Léhon

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Léhon
Mairie de Léhon.
Mairie de Léhon.
Blason de Léhon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Dinan
Canton Dinan-Est
Intercommunalité Communauté de communes de Dinan
Maire
Mandat
René Degrenne
2014-2020
Code postal 22100
Code commune 22123
Démographie
Gentilé Léhonnais, Léhonnaise
Population
municipale
3 084 hab. (2011)
Densité 652 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 26′ 33″ N 2° 02′ 18″ O / 48.4425, -2.0383333333348° 26′ 33″ Nord 2° 02′ 18″ Ouest / 48.4425, -2.03833333333  
Altitude Min. 7 m – Max. 132 m
Superficie 4,73 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-lehon.fr

Léhon [leɔ̃] est une commune française de près de 3 000 habitants du département des Côtes-d'Armor, ville voisine de Dinan en amont (2 km au sud), dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Dans la partie orientale du département des Côtes-d'Armor, Léhon se situe aussitôt au sud de Dinan et constitue une banlieue résidentielle chic et assez aisée de cette ville. Géographiquement, on peut distinguer le bourg de Léhon d'une douzaine de hameaux d'habitations qui se sont développés surtout depuis la deuxième moitié du XXe siècle. Le bourg se trouve à l'extrémité est du village, dont le canal d'Ille-et-Rance constitue la frontière avec la ville voisine de Lanvallay. Ce bourg de petite taille est constitué de petites maisons en pierre typiques, d'une abbatiale jointe à un ancien monastère et aux vestiges d'un château fort du Moyen Âge.

Pour schématiser, le centre géographique de la commune est occupé par un bois et tout autour on trouve d'anciens lieux-dits. Le territoire du village est fortement dénivelé entre sa partie ouest, plus élevée et est, le long du canal. Léhon fait partie des six petites cités de caractère de Bretagne du département.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sous-sol granitique a permis l'exploitation d'un granite de bonne qualité. Ainsi, entre 1847 et 1849, les carrières au lieu-dit la Foresterie ont fourni plus de 1 600 m3 de matériaux pour la construction du viaduc de Dinan. Elles ont été ouvertes dans un vallon de 40 mètres de profondeur, un chemin en pente facilitant l'acheminement par le canal d'Ille-et-Rance [1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Écluse no 47 à Léhon
sur le canal d'Ille-et-Rance.
  • Le canal d'Ille-et-Rance longe la commune sur toute la partie est de son territoire. Il est alimenté à hauteur du bourg par un ruisseau qui traverse le territoire de la commune d'ouest en est. La Rance est navigable jusqu'à Léhon depuis l'estuaire.
  • Ruisseau de la Haye.
  • Ruisseau de la Ville-aux-Mouches (alimenté par le rû des Vilots).
  • Ruisseau de Basse Galinais (alimenté par le rû de Clémom et le rû des Champs Brunets).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Léhon vient soit une déformation de Léon ou du breton lean (moine) qui correspondrait à l'installation du monastère[réf. nécessaire].

Le Cartulaire de Redon mentionne plusieurs déclinaisons du nom de la commune : Leonensis (870) - Abbas Leon (ensi) - Lehonensis (au XIIe) - monasterium Leonensis (vers 870) monacus Lehonensis (895-924) - Leun (1079) - Lehum (1148 -1184) - Eccle.Beatae Maria de Lehon (1182) - Lehonensis (XIIe) - apud Lehon (1204) - Léhon (1223) -(1230) - apud Lehoneum (1229) - Lehonio (1260)-(1281) - Chastel de Lehon (1283) - Prior de Lehonio (1330).

