le sigle alors déjà bien connu des Français, mais de changer la dénomination en « Union pour un mouvement populaire », lors de son congrès fondateur le 17 novembre 2002 au Bourget. Le RPR, DL et Écologie bleue sont dissous à l'intérieur de l'UMP. Seuls deux partis fondateurs subsistent en tant que tels : le Forum des républicains sociaux de Christine Boutin, le Parti radical de Jean-Louis Borloo ayant quitté le parti en 2012 afin de créer l'UDI avec d'autres partis de centre-droit.

2002-2004 : les années Juppé[modifier | modifier le code]

Alain Juppé, président-fondateur de l'UMP de 2002 à 2004.

Au congrès du Bourget du 17 novembre 2002, Alain Juppé est élu premier président de l'UMP par 79,42 %, devant Nicolas Dupont-Aignan (14,91 %) et trois autres candidats. La participation ne s'élevait qu'à 28,79 %, avec un corps électoral composé des adhérents à jour de cotisation. Refusant d'entrer au gouvernement, le parti permet à Juppé de tenir une lutte à distance avec son principal rival à l'intérieur de sa famille politique, Nicolas Sarkozy. Les années 2003-2004 constituent l'apogée du combat féroce mené entre chiraquiens et sarkozystes. L'UMP en devient un de ses principaux théâtres. En 2004, ont lieu les premières élections depuis 2002, véritable test pour le gouvernement Raffarin et le parti. Lors des régionales, cantonales et européennes, les résultats sont désastreux. La politique gouvernementale est sévèrement sanctionnée. En outre, Alain Juppé est rattrapé par la justice : le 16 juillet 2004, à la suite de sa condamnation dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, il donne sa démission. Jean-Claude Gaudin assure l'intérim à la tête du parti, en attendant l'élection d'un nouveau président par les adhérents.

2004-2012 : les années Sarkozy[modifier | modifier le code]

Nicolas Sarkozy, président de l'UMP de 2004 à 2007, en meeting pour la campagne présidentielle de 2007.

2004-2007 : la préparation de la présidentielle[modifier | modifier le code]

Le 28 novembre 2004, au Bourget, élu par 85,09 % des membres du parti face à Nicolas Dupont-Aignan (9,10 %) et Christine Boutin (5,82 %), Nicolas Sarkozy devient le deuxième président de l'UMP[6]. La participation s'élevait à 53,29 %. Pierre Méhaignerie est nommé secrétaire général. Lui permettant de rivaliser à distance avec Jacques Chirac, le nouveau président de l'UMP n'a plus qu'un seul objectif en tête, à savoir l'élection présidentielle de 2007. Malgré l'échec du référendum constitutionnel de 2005, l'UMP bat tous les records d'affluence et d'adhésion. Le mouvement entreprend alors un vaste chantier de modernisation et de réflexion interne, par l'organisation d'une vingtaine de conventions thématiques entre 2005 et 2006, afin d'élaborer le programme de Nicolas Sarkozy et de l'UMP pour les échéances de 2007. Le parti abandonne à cette occasion toute référence gaulliste. Seul candidat en lice, Nicolas Sarkozy est investi candidat de l'UMP par les militants à l'élection présidentielle le 14 janvier 2007. Il est élu président de la République quatre mois plus tard, avec 53,06 %, face à Ségolène Royal. Le 14 mai 2007, deux jours avant son investiture, il démissionne de la présidence du parti. Jean-Claude Gaudin, pour la deuxième fois, assure l'intérim.

2007-2012 : Nicolas Sarkozy, président de la République[modifier | modifier le code]

À partir de ce moment se pose la délicate question de la succession de Nicolas Sarkozy à la tête de l'UMP. La bataille est lancée entre Patrick Devedjian, proche du président de la République, et Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, développant une image consensuelle. À la sortie d'une réunion du bureau politique, le 25 juin 2007, Jean-Claude Gaudin affirme « [considérer] que, moralement, le président [de l'UMP] reste Nicolas Sarkozy et, par conséquent, [penser] qu'il n'est pas utile d'élire à nouveau un triumvirat comme les statuts l'exigent[7] ». Réuni le 7 juillet 2007, le conseil national de l'UMP adopte à 72 % une réforme des statuts du mouvement instituant une direction collégiale de l'UMP composée d'un pôle législatif (le bureau du conseil national, animé par trois vice-présidents, Jean-Pierre Raffarin, Jean-Claude Gaudin et Pierre Méhaignerie) et d'un pôle exécutif (le secrétariat général, dirigé par Patrick Devedjian assisté de Philippe Cochet et de Dominique Paillé). À la suite des élections municipales et cantonales de 2008, Xavier Bertrand et Nathalie Kosciusko-Morizet sont nommés secrétaires généraux adjoints en lieu et place de Philippe Cochet et Dominique Paillé. Christian Estrosi les rejoint quelques semaines plus tard.

Le 5 décembre 2008, Patrick Devedjian est nommé ministre de la Relance économique. Il démissionne aussitôt de son poste de secrétaire général. L'intérim est assuré dans un premier temps par les trois secrétaires généraux adjoints, puis confié à Xavier Bertrand jusqu'au 24 janvier 2009[8], date à laquelle le conseil national désigne les nouvelles instances nationales et confirme ce dernier à ce poste. En avril 2009, l'UMP lance sa campagne pour les élections européennes avec la création d'un site web[9], l'organisation d'un meeting à Rueil-Malmaison en présence de François Fillon le 28 avril 2009 et le lancement de la caravane de l'Europe des Jeunes Populaires pour sillonner la France[10]. En juin 2009, après sa victoire aux élections européennes, l'UMP lance une grande campagne d'adhésion et de re-adhésion pour ses adhérents.

Jean-François Copé devient secrétaire général de l'UMP le 17 novembre 2010, à la suite du retour de Xavier Bertrand au gouvernement. Les responsables de l'UMP décident de ne pas organiser de primaire pour la présidentielle de 2012[11], malgré le souhait de certaines personnalités[12], et de soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy pour un second mandat. Le 2 mai 2012, entre les deux tours de scrutin, Jean-François Copé propose la création de « mouvements » internes au parti afin d'éviter un éventuel éclatement du parti en cas d'échec à la présidentielle[13], tournant le dos selon certains observateurs au schéma du courant unique au service du Président[14]. Il se déclare favorable à la mise en place d'un système de primaires pour l'UMP en 2017[15].

Depuis mai 2012[modifier | modifier le code]

Après la défaite de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2012, l'UMP organise le renouvellement de sa direction, ce qui aboutit à la première crise majeure du mouvement.

Départ des radicaux et de certains centristes fondateurs[modifier | modifier le code]

Les membres du Parti radical de Jean-Louis Borloo reprennent leur indépendance. Le 21 octobre 2012, une assemblée constituante officialise la création de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), qui regroupe le Parti radical et divers partis de centre-droit (tels que le Nouveau Centre ou l'Alliance centriste), restés indépendants de l'UMP. Ils sont soutenus par Valéry Giscard d'Estaing et Simone Veil, puis, après le scrutin UMP du 18 novembre, par Pierre Méhaignerie, secrétaire général de l'UMP de 2004 à 2007.

Congrès de novembre 2012[modifier | modifier le code]

Jean-François Copé (à gauche) et François Fillon (à droite) revendiquent chacun la victoire à la présidence de l'UMP en novembre 2012.

L'élection du président de l'UMP par les adhérents est prévue pour le 18 novembre 2012. Les candidatures doivent être parrainées par au moins 3 % des adhérents à jour de cotisation, soit 7 924 parrains, dans au moins 10 fédérations différentes[16]. Cette règle de parrainage est un obstacle pour certains candidats, malgré l'autorisation d'accès au fichier des adhérents donnée par la CNIL, et cause le retrait de Dominique Dord en faveur de François Fillon[17],[18]. C'est pourquoi Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet, Henri Guaino puis François Fillon demandent au secrétaire général, Jean-François Copé, de faciliter « l'accès » aux signatures des militants[19],[20],[21]. Finalement, seuls François Fillon et Jean-François Copé restent en lice le 18 septembre, en annonçant respectivement 47 000 et 46 000 parrainages[22],[23]. Aucun autre candidat n'atteint le nombre de parrainages requis et Xavier Bertrand, qui affirme pourtant avoir 8 000 parrainages, renonce[24],[25].

