La Vicomté-sur-Rance

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La Vicomté-sur-Rance
La Rance à La Vicomté.
La Rance à La Vicomté.
Blason de La Vicomté-sur-Rance
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Dinan
Canton Dinan-Est
Intercommunalité Communauté de communes de Dinan
Maire
Mandat
Jean Louis Rucet
2008-2014
Code postal 22690
Code commune 22385
Démographie
Gentilé Vicomtois, Vicomtoise
Population
municipale
965 hab. (2011)
Densité 211 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 29′ 22″ N 1° 58′ 52″ O / 48.4894444444, -1.98111111111 ()48° 29′ 22″ Nord 1° 58′ 52″ Ouest / 48.4894444444, -1.98111111111 ()  
Altitude Min. 5 m – Max. 73 m
Superficie 4,57 km2
Localisation

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La Vicomté-sur-Rance

La Vicomté-sur-Rance [la vikɔ̃te syʁ ʁɑ̃s] est une commune française, située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé : au premier et au quatrième contre-écartelé d'argent et de sable au lambel de quatre pendants de l'un en l'autre en chef, au deuxième et au troisième d'or au chef endenté de sable.

Ces armes furent portés par les vicomtes de la Bellière issus de la famille Ragunel.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIIIe siècle, le territoire actuel de la Vicomté était rattaché au pays de Dinan. Les Seigneurs issus de Dinan puis de Raguenel s'illustrèrent sur de nombreux champs de bataille et élevèrent du XIIIe siècle au XVe siècle le Château de La Bellière. Tiphaine Raguenel épouse en 1361 un breton originaire de la région de Broons, le célèbre Bertrand Duguesclin, qui devint connétable de France après avoir guerroyé fort loin de sa Bretagne natale.

La Vicomté-sur-Rance était une trève de Pleudihen et était sous le vocable de sainte Anne.

  • 1870 : érigée en paroisse après que les habitants eurent construit l'église actuelle entièrement financée par les fidèles d'où l'inscription au-dessus du porche Église bâtie par la foi des habitants
  • 1877 : érigée en commune. Dès le 6 août 1876 le Conseil municipal de Pleudihen "et les plus imposés" suivant les coutumes d'alors, considérant l'énorme effort des habitants pour la construction de l'église, du presbytère, de l'école primaire, répondaient favorablement à la demande des Vicomtois concernant la séparation de la Vicomté qui devient commune indépendante sous le nom de La Vicomté-sur-Rance en 1978 (date à vérifier).

C'est la première commune des Côtes-d'Armor qui ait été appelée "sur Rance". Et ce qualificatif n'est pas usurpé si l'on énumère les nombreux sites proches soit du fleuve canalisé, soit du ria (estuaire en Bretagne) qui commence au barrage et se termine aux écluses près du Port de Lyvet. Sans prétendre être exhaustif (l'idéal est de découvrir soi-même les bords de Rance par les nombreux chemins qui y mènent), citons Molgrève, Le Prat, Le pont de Lessard, Lyvet, Foumoy, Le Chatelier.