Les hameaux[modifier | modifier le code]

la Salmonais - Haut-Etage - la Besnardais - la Marotais - Bousiné - le Chat - la Salmonair - la Nourais - la Petite Nourais - la Gautrair - la Cochais - les Clos Galets - les Petits Clos Galets - le Saint-Esprit - la Grande-Haye (les Ponts-Pillets) - la Haye - le Grand Coulbart -lLe Moulin de Chassepot - la Brancherie - les Granges - les Champs Brunets - Clermont (XIIe) - Haute-Gâtinais - Basse-Gâtinais - Ville-aux-Mouches - Ville-aux-Oiseaux - la Chouanière - les Villes - les Vilots - Haut-Eclair - les Bas Villots - Saint-Suliac.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la bande d'hermine, accompagnée en chef d'une crosse d'or et en pointe d'un château de trois tours du même.
Commentaires : En terre monastique et féodale, Léhon s'est dotée d'un blason mi-partie : La crosse de l'Évêque Magloire, Saint Patron de l'Abbaye, les Tours du château séparées par un bandeau d'hermines, avec la couronne ducale surmontant l'ensemble. Le blason de la commune fut réalisé par Claude Haley, graveur de timbres en 1981.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas de traces d'une occupation du site sous l'Antiquité. Des gisements de pierres taillées ont été trouvés sur les communes avoisinantes, mais pas de menhir ni dolmen. Puis les Celtes arrivent, les Coriosolites, une tribu gauloise installée entre Le Gouët et la Rance avec Corseul comme capitale, fait entrer Léhon dans l'histoire. Les Romains occupent les lieux entre le Ier siècle et le Ve siècle après J.-C., Corseul est chef-lieu de la civitas romaine. Léhon est situé sur la voie romaine allant de Corseul à Rennes et l'on traverse la Rance à gué à l'emplacement de l'actuel pont de Léhon. La ville est habitée à l'époque des Gaulois et des Romains, des céramiques et divers vestiges l'attestant. Les Bretons arriveront entre les Ve siècle et VIIe siècle laissant leur marque dans la toponymie encore présente.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 850, six moines venant du pays de Galles s'installent dans la vallée de la Rance, priant Dieu jour et nuit pour obtenir des terres. Un jour de chasse aux sangliers, le roi Nominoë s'arrête en ces lieux et se laisse convaincre par les moines, à la condition de trouver des reliques d'un saint breton, il leur promet les terres de Léhon.

C'est l'un d'entre eux, Condan, qui a l'idée de récupérer le corps de saint Magloire qui repose depuis deux siècle dans l'île de Sercq. Ils s'embarquèrent sur la Rance et gagnèrent la pleine mer. Ils commirent leur larcin de nuit avec la complicité du ciel qui permit l'ouverture de la grosse dalle de pierre recouvrant le tombeau. De retour, ils s'arrêtent à Pleudihen-sur-Rance, sous un pommier ne donnant pas de fruit. Au matin, l'arbre porte de beaux fruits rouges, saint Magloire a béni les pommes de Pleudihen.

Nominoë, vint vénérer les reliques du saint, donnant terres et argent aux saints hommes, les miracles abondent, les pèlerins affluent, c'est l'âge d'or de l'abbaye Saint-Magloire de Léhon. Les seigneurs de Léhon, établissent une forteresse de bois sur le mamelon dominant la vallée de la Rance et le bourg se peuple. Les bâtiments de bois laissèrent rapidement place à ceux de pierre. Des querelles éclatèrent rapidement au sein de cette communauté. Les Vikings firent leur apparition vers 910 et les moines fuient vers Paris alors que l'abbaye est pillée et détruite.

Le château de Léhon.

En 937, Alain II de Bretagne dit Barbe Torte libère la Bretagne. Après l'an mil, les moines exilés à Saint-Magloire de Paris retournent à Léhon relever l'abbaye qui reste sous la direction de l'abbaye de Paris et devient un prieuré. Le château est reconstruit. Il est mentionné en 1034 dans la querelle qui oppose en 1035 Alain III de Bretagne et Eudes, dit Éon Ier de Penthièvre, pour l'héritage de leur père Geoffroi Ier de Bretagne. Le château est assiégé en 1065 par le duc de Normandie et il est alors abandonné pour le château de Dinan, mais reconstruit en 1124. Alain de Dinan autorise les moines de Léhon à prendre du bois dans sa forêt de Dinan, autorisation confirmée en 1209 par Juhel de Mayenne époux de Gervaise.

