Rémi Delatte

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Rémi Delatte
Fonctions
Député de la 2e circonscription de la Côte-d'Or
En fonction depuis le 20 juin 2007
Élection 17 juin 2007
Réélection 10 juin 2012
Prédécesseur Jean-Marc Nudant
Maire de Saint-Apollinaire
En fonction depuis le 19 juin 1995
Réélection 18 mars 2001, 9 mars 2008
Conseiller régional de Bourgogne
16 mars 199815 juillet 2007
Successeur André Jacquey
vice-président du Grand Dijon
mars 2001mars 2008
Conseil municipal de Dijon
13 mars 198315 juillet 2007
Biographie
Nom de naissance Rémi Marie Delatte
Date de naissance 9 juin 1956
Lieu de naissance Côte-d'Or
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique RPR (1980)
UMP (2002)
Conjoint Chantal Delatte
Enfants Thibaut Delatte et Florian Delatte
Profession chef d'exploitation agricole
Religion catholique

Rémi Delatte est une personnalité politique française, né en 1956 à Dijon, engagé à l'UMP classés à droite de l'échiquier politique français, député de la 2e circonscription de la Côte-d'Or depuis 2007, maire de Saint-Apollinaire, chef d'exploitation agricole de profession.

Sommaire

Biographie [modifier]

Né le 9 juin 1956 à Dijon, Rémi Delatte est le fils de Charles Delatte (1922) et de Charlotte Delatte née Goudot, cadet d'un fratrie de sept. Il se marie en 1981 avec Chantal Delatte née Thivant le 17 février 1957 avec laquelle il a deux enfants Thibaut Delatte né 27 avril 1982 et Florian Delatte né le 26 juillet 1985.

Fonctions politiques [modifier]

Rémi Delatte est conseiller municipal à Dijon pendant deux mandature de 1989 réélu en 1995 jusqu'en 2001.

Il devient maire de Saint-Apollinaire en 1995 réélu en 2001 et en 2008 et vice-président du Grand Dijon de 1995 à 2001.

Il est aussi conseil régional de la région Bourgogne de 1998 à 2007, élu une première fois sur la liste de l'UAB (Union pour la Bourgogne, réunissant les deux partis de droite et du centre-droit RPR et UDF) derrière Jean-Pierre Soisson. Il fait partie de l'alliance entre la droite et l'extrême droite (UAB-CPNT-FN) qui a élu Jean-Pierre Soisson. Il est à nouveau élu conseiller régional en 2004 sur la liste UMP.

En 2002, il est élu député-suppléant de Jean-Marc Nudant dans la deuxième circonscription de Côte-d'Or. En 2007, candidat à la députation dans cette même circonscription (comme titulaire cette fois), il manque la majorité absolue de 300 voix en premier, avant d'être confortablement élu au ballottage (57,52 %) au second.

En février 2011 il est nommé[1] secrétaire national de l'UMP en charge des services à la personne et de l'accompagnement des ainés en milieu rural[1].

Il se représente à la députation en juin 2012 avec Joël Abbey pour suppléant, il est réélu et bat le socialiste Pierre Pribetich au second tour[2].

En tant que parlementaire le 28 novembre 2012, il rejoint le groupe Rassemblement-UMP à l'assemblé national présidé par François Fillon suite à la fracture du groupe parlementaire UMP après le Congres UMP à l'automne 2012[3]. Le groupe s'auto-dissout le 15 janvier 2013, après un accord sur la tenue d'un nouveau vote et de la formation d'une nouvelle équipe dirigeante du parti paritaire Copé/Fillon[4].

Responsabilités dans le monde agricole, l'enseignement supérieur et la santé [modifier]

Rémi Delatte est chef d'exploitation agricole à Saint-Apollinaire, à Cromois. Il s’investit aussi dans les organisations professionnelles agricoles tant que ces engagements furent compatibles avec ses fonctions politiques. Administrateur au Crédit agricole Champagne-Bourgogne, à Groupama, au syndicat des producteurs de betteraves, il préside la coopérative de déshydratation de produits agricoles à Mirebeau sur Bèze jusqu’en 1996.

D’autres mandats lui ont été confiés en tant qu’élu local, en particulier dans l’enseignement supérieur à Agrosup Dijon ainsi qu’au centre hospitalier universitaire de Dijon, où il est administrateur douze ans.

Il est aussi vice-président de la FEDOSAD, fédération dijonnaise des œuvres sociales de l’agglomération dijonnaise. Cette association gère à la fois l’aide et les soins à domicile pour les personnes malades ou en perte d’autonomie dans l’agglomération dijonnaise et administre des établissements d’accueil de personnes dépendantes physiques ou psychiques. Les unités de vie de générations et l’accueil de jour de Saint-Apollinaire sont gérés par la FEDOSAD.

Prises de position [modifier]

Opposition à l'enseignement de la théorie du genre [modifier]

Il est le signataire d'une lettre datée du 30 août 2011, aux côtés de 80 autres députés (dont Bernard Depierre) demandant au ministre de l'éducation nationale de retirer des manuels scolaires dont ces députés estiment qu'ils traitent de la théorie du genre sexuel[5].

