Tramway d'Orléans

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Tramway d'Orléans
Image illustrative de l'article Tramway d'Orléans
Le tramway sur le pont George-V à Orléans

Situation Orléans (Centre)
Drapeau de la France France
Type Tramway
Entrée en service et
Fin de service
Longueur du réseau 29,3 km
Longueur additionnée des lignes 29,3 km
Lignes 2
Stations 49
Rames Alstom Citadis 301
Fréquentation 71 000 passagers par jour (2012) :

Ligne A : 46 000 et ligne B : 25 000 [1]

Écartement des rails voie normale (1 435 mm)
Propriétaire Agglomération Orléans Val de Loire
Exploitant Keolis Orléans Val de Loire
Vitesse maximale 70 km/h
Lignes du réseau A et B
Réseaux connexes réseau RFF (SNCF), réseau Ulys, vélo'+

Image illustrative de l'article Tramway d'Orléans

Le tramway d'Orléans est un réseau de tramway français situé dans l'agglomération orléanaise et le département du Loiret en région Centre.

Le réseau a connu deux versions, une première allant de 1877 à 1938 et une seconde depuis la fin de l'année 2000.

Le tramway d'Orléans dans sa forme moderne comporte deux lignes. La ligne A, sur l'axe nord-sud, ouverte depuis le et la ligne B, sur l'axe est-ouest, ouverte depuis le .

L'ancien réseau[modifier | modifier le code]

L'ancien tramway sur la place du Martroi...
... et devant la Gare

La première ligne de tramway orléanaise est ouverte le , elle est exploitée par la Compagnie générale française de tramways. En 1878, elle relie les Aydes au nord à l’extrémité sud d’Orléans. Le matériel roulant est alors constitué de voitures hippomobiles. Le , la ligne est électrifiée et nécessite donc la pose de poteaux supportant des fils électriques.

Parallèlement, trois autres lignes sont développées ; à la meilleure période leurs trajets couvrent Orléans et ses communes frontalières :

  • ligne 1 : Bel-Air - Martroi - Saint-Marceau - Olivet
  • ligne 2 : faubourg Madeleine - Martroi - Gare - Saint-Vincent
  • ligne 3 : faubourg Bourgogne (Saint-Loup) - Martroi - faubourg Saint-Jean
  • ligne 4 : cimetière - Gare - Martroi - jardin botanique

En dehors du réseau des tramways électriques urbains, il existait deux réseaux de tramways départementaux à vapeur dont les rails empruntaient certains axes de la voirie orléanaise. La ligne 1 croisait ainsi à la tête nord du pont George-V, une ligne de tramways à vapeur reliant la gare de Moulin de l’Hôpital au port du canal d'Orléans. À la tête sud du pont, la ligne 1 franchissait la ligne des tramways de Sologne qui passait en souterrain au moyen d’un tunnel.

L'exploitation des différents tramways orléanais prend fin à partir du au profit de l’autobus.

Lors de l’arrivée massive dans le Loiret de 2 800 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la Seconde République espagnole devant les troupes de Francisco Franco, les structures d’accueil du département sont rapidement débordées. Dès le 6 février, les hôpitaux de Beaugency et d’Orléans n’ont plus de lits disponibles, et un hôpital de campagne est ouvert à l’ancienne gare de tramways de Saint-Marceau[2].

Galerie[modifier | modifier le code]

La renaissance[modifier | modifier le code]

Le projet de mise en service d’un nouveau tramway apparait 52 années plus tard, en 1990. Il est déclaré d’utilité publique le .

La première ligne du tramway moderne est inaugurée le en présence du Premier ministre français Lionel Jospin après deux années de travaux[3].

Du 16 mars au 30 avril 2007, un enquête publique est réalisée dans l'optique de la création d'une seconde ligne. Le , le projet est déclaré d'utilité publique. Les travaux débutent au cours du premier trimestre 2008. La seconde ligne a été inaugurée le 29 juin 2012 et mise en service le lendemain[4].

Réseau actuel[modifier | modifier le code]

Le pont sur le Loiret à Olivet

Ligne A[modifier | modifier le code]

Article détaillé : ligne A du tramway d'Orléans.

Inaugurée en 2000, la ligne A est une ligne d'orientation Nord-Sud qui relie la station Jules Verne à Fleury-les-Aubrais à la station hôpital de la Source dans le quartier orléanais d'Orléans-la-Source par le centre-ville d'Orléans et Olivet.

Elle traverse deux cours d'eau : la Loire sur le pont George-V et le Loiret au niveau d'Olivet.

Elle dessert aussi l'ensemble du campus de l'université d'Orléans situé dans le quartier d'Orléans-La Source.