Le château subit un autre siège en 1168 par Henri II roi d'Angleterre et le château est rasé l'année suivante, mais reconstruit en 1170. Le marché de ce fait disparaît. L'église paroissiale dédiée à Notre Dame, entourée de son cimetière est déjà mentionnée en 1156. En 1187, l'évêque de Saint-Malo fait un procès aux moines qui ont en 1187 vendu sans son accord leur ancien droit de marché aux seigneurs de Dinan-Bécherel.

XIIIe - XVe siècle[modifier | modifier le code]

En 1233, Gervaise de Dinan fait don de portion de forêt aux moines. En 1264, Alain II d'Avaugour, son petit-fils, seigneur de Dinan, vendra le fief de Dinan et de Léhon pour 16 000 livres tournois à Pierre de Bretagne. Celui-ci, partant pour la Croisade l'année suivante, cède son fief à son père Jean Ier de Bretagne.

Reconstruit au XIIIe siècle par Pierre Mauclerc, ce sont ses ruines que l'on voit aujourd'hui. Le fief est la propriété de Gervaise de Dinan. En 1344, les faubourgs de Dinan sont incendiés par les troupes du comte de Salisbury. En 1357, la commune subi un nouveau siège des Anglais commandés par le duc de Lancastre. Dans le cadre de la Ggerre de Succession de Bretagne, Olivier de Clisson pille Dinan et ses faubourgs en 1379. Les places fortes de Léhon et de Dinan seront restituées au duc de Bretagne, Jean IV après le second Traité de Guérande, du 13 janvier 1381.

À la fin du XIVe siècle, le fief est peuplé de 70 feux soit environ 350 personnes en 1395. La peste noire sévit de 1400 à 1470 pratiquement tous les dix ans. Le recensement de 1427 à 1432 laisse apparaître une population de 50 feux à Léhon soit 250 personnes environ.

Tout au long des XIIIe et XIVe siècles, le prieuré va s'enrichir de nouvelles dîmes, églises et terres. L'institution de la commende en 1440 va ouvrir le chemin de la décadence de l'abbatiale. Le premier abbé commanditaire sera Guillaume d'Estouville de 1451 à 1483. En 1446, première Réformation des titres de noblesse. De 1488 à 1491, la peste et la famine ravagent la région.

XVIe ‑ XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1543, le prieur a le droit de Haute, Moyenne et Basse Justice. En 1601, François Racine de Corseul, coupable de deux meurtres, est exécuté par pendaison au gibet du prieuré à côté de la Grande-Haye. La réforme des ordres monastiques se fit à Léhon avec l'arrivée de jeunes religieux en 1604. Les plus scandaleux parmi les vieux moines regagnèrent Marmoutier. Le Père Noël Mars fut une figure rayonnante de cette nouvelle génération de religieux.

Les ruines du vieux château sont données par le roi Louis XIII, en 1620 à Charles Bruslard, prieur commendataire du couvent de Léhon (1588-1622) et aumônier du roi, qui se servira des pierres pour le réfectoire du couvent. Il fait rebâtir le portail la même année et réparer le dortoir en 1628, année où l'ordre est rattaché à la Congrégation de Saint-Maur. Jean de l'Estrade prieur commendataire (1670-1674) releva le cloître, fit restaurer les bâtiments conventuels et fit refaire le mur qui borde la Rance.

Le duc de Mercœur, gouverneur de Bretagne érigea la Cour et Sénéchaussée royale de Dinan en présidial (1588-1589). Guillaume d'Argentré en est le Président, maître Jean Nicolas de la Touche et Denis Desservillede la Bénardais sont conseillers. Le prieuré Saint-Magloire relève du présidial de Rennes. Le prieuré de Léhon avait seul, avec les Commanderies de Saint-Jean de Jérusalem et certains évêchés, le doit de Quintaine, qu'il utilisait allègrement.