La campagne officielle dure deux mois (du 18 septembre au 18 novembre). François Fillon possède une large avance dans les sondages qui portent sur les sympathisants et de nombreux parlementaires et cadres du parti se rallient à lui[26]. Jean-François Copé se présente quant à lui comme le « candidat des militants » contre celui des « barons » et se prononce pour une « droite décomplexée » ; pendant la campagne, il introduit des thèmes tels que le racisme anti-blanc[27],[28],[29],[30].

Le vote du 18 novembre voit une participation record avec notamment d'importantes files d'attentes et des soupçons d'irrégularités[31]. Les résultats sont beaucoup plus serrés que prévu et, dans la nuit, les deux camps proclament leur victoire à moins de 20 minutes d'intervalle[32]. Le 19 novembre, Patrice Gélard, le président de la Commission d'organisation et de contrôle des opérations électorales (COCOE), proclame Jean-François Copé vainqueur avec 50,03 % des suffrages. Mais les partisans de François Fillon contestent cette décision, tandis que la Commission nationale des recours, le 26 novembre, annonce à son tour la victoire de Jean-François Copé avec 50,28 % des voix. François Fillon annonce alors la création d'un groupe parlementaire dissident, le Rassemblement-UMP. Le 17 décembre, après un mois de confusion, les deux candidats concluent un accord prévoyant une nouvelle élection en septembre 2013 et la dissolution de groupe filloniste. De peur de voir les tensions internes ravivées et la situation financière du mouvement aggravée, le bureau politique décide finalement de solliciter les adhérents sur le report du scrutin à novembre 2015, soit à la fin initiale du mandat de Jean-François Copé. Les 28, 29 et 30 juin 2013, lors d'un congrès extraordinaire, les adhérents de l'UMP votent en faveur de ce report.

Lors du congrès de 2012, parallèlement à l'élection du président de l'UMP, les militants devaient se prononcer sur une nouvelle charte des valeurs, qui a finalement été approuvée par 96,10 % des suffrages, et sur l'adoption de « motions ». Parmi les six en lice, cinq dépassent les 10 % des suffrages exprimés et sont donc habilitées à se constituer en mouvements au sein de l'UMP : La Droite forte – Génération France Forte 2017 (27,77 % des suffrages), La Droite sociale (21,69 %), France moderne et humaniste (18,17 %), Le Gaullisme, une voie d’avenir pour la France (12,31 %) et La Droite populaire (10,87 %). Seule La Boîte à idées (9,19 %) n'est pas retenu, n'ayant pas rassemblé suffisamment de suffrages.

Présidence de Jean-François Copé[modifier | modifier le code]

À l'été 2013, la question de l'« inventaire » du quinquennat de Nicolas Sarkozy fait débat au sein du parti. Cet exercice critique est notamment demandé par les proches de François Fillon, qui annonce son intention de se présenter à la primaire prévue en 2016, se posant ainsi en concurrent de l'ancien président de la République[33]. D'abord réticent à cette idée, Jean-François Copé accepte finalement cette proposition, à la condition qu'il s'agisse d'un travail court et ne tournant pas à une critique personnelle de Nicolas Sarkozy[34]. L'Association des amis de Nicolas Sarkozy ne voit pas pour sa part l'intérêt d'un inventaire et préfère mettre l'accent sur l'opposition à François Hollande[35]. Une « convention » d'une demi-journée a finalement lieu au siège de l'UMP le 17 octobre 2013, en l'absence de plusieurs figures notables du parti[36].

Début 2014, une haute autorité présidée par la juriste Anne Levade est créée afin d'organiser les primaires de l'UMP en 2016. Elle compte cinq anciens ministres membres de l'UMP (Christine Albanel, Françoise de Panafieu, Dominique Perben, Jacques Toubon - deux anciens ministres de la Justice - et Nicole Catala) ainsi que quatre juristes indépendants (outre Anne Levade, Jean-Claude Magendie, ancien premier président de la Cour d’appel de Paris, Bernard Maligner, ingénieur CNRS et spécialiste du droit électoral et Pierre Steinmetz, ex-membre du Conseil constitutionnel)[37].

Lors des deux premières années de la présidence Hollande, l'UMP dénonce la hausse continue du nombre de chômeurs alors que le président de la République avait promis l'« inversion de la courbe du chômage », et critique les hausses d'impôts décidées par le gouvernement Ayrault ainsi que l'important déficit budgétaire, le gouvernement n'étant pas parvenu à le ramener à 3 % du PIB. Au printemps 2013, une grande partie de l'UMP milite contre l'ouverture du mariage aux couples de personnes de même sexe.

Les élections municipales de mars 2014 permettent à l'UMP d'obtenir de bons résultats, Jean-François Copé parlant même de « vague bleue » avec 139 villes de plus de 10 000 habitants gagnées par la droite[38]. La campagne pour les élections européennes de mai 2014 voit en revanche des dissensions importantes apparaître entre les pro-européens et les eurosceptiques de l'UMP, Alain Juppé demandant même à Henri Guaino de quitter le parti en raison de ses positions eurosceptiques[39]. Simultanément, l'affaire Bygmalion, concernant notamment la gestion des finances du parti, ravive les tensions entre partisans de Jean-François Copé et ceux de François Fillon[40],[41]. Le 25 mai 2014, l'UMP arrive deuxième au niveau national (20,80 %, 20 sièges), derrière le Front national (24,85 %, 24 sièges) mais largement devant le Parti socialiste (13,98 %, 13 sièges)[42]. Le lendemain du scrutin, Jérôme Lavrilleux, bras droit de Jean-François Copé et nouvellement élu député européen, reconnaît avoir eu un rôle central dans l'affaire Bygmalion, incluant également la campagne de soutien à Nicolas Sarkozy lors de l'élection présidentielle de 2012[43]. À l'issue d'un bureau politique houleux tenu le 27 mai 2014, Jean-François Copé ainsi que tous les membres de la direction du parti annoncent leur démission, effective le 15 juin 2014[44].

Direction collégiale provisoire[modifier | modifier le code]

Le 10 juin 2014, le bureau politique de l'UMP adopte le nom de Luc Chatel comme secrétaire général de l'UMP, placé sous l'autorité d'un « triumvirat » constitué des trois anciens Premiers ministres François Fillon, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin[45]. Le préfet Jacques Laisné est nommé trésorier, remplaçant Catherine Vautrin[46]. Éric Cesari, un proche de Nicolas Sarkozy, directeur général de l’UMP depuis 2008, est suspendu de ses fonctions le 15 juin. Il est remplacé par Philippe Gustin, un proche de Luc Chatel[47]. Un congrès est convoqué les 29 novembre et 6 décembre 2014 par voie électronique, afin d'élire une nouvelle direction[48], la date limite de réception des candidatures étant fixé le mardi 30 septembre 2014. Hervé Mariton et Bruno Lemaire annoncent séparément leur candidature à la présidence et font campagne[réf. nécessaire].

La direction provisoire publie le 09 juillet un audit externe des finances de l'UMP, réalisé par la société AdVolis. La dette bancaire du mouvement à fin juin 2014 y apparaît être de 74,5M€, imposant une forte baisse des dépenses jusqu'à fin 2017[49]. Parallèlement, le prêt octroyé de 3M€ octroyé secrètement en 2012 par le Groupe Parlementaire UMP est lourdement critiqué par certains députés[50]. L'UMP annonce le 15 juillet 2014 le licenciement pour "faute grave" d'Eric Césari, Fabienne Liadzé et Pierre Chassat, ainsi qu'une quinzaine de départs volontaires d'autres salariés[51].

