Valérie Boyer

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Valérie Boyer
Valérie Boyer le 11 décembre 2013.
Valérie Boyer le 11 décembre 2013.
Fonctions
Députée de la 1re circonscription des Bouches-du-Rhône
En fonction depuis le 20 juin 2012
Élection 17 juin 2012
Prédécesseur Roland Blum
Députée de la 8e circonscription des Bouches-du-Rhône
20 juin 200719 juin 2012
Prédécesseur Christophe Masse
Successeur Olivier Ferrand
Biographie
Date de naissance 11 juin 1962 (52 ans)
Lieu de naissance Bourges (Cher)
Parti politique UMP
Diplômée de Centre national d'études supérieures de sécurité sociale
Profession Cadre supérieur de la Sécurité sociale

Valérie Boyer est une femme politique française, née le 11 juin 1962 à Bourges (Cher).

Cadre supérieur de la Sécurité sociale, elle est élue députée UMP des Bouches-du-Rhône en juin 2007 et réélue en juin 2012. Ancienne adjointe au maire de Marseille de 2008 à 2014, elle est maire du sixième secteur de Marseille depuis avril 2014. Par ailleurs, elle est membre de La Droite populaire[réf. nécessaire].

Biographie[modifier | modifier le code]

Née à Bourges, Valérie Boyer est la fille de Gabriel Boyer, né à Mostaganem en Algérie en 1921, et de Lucienne Borg née à Tunis en 1932. Divorcée, elle est mère de trois enfants.

Après une classe préparatoire option lettres modernes au lycée Marcelin-Berthelot de Saint-Maur-des-Fossés, Valérie Boyer passe le diplôme de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence, section service public. En parallèle, elle effectue une licence d'anglais et d'espagnol LEA à l'université d'Aix-en-Provence et l'École du Louvre (fondation Rachel-Boyer). En 1986, elle entre au Centre national d'études supérieures de sécurité sociale (CNESSS) - XXVe promotion - à Saint-Étienne, dont elle sort avec le titre d'ancienne élève en juillet 1987.

Après le CNESSS, Valérie Boyer commence sa carrière à la Caisse nationale de l'assurance vieillesse des travailleurs salariés (CNAVTS) à Paris. Par la suite, à la CPAM des Bouches-du-Rhône à Marseille, elle occupe différentes fonctions.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 2001, Valérie Boyer rejoint l'équipe de Jean-Claude Gaudin à la mairie de Marseille où elle est élue conseillère des 13e et 14e arrondissements de Marseille et conseillère communautaire.

En 2004, elle est investie pour les élections cantonales dans le canton de Marseille-Les Olives par l'UMP et l'UDF. Avec 23,9% des voix au second tour, elle n'est pas élue[1].

En 2007, Valérie Boyer est élue députée de la 8e circonscription des Bouches-du-Rhône. Avec 50,24% des voix, elle bat le sortant socialiste Christophe Masse[2] dans une circonscription historiquement à gauche. Un mois après son élection, Valérie Boyer est nommée secrétaire nationale de l'UMP chargée de la santé.

Lors des élections municipales de 2008, elle est tête de liste dans les 13e et 14e arrondissements de Marseille, sur la liste menée par Jean-Claude Gaudin. À la suite de la victoire de la droite, Valérie Boyer devient la huitième adjointe au maire, déléguée au Grand projet de ville, aux projets de rénovation urbaine et Contrat urbain de cohésion sociale. Elle a en charge pour la ville de Marseille les politiques de lutte contre l'exclusion dans les domaines sociaux et urbains. La politique de la ville et des contrats urbains de cohésion sociale constituent une politique partenariale, transversale pour une durée déterminée et sur un territoire précis.

Pour les législatives de juin 2012, elle n'est pas réinvestie par l'UMP dans la 8e circonscription des Bouches-du-Rhône, où Nicolas Isnard lui succède, mais dans la 1re circonscription, où elle obtient au premier tour 26,14 % des voix, derrière le candidat du PS Christophe Masse (32,04 %). Elle est réélue au second tour avec 50,85 % des voix, ne devançant son adversaire socialiste que de 505 voix[3].