XVIIIe siècle - La Révolution[modifier | modifier le code]

En 1720, Louis XV signe la suppression des menses prieurales et conventuelles de 11 couvents dépendant de Marmoutiers seule la conventuelle est conservée pour Léhon.

En décembre 1756, Pierre Quentin coupable de plusieurs meurtres est pendu. La religion ne fait plus recette et le prieuré qui ne comporte plus que 6 moines, ferme le 24 mai 1767, les religieux partant de nuit. Cela rappelle quelque peu l'arrivée à Léhon des moines 900 ans plus tôt. La population est d'environ 400 personnes vers 1760 et de 600 vingt ans plus tard. En 1788, trois régiments de Penthièvre séjournent à l'abbaye depuis un an. En 1790, Léhon devient une commune et l'année suivante la juridiction du prieuré est supprimée, les biens sont vendus dont l'abbaye elle-même le 19 mars 1792. Le curé vient la nuit célébrer la messe dans la boutique des sœurs Le Hardy.

Époque moderne (XIXe ‑ XXIe siècle)[modifier | modifier le code]

La commune de Tressaint est rattaché à Léhon en 1803 puis à Lanvallay en 1807. En 1835, c'est l'arrivée des frères de Saint-Jean-de-Dieu, qui établissent un asile d'aliénés au lieu-dit: les Bas Foins. Aussi, la population va tripler de 640 habitants à 1283 en 1880.

Au cours du XXe siècle, le village conserve, restaure et met en valeur les ruines de son château médiéval : bases des tours datant de la fin du XIe siècle et architecture du XIIIe siècle.

Le 13 décembre 2012, le conseil municipal de Léhon s'est dit favorable à une fusion avec la commune de Dinan.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Le pouvoir religieux appartient au curé dépendant de l'évêque de Saint-Malo dont l'influence est considérable sur le plan spirituel et moral. Les biens de la paroisse sont gérés par le général de paroisse, son cadre dépasse le domaine religieux puisqu'il gère les écoles, routes, sépultures, procès, gens de guerre à loger, impôts etc.

Le pouvoir civil local est représenté par le général de paroisse, la Fabrique, une sorte de conseil composé de 12 membres choisis parmi les notables les plus imposés de la paroisse. Deux fabriciens président, chargés de secourir les pauvres, d'entretenir les lieux de culte et de collecter les impôts. C'est au cours de la grand-messe que les affaires administratives de la paroisse sont annoncées.

Le pouvoir administratif royal dépend de la subdélégation de Dinan. Les petits délits sont jugés par la justice du prieuré mais le pouvoir judiciaire dépend de la Sénéchaussée de Dinan

