Jean-François Mancel
| Jean-François Mancel | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député de la deuxième circonscription de l'Oise | |
| En fonction depuis le 24 mars 2013 | |
| Élection | 24 mars 2013 (partielle) |
| 19 juin 2002 – 25 janvier 2013 | |
| Élection | 16 juin 2002 |
| Réélection | 17 juin 2007 17 juin 2012 (élection annulée) |
| Prédécesseur | Béatrice Marre (PS) |
| 19 septembre 1988 – 21 avril 1997 | |
| Élection | 18 septembre 1988 |
| Réélection | 28 mars 1993 |
| Prédécesseur | Roland Florian (PS) |
| Successeur | Béatrice Marre (PS) |
| Président du conseil général de l'Oise | |
| 1er avril 1985 – 31 mars 2004 | |
| Prédécesseur | Henri Bonan (PS) |
| Successeur | Yves Rome (PS) |
| Conseiller général de l'Oise (élu dans le canton de Noailles) |
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| En fonction depuis le 25 mars 1979 | |
| Prédécesseur | M. Bonal (RPR) |
| Député de l'Oise (scrutin proportionnel par département) |
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| 2 avril 1986 – 14 mai 1988 | |
| Député européen | |
| 24 juillet 1984 – 11 décembre 1986 | |
| Successeur | Charles Baur (PSD) |
| Député de la cinquième circonscription de l'Oise | |
| 3 avril 1978 – 22 mai 1981 | |
| Élection | 19 mars 1978 |
| Prédécesseur | Edmond Nessler (UDR) |
| Successeur | Roland Florian (PS) |
| Biographie | |
| Date de naissance | 1er mars 1948 |
| Lieu de naissance | Beauvais (Oise) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | RPR, UMP |
| Diplômé de | Sciences Po Paris ENA |
| Profession | Administrateur civil |
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Jean-François Mancel, né le 1er mars 1948 à Beauvais (Oise), est un administrateur civil de la fonction publique et un homme politique français, membre de l'UMP. Il a notamment été député européen de 1984 à 1986, président du conseil général de l'Oise de 1985 à 2004 et secrétaire général du RPR de 1995 à 1997. Il est député de l'Oise, mandat qu'il a occupé à plusieurs reprises depuis 1978 ; sa dernière élection est annulée par le Conseil constitutionnel le 25 janvier 2013. Réélu député UMP de la 2e circonscription de l'Oise le 24 mars 2013.
Sommaire |
Formation[modifier]
Après avoir obtenu son baccalauréat au lycée Félix Faure (Beauvais), Jean-François Mancel étudie à la faculté de droit de Paris, où il obtient une licence de droit public, puis un DES de droit privé. Il entre ensuite à Sciences Po Paris, avant d'être reçu à l'ENA (promotion Malraux).
Il devient alors administrateur civil de la fonction publique au ministère de l’Équipement.
Carrière politique[modifier]
Militant à l'UD-Ve, parti gaulliste, dont il devient à dix-huit ans secrétaire de circonscription, il adhère à l'Union des démocrates pour la République (UDR) en 1968 et en devient conseiller national en l'année suivante.
Jean-François Mancel fait son entrée au conseil municipal de Beauvais en 1971 et devient adjoint au maire. Il garde ce poste jusqu'en 1977, date à laquelle le socialiste Walter Amsallem est élu à la tête de la ville. Il devient alors secrétaire départemental du RPR. Durant cette période il poursuit ses études, notamment à l'ENA, dont il sort diplômé en 1978.
Il est candidat aux élections législatives de 1978 et est ainsi élu député pour la première fois, à l'âge de 30 ans. L'année suivante, il est élu conseiller général de l'Oise dans le canton de Noailles, dont il est toujours aujourd'hui l'élu. Cette même année, il est chargé de mission pour le commerce et l'artisanat au RPR.
Battu à la législative de 1981, il devient secrétaire national du RPR à l'animation et devient, en 1982, membre de droit du comité central et membre du conseil politique du parti En 1983, il est candidat malheureux à la mairie de Beauvais face à Walter Amsallem, mais remporte, en 1985, le conseil général de l'Oise dont il devient président, fonction qu'il occupe pendant vingt ans, de 1985 à 2004.
En 1984, il fait son entrée au Parlement européen sur la liste « Union de l'opposition pour l'Europe et la défense des libertés », conduite par Simone Veil. Il est vice-président de la commission économique, monétaire et de la politique industrielle de cette institution. Il est député européen jusqu'en 1986, date à laquelle il retrouve son siège de député de l'Oise. Il est réélu en 1988, dans la 2e circonscription de l'Oise. À la suite de l'annulation de son élection par le Conseil constitutionnel, il est réélu lors d'une élection partielle en septembre suivant.
Après avoir été réélu pour la troisième fois consécutive à la présidence du conseil général, en 1994, il est nommé secrétaire général adjoint du RPR avant de devenir, en 1995, le secrétaire général du parti lors de l'élection de Jacques Chirac à la présidence de la République.