En politique étrangère, dans le contexte de reprise du conflit israelo-palestinien et de massacres perpétrés au Kurdistan irakien, la direction provisoire de l'UMP prend l'initiative le 13 Août 2014, dans une lettre ouverte au président de la République François Hollande, affirmant que « la politique étrangère française oscille au Proche-Orient entre passivité et suivisme », et lui demandant « la réunion sans délai d'un conseil européen extraordinaire » afin de décider d'une intervention européenne au Proche-Orient[52]. Ces critiques sont à leur tour critiquées par le ministre Laurent Fabius[53].


Historique des dirigeants[modifier | modifier le code]

  • 17 novembre 2002 - 16 juillet 2004 : Alain Juppé, président de l'UMP, et Philippe Douste-Blazy, secrétaire général ;
  • 16 juillet - 28 novembre 2004 : Jean-Claude Gaudin, président par intérim ;
  • 28 novembre 2004 - 14 mai 2007 : Nicolas Sarkozy, président de l'UMP, et Pierre Méhaignerie, secrétaire général ;
  • 14 mai - 7 juillet 2007 : Jean-Claude Gaudin, président par intérim ;
  • 7 juillet - 25 septembre 2007 : Pierre Méhaignerie, secrétaire général par intérim (à partir de cette date, la fonction de président de l'UMP est gelée et le restera pendant tout le mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy, de 2007 à 2012) ;
  • 25 septembre 2007 - 5 décembre 2008 : Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP ;
  • 8 décembre 2008 - 17 novembre 2010 : Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP ;
  • 17 novembre 2010 - 10 juin 2014 : Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP jusqu'au 19 novembre 2012, puis président de l'UMP ;
  • à partir du 10 juin 2014 et jusqu'en octobre 2014, une direction collégiale devrait être assurée par les anciens Premiers ministres Alain Juppé, François Fillon et Jean-Pierre Raffarin dans l'attente de l'élection d'un nouveau président.

Fondements idéologiques[modifier | modifier le code]

Valeurs[modifier | modifier le code]

Dans sa « Charte des valeurs[54] », l'UMP se donne pour but de donner à la politique française un « souffle nouveau » et d'enrayer « la montée [de la] méfiance à l’égard de la politique ». Ses mots d'ordre : « écouter les citoyens, agir avec eux et pour eux ».

La doctrine de l'UMP déclare qu'il faut laisser libre cours au « destin individuel de la personne » qui dépasse le « déterminisme social ». L'UMP « [rejette] les systèmes qui étouffent la liberté (économique) en cherchant à tout encadrer ». Le travail, le mérite et l'innovation doivent être encouragés, afin de mener la France vers la reprise de la croissance et la baisse du chômage. Cette liberté ne doit cependant pas être comprise comme un égoïsme : « La liberté ouvre la voie à la générosité ». Pour faire respecter cette liberté, un respect strict de la loi est nécessaire : « L’autorité de l’État et la justice doivent assurer que chacun réponde de ses actes ».

L'UMP se déclare très attachée à la solidarité : « l’État est là pour que soit garantie la protection sociale à laquelle les Français sont légitimement attachés ». Néanmoins, la solidarité se doit de « respecter l’individu » et « ne (…) pas se transformer en assistanat ». Elle se limite essentiellement aux domaines des services publics, de l'égalité entre les territoires, du soutien des familles et de l'école de la République, laquelle doit « permettre à ceux que leurs mérites distinguent, d’exercer les responsabilités les plus élevées ».

Enfin, l'UMP affirme sa fierté pour la nation française, tout en définissant son horizon dans la construction européenne, synonyme de « paix » mais aussi d'« élargissement [des] perspectives ». L'Europe ne doit pas se réduire à la seule coopération économique : elle doit « permettre [à ses membres] d'avoir plus de poids » dans le contexte de la mondialisation, tout en faisant en sorte que « chaque pays conserve son identité ».

Courants de pensée internes[modifier | modifier le code]

La création de l'UMP s'est voulue être le grand rassemblement des forces politiques de la droite et du centre. Afin de permettre aux différentes familles qui la composent de s'exprimer en son sein, les statuts de l'UMP prévoient la possibilité de créer des courants internes appelés « mouvements ». L'un des buts de ces mouvements était de favoriser l'émergence d'un débat interne riche et d'éviter que l'UMP, à l'instar du RPR de Jacques Chirac, ne se transforme en un parti avant tout organisé pour favoriser la victoire politique de son leader.

Cette création n'a toutefois pas lieu pendant longtemps. Dans un premier temps, Alain Juppé a été contraint de la repousser, Jacques Chirac, entre autres, y voyant un risque de recréer au sein de l'UMP une « guerre des chefs » telle que l'UDF l'a connue pendant plus de 30 ans entre libéraux et démocrates chrétiens et les multiples chapelles qui naquirent au sein de ces deux familles. De plus, les courants qui se dessinaient à l'époque reprenaient presque à l'identique les contours des anciens partis, ce qui aurait pu donner un argument à ceux qui dénonçaient (notamment au sein de l'UDF demeurée indépendante) le caractère artificiel de la nouvelle formation. Ce report devint très rapidement définitif, la peur des chiraquiens se fondant rapidement sur les conséquences que pourrait avoir la création d'un courant sarkozyste à vocation majoritaire. Lors de son élection à la présidence de l'UMP, Nicolas Sarkozy prit l'engagement de favoriser l'émergence de ces courants, bien des militants s'estimant quelque peu « floués » par rapport aux engagements qui avaient prévalu lors de la création de l'UMP. Mais devant le nombre de ralliements très important autour de son nom (devenant très largement majoritaire, il n'avait plus lui-même l'utilité de rassembler ses partisans au sein d'un courant, qui serait au contraire devenu exclusif pour les autres) et la difficulté pour certaines familles, comme celles des centristes ou des gaullistes, à se structurer sans démontrer par là même une déliquescence certaine, ce projet ne sera pas concrétisé.

L'expression des différentes tendances internes à l'UMP n'en existe pas moins. Elle se traduit à travers plusieurs clubs, associations, voire partis politiques associés, qui regroupent des élus et/ou des militants. À l'exception des partis associés (PCD, CNI, et jusqu'en 2011 le Parti radical), ces différentes structures n'ont cependant aucune reconnaissance en termes de démocratie interne, bien que l'UMP les subventionne pour la plupart. Il est également à noter que certaines grandes familles comme les néo-gaullistes (« chiraco-villepinistes ») ne s'appuient sur aucune structure formelle, mais n'en ont pas moins une très forte influence grâce à leurs leaders.

Arrivé au secrétariat général de l'UMP en 2010, Jean-François Copé décide d'appliquer les statuts et de permettre le dépôt de déclarations de principe par les courants. Ceux dont la déclaration de principe, parrainée par au moins dix parlementaires membres d'au moins dix fédérations départementales, obtient au moins 10 % des suffrages exprimés lors du congrès sont en effet officiellement reconnus et peuvent peser plus fortement au sein des instances dirigeantes de l'UMP. Ils disposent en outre d'une autonomie financière grâce à une dotation annuelle fixe et à une dotation annuelle proportionnelle aux suffrages obtenus. L'ensemble des sommes versées aux courants est limitée à 30 % du montant de l'aide publique annuelle versée par l'État à l'UMP. Une partie du financement de la formation politique revient donc directement aux courants qui en feront un usage libre[55]. Le premier congrès à appliquer cette organisation en courant est celui du 18 novembre 2012. Quelques courants s'étaient déjà formés et structurés au cours du quinquennat de Nicolas Sarkozy, tels la Droite populaire ou la Droite sociale en 2010. D'autres groupements plus anciens, jusqu'ici associations ou partis associés à l'UMP, comme Le Chêne ou Les Réformateurs, apparaissent très vite comme ayant vocation à devenir des courants reconnus. À l'approche du congrès de novembre 2012, de nombreux autres courants voient le jour, dans le but de déposer une déclaration de principe ou de soutenir un candidat à la présidence du parti[56].