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs après la Révolution française
Période Identité Étiquette Qualité
19 avril 1790 2 juillet 1790 Guillaume Viel Grandchamp    
2 juillet 1790 20 novembre 1791 Gilles Pépin    
20 novembre 1791 9 décembre 1792 Laurent Lemy    
9 décembre 1792 10 mars 1793 Pierre Amiot    
10 mars 1793 27 janvier 1795 Gilles Pépin    
27 janvier 1795 6 novembre 1795 Thomas Duchalonge    
6 novembre 1795 29 mai 1797 Thomas Duchalonge    
29 mai 1797 20 juin 1800 François Bonnier   agent
20 juin 1800 18 août 1800 Joseph Burllourde   agent
18 août 1800 27 janvier 1805 Guillaume Viel Grandchamp    
27 janvier 1805 30 août 1815 Joseph Burllourde   nommé
30 août 1815 23 mars 1823 Désiré Guisnel   nommé
23 mars 1823 8 octobre 1848 Joseph Amiot    
8 octobre 1848 10 août 1856 Jean-Marie Amiot   nommé
10 août 1856 10 septembre 1860 François Duponcel   adjoint faisant fonction
10 septembre 1860 10 octobre 1869(dém) François Duponcel   nommé
27 mars 1870 17 juin 1888 Louis Chupin   nommé
17 juin 1888 17 mai 1904 Fernand Le Fer de la Gervinais    
17 mai 1904 17 mai 1925 François Rouxel    
17 mai 1925 6 décembre 1934 Louis Jan    
6 décembre 1934 6 décembre 1934 Jean Blevin    
6 décembre 1934 12 novembre 1939 Jean Morin    
2 juin 1940 17 septembre 1944 Jean Blevin   maire par délégation
17 septembre 1944 28 janvier 1945 François Viot   délégué
28 janvier 1945 3 janvier 1954+ François Viot    
3 janvier 1954 28 février 1954 Ernest Lucas   adjoint remplaçant le maire +
28 février 1954 7 juin 1957 + Olivier Briand    
7 juin 1957 22 mars 1959 Ernest Lucas    
22 mars 1959 21 mars 1965 Georges Hervé    
21 mars 1971 20 mars 1977 Georges Hervé    
20 mars 1977 mars 1983 Georges Hervé    
mars 1983 mars 1989 Georges Hervé    
mars 1989 mars 1995 Georges Hervé    
mars 1995 mars 2001 Georges Hervé    
18 mars 2001 16 mars 2008 Léo Carabeux   Cadre d'assurance retraité
16 mars 2008 4 avril 2014 Léo Carabeux   - style="vertical-align: top" 4 avril 2014 En fonction René Degrenne UMP - Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Léhon est jumelée avec la ville d'Abstatt en Allemagne, dans le Land du Bade-Wurtemberg. Des séjours outre-Rhin sont organisés tous les ans notamment avec les écoles.

Populations et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
533 529 513 545 552 640 933 1 080 713
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 326 1 336 1 440 1 374 1 473 1 462 1 288 1 326 1 405
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 421 1 538 1 587 1 482 1 607 1 594 1 657 1 424 1 655
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 848 2 415 2 655 3 124 3 219 3 103 2 766 2 872 2 969
2011 - - - - - - - -
3 084 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie politique[modifier | modifier le code]

L'actuel maire, Léo Carabeux, sans étiquette politique, est considéré comme de droite. En revanche, les électeurs de la commune ont plutôt tendance à voter à gauche, en témoignent les différents résultats électoraux récents dans la commune.

Élection présidentielle française de 2007[modifier | modifier le code]

Résultat des élections à Léhon
Candidat Premier tour Second tour
Ségolène Royal 29,42 % 53,46 %
Nicolas Sarkozy 28,6 % 46,54 %
François Bayrou 25,45 % -

Lors l'élection présidentielle de 2007, douze candidats s'affrontent. A Léhon, Ségolène Royal, la candidate socialiste arrive en tête au premier comme au second tour - quand bien même Nicolas Sarkozy la devance à l'échelle nationale.

Au second tour de l'élection du président de la République en 2007, le chiffre de la participation a été très important avec un chiffre remarquable : 89,56 % ce qui est supérieur à la moyenne nationale.

Élection municipale léhonnaise de 2008[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipales de 2008, deux listes, officiellement sans étiquette politique, s'affrontaient : celle du maire sortant Léo Carabeux et une liste indépendante dite « sociale-démocrate ». À l'issue du scrutin, la liste de Léo Carabeux arrive en tête et celui-ci est réélu d'une courte majorité.

Élection régionale bretonne de 2010[modifier | modifier le code]

Au second tour des élections régionales de 2010 la liste du Parti Socialiste et de Bretagne-Écologie emmenée par Jean-Yves Le Drian a recueilli plus de 50 % des suffrages dans une triangulaire qui l'opposait à la liste UMP de Bernadette Malgorn, près de 33 %, et à la liste Europe Écologie de Guy Hascoët, environ 17 %.