En 1997, alors que la gauche remporte la majorité à l'Assemblée nationale, Jean-François Mancel est battu, dans le cadre d'une triangulaire avec le Front national, par la socialiste Béatrice Marre. Il démissionne alors du secrétariat général du RPR.
En 1998, il fait l’objet d'une exclusion du RPR pour avoir accepté et encouragé des désistements réciproques avec le Front national lors des élections cantonales et régionales (à Beauvais en particulier)[1]. Cette même année, bien que ne disposant que d’une majorité relative, il préserve son siège de président de département grâce à une coalition au sein de l’assemblée départementale.
Réélu président du conseil général de l'Oise à la suite des élections cantonales, il adhère ensuite à l'UMP, dont il est le candidat aux élections législatives de 2002. Il prend à cette occasion sa revanche sur son adversaire socialiste de 1997 et redevient député.
En 2004, s'il est lui-même réélu conseiller général dans le canton de Noailles, il perd sa présidence de conseil général à la suite d'une défaite de la majorité départementale à une voix près et cède son fauteuil au socialiste Yves Rome.
Engagé dès 2002 au côté de Nicolas Sarkozy, il participe à sa campagne départementale et nationale et est réélu député en 2007, avec 52,77 % des voix face à la conseillère général Sylvie Houssin. Il est réélu conseiller général en 2008, dans le canton de Noailles.
Jean-François Mancel est membre de la commission des finances de l'Assemblée nationale, où il est notamment rapporteur spécial de la mission extérieure de l'État. En 2011, il est l'un des rares à voter, au sein de la majorité, en faveur de l'instauration du mariage homosexuel[2].
Lors des élections législatives de 2012, il est réélu au second tour lors d'une triangulaire avec 38,97 % des voix, face à une candidate socialiste (38,85 %) et une candidate du Front national (22,18 %)[3]. Le Conseil constitutionnel annule les opérations électorales des 10 et 17 juin 2012, dans une décision publiée le 25 janvier 2013[4]. Elle pointe notamment le fait que l'équipe de campagne Jean-François Mancel a fait distribuer, la veille du scrutin, un tract mettant en cause, injustement, son adversaire[5].
Il arrive en tête du premier tour de l'élection partielle, le 17 mars 2013, avec 40,61 % des voix, dans un contexte de forte abstention (67,2 % des inscrits). Il affrontera au second tour la candidate du Front national, Florence Italiani, la candidate du PS étant éliminée[6].
Jean-François Mancel a été réélu au second tour de la législative partielle dans la 2e circonscription de l'Oise. Le candidat UMP sortant affrontait la candidate FN Florence Italiani, après l'élimination de la représentante du PS au premier tour. Seul le score représente - peut-être - une surprise. L'ancien secrétaire général du RPR obtient 51,41 % des voix et son adversaire d'extrême droite 48,59 %. Un écart beaucoup plus serré qu'attendu, moins de 800 voix, 13 958 suffrages ayant été recueillis par le député sortant contre 13 190 pour sa concurrente du FN. L'abstention de 64,70 % est en légère baisse par rapport au premier tour où elle avait atteint 67,21 %.
Affaires judiciaires[modifier]
Jean-François Mancel a connu plusieurs affaires judiciaires.
En 1997, Jean-François Mancel alors président du conseil général est l’objet d'un rapport très sévère de la Chambre régionale de comptes de Picardie. Une série de procédures judiciaires visent alors sa gestion du département.
La même année, il fait l'objet d'une information préliminaire dans « l'affaire dite des Caddies ». Entre 1989 et 1992, sous sa présidence, il lui a été reproché d’avoir effectué des dépenses personnelles par le biais du conseil général de l'Oise. Au titre de président du conseil général et donc responsable de celui ci, J.-F. Mancel a effectué un remboursement partiels de celles-ci. En 1998, le procureur de la République de Beauvais classe l'affaire sous condition de remboursement[7],[8].
Jean-François Mancel est mis en examen le 8 septembre 1998 pour « détournement de fonds publics » et « recel d'abus de biens sociaux » dans une affaire relative à des commissions sur des emprunts passés ou renégociés de 1986 à 1990 avec la société Rhoddlams de Michel Pacary, un intermédiaire financier mis en examen qui affirme avoir redistribué une partie de ses commissions, principalement au RPR. En 2002, en appel, la Cour des comptes le blanchit de ces accusations, le dossier ne permettant pas d'établir que les prestations de Rhoddlams étaient fictives[9].
Puis, il est reproché à Jean-François Mancel un conflit d'intérêts entre sa position de président du conseil général attributeur de marchés à Euro-2C et son statut d'actionnaire de la chaîne de parfumeries « Séduire » dont Euro-2C[10] était également l'un des actionnaires. Après une condamnation en première instance par le tribunal correctionnel de Beauvais (Oise), Jean-François Mancel est relaxé le 29 novembre 2001 par la cour d'appel d'Amiens. Cet arrêt est ensuite censuré par la Cour de cassation. Le 14 avril 2005, Jean-François Mancel est condamné par la 9e chambre de la cour d'appel de Paris à 18 mois de prison avec sursis, 30 000 euros d'amende[11] et dix ans d'inéligibilité. Le 1er décembre 2005 la Cour de cassation de Paris rejette son pourvoi et confirme les peines prononcées en appel. Le 2 mars 2006, la Cour d'appel de Paris annule son inéligibilité tout en confirmant sa condamnation avec sursis et son amende. Jean-François Mancel a déféré l’arrêt de la Cour de Cassation devant la Cour européenne des droits de l’homme, où il obtient satisfaction en juin 2010 selon l'argument que « la Cour de cassation n'aurait pas dû se pencher deux fois dans une composition quasi identique sur le dossier »[12].
