Anglin

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Anglin
L'Anglin à Mérigny.
L'Anglin à Mérigny.
Caractéristiques
Longueur 91,3 km [1]
Bassin 1 660 km2
Bassin collecteur Bassin de la Loire
Débit moyen 12,5 m3/s (Mérigny)
Régime Pluvial
Cours
Source Monts de la Marche
· Localisation Azerables
· Altitude 286 m
· Coordonnées 46° 20′ 27″ N 1° 28′ 58″ E / 46.3409, 1.4827 (Source - Anglin)  
Confluence Gartempe
· Localisation Angles-sur-l'Anglin
· Altitude 62 m
· Coordonnées 46° 42′ 15″ N 0° 51′ 56″ E / 46.7042, 0.8656 (Confluence - Anglin)  
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Benaize et Salleron
· Rive droite Abloux et Sonne
Pays traversés Drapeau de la France France
Régions Limousin
Centre
Poitou-Charentes
Départements Creuse
Indre
Vienne
Principales villes Azerables, Bélâbre, Mérigny et Angles-sur-l'Anglin

Sources : SANDRE, Géoportail et Banque Hydro

L'Anglin est une rivière française, qui coule dans les départements de la Creuse, de l'Indre et de la Vienne, en régions Limousin, Centre et Poitou-Charentes.

Hydronymie[modifier | modifier le code]

Géographie[modifier | modifier le code]

Longue[1] de 91,3 km, elle prend sa source[1] dans le département de la Creuse à 370 m d'altitude aux pieds des monts de la Marche[1], vers Azerables. Son confluent[1], avec la Gartempe se trouve près de la commune d'Angles-sur-l'Anglin, dans le département de la Vienne. Le bassin versant de l'Anglin est entouré des bassins de la Creuse à l'est ainsi qu'au nord et de la Gartempe à l'ouest.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

La station de mesure de Mérigny.
La station de mesure de Mérigny.

Le débit de l'Anglin a été observé sur une période de 40 ans (1969-2008), au niveau de la commune de Mérigny, localité située dans le département de l'Indre à la limite du département de la Vienne, peu avant son confluent. La surface étudiée y est de 1 627 km2, soit la presque totalité du bassin versant qui est de 1 660 km2.

Le module de l'Anglin observé à Mérigny est de 12,5 m3/s.

L'Anglin est une rivière très irrégulière et présente notamment d'importantes fluctuations saisonnières de débit, avec des crues d'hiver-printemps situées dans une fourchette allant de 15,6 à 28,8 m3/s de décembre à mai inclus (maximum en février). Dès le mois de juin, le débit se réduit fortement, ce qui aboutit rapidement à la période des maigres d'été, en juillet-août-septembre, s'accompagnant d'une chute du débit moyen mensuel atteignant 2,16 m3/s au mois d'août, puis 2,01 m3 au mois de septembre. Mais les fluctuations peuvent être bien plus importantes d'après les années, ou observées sur de courtes périodes.

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : Mérigny - données calculées sur 40 ans
(1969-2008)

Source : Banque Hydro : Station L5741910

Ainsi le VCN3 peut chuter sous les 0,23 m3/s en cas de période quinquennale sèche, ce qui peut être considéré comme sévère, le débit du cours d'eau étant alors réduit à 2 % de son débit moyen.

L'échelle graduée de la station de mesure, à Mérigny.
L'échelle graduée de la station de mesure, à Mérigny.

Les crues peuvent être catastrophiques. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 210 et 330 m3. Le QIX 10 est de 400 m3/s, le QIX 20 de 470 m3 et le QIX 50 de 560 m3/s, valeurs dépassant de plus ou moins 15 % celles de la Gartempe à Montmorillon, pourtant nettement plus abondante que l'Anglin (débit moyen de 22,2 m3 contre 13 m3).