Élection présidentielle française de 2012[modifier | modifier le code]

Résultat des élections à Léhon
Candidat Premier tour Second tour
François Hollande 33,14 % 54,66 %
Nicolas Sarkozy 28,34 % 45,34 %
François Bayrou 13,18 % -
Jean-Luc Mélenchon 10,09 % -
Marine Le Pen 9,39 % -
Eva Joly 2,29 % -
Philippe Poutou 1,49 % -
Nicolas Dupont-Aignan 1,17 % -
Nathalie Arthaud 0,64 % -
Jacques Cheminade 0,27 % -

L'élection présidentielle de 2012 voit s'affronter dix candidats. Comme au niveau national, le candidat socialiste François Hollande arrive en tête dans la commune de Léhon.

Au premier tour de l'élection du président de la République en 2012, le chiffre de la participation a été très important avec un chiffre de 88,46 % ce qui est bien supérieur à la moyenne nationale.

Lors du second tour de cette élection, François Hollande arrive à nouveau en tête avec 54,66 % des suffrages. Il fait donc mieux que Ségolène Royal dans la commune cinq ans auparavant. Avec 45,34 % des voix, le président sortant Nicolas Sarkozy perd lui 12 voix par rapport à 2007. Au second tour, le chiffre de la participation a été légèrement plus important qu'au premier avec 88,89 % de votants.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

On dénombre pas moins de trois écoles du premier degré sur le territoire de la commune : deux écoles publiques, l'école Victor-Hugo et l'école dite du Château et une école privée, l'école Du Guesclin.

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, une salle omnisports (baptisée depuis Delphes) pour le handball, le patinage sur roulettes et les pratiques scolaires a été réalisée quartier de La Nourais, elle s'accompagne d'un terrain de foot, d'un terrain de rugby et d'une piste d'athlétisme. Au début des années 2000, un local pour les associations de rugby et d'athlétisme a vu le jour. En 2010, une nouvelle salle baptisée Olympie a été inaugurée et elle regroupe les activités de gymnastique, de danse, de boxe, de tir à l'arc et de musculation. Le complexe sportif de La Nourais est un des plus grands sites pour la pratique du sport dans la communauté de commune.

La commune est également équipée d'une salle de tennis et de badminton au bourg, et d'un terrain de football qui accueille le Dinan Léhon FC au Clos-Gastel. Il existe également la piscine des Pommiers qui est une piscine de plein-air et gérée par la communauté de communes. Celle-ci se situe dans le bourg de Léhon même si théoriquement elle apparait sur l'atlas de la communauté de commune comme étant partiellement à Dinan et partiellement à Léhon. La piscine est équipée de deux bassins principaux, l'un pour la natation et l'autre pour le loisir, et d'un triple toboggan.

Économie[modifier | modifier le code]

Grenier-séchoir des lavandières

Essentiellement agricoles, les activités de la commune ont évoluées au fil des siècles.

La culture du lin et du chanvre a aujourd'hui disparue dans la vallée de la Rance. En revanche, les paysans font pousser le pommier à cidre à partir du XVIIe siècle ainsi que les poires à cidre (poiré), les noyers, chênes et châtaigniers. Les cultures de Froment, sarrasin, orge, paumelle étaient destinée à l'alimentation et l'avoine, le trèfle et le foin étaient pour le bétail. Jusqu'au XVIIIe siècle, le petit paysan possède une seule vache, lui fournissant lait et beurre et le petit lait pour son cochon. L'âne disparaît au profit du cheval pour tirer la charrue, et moutons, volailles complètent le cheptel avec une chèvre ou deux. En 1626 et 1627, avec deux années de pluies continuelles et de fortes crues, les récoltes pourrissent.

De 1795 à 1800, il y a au bourg une quinzaine de commerces dont six sont aussi débit de boissons et neuf ateliers de tisserands. Le XVIIIe siècle connaît une grande activité commerciale. La construction du viaduc de Dinan en 1852 va détourner le trafic et amorce le déclin du bourg.