Accusations de censure politique [modifier]

Le 10 septembre 2011, la mairie de Saint-Apollinaire est accusée par l'auteur de bande dessinée Everland (Martin Vidberg), dans son blog[6] d'avoir empêché la chaîne de télévision local France 3 Bourgogne de réaliser un reportage sur son jeu Casse-toi pov'con, nommé d'après la célèbre petite phrase du Président Nicolas Sarkozy.

Ce jeu aurait dû être présenté à l'occasion du festival Ludimania dans la commune de St-Apollinaire. Selon Martin Vidberg, la Mairie aurait fait pression sur les organisateurs du festival en les menaçant de retirer la subvention qu’elle leur accorde, si ceux-ci maintenaient la séance de dédicace prévue avec les auteurs du jeu. Les organisateurs auraient préféré annulé la dédicace, rendant ainsi impossible le reportage, plutôt que de mettre en péril la pérennité de leur festival, faute de subvention.

Dans un communiqué, France 3 Bourgogne indique que son équipe n'a pas pu tourner un reportage sur le jeu Casse-toi pov' con, faute d’avoir pu trouver les auteurs du jeu[7].

De son côté, Rémi Delatte a démenti formellement avoir exercé de telles pressions. Sur son blog, il affirme qu'il « n’[n'a] commis aucune pression contre les organisateurs ou les journalistes » et qu’il « met au défi qui que ce soit d’affirmer le contraire » [8].

Le journal Libération s’interroge sur le fait de savoir si « ce jeu [a] été la victime d'un élu UMP au sens de l'humour limité » ou si « les organisateurs du festival ont surinterprété les réticences de la mairie quand elle a découvert l'existence du jeu » [9].

Selon le JDD le stand du jeu a disparu dans la journée et la mairie aurait indiqué que le jeu n'aurait jamais été présenté[10].

Suite à la polémique le jeu concerné devient le troisième jeu de société le plus populaire d'Amazon.fr (sur 11 057) le 17 septembre 2011.

Mandats électifs [modifier]

Mandats locaux [modifier]

Conseil municipal et maire
13 mars 1983 - 19 mars 1989 : conseiller municipal au maire RPR de Dijon ;
19 mars 1989 - 19 mars 1995 : conseiller municipal au maire RPR de Dijon ;
19 mars 1995 - 18 mars 2001 : maire de Saint-Apollinaire ;
18 mars 2001 - 9 mars 2008 : maire de Saint-Apollinaire ;
depuis le 9 mars 2008 : maire de Saint-Apollinaire.
Conseil régional de Bourgogne
15 mars 1998 - 28 mars 2004 : conseiller régional majorité UAB : (RPR, UDF)-CPNT-FN ;
28 mars 2004 - 15 juillet 2007 : conseiller régional UMP, opposition.

Mandats nationaux [modifier]

Assemblée nationale
17 juin 2007 - 10 juin 2012 : député de la majorité, membre de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales, devenue commission des Affaires sociales en 2009 ;
10 juin 2012 : député de l'opposition, membre de la commission des Affaires sociales.

Notes et références [modifier]

  1. a et b http://www.u-m-p.org/notre-equipe/personnalites/delatte-remi Rémi Delatte : ses fonctions, u-m-p.org
  2. France 3 Bourgogne, http://bourgogne.france3.fr/info/2e--r-delatte-bat-p-pribetich-74359143.html Les élections législatives, 2e : R. Delatte bat P. Pribetich, bourgogne.france3.fr
  3. [PDF] Déclaration politique du groupe "rassemblement Union pour un mouvement populaire", sur lefigaro.fr
  4. Rodolphe Geisler et Judith Waintraub, « UMP : Copé et Fillon se partagent les postes », Le Figaro, 15 janvier 2013, p. 7
  5. http://www.depute-mallie.com/assembleenationale/depute/file/lettre-commune-sur-la-therie-du-gender-30-aout-2011-.pdf
  6. Martin Vidberg, « Quand une mairie interdit un reportage sur "Casse-toi pauv’con" », L’actu en patates. Le blog de Martin Viberg, 11 septembre 2011
  7. Béatrice Delavergne, « St-Apo :"Casse-toi pov con", où est passé le jeu ? », France 3 Bourgogne, 12 septembre 2011.
  8. Rémi Delatte, « Rétablissement des faits : polémique sur le jeu "Casse-toi pov’con" »", Blog personnel, 11 septembre 2011.
  9. « Le jeu de société «Casse-toi pov' con» interdit de festival ? », Libération, 12 septembre 2011 [texte intégral] 
  10. « Casse-toi pov'con censuré en Bourgogne? », JDD, 12 septembre 2011 [texte intégral] 

Lien externe [modifier]

Site officiel ;
Fiche sur l'assemblée nationale ;
Fiche nosdéputé.fr législature en cour ;
Fiche nosdéputé.fr législature 2007-2012.