Les gaullistes[modifier | modifier le code]

Depuis la création de la Ve République en 1958, les gaullistes ont longtemps constitué la base de la droite française. Ils se placent dans l'héritage du général de Gaulle et sont à l'origine de la création du RPR. Pour autant, même si un courant visant à les fédérer a récemment été créé en vue du congrès de l'UMP de novembre 2012 (« Le Gaullisme, une voie d’avenir pour la France »), les gaullistes se divisent traditionnellement en plusieurs tendances. On distingue ainsi les néo-gaullistes, les gaullistes légitimistes, les gaullistes sociaux et les gaullistes de gauche.

Davantage que les idées, les néo-gaullistes (Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Alain Juppé, Jean-Louis Debré, François Baroin), également appelés « chiraco-villepinistes », ont gardé du général de Gaulle la pratique pragmatique du pouvoir, qui peut les amener à défendre tantôt des solutions d'inspiration libérale, modérée, sociale ou dirigiste). De fait, les néo-gaullistes ont un positionnement très mobile sur l'échiquier politique traditionnel (cf. thèmes de campagne de Jacques Chirac aux différentes élections présidentielles), mais ils rejettent l'approche transpartisane du gaullisme traditionnel : en effet, les néo-gaullistes de l'UMP ont été les artisans de l'ancrage définitif à droite du gaullisme, à la suite de Georges Pompidou. Malgré les postes clés qu'ils contrôlent dans les institutions républicaines et le soutien que leur apportent les autres familles d'inspiration gaulliste, cette famille apparaît en perte de vitesse au sein du parti depuis qu'en 2004, Alain Juppé a été contraint d'en quitter la présidence. Les difficultés qu'a rencontrées Dominique de Villepin en tant que Premier ministre ont condamné les chances de cette famille à voir désigner l'un de ses membres comme candidat de l'UMP à la dernière élection présidentielle et a entrainé une forte perte d'influence de ce courant.

Les gaullistes dits « légitimistes », tels que Jean-Louis Debré, Dominique de Villepin ou encore Michèle Alliot-Marie (via son mouvement Le Chêne), rejettent le libéralisme comme solution globale et apparaissent comme les héritiers de la tradition bonapartiste. Ils se réclament à la fois de la pratique du pouvoir du général de Gaulle (pouvoir exécutif fort, dirigiste et pragmatisme transpartisan) et de son corpus idéologique propre, lié à la fameuse formule « une certaine idée de la France ». On les assimile en règle générale aux néo-gaullistes, dont ils sont en réalité très proches.

Les gaullistes sociaux ou « séguinistes » (en référence à Philippe Séguin), dont François Fillon, Roger Karoutchi et Henri Guaino, défendent une forme de démocratie sociale et de réformisme social-démocrate, sans toutefois remettre en cause les fondements du libéralisme. Ils sont notamment présents dans le club France.9 de François Fillon ou dans le Club Nouveau siècle. À l'origine hostiles à une Europe supranationale et trop libérale, ils s'étaient, derrière Philippe Séguin, opposés au Traité de Maastricht. Néanmoins, ils ont évolué depuis sur cette question puisque la plupart de ses représentants ont fait campagne pour le « oui » lors du référendum de 2005 sur le Traité instituant une constitution pour l'Europe. C'est à cette occasion que Nicolas Dupont-Aignan, resté hostile à une Europe supranationale, décide de quitter l'UMP et d'ériger Debout la République comme un parti gaulliste indépendant.

Les gaullistes de gauche sont de loin les moins nombreux (Bernard Reygrobellet, Yves Guéna, Alain Terrenoire, Jean Peyrelevade, Alain Marleix). Minoritaires au sein du RPR, ils regroupent au sein du Club Nouveau siècle les gaullistes issus de l'Union des jeunes pour le progrès et du Mouvement Solidarité Participation qui ne se reconnaissent pas en premier lieu dans les valeurs de droite, mais plutôt dans celles de la social-démocratie et qui rejettent en partie le capitalisme. Historiquement, ils sont issus de l'Union démocratique du travail, qui a soutenu le retour au pouvoir du général de Gaulle et rejetait les thèses marxiste et communiste.

Les libéraux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Libéralisme.

Les libéraux sont essentiellement issus de Démocratie libérale, de l'Union pour la démocratie française et, auparavant, des Républicains indépendants de Valéry Giscard d'Estaing. Une partie provient également du RPR, pour la plupart d'anciens « balladuriens ». Là encore, il existe différentes tendances.

Les libéraux-conservateurs[modifier | modifier le code]

Cette branche regroupe les libéraux patriotes, souverainistes, antieuropéistes et antimondialistes. Héritiers de Tocqueville, Bastiat, Montalembert, Châteaubriand, etc., proches de l'école autrichienne d'économie, ils défendent un libéralisme interne; une société traditionnelle fondée sur la famille (opposition au mariage entre personnes de même sexe et à l'avortement); un libre-échange modéré dans le cadre de nations ; une définanciarisation de l'économie et une promotion de la libre-entreprise ; un État minimum laissant place à l'innovation, à la concurrence et à la propriété privée ; l'identité nationale française et un patriotisme fièrement affiché ; une politique de défense forte et ambitieuse ; une politique étrangère fondamentalement isolationniste mais aussi pragmatique ; une décentralisation massive et profonde afin de respecter le principe de subsidiarité, une libéralisation de l'éducation notamment grâce au chèque scolaire et au développement de l'enseignement privé hors contrat, une politique d'immigration restreinte et suivie d'une politique d'intégration assimilationniste, etc. Cette tendance en tant que telle est assez faible dans l'Union, mais se retrouve particulièrement au sein des mouvements internes à l'UMP que sont la Droite populaire et la Droite libre. Les libéraux-conservateurs sont en fait davantage présents dans la société civile que dans la sphère politique classique (Contribuables associés, SOS Éducation, Institut pour la Justice, Les Libéraux-Conservateurs-Français, etc.).

Les libéraux réformateurs[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Les Réformateurs.

Issus de DL (Hervé Novelli), du RPR (Patrick Devedjian) ou de l'UDF (Pierre Méhaignerie), ils sont notamment regroupés au sein du club Les Réformateurs, et des Cercles libéraux présidés par Alain Madelin. Cette famille trouve dans le libéralisme politique et économique une solution globale pour la société française. La liberté est donc leur valeur fondamentale et doit prévaloir à tous les niveaux qu'il s'agisse du développement économique, sur lequel ils mettent le plus l'accent, du champ d'intervention de l'État ou des questions sociétales (liberté individuelle). Ils rejettent l'égalitarisme, le dirigisme et encouragent les mouvements de mondialisation et de libéralisation de l'économie qu'ils estiment positifs. Cette famille est l'une des plus dynamiques au sein de l'UMP et a compté de nombreux ralliements aussi bien au niveau des adhérents que des élus. Elle est aussi la famille qui a su le mieux promouvoir ses idées en interne et constitue un soutien important de Nicolas Sarkozy qui, cependant, apparaît un peu moins libéral qu'il ne l'a été. On peut notamment citer David Martinon, ancien porte-parole de Nicolas Sarkozy, ou encore Emmanuelle Mignon, sa directrice de cabinet et l'une de ses « plumes ».

Les sociaux libéraux[modifier | modifier le code]

Il existe au sein de l'UMP un courant important qui défend des valeurs généralement associées à la « gauche » (certains de ses membres sont d'ailleurs d'anciens socialistes : Éric Besson, Jean-Marie Bockel) et met l'accent sur la justice sociale et la solidarité, sans véritablement remettre en cause le libéralisme. Il s'agit des sociaux-libéraux et des radicaux (ceux de la tendance de Jean Leonetti depuis 2011). Tendance minoritaire, mais efficace dans son lobbying interne, les sociaux libéraux se réclament du libéralisme dont ils retiennent surtout l'approche sociétale qui préconise de laisser à chaque individu la liberté de mener sa vie comme il le souhaite pour peu que cela ne nuise pas à la société dans son ensemble. Courant, qui a émergé à l'occasion de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 (la création d'un « pôle de gauche » à l'UMP a été annoncée par François Fillon entre les deux tours de l'élection présidentielle), semble aujourd'hui se structurer en marge du parti plutôt qu'en son sein. Il est notamment constitué du parti La Gauche moderne de Jean-Marie Bockel, qui se veut un allié indépendant mais loyal de l'UMP, du club La Diagonale, qui regroupe des personnalités de gauche soutenant Nicolas Sarkozy, et du club Gay Lib, mouvement de l'UMP s'adressant aux homosexuels et entend en défendre les droits au sein de la société (cette tendance a estimé en 2010 n'être pas suffisamment écoutée au sein de l'UMP, sans toutefois remettre en cause ses liens avec le parti[57]).