Le tissage est pratiqué depuis le XVIe siècle dans la région de Dinan et participe à l'exploitation des toiles à partir de Saint-Malo, vers l'Espagne et l'Amérique du Sud. Le fil tissé part pour Rennes. Sur les bords de Rance, les toiles sont lavées, essorées et mises à blanchir sur les prés. Elles servent pour la confection de draps, nappes, torchons et chemises. On dénombre 31 tisserands entre 1795 et 1800. En 1854 est créée à Léhon la première manufacture industrielle pour le tissage du lin, elle a employé une quarantaine de personnes. En 1860, ils sont 100 à tisser les toiles pour les voiles des bateaux.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux notables[modifier | modifier le code]

Le calvaire du Saint-Esprit.
  • Abbaye Saint-Magloire de Léhon : datant du IXe siècle, l'abbatiale et la commune ont servi de cadre au roman Le Trésor de l'abbaye (1876) de Raoul de Navery.
  • Château de Léhon à l'entrée du bourg
  • Calvaire du Saint-Esprit, classé Monument Historique le 13 juillet 1907
  • Cuve baptismale du XIIIe siècle, classée Monument Historique en 1931
  • Chapelle du Saint-Esprit (détruite)
  • Chapelle de Clermont (détruite)
  • Chapelle Saint-Joseph (détruite en 1964, située dans le château à l'emplacement du donjon)
  • Eglise paroissiale du bourg (détruite)
  • Reliquaire contenant des ossements de Saint-Magloire (nef de l'Abbatiale)
  • Saint-Magloire (Statue en bois XIVe, au Musée de l'Abbaye)
  • Pont de Léhon XVIIe siècle : il remplace un pont en bois, à l'emplacement du gué de la voie romaine Corseul-Rennes. Destruction de l'arche centrale par les Allemands en 1944, reconstruit en 1946.
  • Mairie : ancien pressoir à cidre de l'abbaye, elle fut restaurée au XIXe siècle et le rez-de-chaussée servit d'école publique des garçons jusqu'en 1960.
  • Maison de 1749 au Bourg, mairie en 1805, école des religieuses de Créhen de 1869 à 1891 puis habitation particulière depuis 1924.
  • Vieilles maisons rurales, rue du Bourg.
  • Manoir de la Marotais (XVIe siècle)
  • Manoir de la Renardière(XVIIe siècle)

Iconographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Henri Michel (1817-1905), dessin de l'abbaye et du village par ce peintre réfugié à Dinan en 1870-1871 avec ses trois enfants[4].
  • Alain Valtat (photographe), vues de Léhon et ses monuments en cartes postales, 1996-2000.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fouéré-Macé (Abbé), Le Prieuré royal Saint-Magloire de Léhon 1892.
  • Françoise Picarda, Léhon entre rêve et Rance, Maury Imprimeur à Manchecourt 45 (Septembre 1997) Ville de Léhon 997 (ISBN 2-9511545-0-X)
  • Bibliothèque de l'Arsenal ; Ms latin:1032; Vitae St Magorii
  • Les Annales de Redon
  • Collectif (sous la direction de Jean-Luc Flohic), Le Patrimoine des communes de Côtes-d'Armor, t.1, éd. Flohic, 1998, p. 273-275 (ISBN 2-84234-017-5)
  • B. d'Argentré, Histoire de Bretaigne, 1618, p. 216
  • Dom Lobineau, Histoire de Bretagne, t. I, p. 92
  • A. de la Borderie, Histoire de Bretagne, t. III, p. 10
  • Ch. L. Salch et Jérôme Michel, Le Château de Léhon, Strasbourg, Centre d'étude des châteaux-forts,‎ 1996, 20 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Chauris, « Les carrières exploitées pour la construction du viaduc de Dinan (1846-1852) », dans Le Pays de Dinan, 2002, p. 219-241.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. Base Joconde: Conservés au musée Alfred Danicourt de Péronne, acquis en 2010

Liens externes[modifier | modifier le code]

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