Elle soutient la candidature de François Fillon pour la présidence de l'UMP lors du congrès d'automne 2012.

En février 2013, dans le cadre de la direction « partagée » entre Jean-François Copé et François Fillon, elle devient, comme onze autres personnalités, secrétaire générale adjointe de l’UMP, en plus du tenant du poste, Marc-Philippe Daubresse.

À la suite des élections municipales de mars 2014, elle est élue maire du sixième secteur de Marseille en avril 2014.

Le 9 décembre 2014, Nicolas Sarkozy, élu président de l'UMP, la nomme secrétaire nationale de l'UMP chargée de l'égalité homme-femme[4].

Bilan parlementaire et action politique[modifier | modifier le code]

Santé publique[modifier | modifier le code]

L'Assemblée nationale a adopté une proposition de loi visant à combattre l'extrême maigreur. Valérie Boyer est également l'auteure d'une proposition de loi visant à signaler les photos d'images corporelles retouchées. Dans le cadre de la révision des lois de bioéthique, Valérie Boyer a fait adopter une série d'amendements sur la vitrification ovocytaire et sur le développement de dons de gamètes.

Photographie[modifier | modifier le code]

Valérie Boyer, dans le cadre de la Loppsi et de la prise de vue des photos d'identités pour les documents officiels, présente plusieurs propositions de loi en 2010, visant à lutter pour l'emploi, l'égalité et contre la discrimination. Elle demande avec plusieurs de ses confrères que soit levée la mission du recueil des photos confiée aux mairies[5] (décret n°2011-868 du 22 juillet 2011modifiant les conditions de recueil des photographies d’identité[6]).

Génocide arménien[modifier | modifier le code]

L’Assemblée nationale adopte, le 22 décembre 2011, une proposition de loi présentée par Valérie Boyer, réprimant la contestation de l’existence des génocides reconnus par la loi, dont le génocide arménien. Cette décision provoque une vive controverse entre la France et la Turquie. Dans les jours qui suivent, Valérie Boyer est victime de diverses menaces[7]. Le 31 janvier 2012, 77 sénateurs et 65 députés, tous partis politiques confondus saisissent le Conseil constitutionnel[8] qui juge la loi contraire à la Constitution le 28 février 2012[9].

Autres[modifier | modifier le code]

En août 2013, elle prend position contre le droit du sol.

Détail des fonctions et mandats[modifier | modifier le code]

Fonctions parlementaires[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

  • 2007 : Secrétaire nationale de l'UMP chargée des politiques de santé publique
  • depuis le 3 février 2013 : Secrétaire générale adjointe de l’UMP

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Résultats canton MARSEILLE-LES-OLIVES - Élections cantonales 2011 - LeMonde.fr », sur Le Monde,‎ 1 janvier 1970 (consulté le 10 août 2013)
  2. « Résultats des élections législatives 2007 / Législatives / Les résultats / Élections - Ministère de l'Intérieur » (consulté le 10 août 2013)
  3. « Résultats des élections législatives 2012 / Législatives / Les résultats / Élections - Ministère de l'Intérieur » (consulté le 10 août 2013)
  4. « Nominations », u-m-p.org, 9 décembre 2014.
  5. http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion2401.asp
  6. https://docs.google.com/file/d/0B1lMnr3XzBh5OGFkNGM4ODMtZjVjMS00MTQ0LTk0NTktNjY4MWQ3ZTFjOTll/edit?hl=fr
  7. LeMonde.fr avec AFP, « Génocide arménien : la députée UMP à l'origine du texte victime de menaces », Le Monde,‎ 25 décembre 2011 (lire en ligne)
  8. LeMonde.fr avec AFP, « génocides-la-liste-des-parlementaires-qui-ont-saisi-le-conseil-constitutionnel », Le Monde,‎ 02 février 2012 (lire en ligne)
  9. Décision n° 2012-647 DC du 28 février 2012

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]