Péone

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Péone
Vue sur le village en descendant de Valberg.
Vue sur le village en descendant de Valberg.
Blason de Péone
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Canton Guillaumes
Intercommunalité Communauté de communes des Alpes d'Azur
Maire
Mandat
Charles-Ange Ginésy
2014-2020
Code postal 06470
Code commune 06094
Démographie
Gentilé Péoniens
Population
municipale
961 hab. (2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 07′ 07″ N 6° 54′ 33″ E / 44.1186, 6.9092 ()44° 07′ 07″ Nord 6° 54′ 33″ Est / 44.1186, 6.9092 ()  
Altitude Min. 947 m – Max. 2 640 m
Superficie 48,59 km2
Localisation

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Péone

Péone est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Péoniens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les Chardonniers

Le Serre

La Serre

Settene

Le Plan

Alliège

Le Brac

Le Mians

Les Mianouns

Le Parc

Rabuis

Fossemagne

Fossemagnette

La Colle

Les Huerris

Le Lagas

La Colle des Amignons

Charvin

En Garets

Aubert

Les Amignons
La Baumette
Combarion
Valberg
Le Villard
Saint-Pierre

La station de Valberg[modifier | modifier le code]

La station de Valberg.

La partie urbanisée de la station d'altitude de Valberg est, pour l'essentiel située sur la commune de Péone au col du Quartier à 1700 m d'altitude. Ainsi s'explique l'usage de la dénomination Péone-Valberg. En effet, c'est seulement le domaine skiable de la station de sports d'hiver de Valberg qui s'étend, d'ouest en est, sur les trois communes de Guillaumes, Péone et Beuil

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Après la conquête romaine (achevée en 14 av. J.-C.), Auguste organise les Alpes en provinces. Le territoire de l’actuelle commune de Péone dépend de la province des Alpes-Maritimes et est rattaché à la civitas de Glanate (Glandèves). À la fin de l’Antiquité, le diocèse de Glandèves reprend les limites de cette civitas[1].

La tradition voudrait que le comte Raimond Bérenger IV de Provence ait repeuplé au XIIIe siècle le village avec des familles d'origines catalanes, tradition à l'origine du surnom de « Catalans » donné autrefois aux habitants de Péone[2].

Une autre version voudrait que ce soient des ouvriers de passage dans ces lieux après avoir travaillé à la construction de Barcelonnette, qui auraient fondé là, vers 1240, un village qu'ils nommèrent d'après la ville natale de leur chef, Péona en Catalogne[3].

Malgré cette tradition permettant d'expliquer ce curieux nom de berger espagnol, le nom de Péone dérive plus vraisemblablement de Pédona (« hauteur rocheuse »), nom plus en rapport avec la topologie des lieux[3].

Sous l'autorité de la Maison de Savoie de la dédition de 1388 au plébiscite de 1860 excepté la période 1792 à 1814.

Pour toute cette période, on pourra se reporter utilement à la partie « 4 - Histoire » de l'article « Entraunes » rédigé pour l'essentiel par André Payan-Passeron[4].

Durant la guerre de Trente ans (1618-1648), les milices locales du capitaine Boniface de Sauze, cernées par les Français, capitulèrent à Péone[3].

Française de 1792 à 1814, Péone est à nouveau française depuis le plébiscite de 1860

De 1870 à 1891, la commune compte plus de 600 habitants et c'est après 1891 que ses effectifs diminuent. Diminution induite par le développement général des sciences, des techniques et des transports caractérisé notamment par le processus d'industrialisation, l'accélération de la division du travail comme de la productivité horaire du travail et de la concentration du nombre des exploitations agricoles aux dépens des plus petites qui disparaissent. Et diminution de la population de Péone qui se manifeste ici aussi par un solde annuel négatif tant des décès par rapport aux naissances que des départs par rapport aux arrivées. Il s'agit du processus d'exode rural qui a débuté en France à partir de 1850, date à laquelle le maximum de population rurale est atteint avec 26,8 M de ruraux. Du fait de l'exode rural, la commune ne compte plus que 407 habitants en 1946. En 55 ans la commune a donc perdu un peu plus d'un tiers de ses effectifs[5]. Mais, malgré la poursuite de l'exode rural aux dépens de la paysannerie, le développement de la station touristique et de sports d'hiver de Valberg[6] explique tant la croissance des effectifs de la commune à partir du recensement de 1962 que la poursuite de la mutation de son économie et donc de sa structure sociale.

L'histoire militaire de Péone durant l'entre deux-guerres et la guerre de 1939-45

Article détaillé : Ouvrage du col de Crous.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Péone Blason D’azur à la barre de sable chargé de l’inscription PEONE en lettre capitales d’argent, accompagnée en chef d’une montagne de deux coupeaux mouvant du bord supérieur de la bare, celui de senestre plus élevé et sommé d’une croisette et en pointe d’une tête de chamois arrachée le tout d’argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 2001 Charles Ginésy RPR Sénateur et président du Conseil général des Alpes-Maritimes
2001
(réélu en 2008[7])
en cours Charles-Ange Ginésy UMP Vice-président du Conseil général des Alpes-Maritimes