Le port de Lyvet

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1983 Jean Foucrit    
1989 1995 Jean Louis Rucet    
1995 2001 Jean Louis Rucet    
2001 2008 Jean Louis Rucet    
2008 2014 Jean Louis Rucet    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 965 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1872. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
964 969 932 949 886 808 836 882 861
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
778 818 796 773 802 752 791 692 726
1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011 - -
793 779 770 890 891 950 965 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le moulin à marée du Prat pourrait donc dater de la fin du XVe siècle ou du début du XVIe siècle, voire être contemporain du château de la Bellière, c’est-à-dire du XIIIe siècle. On ne peut parler du moulin du Prat sans évoquer ce château. Dès le XIIIe siècle les seigneurs issus de Dinan (Raguenel) s'illustrèrent sur de nombreux champs de bataille et élevèrent du XIIIe siècle au XVe siècle une forteresse. Le château que l'on peut voir aujourd'hui, célèbre pour l'élégance de ses cheminées, est le témoin de cette époque. Une descendante des Raguenel, Thiphaine, vécut dans ce château et devint la première épouse de Bertrand du Guesclin (1320 - 1380). Le fief de la Bellière était en ce haut Moyen Âge une des plus puissantes châtelleries de la région, ayant droit de haute et basse justice.
Le moulin du Prat dépendant de ce fief était donc un moulin banal, c’est-à-dire que sur un territoire défini, "la banlieue", un certain nombre de sujets appelés "mouteaux", étaient astreints à venir moudre leurs céréales au moulin, en dehors de tout autre. Le "salaire" du meunier était établi sous la forme d'une retenue appelée "droit de moute" correspondant généralement au 1/16ème du poids de grain.
À partir de la fin du XIXe siècle la lente agonie du Prat a commencé. Les dernières meules entraînées par la roue intérieure ont cessé de tourner dans les années 1920, et les locataires (non-meuniers), qui ont résidé ensuite dans ces bâtiments l'ont peu à peu déserté en raison de son isolement dans cette étroite vallée. Le moulin a conservé ses toitures jusque dans l'après-guerre 39/45 mais, petit à petit, des trous sont apparus accélérant le processus inexorable de dégradation. Les derniers mécanismes ont été "récupérés" par un ferrailleur dans les années 1950. Les poutres, planchers et escaliers ont servi à faire du feu à quelque vagabond de passage.
En 1994, la commune de La Vicomté sur Rance décide d’acquérir le site du Moulin du Prat ainsi que les 4,5 hectares de falaises boisées qui l’entourent. Dès 1995, une association est créée en vue de seconder les efforts de la municipalité dans son objectif de restaurer le moulin.
L’Association « Moulin du Prat » entreprend dès lors de nettoyer les abords du site complètement envahis par les ronces et autres plantes sauvages qui en défendaient les abords. Elle réalise également une liaison piétonnière entre l’anse de Morgrève située en amont du moulin, chemin escarpé qui fait depuis le bonheur des randonneurs. En septembre 2001, les entreprises commençaient leur œuvre. Maçons, charpentiers, menuisiers, couvreurs, électriciens, plombiers se sont succédé sur le site durant neuf mois. Tâches impressionnantes quand on sait l’état des bâtiments : quelques pans de murs et quelques ouvertures béantes envahies de lierres et autres fougères. Quelques mois avant le début des travaux, des bénévoles, membres de l'association, du conseil municipal et autres amoureux du site se sont réunis durant de nombreux samedi et dimanche pour dégager la vase qui s'était accumulée tout autour du moulin et en particulier à l'intérieur des coursiers.
À coups de pelle et pioche, ceux-ci ont réussi à retrouver le circuit de l'eau de l'étang vers la Rance.
Ils ont fait sortir de la vase les restes des mécanismes anciens qui dormaient sous plus de 3 mètres de vase : la roue à aubes, le rouet en fonte avec ses alluchons en bois, l'escalier qui descend dans la première chambre basse, sortant, au passage, les vestiges des anciennes meules ou des éléments de la roue à aubes, comme des vannes de coursier.
Le 29 juin 2002, le moulin était inauguré. Début 2006, la remise en fonctionnement des différents mécanismes de mouture à l'intérieur du moulin, ce qui est aussi l'âme du moulin, marque la fin de sa restauration.
Depuis ce jour, le moulin accueille les visiteurs amoureux des vieilles pierres et du patrimoine rural, les scolaires dans le cadre de classes "découvertes", les randonneurs de tous horizons ... Il offre un havre pour les entreprises qui cherchent un endroit propice à des séminaires et colloques dans un environnement exceptionnel.
Chaque été un fest-noz y est organisé avec danses, galette saucisse, son et lumières au crépuscule en bord de Rance.
Le moulin accueille également les œuvres des artistes locaux.

Sur les hauteurs de la Vicomté, à l'intérieur des terres, presque à la limite de Saint-Helen, vous pourrez découvrir les vestiges d'une allée couverte. Cette allée couverte d'une longueur approximative de 12 mètres est en grande partie écroulée. L'origine de cet ouvrage est estimée au néolithique 4000 ou 5000 ans avant notre ère. Bien avant cela déjà, à l'époque paléolithique, ce lieu fut le théâtre d'une activité intense, il y existait un atelier de façonnage de pierres. Quelques-unes sont exposées à la mairie et au moulin du Prat.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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