Les centristes et les démocrates-chrétiens[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démocratie chrétienne.

Celle-ci est essentiellement issue de l'ancienne UDF et en son sein de Force démocrate (et de tous les partis qui l'ont précédé depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, du MRP au Centre des démocrates sociaux). Il s'agit de l'une des idéologies dominantes au sein des droites européennes, et incarne aussi la famille la plus européiste au sein de l'UMP. Elle comprend deux tendances principales.

Les radicaux[modifier | modifier le code]
Articles détaillés : Radicalisme et France moderne et humaniste.

De 2002 à 2011, le Parti radical (Jean-Louis Borloo, André Rossinot, Yves Jégo), parti ayant été au fondement de la IIIe République et se revendiquant comme la plus ancienne famille politique française, est associé programmatiquement et financièrement à l'UMP. Sur cette période, les radicaux « valoisiens », trouvent leur originalité dans une ligne politique plus sociale que la majorité de l'UMP, marquée par un fort attachement à la République et à ses valeurs fondamentales comme la laïcité. En 2005, le Parti radical connaît plusieurs ralliements d'anciens centristes (Renaud Dutreil) et gaullistes (Serge Lepeltier) qui y cherchent semble-t-il un espace d'expression moins libéral et moins sarkozyste qu'au sein de l'UMP. Le parti radical reprend son indépendance en mai 2011 (la double appartenance restant tolérée aux législatives de juin 2012[58]), avant de fonder l'UDI en septembre 2012. Cependant, une partie des membres du Parti radical (y compris de sa direction) ne rejoignent pas l'UDI et restent à l'UMP : sous la conduite de Jean Leonetti, ils sont réunis au sein du courant de la France moderne et humaniste avec les libéraux réformateurs de Luc Chatel et Hervé Novelli et les libéraux modérés de Jean-Pierre Raffarin.

Les modérés de centre-droit[modifier | modifier le code]

Ils sont pour la plupart issus de l'ancienne UDF (Philippe Douste-Blazy, Hervé de Charette, Pierre Méhaignerie) et sont notamment regroupés au sein des clubs Démocrate et populaire et Convention démocrate. Ils se placent dans la tradition orléaniste de la droite française et dans celle de l'ancien MRP, parti politique pivot de la IVe République. Le fondement de leurs valeurs se situe dans le christianisme, mais la référence à ce dernier est très modérée et peu affichée. Idéologiquement ils sont très européens, plutôt fédéralistes (au niveau européen, mais aussi dans leur approche très « décentralisatrice » de l'organisation de l'État français) et revendiquent un libéralisme social, plutôt que d'opposer l'un et l'autre. On peut également classer dans cette famille la branche libérale-giscardienne incarnée par Jean-Pierre Raffarin et le PPDF. En raison de l'existence de l'UDF en externe, et du dynamisme très fort des libéraux, mais aussi de l'échec relatif de Philippe Douste-Blazy à se faire accepter comme son chef de file crédible, cette famille apparaît en proie à une forte démobilisation conduit une partie de ses membres à rejoindre d'autres courants internes de l'UMP, ou pour certains à rejoindre à terme le Nouveau Centre qui tendait à incarner le pôle centriste de la majorité présidentielle avant de fonder l'UDI en septembre 2012. En janvier 2012, Philippe Douste-Blazy quitte l'UMP pour rejoindre le Modem de François Bayrou[59]. Le 20 novembre 2012, Pierre Méhaignerie démissionne de ses fonctions et annonce qu'il s'engage à l'UDI[60].

Les chrétiens sociaux[modifier | modifier le code]

Ils sont issus entre autres de l'ancienne UDF (Christine Boutin) et rassemblés au sein du Parti chrétien-démocrate, parti politique associé à l'UMP. Historiquement proches des démocrates chrétiens, ils en constituent une tendance plus affirmée dans son attachement aux valeurs catholiques, rejetant le libéralisme à la fois d'un point de vue sociétal (participation aux marches anti-IVG, opposition au PACS) et économique. Ils se caractérisent notamment par des prises de positions très sociales (ex. revenu universel) dans une démarche humaine avec les catégories de populations qu'ils estiment négligées ou rejetées par la société (ex. détenus, sans abris…), souhaitant ainsi être les tenants d'une droite « plus humaine ». Le PCD revendique 17 500 adhérents et 50 000 sympathisants[61].

Les conservateurs[modifier | modifier le code]

Les indépendants[modifier | modifier le code]

Ils sont rassemblés au sein du Centre national des indépendants et paysans (CNI), famille très minoritaire malgré un rôle historique important sous la IVe République, qui regroupe les Indépendants qui n'ont pas soutenu Valéry Giscard d'Estaing à la fin des années 1960 lorsque celui-ci a créé les Républicains indépendants (partisans d'un soutien au général de Gaulle), futur Parti républicain au sein de l'UDF, devenu DL en 1998. Le CNI a connu des positionnements politiques très à droite, puis s'est positionné en allié de la droite républicaine à la fin des années 1980 après avoir tenté de devenir une « passerelle » entre les partis de droite classique (RPR, UDF) et le Front national. Le CNI voulait constituer l'aile droite de l'UMP tout en rappelant son attachement à la République et à ses valeurs comme en témoigne la « Charte du CNI », adoptée lors du conseil national du 18 novembre 2000. Jean-Michel Jardry, son vice-président, a apporté son soutien à Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle de 2007. En septembre 2012 le CNI a rejoint l'UDI.

Les deux députés CNI, Gilles Bourdouleix et Christian Vanneste, ont continué à siéger au sein du groupe UMP de l'Assemblée nationale, et ce malgré le fait que, 7 juin 2008, le CNI, réuni en conseil national, ait décidé de reprendre son indépendance vis-à-vis de l'UMP[62]. Puis en 2012 Gilles Bourdouleix rejoint l'UDI tandis que Christian Vanneste se rapproche des valeurs de l'extrême droite.

Le mouvement Chasse, pêche, nature et tradition (CPNT) de Frédéric Nihous, parti conservateur et traditionaliste, associé à l'UMP, peut être classé dans cette famille.

La droite populaire[modifier | modifier le code]

Ils sont issus du RPR, du RPF de Charles Pasqua ou du MPF, ils constituent l'aile la plus conservatrice : c'est la « Droite populaire. » Ils se réclament généralement de l'héritage gaulliste dont ils retiennent essentiellement les prises de positions souverainistes et en faveur d'une « Europe des Nations ». Ce sont des eurosceptiques. Cette famille est souvent considérée comme proche de mouvements externes classés à la droite de l'UMP, comme les partis souverainistes, Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers ou bien Debout la République (DLR) de Nicolas Dupont-Aignan, et constitue la famille qui exprime le plus son attachement à prendre en compte les aspirations des électeurs nationalistes, du Front national ou d'autres partis classés à l'extrême droite tout en affirmant vouloir indéfectiblement rester dans la famille de la droite républicaine. Le positionnement patriote et souverainiste de cette famille lui donne une influence plus grande que son poids réel au sein du parti en ce qu'elle tient un discours susceptible d'attirer les suffrages d'électeurs souverainistes et du Front national non membres de l'UMP.

