Anglin
| Anglin | |
|---|---|
L'Anglin à Mérigny. |
|
| Caractéristiques | |
| Longueur | 91,3 km |
| Bassin | 1 660 km2 |
| Bassin collecteur | Bassin de la Loire |
| Débit moyen | 12,5 m3⋅s-1 (Mérigny) |
| Régime | Pluvial océanique |
| Cours | |
| Source | Monts de la Marche |
| · Localisation | Azerables |
| · Altitude | 286 m |
| · Coordonnées | |
| Confluence | Gartempe |
| · Localisation | Angles-sur-l'Anglin |
| · Altitude | 62 m |
| · Coordonnées | |
| Géographie | |
| Principaux affluents | |
| · Rive gauche | Benaize et Salleron |
| · Rive droite | Abloux et Sonne |
| Pays traversés | France |
| Régions traversées | Limousin Centre Poitou-Charentes |
| Principales villes | Azerables, Bélâbre, Mérigny et Angles-sur-l'Anglin |
L'Anglin est une rivière française, qui coule dans les départements de la Creuse, de l'Indre et de la Vienne.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Longue[1] de 91,3 km, elle prend sa source[1] dans le département de la Creuse à 370 m d'altitude aux pieds des monts de la Marche[1], vers Azerables. Son confluent[1], avec la Gartempe se trouve près de la commune d'Angles-sur-l'Anglin, dans le département de la Vienne. Le bassin versant de l'Anglin est entouré des bassins de la Creuse à l'est ainsi qu'au nord et de la Gartempe à l'ouest.
[modifier] Histoire
[modifier] Étymologie
[modifier] Historique
[modifier] Hydrologie
Le débit de l'Anglin a été observé sur une période de 40 ans (1969-2008), au niveau de la commune de Mérigny, localité située dans le département de l'Indre à la limite du département de la Vienne, peu avant son confluent[2]. La surface étudiée y est de 1 627 km², soit la presque totalité du bassin versant qui est de 1 660 km².
Le débit moyen interannuel ou module de l'Anglin observé à Mérigny est de 12,5 m³ par seconde.
L'Anglin est une rivière très irrégulière et présente notamment d'importantes fluctuations saisonnières de débit, avec des crues d'hiver-printemps situées dans une fourchette allant de 15,6 à 28,8 m³ par seconde de décembre à mai inclus (maximum en février). Dès le mois de juin, le débit se réduit fortement, ce qui aboutit rapidement à la période des maigres d'été, en juillet-août-septembre, s'accompagnant d'une chute du débit moyen mensuel atteignant 2,16 m³ par seconde au mois d'août, puis 2,01 m³ au mois de septembre. Mais les fluctuations peuvent être bien plus importantes d'après les années, ou observées sur de courtes périodes.
Débit moyen mensuel (en m³/s) mesuré à la station hydrologique de Mérigny - données calculées sur 40 ans

Ainsi le VCN3 peut chuter sous les 0,23 m³ par seconde en cas de période quinquennale sèche, ce qui peut être considéré comme sévère, le débit du cours d'eau étant alors réduit à 2 % de son débit moyen.
Quant aux crues, elles peuvent être catastrophiques. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 210 et 330 m³. Le QIX 10 est de 400 m³ par seconde, le QIX 20 de 470 m³ et le QIX 50 de 560 m³ par seconde, valeurs dépassant de plus ou moins 15 % celles de la Gartempe à Montmorillon, pourtant nettement plus abondante que l'Anglin (débit moyen de 22,2 m³ contre 13 m³).
À titre de comparaison avec une importante rivière du bassin parisien, soulignons que le QIX 10 de la Marne en fin de parcours, dans la région parisienne, vaut 510 m³ contre 400 pour l'Anglin, et que son QIX 50 se monte à 650 m³ (contre 560 pour l'Anglin). Ainsi les débits calculés de crues de la Marne dépassent de seulement quelque 15 % ceux de la l'Anglin, alors que son bassin est près de huit fois plus étendu.
Le débit instantané maximal enregistré a été de 611 m³ par seconde le 1er mai 1981, soit plus que le débit moyen de la Seine à son embouchure. En comparant ces données avec l'échelle des QIX calculés de la rivière, cette crue était plus que cinquantennale, peut-être centennale, et donc exceptionnelle.
La lame d'eau écoulée dans le bassin de l'Anglin est de 244 millimètres annuellement, ce qui est moyen, inférieur à l'ensemble de la France tous bassins confondus (plus ou moins 320 millimètres), mais équivalent à la moyenne du bassin versant de la Loire (250 millimètres) et nettement supérieur aux chiffres relevés dans la partie nord-ouest du bassin parisien (souvent de l'ordre de 150 mm). Le débit spécifique se monte à 7,7 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.
[modifier] Affluents
[modifier] Territoires communaux traversés
[modifier] Culture
[modifier] Résurgence
Il existe une source, nommée « cul-froid » ou « roche froide » ou « font froide » ou encore « fontaine du rocher de la Dube », en aval de Mérigny, près du rocher de la Dube. Elle fait à ce jour partie des 100 « premières » résurgences de France...
La source est principalement alimentée par les eaux de pluie du plateau. Un test de coloration a démontré qu'une partie de l'eau provient de la perte souterraine de l'Anglin à la Poirelle depuis la grotte de la Roche Noire en amont de Mérigny. Un flot limpide et tempéré (12,5 °C à 13,5 °C) sort de la roche pour rejoindre l'Anglin. Le débit serait de 6 à 7 m3/min en été.
La galerie souterraine peut atteindre, en son point le plus bas, moins 55 mètres de profondeur. Certaines salles sont néanmoins très grandes et très hautes, plus de 40 mètres de haut. Des plongeurs l'explorent régulièrement et font des relevés topographiques pour tracer le chemin de la rivière souterraine et remonter à sa source. Ils viennent de trouver la continuation de la résurgence et celle-ci continue de s'enfoncer[4].
[modifier] Les carrières de pierres et sarcophages
Le calcaire qui affleure dans la région s'est formé par accumulation de débris d'organismes marins à l'époque du Jurassique supérieur. Il s'agit d'un calcaire tendre à l'extraction (sous eau) qui durcit en séchant. Les carrières de pierres ont longtemps été exploitées dans la région et plus particulièrement le long de l'Anglin.
La forme et les dimensions des blocs retrouvés et les marques laissées dans certaines carrières, laissent penser qu'il s'agissait de la taille de sarcophages de l'époque mérovingienne. Par exemple le rocher de la Dube présente des marques très anciennes de pic (en zig-zag) caractéristiques de ces extractions[4].
[modifier] Loisirs
[modifier] Activités nautiques
[modifier] Pêche et poissons
[modifier] Notes et références
- Site du SANDRE, Fiche cours d'eau, l'Anglin (L5--0190) lire (consulté le 22 décembre 2011).
- Site de la Banque Hydro, Station L5741910, L'Anglin à Mérigny (Synthèse) lire (consulté le 22 décembre 2011).
- Site du Géoportail lire (consulté le 22 décembre 2011).
- Site de la commune de Mérigny, La vallée de l'Anglin lire (consulté le 22 décembre 2011).
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
- Voir en temps réel la hauteur d'eau de la rivière Anglin à Mérigny
- Voir en temps réel la hauteur d'eau de la rivière Anglin à Prissac
- Site Hydro Eau de France (ne pas cocher la case "Station en service")
- L'Anglin sur le site du SANDRE