À titre de comparaison avec une importante rivière du bassin parisien, soulignons que le QIX 10 de la Marne en fin de parcours, dans la région parisienne, vaut 510 m3 contre 400 pour l'Anglin, et que son QIX 50 se monte à 650 m3 (contre 560 pour l'Anglin). Ainsi les débits calculés de crues de la Marne dépassent de seulement quelque 15 % ceux de l'Anglin, alors que son bassin est près de huit fois plus étendu.

Le débit instantané maximal enregistré a été de 611 m3/s le 1er mai 1981, soit plus que le débit moyen de la Seine à son embouchure. En comparant ces données avec l'échelle des QIX calculés de la rivière, cette crue était plus que cinquantennale, peut-être centennale, et donc exceptionnelle.

La lame d'eau écoulée dans le bassin de l'Anglin est de 244 millimètres annuellement, ce qui est moyen, inférieur à l'ensemble de la France tous bassins confondus (plus ou moins 320 millimètres), mais équivalent à la moyenne du bassin versant de la Loire (250 millimètres) et nettement supérieur aux chiffres relevés dans la partie nord-ouest du bassin parisien (souvent de l'ordre de 150 mm). Le débit spécifique se monte à 7,7 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Résurgence[modifier | modifier le code]

Le pont de Concremiers.

Il existe une source, nommée « cul-froid » ou « roche froide » ou « font froide » ou encore « fontaine du rocher de la Dube », en aval de Mérigny, près du rocher de la Dube. Elle fait à ce jour partie des 100 « premières » résurgences de France...

La source est principalement alimentée par les eaux de pluie du plateau. Un test de coloration a démontré qu'une partie de l'eau provient de la perte souterraine de l'Anglin à la Poirelle depuis la grotte de la Roche Noire en amont de Mérigny. Un flot limpide et tempéré (12,5 °C à 13,5 °C) sort de la roche pour rejoindre l'Anglin. Le débit serait de 6 à 7 m3/min en été.

La galerie souterraine peut atteindre, en son point le plus bas, moins 55 mètres de profondeur. Certaines salles sont néanmoins très grandes et très hautes, plus de 40 mètres de haut. Des plongeurs l'explorent régulièrement et font des relevés topographiques pour tracer le chemin de la rivière souterraine et remonter à sa source. Ils viennent de trouver la continuation de la résurgence et celle-ci continue de s'enfoncer[3].

Les carrières de pierres et sarcophages[modifier | modifier le code]

Vue vers Angles-sur-l'Anglin, depuis le pont de Mérigny.
Vue vers Angles-sur-l'Anglin, depuis le pont de Mérigny.

Le calcaire qui affleure dans la région s'est formé par accumulation de débris d'organismes marins à l'époque du Jurassique supérieur. Il s'agit d'un calcaire tendre à l'extraction (sous eau) qui durcit en séchant. Les carrières de pierres ont longtemps été exploitées dans la région et plus particulièrement le long de l'Anglin.

La forme et les dimensions des blocs retrouvés et les marques laissées dans certaines carrières, laissent penser qu'il s'agissait de la taille de sarcophages de l'époque mérovingienne. Par exemple le rocher de la Dube présente des marques très anciennes de pic (en zig-zag) caractéristiques de ces extractions[3].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Activités nautiques[modifier | modifier le code]

Vue vers Ingrandes, depuis le pont de Mérigny.
Vue vers Ingrandes, depuis le pont de Concremiers.

Pêche et poissons[modifier | modifier le code]

Le cours d'eau est de deuxième catégorie, les poissons susceptible d’être péchés sont : l'ablette, le barbeau commun, le black-bass à grande bouche, la brème, le brochet, le carassin, le gardon, le goujon, la perche, le poisson-chat, le rotengle, le sandre, le silure et la tanche.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Sandre, « Fiche cours d'eau - L'Anglin (L5--0190) » (consulté le 22 décembre 2011).
  2. Site du Géoportail, consulté le 22 décembre 2011.
  3. a et b Site de la commune de Mérigny : La vallée de l'Anglin, consulté le 22 décembre 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]