La Droite populaire répond à une idéologie diverse avant tout conservatrice mais aussi libérale économiquement[63] et se dit attachée à des valeurs tel que l'identité nationale, la famille, la lutte contre le communautarisme social et religieux, la défense nationale, l'école républicaine, la lutte contre le terrorisme et le radicalisme religieux, la laïcité, la nation et le patriotisme, l'autorité et l'ordre en luttant contre l'insécurité, une réduction de l'immigration, la liberté d'entreprendre et moins « d'assistanat », une gestion saine des finances publiques, une France plus indépendante et plus visible sur le plan international. Le Collectif parlementaire de la Droite populaire réunissant des citoyens et des hommes politiques de l'UMP comme Lionnel Luca ou Thierry Mariani à pour objectif de faire peser ces thématiques au sein de l'UMP[64].

Ce positionnement en faveur de la Droite populaire, avec un glissement incluant des mesures limitant l'immigration et valorisant la lutte contre l'insécurité, est repris par Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2007, dans l'optique de prendre des voix au Front national. Conformément aux engagements pris, un ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement est créé en mai 2007, avec notamment des objectifs chiffrés de reconduite à la frontière[65]. Ce ministère est confié à Brice Hortefeux, puis à Éric Besson, avant que ses fonctions ne soient attribuées au ministère de l'Intérieur en 2010. Ces options sont reprises avec plus ou moins de soutien par la direction de l'UMP. Le 14 juillet 2010, le « collectif de la droite populaire », réunissant 42 députés UMP[64], est créé dans l'optique de « revenir aux fondamentaux » et de « faire barrage au FN »[66]. Début 2011, un débat sur la laïcité est perçu comme anti-islam par des médias et les différents cultes[67] et provoque des dissensions entre le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé et le Premier ministre François Fillon notamment[68]. Deux mois plus tard, un débat sur la double nationalité, reprenant notamment des propositions de Claude Goasguen[69], mais aussi celles de Marine Le Pen (présidente du FN)[70] oppose les députés de la « Droite populaire » à des élus de l'UMP centristes ou plus modérés comme Étienne Pinte ou Nathalie Kosciusko-Morizet[71].

Les sarkozystes[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Conservatisme libéral et La Droite forte.

Souvent désignés sous le nom de « sarkozystes », héritiers eux-mêmes des « balladuriens », ils sont issus du RPR, de DL, de La Droite libre fondée par Rachid Kaci, ou même de l'UDF. Ces courants se réclament des mêmes valeurs que les libéraux réformateurs, mais y ajoutent un préalable plus pragmatique dans la pratique du pouvoir, le concept de libéralisme étant estimé rejeté par les Français car mal compris par ceux-ci. Cette famille de pensée qui ne rejette pas certaines valeurs traditionnelles (attachement à la famille, à une structuration sociale forte de la société), a tendance à devenir très composite du fait des nombreux ralliements à la candidature de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2007, mais constitue aujourd'hui le noyau central de l'UMP autour du président de la République. Elle pourrait être rangée, sur un échiquier politique européen, dans le camp des conservateurs (PPE) plus que dans celui des libéraux (ELDR).

Après la défaite de mai 2012, « sarkozyste » définit souvent un soutien à l'ex-président, voire une envie de son retour dans la vie politique. La motion et courant La Droite forte se définit comme sarkozyste ; elle obtient le meilleur score de 27,01%, devançant toutes les autres motions, lors du vote de novembre 2012.

Le pôle écologique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Écologie bleue.

Issu principalement de Génération écologie, de l'UDF ou du RPR, il est regroupé au sein d'Écologie bleue.

Écologie bleue, présidée à l'origine par Patrice Hernu, et devenue UMP-Écologie bleue constitue l'une des cinq composantes fondatrices de l'UMP. Cette structure a été marginalisée par la création du Conseil de développement durable de l'UMP, sous l'égide de Nathalie Kosciusko-Morizet. Cette famille politique très minoritaire, mais à l'influence non négligeable, défend avant tout un développement durable de la société et les valeurs du mouvement écologiste. Elle rejette fortement le positionnement à gauche des Verts, considère que les grands partis doivent désormais être les premiers à porter cette exigence et se réclame volontiers d'un écologisme non idéologique, réaliste, très orienté vers les priorités du climat, de l'énergie et de la biodiversité. On retrouve ses membres de manière transversale dans toutes les sensibilités actuelles de l'UMP et, depuis 2013, Écologie Bleue se reconstitue sous forme de réseau de militants dans les fédérations UMP.

Par ailleurs, Écologie Bleue s'est affiliée au think tank transversal « France Bleue » que préside Patrice Hernu.

À l'extérieur de l'UMP également, Génération écologie-Les Bleus, après avoir noué un partenariat avec Démocratie libérale en 2000, a entamé une démarche d'association à l'UMP en 2002 qui n'a pu se concrétiser formellement. Elle a pris ses distances à la suite des élections régionales et cantonales de 2004 dans l'espoir de lancer la candidature de France Gamerre à l’élection présidentielle. Depuis, Génération écologie se défend de tout lien avec l'UMP, et l'organisation Les Bleus, à laquelle elle fait néanmoins toujours référence, semble sans réelle activité. Plusieurs cadres de ce parti sont élus aux côtés de maires UMP. En 2012, Génération écologie a soutenu la candidature socialiste de François Hollande en opposition à la candidature de Nicolas Sarkozy.

Sens commun[modifier | modifier le code]

Sens commun est un mouvement politique créé par d'anciens militants de la Manif pour tous. La réunion de lancement a eu lieu le 19 décembre 2013. Selon son président, Sébastien Pilard, l'objectif du mouvement est de « peser lors des primaires de l'UMP pour qu'émerge un candidat le plus proche possible de [ses] valeurs ».

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Date Candidat 1er tour 2nd tour
2007 Nicolas Sarkozy 11 448 663 voix (31,18 %) 18 983 138 voix (53,06 %)
2012 Nicolas Sarkozy 9 753 629 voix (27,18 %) 16 865 340 voix (48,36 %)
  • Élection présidentielle de 2002 : le 21 avril 2002, le président sortant, Jacques Chirac, candidat du RPR, parti fusionné dans l'UMP deux jours plus tard, arrive en tête du premier tour de l'élection présidentielle, avec 19,88 % des suffrages exprimés. Le Premier ministre socialiste Lionel Jospin (16,18 %) se retrouve éliminé par le candidat d'extrême droite Jean-Marie Le Pen (16,86 %), et le second tour permet à Jacques Chirac d'être réélu confortablement avec 82,21 % des suffrages exprimés.

Élections législatives[modifier | modifier le code]

Date 1er tour 2nd tour Sièges
2002 8 408 023 voix (33,30 %) 10 029 669 voix (47,26 %) 365
2007 10 289 028 voix (39,54 %) 9 463 408 voix (46,37 %) 313
2012 7 037 268 voix (27,12 %) 8 740 628 voix (37,95 %) 194

Ces élections voient la victoire sur la gauche pour le nouveau parti, qui décroche un total de 365 sièges contre 141 au PS.

Les élections ont lieu sur le thème de donner au président les moyens ou non de gouverner. Dès le premier tour de scrutin, le 10 juin 2007, l'UMP réalise des scores très importants, puisque 100 députés de droite sont élus contre 1 de gauche (PS). Au second tour, l'UMP l'emporte largement mais la « vague bleue » attendue n'a pas eu lieu, sûrement à cause du lancement maladroit du sujet sur la TVA sociale. À elle seule, l'UMP obtient tout de même 313 sièges sur 577, soit la majorité absolue[72]. Depuis 1978, c'est la première fois qu'une majorité se succède à elle-même.

Élections locales[modifier | modifier le code]

Pour son premier véritable test électoral depuis ses écrasantes victoires de 2002, l'UMP subit une lourde défaite aux élections régionales et cantonales de mars 2004, perdant 20 régions sur 22, et une contre-performance en Outre-mer, depuis longtemps dirigé par une majorité de droite. Néanmoins, en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, la liste UMP a obtenu la majorité relative des voix, devançant du double la liste suivante. Finalement, les deux seules régions restant à droite sont l'Alsace et la Corse.

