École de la deuxième chance

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Les écoles de la 2e chance (E2C) émanent des objectifs définis par le Livre Blanc « Enseigner et apprendre : vers la société cognitive »[1], proposé par Édith Cresson et adopté par la Commission européenne en 1995. Associations loi de 1901, les E2C accueillent des jeunes de 18 à 25 ans (ou plus) sortis du système scolaire depuis plus d'un an, sans diplôme et sans qualification. Les E2C visent l'insertion professionnelle de ces jeunes qui ont décroché. Les missions locales et les points infos jeunesse font partie des prescripteurs habituels des E2C.

En France, on compte aujourd’hui une quarantaine d'écoles de la 2e chance (une centaine de sites). Leur financement varie d’une école à l’autre ; il peut être assuré par les régions, le FSE, la taxe d'apprentissage, les entreprises partenaires, etc.

Dans ces écoles, il n'est pas proposé de programme préétabli, mais un cursus personnalisé pour chaque élève. Le concept de l'École de la deuxième chance repose sur le principe de l’alternance en entreprise et sur l’individualisation des apprentissages dans le cadre d’une remise à niveau des savoirs de base (mathématiques, français, informatique). Les stages en entreprises permettent aux stagiaires de découvrir des métiers et de construire un projet professionnel. Les candidats doivent être motivés pour s'inscrire, et comme dans le cadre d'un emploi, ils doivent effectuer une période d'essai en début de parcours.

La formation, d’une durée variable de 6 à 10 mois et demi, peut être interrompue à tout moment dès l’instant que le stagiaire accède à un emploi ou à une formation qualifiante (le parcours moyen à l’école est de 7 mois). Des rentrées sont organisées tout au long de l'année.

Le taux de réussite est éloquent : 5 % de jeunes n' accèdent pas à un emploi (CDI ou CDD), un contrat de professionnalisation ou ne s'orientent vers une formation qualifiante ou diplômante.

Parmi les partenaires des comités de pilotage des E2C on trouve l’Éducation nationale, les collectivités territoriales, la Commission européenne, des entreprises[2] et des organismes sociaux.

Article de l'école de la deuxième chance de Chevigny St Sauveur (21)

L'école de la deuxième chance, qui se situe à Chevigny Saint Sauveur, est un dispositif de réinsertion et d'orientation professionnelle. Elle a été créée en partenariat avec la ligue de l'enseignement.

Le parcours du stagiaire se présente en deux phases :

La phase d'intégration pendant laquelle on apprend à avoir confiance en nous. De nombreuses sorties culturelles permettent aux jeunes de découvrir des endroits où ils n'auraient pas été seuls. Cette phase permet aux jeunes de réapprendre à reprendre un rythme. Il y a des projets tel que le « chantier école » et un stage « test » en fin de phase d'intégration afin de savoir si les stagiaires sont prêts à passer en phase professionnelle.


Au cours de la deuxième phase, dite professionnelle, l'alternance entre stage et école (50 % école) (50 % stage) se met en place ainsi que les projets pédagogiques tel que radio campus (radio locale de Dijon), blog, soutiens aux associations, etc.

De plus des cours de remise a niveau sont mis en place en maths, français, informatique. Jusqu'à l'obtention d 'un diplôme reconnu à un niveau BEP.

Une plate-forme de formation par internet (EDA) est utilisée par les stagiaires. Lors des stages on voit comment fonctionne les entreprises et cela nous permet de valider un projet professionnel.

Il y a aussi des cours de théâtre, arts plastiques et sport. Ils sont proposés une fois par semaine. Il y a aussi des intervenants extérieurs qui viennent animer des ateliers. Tout au long du parcours à l'E2C, des formateurs suivent les stagiaires jusqu'à l'obtention d'un travail, ou l'entrée en formation qualifiante et diplômante.

Le stagiaire est en contrat de libre adhésion: « vous n'êtes pas obligé mais c'est mieux ! ».

Critique[modifier | modifier le code]

Environ 150 000 jeunes quittent chaque année le système éducatif français sans diplôme. Pierre Tapie, président de la Conférence des grandes écoles affirme que « pour des raisons financières, le modèle des écoles de la deuxième chance n'est pas extensible à 150 000 jeunes» [3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fondation des Écoles de la deuxième chance - Accueil
  2. "Cité Foot, tremplin vers l'insertion" Lorraine et vous, le magazine d'informations de la région Lorraine n° 12 (juin-juillet-août 2011) p. 21
  3. Le Monde, le 6 octobre 2012

Liens externes[modifier | modifier le code]