Jacques-Alain Bénisti

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Jacques-Alain Bénisti
Fonctions
Député de la 4e circonscription du Val-de-Marne
En fonction depuis le 19 juin 2002
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2007
Prédécesseur Jean-Jacques Jégou (UDF)
Maire de Villiers-sur-Marne
En fonction depuis le 25 juin 1995
Prédécesseur Serge Delaporte (PS)
Conseiller général du Canton de Villiers-sur-Marne
27 mars 199419 février 2003
Prédécesseur Serge Delaporte (PS)
Successeur Didier Dousset (UDF)
Biographie
Date de naissance 10 avril 1952 (62 ans)
Lieu de naissance Paris
Parti politique UMP

Jacques-Alain Bénisti est un homme politique français, né le 10 avril 1952 dans le 15e arrondissement de Paris.

Il est élu député le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la 4e circonscription du Val-de-Marne. Il fait partie du groupe UMP. Il est réélu en juin 2012 par 74 voix d'avance sur son rival au deuxième tour. Il est membre de la Commission des lois.

À l'Assemblée nationale, il est très impliqué sur les dossiers relatifs à la fonction publique, à la délinquance des mineurs et aux fichiers de police.

Il est Maire de Villiers-sur-Marne (94) depuis 1995.

Il a été jusqu'en mai 2010 Président du Centre interdépartemental de gestion (CIG) de la fonction publique territoriale pour la petite couronne (92,93,94).

Controverses autour du « rapport Bénisti »[modifier | modifier le code]

Il s'est fait connaître par le rapport Bénisti sur la prévention de la délinquance[1], rédigé en 2004 par la commission prévention du groupe d'études parlementaire sur la sécurité intérieure qu'il présidait. Ce rapport a été l'objet de très nombreuses critiques du monde scientifique et éducatif, notamment parce qu'il établissait un parallèle entre le bilinguisme des enfants de migrants en France et le risque de délinquance : « Seuls les parents, et en particulier la mère, ont un contact avec leurs enfants. Si ces derniers sont d’origine étrangère elles devront s’obliger à parler le français dans leur foyer pour habituer les enfants à n’avoir que cette langue pour s’exprimer »[2]. Le rapport parle également de « parler patois du pays » pour désigner les langues maternelles des enfants de migrants. Dans une version ultérieure de ce rapport, parue en 2005, les auteurs reconnaissaient leur erreur en précisant que le bilinguisme était une chance pour l'enfant[3].

Polémique[modifier | modifier le code]

  • Le 23 juin 2011, M. Bénisti assimile le mariage homosexuel au viol lors d'un débat avec la députée socialiste Annick Lepetit :

"Après le mariage homosexuel, bientôt l’adoption, après l’autorisation du piratage et des vols de DVD, après la demande d’arrêt des contrôles de vitesse, après la dépénalisation de la prostitution, après la non-incarcération des délinquants mineurs, je dirais à la limite, à quand la dépénalisation du viol? Ou la légalisation du viol?"[4]

  • Le 3 février 2013, lors d'un débat à l'Assemblée nationale française à propos d'un Projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples de personnes de même sexe, il défend des amendements de son parti visant à réserver la PMA aux couples hétérosexuels et pour des motifs médicaux : il évoque les "enfants playmobil" [5].

Mandats[modifier | modifier le code]

Domaine diplomatique[modifier | modifier le code]

Il est membre du groupe d'études sur le problème du Tibet de Assemblée nationale[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]