Si à l'échelle nationale les listes étiquetées « majorité présidentielle » arrivent en tête en nombre de voix et en nombre de sièges[73], l'UMP et la droite en général perdent un certain nombre de villes importantes. Si après les élections municipales de 2001 elle contrôlait 21 villes de plus de 100 000 habitants sur 39, la droite en perd 10 et n'en gagne aucune.

Pour les cantonales, la gauche qui contrôlait déjà une majorité de départements depuis 2004, en remporte huit de plus, alors que la droite en reprend deux à l'opposition.

L'UMP perd ces élections régionales, conserve l'Alsace et remporte la Réunion et la Guyane, mais perd la Corse[74].

Élections européennes[modifier | modifier le code]

Le deuxième grand test électoral de l'UMP, les européennes de 2004, n'est guère brillant pour l'UMP, puisqu'elle n'obient que 16,6 % des voix alors que le Parti socialiste en remporte pas loin du double avec 28,9 %, et que l'UDF la talonne avec 12 %. Le parti présidentiel obtient 17 élus au Parlement européen.

À l'issue des élections européennes en France, les listes de la majorité présidentielle conduites par l'UMP arrivent en tête de l'ensemble des formations politiques en lice avec un total de 27,88 % des suffrages exprimés[75]. Sur les 72 sièges à pourvoir, 29 ont été remportés par la majorité, dont 24 pour l'UMP. Le Parti socialiste recueille seulement 16,48 % des voix, suivi de près par Europe Écologie (16,28 %)[75].

Organisation interne[modifier | modifier le code]

L'UMP est organisée autour d'une direction nationale, de plusieurs instances collégiales, de fédérations locales et de différentes antennes spécialisées.

Direction nationale[modifier | modifier le code]

Depuis janvier 2013 :

Nommés par le bureau politique sur proposition du président de l'UMP, « les secrétaires nationaux sont responsables de l’activité et de la réflexion de l’Union » (article 22 des statuts de l'UMP) dans leurs domaines respectifs. Ils doivent rendre compte de leurs travaux auprès du bureau politique et, au moins une fois par an, devant le conseil national. On peut retrouver leur liste complète sur le site officiel de l'UMP[76].

Instances collégiales de direction[modifier | modifier le code]

Les trois principales instances collégiales de direction de l'UMP sont le congrès, le conseil national et le bureau politique. Le congrès est l'assemblée générale de l'UMP, composée de l'ensemble des adhérents du parti. C'est lui qui désigne le candidat que soutient l'UMP à chaque élection présidentielle. Le conseil national, présidé par le président de l'UMP, est composé de conseillers nationaux élus par les adhérents. Le bureau politique est chargé d'assurer la direction de l'UMP entre les sessions du conseil national. Le président ou un quart de ses membres peuvent le réunir et définir de l'ordre du jour. Les décisions sont prises à la majorité, à condition qu'il y ait au moins la moitié des membres présents. Il est composé des principaux dirigeants du mouvements (président, vice-président, secrétaire général, trésorier, conseillers politiques, secrétaires nationaux, membres élus par le conseil national)[77].

Outre le conseil national et le bureau politique, il existe six autres instances nationales de l'UMP :

  • la commission des sages, qui comprend les « anciens présidents et secrétaires généraux de l’Union, les présidents des anciens partis politiques représentés à l’Union, huit personnalités choisies par les groupes parlementaires pour leur ancienneté » (art. 36 des statuts) ;
  • la commission nationale d'investiture, chargée de préparer les investitures des candidats UMP pour les élections législatives, sénatoriales, européennes, territoriales et municipales (dans les villes de plus de 30 000 habitants), investitures qu'elle soumet ensuite au conseil national ;
  • la commission nationale des recours (CNR ou CoNaRe) « formée de neuf membres, élus par le conseil national » (art. 30 à 35 des statuts) ;
  • la commission d’organisation et de contrôle des opérations électorales (COCOE), chargée de préparer et d'organiser toutes les élections internes à l'UMP, de s’assurer de la régularité des votes, de valider les candidatures et de veiller à l’égalité des candidats dans le déroulement des opérations de propagande et des opérations de vote (art. 29 des statuts);
  • la commission de contrôle de gestion financière ;
  • la commission permanente des statuts.

Fédérations locales[modifier | modifier le code]

Les fédérations départementales de l'UMP sont organisées dans chaque département autour d'un président du conseil départemental, d'un secrétaire départemental et d'un responsable département des jeunes.

Structures spécialisées[modifier | modifier le code]

Les fédérations professionnelles[modifier | modifier le code]

Les fédérations professionnelles de l’UMP constituent un réseau comprenant adhérents et sympathisants de l'UMP dans leur domaine d’activité professionnelle.

Les Jeunes Populaires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jeunes Populaires.

L'UMP a une branche pour les jeunes de 16 à 30 ans, les Jeunes Populaires ou Jeunes de l'UMP.

Les Jeunes Actifs[modifier | modifier le code]

Les Jeunes Actifs sont une autre antenne de l'UMP pour laquelle l'appartenance n'est pas liée à une tranche d'âge spécifique, mais plutôt au fait d'exercer une activité professionnelle. L'association a été créée par François Guéant dans le courant de l'année 2005 et elle est présidée par Gilles Laborde[78] de 2008 à 2010. Depuis juillet dernier, un processus d'intégration des Jeunes Actifs est en cours. Franck Allisio a été nommé chargé de mission national des Jeunes Actifs de l'UMP. François Guéant est, pour sa part, secrétaire national de l'UMP chargé de l'emploi des jeunes et des Jeunes Actifs.

Siège du parti[modifier | modifier le code]

Le siège de l'UMP se situe à Paris. Entre 2002 et 2011, il est domicilié au 55 rue La Boétie (8e arrondissement). Il déménage en 2011 au 238 rue de Vaugirard (15e arrondissement). Cette acquisition, permettant une économie de coûts de fonctionnement, s'élève à 40 millions d'euros (19 millions d'euros pour acheter le bâtiment, 21 pour le réhabiliter) et est financée en majeure partie par un emprunt de 32 millions d'euros contracté sur une période de 13 ans et demi[79].

Nombre d'adhérents[modifier | modifier le code]

  • Au 5 janvier 2007 : environ 335 000 adhérents à jour de cotisation (le parti aurait enregistré plus de 200 000 nouvelles adhésions depuis que Nicolas Sarkozy en était devenu le président).
  • Au 31 décembre 2007 : environ 370 000 adhérents
  • Au 7 novembre 2008 : environ 256 000 adhérents
  • Au 20 novembre 2010 : 236 341 adhérents
  • Au 18 novembre 2012 : 324 945 adhérents[80]

Figures politiques[modifier | modifier le code]

Depuis 2002, l'UMP compte ou a compté dans ses rangs plusieurs personnalités figures de la politique française, qui ont parfois pu occuper les plus hautes fonctions de la République sous l'étiquette de l'UMP :

Outre ces figures de la classe politique, on dénombre plusieurs personnalités du monde de la culture, de la société civile ou du show-biz considérées comme proches de l'UMP ou ayant même officialisé leur soutien à l'UMP :

Budget et situation financière[modifier | modifier le code]

Historique des trésoriers nationaux du parti[modifier | modifier le code]

Recettes et trésorerie[modifier | modifier le code]

Dans le cadre des financements des partis politiques, l'UMP perçoit un financement public de 33 millions d'euros en 2010[84] (13 millions dans le cadre de la première fraction de l'aide publique et 20 millions dans le cadre de la deuxième). Le parti était en déficit de plus de 30 millions d'euros à la fin de l'année de la présidentielle en 2007 et tablait sur un retour à l'équilibre pour 2011[85]. Après les campagnes présidentielle et législative de 2012, la situation financière du parti est difficile. Les raisons sont notamment un nombre de voix obtenu moindre ainsi qu'une pénalité pour non-respect de la parité. Dès octobre 2012, le personnel du siège national passe de 140 salariés (équivalent temps-plein) à 90, par non-renouvellement des CDD[86]. L'UMP doit faire face à une dette de 43,9 millions d'euros[87]. Le déficit approche 50 millions lors de la démission du trésorier Dominique Dord, après le congrès de novembre 2012[88]. Après arrêt définitif des comptes, la dette du parti atteint un peu plus de 108 millions d'euros à la fin de l'exercice 2012[89]. Pour suivre son plan de retour à l'équilibre en 2017, l'UMP doit faire des économies annuelles de 10 millions d'euros[90].