Détail des mandats[modifier]
- Député
- 03/04/1978 - 22/05/1981 : député RPR de la 5e circonscription de l'Oise (VIe législature)
- 02/04/1986 - 14/05/1988 : député RPR de l'Oise (VIIIe législature)
- 19/09/1988 - 21/04/1997 : député RPR de la 2e circonscription de l'Oise (IXe et Xe législature ; réélu en septembre 1988 à la suite de l'annulation de l'élection de juin 1988 par le Conseil constitutionnel)
- 19/06/2002 - 25/01/2013 : député UMP de la 2e circonscription de l'Oise (XIIe, XIIIe et XIVe législatures ; l'élection de juin 2012 est annulée par le Conseil constitutionnel.
- 24 mars 2013 : réélu député UMP de la 2e circonscription de l'Oise
- Député européen
- 24/07/1984 - 11/12/1986 : député européen
- Conseil municipal de Beauvais (Oise)
- 22/03/1971 - 21/03/1977 : adjoint au maire
- 14/03/1983 - 19/03/1989 : membre du conseil municipal
- Conseil municipal de Novillers (Oise)
- du 19/06/1995 - à ce jour : membre du conseil municipal
- Conseil général de l'Oise
- 19/03/1979 - 17/03/1985 : membre du conseil général
- 18/03/1985 - 28/03/2004 : président du conseil général
- depuis le 29/03/2004 : membre du conseil général (canton de Noailles)
- Président de la communauté de communes du pays de Thelle (Oise)
Ouvrages[modifier]
- Manuel de droit constitutionnel, Paris, Ministère de l'économie et des finances, 1977
- Gérer les services publics : concurrence et liberté de choix
- Association nationale pour la démocratie locale, sous la direction de Jacques Moreau, Dominique Perben, Jean-François Mancel, Liberté de gestion des collectivités territoriales : vérité ou illusion ?, Paris, Economica, 1993, (ISBN 2-7178-2581-9)
- Proposition de loi rétablissant les compétences de l'État en matière d'incendie et de secours, présentée par Jean-François Mancel, René André, Jean Auclair [et al.], collection Les Documents législatifs de l'Assemblée nationale, 2003, (ISBN 2-11-116837-8)
- Le financement des collectivités locales
Notes et références[modifier]
- Législative dans l'Oise : duel UMP-FN au second tour, Jim Jarrassé, lefigaro.fr, 18 mars 2013
- Ces députés de droite qui ont voté pour le mariage gay, lexpress.fr, 15 juin 2011
- http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/LG2012/060/06002.html
- Conseil constitutionnel, Décision n°2012-4594 AN du 25 janvier 2013.
- Législative partielle les 17 et 24 mars dans l'Oise, Le Figaro, 7 février 2013
- Surprise : le FN qualifié face à Mancel pour le second tour. Le PS éliminé, Jennifer Alberts, picardie.france3.fr, 17 mars 2013
- Jean-François Mancel renvoyé en correctionnelle Beauvais (Oise), leparisien.fr, 9 juillet 2000
- L'Oise cherche des noises à Mancel. Des élus de l'Oise ont porté plainte, hier, pour abus de confiance contre le président RPR du conseil général. Jean-François Mancel se voit reprocher des dépenses indues aux dépens du département., THORAVAL ARMELLE, Libération, 2 décembre 1997
- La Cour des comptes blanchit Mancel, leparisien.fr, 19 novembre 2002
- Jean-François Mancel toujours dans l'œil de la justice, humanite.fr, 6 mai 1998
- Mancel gagne au tribunal mais Rome insiste, leparisien.fr, 4 février 2009
- Jean-François Mancel (UMP) annonce qu'il versera son indemnité à Emmaüs, lepoint.fr, 25 juin 2010
Liens externes[modifier]
- Élève de l'Institut d'études politiques de Paris
- Gaulliste
- Personnalité de l'Union des démocrates pour la République
- Personnalité du Rassemblement pour la République
- Personnalité de l'Union pour un mouvement populaire
- Député de l'Oise
- Député européen élu en France 1984-1989
- Président de communauté de communes
- Ancien président de conseil général
- Élève de l'École nationale d'administration (France)
- Conseiller général de l'Oise
- Naissance en 1948
- Naissance à Beauvais
- Député de la VIe législature de la Ve République
- Député de la VIIIe législature de la Ve République
- Député de la IXe législature de la Ve République
- Député de la Xe législature de la Ve République
- Député de la XIIe législature de la Ve République
- Député de la XIIIe législature de la Ve République
- Député de la XIVe législature de la Ve République