Depuis le 1er janvier 2014, Péone fait partie de la communauté de communes des Alpes d'Azur. Elle était auparavant le siège de la communauté de communes de Cians Var, jusqu'à la disparition de celle-ci lors de la mise en place du nouveau schéma départemental de coopération intercommunale.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 961 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
553 875 871 831 320 307 595 646 679
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
643 660 641 645 641 581 575 534 541
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
507 476 437 473 407 404 465 515 521
1982 1990 1999 2006 2011 - - - -
535 528 682 799 961 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Payan, "L'évolution démographique et sociale du Haut-Var de 1896 à 1962", p. 39-43 dans Recherches Régionales, archives départementales des Alpes-Mmes, Nice, n° 3 (1970).
  • Elisabeth Ravel, Souvenirs du Haut-Var - Des gorges de Daluis aux gorges du Cians : Guillaumes - Sauze - Daluis - Val d'Entraunes - Beuil - Péone - Valberg, 88 pages format 21x31, Les Editions du Cabri, Breil-sur-Roya, 1988, (ISBN 2-903310-70-X).
  • Michel et Marie-Louise Gourdon, Mémoire d'en haut - Architecture et objets de la vie quotidienne dans les vallées du Mercantour, 223 pages format 23x31, Les Editions du Cabri et Le Parc National du Mercantour, Breil-sur-Roya, 2000, (ISBN 2-908816-83-0).
  • Edgar Petit, Histoire de Valberg, 343 pages format 24x31, Les Editions du Mercantour, , Puget-Théniers, 2003, (ISBN 2-908607-17-4).
  • Jean-Louis Panicacci, Les Alpes-Maritimes de 1939 à 1945, Edition Serre, Nice, 1989, 399 pages, ISBN 2-86410-134-3.
  • Jean-Louis Panicacci, "Fortifications Maginot" pages 22-23 et "Le secteur fortifié des Alpes-Maritimes" page 28 avec carte des gros et petits ouvrages et des casemates 2ème position in Sourgentin - le magazine du pays niçois, n° 207 juin-juillet 2013 consacré "à la découverte des fortifications" des Alpes-Maritimes, éditions du Sourgentin, Nice, ISSN 1243-0773.
  • Michel Braun, Jean-Pierre Garacio et Jean-Louis Panicacci, 1939-1945 La guerre dans les Alpes-Maritimes, 203 pages grand format 24x31, Les Editions du Cabri, Breil sur Roya, 1994, (ISBN 2-908816-23-7).
  • Salicis Claude et alii, 2011, Péone au fil des siècles, Mémoires de l'IPAAM, t. LII/LIII-2010/2011, 544 p. format 21x31, Nice, Editions IPAAM, directeur de publication Claude Salicis, (ISBN 978-2-9518478-9-7) :
    • Claude Salicis, avec la collaboration de Céline Winschel, Germaine Salicise, Thierry Schwab, Premier inventaire archéologique, historique et ethnographique de la commune de Péone (06), p. 17-108 Lire en ligne
    • Magali Rossi, Les particularités géologiques de la commune de Péone (06), p. 109-138
    • Laurence Lautier, La commune de Péone (06) et le territoire de Glandèves dans l'Antiquité, p. 139-150
    • Jean-Claude Poteur, Quelques aspects de Péone (06) au Moyen Âge, p. 151-160
    • Jean-Yves Coppolani, Les chartes de Péone (06) - XIVe-XVIe siècle, p. 197-214
    • Edgar Petit, Le premier habitat valbergan - Les limites territoriales de Péone (06), p. 215-240
    • Michel Gourdon, Jean-Claude Poteur, L'habitat rural ancien de la commune de Péone (06), p. 241-260
    • Marcel Graglia, Quelques aspects entrevus d'une communauté montagnarde avant et après la Révolution de 1789 (XVIIe-XIXe siècle) : Péone (06), p. 261-334
    • Gilbert Mari, Danielle Mari, La météorite du mont Vasson tombée le 29 novembre 1637 aux confins des territoires de Guillaumes et de Péone (06), p. 335-346
    • Michel Gourdon, Pastoralisme et apiculture : deux aspects de la vie économique à Péone (06), p. 347-394
    • Luc Thévenon, Les édifices religieux de Péone (06), p. 395-422
    • Gilbert Mari, La mine de plomb-zinc de Saint-Pierre à Péone (06), p. 423-447
    • André Clary, Le col de Crous ou les militaires à Péone (06), p. 449-468
    • Edgar Petit, La station de Valberg sur les communes de Guillaumes et de Péone (06), p. 469-490
    • Céline Winschel, Quelques témoignages oraux des Anciens de la commune de Péone (06), p. 491-522

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 22
  2. http://www.guide-paca.com/villes/alpes-maritimes/peone/index.html
  3. a, b et c Péone, berceau d'un empereur et de deux reines, d’après « Les Légendes et Chroniques insolites des Alpes Maritimes », Edmond Rossi, (Éditions Equinoxe)
  4. André Payan (dir. Jean Miège) in « La population du Haut-Var - Étude démographique de 1896 à 1962 », université de Nice, (mémoire principal de DES de géographie), Nice, octobre 1967, 230 pages, « Les cadres régionaux » pages 14 à 24
  5. André Payan in DES de géographie cité « 6° - Péone » pages 110 à 124.
  6. André Payan in DES de géographie cité « Chapitre quatrième : la station de Valberg » pages 157 à 171.
  7. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes. Consulté le 20 juin 2008
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  10. « Église », base Mérimée, ministère français de la Culture