En juin 2013, à la suite de l'encaissement de 21 millions de dotation publique, la dette est estimée à 35 millions d'euros, correspondant à une année de recettes[79]. Le rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, le 4 juillet 2013, prive l'UMP de 10,7 millions d'euros de remboursements qui avaient été intégrés dans le budget prévisionnel[91]. Jean-François Copé annonce alors qu'il lance une « grande souscription nationale »[92]. Le 8 septembre, le président du parti déclare que la somme de 11 millions d'euros de dons a été réunie, affirmant notamment qu'« en huit semaines, l'UMP a réalisé la plus importante collecte jamais réalisée par un parti politique de la Ve République »[93].

En juin 2014, François Fillon annonce un endettement « proche de 80 millions d'euros »[94]. Le 8 juillet 2014, à la suite du bureau politique de l'UMP, Le Monde annonce que le montant de la dette est de 74,5 millions d'euros[95].

Transparence des comptes[modifier | modifier le code]

En mars 2014, Jean-François Copé annonce le dépôt d'une proposition de loi imposant à l'ensemble des partis bénéficiant d'une aide publique, dont l'UMP, de publier leurs pièces comptables depuis 2007, ainsi que d'une autre proposition de loi imposant aux « principaux dirigeants et salariés des médias » de répondre aux mêmes contrôles que les parlementaires. En attendant le vote de ces deux propositions, l'intégralité de la comptabilité de l'UMP ainsi que les archives des deux dernières campagnes présidentielles sont enfermées dans une pièce scellée par un huissier[96]. Il le fera finalement le 23 juin de la même année, abandonnant pour l'occasion sa proposition de loi concernant les médias[97].

Structures associées et satellites[modifier | modifier le code]

L'article 3 des statuts de l'UMP évoque des « personnes morales associées », c'est-à-dire « les associations loi 1901, disposant ou non de la qualité de parti politique, ayant régulièrement demandé leur association à l'UMP et dont celle-ci a été approuvée par le conseil national ». Ces personnes morales associées sont représentées au conseil national et dans les fédérations départementales de l'UMP[98]. ».

Partis politiques associés[modifier | modifier le code]

Les partis politiques associés à l'UMP le sont selon les statuts du mouvement :

C'est le cas également de partis politiques à portée strictement locale :

Autres mouvements associés[modifier | modifier le code]

Français de l'étranger[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs délégations de l'UMP à l'étranger, en Allemagne, en Belgique, aux États-Unis, au Québec ou encore au Maroc.

Partis de l'ex-majorité présidentielle indépendants mais alliés à l'UMP[modifier | modifier le code]

Mouvements proches de l'UMP[modifier | modifier le code]

Organisations politiques internationales auxquelles l'UMP est affiliée[modifier | modifier le code]

Accords internationaux[modifier | modifier le code]

En octobre 2009, Xavier Bertrand a signé un protocole entre l'UMP et le Parti communiste chinois. Ce protocole a pour vocation de rapprocher les deux partis au pouvoir dans leur pays respectif et ainsi d'améliorer les relations entre la France et la Chine[105]. En novembre 2010, Xavier Bertrand a proposé à Gilles Duceppe, alors Premier Secrétaire du Bloc québécois, l'officialisation des relations entre l'UMP et le Bloc, parti québécois qui défend les intérêts spécifiques des francophones sur la scène politique canadienne[106].

Bibliographie, notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie non exhaustive[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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  4. a et b (en) Hans Slomp, Europe, A Political Profile: An American Companion to European Politics, vol. 2, ABC-CLIO,‎ 2011 (lire en ligne), p. 385
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  6. LCI
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  8. Xavier Bertrand, Secrétaire Général de l’UMP, 8 décembre 2008
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  11. Primaire UMP : Fillon et Bertrand changent de pied NouvelObs, 03/11/2011
  12. La primaire gagne du terrain à l'UMP, sur fond d'ambitions pour l'après-2012 L'Express, 06/10/2011
  13. « Copé : “Je proposerai de créer des mouvements à l'UMP” », Le Figaro, 02/05/2012.
  14. « L’UMP tourne la page du sarkozysme » Le Monde, Françoise Fressoz, 02/05/2012.
  15. Primaires 2017 : "Une évidence" (Copé), Le Figaro, 4 mai 2012.
  16. Répartition des parrains potentiels par fédération Site officiel de l'UMP, consulté le 09/09/2012
  17. La Cnil autorise l'accès aux fichiers UMP: Wauquiez satisfait AFP-L'Express', 08/08/2012
  18. Le trésorier de l'UMP soutient François Fillon Le Figaro, 22/08/2012
  19. Présidence de l'UMP : une élection "inéquitable" pour Le Maire France TV Info, 06/09/2012
  20. Duel Fillon-Copé : Juppé, Le Maire et NKM partagent le "malaise" d'Accoyer Le Point, 05/09/2012
  21. Parrainages : Fillon demande à Copé d'assouplir le dispositif JDD, 05/09/2012
  22. Présidence de l'UMP : le choc Copé-Fillon France Info, 18/09/2012
  23. Succession à l'UMP : Copé revendique 46 103 parrainages, Fillon 47 000 France TV Info, 22/09/2012
  24. Présidence UMP : ceux qui n'iront pas France Info, 18/09/2012
  25. Xavier Bertrand vise la présidentielle de 2017 Sud-Ouest, 16/09/2012
  26. Fillon / Copé : le match de la présidence de l'UMP en chiffres Le Huffington Post 02/10/2012
  27. Jean-François Copé se pose en défenseur des militants UMP L'Express, 09/09/2012
  28. Copé dénonce l'existence d'un «racisme anti-Blanc» Le Figaro, 26/09/2012
  29. François Baroin dénonce les propos «toxiques» de Copé Le Figaro, 08/10/2012
  30. UMP : le projet économique « décomplexé » de Copé Les Échos, 03/10/2012
  31. Présidence UMP: le scrutin est clos, mais des files d’attente encore dans les bureaux de vote Dernières Nouvelles d'Alsace, publié le 18/11/2012 à 18:16
  32. Copé ou Fillon ? Les trois enseignements d'une soirée ubuesque à l'UMP France TV Info, 18/11/2012
  33. François Fillon ouvre l'inventaire du quinquennat de Nicolas Sarkozy, L'Opinion, le jeudi 11 juillet 2013
  34. Copé se justifie sur le droit d'inventaire des années Sarkozy Le Figaro, mis à jour le 20/08/2013
  35. Droit d'inventaire : qui est pour ou contre à l'UMP ? , Le Point.fr - Publié le 21/08/2013
  36. L'UMP enterre l'inventaire Le Parisien, publié le 17.10.2013
  37. « Présidentielle 2017 : Anne Levade veillera sur la primaire UMP », in lesechos.fr, 25 janvier 2014.
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  44. http://www.bfmtv.com/politique/direct-affaire-bygmalion-lheure-comptes-a-sonne-cope-lump-781793.html
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  102. P. CHATEL, « Le MPC adoubé par l’UMP », Les Nouvelles calédoniennes, 28/01/2014
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  104. D. N., « Gaylib quitte l'UMP, faute de "place audible" », in bfmtv.com, 13 janvier 2013.
  105. Aujourd'hui la Chine : L'UMP a un nouvel ami en Chine : le Parti Communiste Sur le site aujourdhuilachine.com
  106. Québec: alliance UMP et Bloc Québécois Sur le site lefigaro.fr
  107. UMP, ton univers impitoyable LeFigaro.fr Evene
  108. Le coup monté Plon

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]