Huit œuvres d'art ont été disposées le long de la ligne pour une commande avoisinant les 1,7 million d'euros[5]. Ce sont le Portique en brique de Per Kirkeby, la Tour couronnée d'Élisabeth Ballet, les Deux maisons de Joël Shapiro, les Tempiettos de Laurent Pariente, L' Aurore de Jan Vercruysse, le Réservoir d'air de Vincent Prud'homme, la Chambre d'amour de Marc Bustamante et le Pavillon aux poissons d'Helmut Federle.

Ligne B[modifier | modifier le code]

Article détaillé : ligne B du tramway d'Orléans.
Travaux d'interconnexion entre les lignes A et B du tramway d'Orléans place De Gaulle à la mi-août 2010.

Inaugurée le 29 juin 2012, la seconde ligne du tramway d'Orléans a été construite sous le nom de projet CLEO, « Concevoir la liaison est-ouest de l'agglo orléanaise ».

La ligne B est longue de 11,3 km et traverse d'ouest en est les communes de La Chapelle-Saint-Mesmin, Ingré, Saint-Jean-de-la-Ruelle, Orléans et Saint-Jean-de-Braye.

Une correspondance avec la ligne A a lieu au niveau de la station De Gaulle, en centre-ville d'Orléans.

Cette seconde ligne fait appel à la technologie APS d'Alstom (alimentation électrique par le sol), permettant d'éviter la pose de fils aériens de contact dans les zones de forte urbanisation[6].

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

Pour les deux lignes, l'AgglO a fait appel à l'entreprise Alstom pour fournir le matériel roulant nécessaire à l'exploitation du réseau. Néanmoins, en raison des douze années qui séparent la mise en service de la première ligne de celle de la seconde ligne, les deux types de rames utilisées diffèrent légèrement. Il s'agit de Citadis 301 pour la ligne A, et de Citadis 302 pour la ligne B. Outre un design légèrement différent, la différence majeure entre les deux est le système APS présent sur les rames de la seconde ligne.

Citadis 301 (ligne A)[modifier | modifier le code]

Rame Citadis 301 à la station Université-L'indien.

Caractéristiques d'une rame Citadis 301 d'Orléans :

  • Largeur : 2,32 m
  • Longueur : 30 m
  • Hauteur : 3,27 m
  • Nombre de portes : 4 à deux vantaux et deux à un vantail sur chaque face
  • Masse à vide : 33,4 t
  • Charge maximale à l'essieu : 10 tonnes
  • Puissance du moteur : 4*140 KW
  • Tension des câbles électriques : 750 Vcc (volt courant continu)
  • Vitesse maximale : 80 km/h

Citadis 302 (ligne B)[modifier | modifier le code]

Rame Citadis 302 à la Place Halmagrand.

Caractéristiques d'une rame Citadis 302 d'Orléans :

  • Largeur : 2,40 m
  • Longueur : 32,30 m
  • Hauteur : 3,30 m
  • Nombre de portes : 12
  • Capacité : 147 places debout et 56 places assises
  • Masse à vide : 37 t
  • Alimentation : Ligne Aérienne de Contact (LAC) et Alimentation Par le Sol (APS)
  • Tension des câbles électriques : 750 Vcc (volt courant continu)
  • Écartement des voies : Standard 1 435 mm
  • Vitesse maximale : 70 km/h

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « <!« Orléans : histoires d'eau à l'agglo et tramway nommé plaisir » », sur Mag'Centre,‎ 23 mai 2013 (consulté le 2 février 2014).
  2. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 44.
  3. « Un peu d'histoire », sur www.reseau-tao.fr, Setao (consulté le 27 octobre 2010)
  4. « CLEO sur les rails », sur www.cleo.agglo-orleans.fr, Agglomération Orléans Val de Loire (consulté le 20 mai 2010)
  5. Bonnet M, Art et design entrent dans la ville, La République du Centre, édition Orléans, 9 novembre 2010, p 10
  6. « Orléans : Aux couleurs du fleuve », sur www.transport.alstom.com, Alstom (consulté le 20 mai 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Ducoin, Gérard Descaves et Yves Le Chanu, Le retour du tramway d'Orléans 1877-2000 : Un trait d'union entre Beauce et Sologne, Romorantin-Lanthenay, Communication-Presse-édition,‎ 2003, 127 p. (ISBN 2-84503-221-8)
  • François Laisney, Atlas du tramway dans les villes françaises, Paris, Éditions Recherches,‎ 2012, 422 p. (ISBN 978-2-86222-067-3, présentation en ligne), p. 264-273