Bénévent-et-Charbillac

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Bénévent-et-Charbillac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Canton Saint-Bonnet-en-Champsaur
Commune Saint-Bonnet-en-Champsaur
Statut Commune déléguée
Code postal 05500
Code commune 05020
Démographie
Population 274 hab. (2009)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 41′ 54″ N 6° 05′ 12″ E / 44.6983, 6.086744° 41′ 54″ Nord 6° 05′ 12″ Est / 44.6983, 6.0867  
Altitude Min. 923 m – Max. 2 058 m
Superficie 12,15 km2
Localisation

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Bénévent-et-Charbillac

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Bénévent-et-Charbillac

Bénévent-et-Charbillac est une ancienne commune française, située dans le département des Hautes-Alpes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, incluse depuis le 1er janvier 2013 dans Saint-Bonnet-en-Champsaur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bénévent-et-Charbillac est situé dans le Champsaur, sur la rive droite du Drac, au nord-ouest de Saint-Bonnet-en-Champsaur, dont elle fait à présent partie.

Le bocage à l'est de Bénévent

C'est un territoire de moyenne montagne, bien exposé, qui s'étend sur un ensemble de collines et de vallons qui bordent au sud-ouest le massif des Écrins. Les sols sont partagés entre bois et prairies, formant un paysage de bocage caractéristique du bas-Champsaur.

Bénévent est bordé au sud-est par le Drac, et à l'ouest par son affluent la Séveraissette, mais n'est à proprement parler arrosé par aucun cours d'eau important.

L'habitat est très dispersé. Comme souvent dans le Champsaur (cf. le Noyer, Champoléon, etc.), il n'y a pas de village-centre, mais plusieurs hameaux, de nombreux écarts, et des fermes isolées.

La mairie et l'église aux Gentillons.

Hameaux et lieudits[modifier | modifier le code]

  • Les Gentillons, où se trouvent l'ancienne mairie et l'église, et qui est parfois nommé Bénévent, au centre géographique de l'ancienne commune
  • Charbillac, au nord-ouest
  • Pisançon, à l'ouest, sous la D 23

Moins importants : l'Aubérie, les Astiers, les Chazalets, les Payas, etc.

Communications[modifier | modifier le code]

Bénévent-et-Charbillac est traversé par la D 23 reliant Saint-Bonnet à la Motte, qui ne passe par aucun des hameaux. La D 123 vers les Infournas passe par Bénévent, les Astiers et l'Aubérie ; Charbillac et Pisançon sont desservis par des routes en cul-de-sac.

Bénévent est à 17 kilomètres de Gap, 25 de Corps, et 85 de Grenoble. Un service d'autocars parcourt la D 23, avec arrêts aux embranchements.

Histoire[modifier | modifier le code]

Aux XVIIIe et XIXe siècles, les habitants avaient creusé et entretenaient de nombreux canaux d'irrigation pour palier le manque d'eau en été. Aucun cours d'eau notable n'arrosant la partie haute de la commune, il avait fallu aller chercher assez loin des cours d'eau susceptibles d'alimenter ces canaux : la Séveraissette en amont de la Motte-en-Champsaur (lieudit Valette) alimentant un canal vers Charbillac, la même Séveraissette à la hauteur de la Motte pour un canal vers Pisançon), et même l'eau de fonte d'un glacier près du sommet du Vieux-Chaillol pour l'est de la commune (le canal de Mal-Cros, resté inachevé).

La ferme de l'Histoire, à Pisançon.

Ces canaux ont été abandonnés dans la première moitié du XXe siècle, mais leurs tracés sont encore visibles sur le terrain, ainsi que les réservoirs du canal de Mal-Cros au-dessus des Payas (lac de Barbeyroux). L'usage de ces canaux est présenté en images dans le musée de l'Histoire du Champsaur, à Pisançon.

Par délibération du conseil municipal du 31 octobre 2012, la commune de Bénévent-et-Charbillac a décidé de fusionner avec la commune voisine de Saint-Bonnet-en-Champsaur, en même temps que la la commune voisine des Infournas, avec date d'effet au 1er janvier 2013[1]. Le dernier maire de la commune a été M. Paul Davin, élu en 2001 et réélu en 2008.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune était essentiellement agricole, tournée comme l'ensemble du Champsaur vers l'élevage, principalement ovin.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2009, la commune comptait 274 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
595 508 593 556 596 614 575 566 587
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
580 556 558 532 540 492 509 507 514
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
517 482 453 392 356 360 316 291 248
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
240 223 214 221 221 260 289 292 274
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Distinctions culturelles[modifier | modifier le code]

Bénévent-et-Charbillac avait reçu l’étoile verte espérantiste, distinction remise aux maires de communes recensant des locuteurs de la langue construite espéranto.

La façade de la Chapelle des Pétètes.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La chapelle des Pétètes, construite en solitaire par un maçon-charpentier du hameau de l'Auberie, qui y a placé en façade plusieurs statuettes de style naïf, d'où leur nom de pétètes, signifiant poupées en patois local ; façade classée monument historique[4].
  • L'église du chef-lieu (XIXe siècle), au style original
  • Les chapelles de Charbillac et de Pisançon
  • La « maison de l'Histoire », partie de l'écomusée éclaté du Champsaur, à Pisançon
  • Le sommet des Trois-croix (panorama) et son cimetière
  • L'étang de Barbeyroux, vestige de l'ancien canal de Mal-Cros
  • Le « pont roumieux », parfois dit pont romain, sur la Séveraïssette, qui pourrait avoir remplacé un authentique pont romain sur une voie reliant Chorges à Grenoble.

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de Wikipédia[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]