Ligne de Lison à Lamballe

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Ligne de
Lison à Lamballe
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Carte de la ligne
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Viaduc de la Soulles à Coutances
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Lison, Saint-Lô, Folligny, Dol-de-Bretagne, Lamballe
Historique
Mise en service 1860 – 1879
Électrification 2006 (électrification partielle)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 415 000
Longueur 205,7 km
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification

25 kV – 50 Hz
de Lison à Saint-Lô et de Lamballe au PK201

Pente ou rampe maximale 15 ‰
Nombre de voies Voie unique de Lison à Avranches,
Double voie d'Avranches à Dol-de-B.,
Voie unique de Dol-de-B. à Lamballe
Signalisation BAPR de Lison à Avranches,
Cant. tél. d'Avranches à Dol,
CAPI de Dol à Lamballe
Trafic
Propriétaire RFF
Exploitant(s) SNCF
Trafic Intercités Normandie, TER, Fret
Schéma de la ligne

La ligne ferroviaire de Lison à Lamballe est une ligne de chemin de fer française, reliant entre elles les localités de Lison et Lamballe, et plus largement les villes de Caen et Rennes. Elle permet ainsi une traversée nord-sud de la Basse-Normandie sur sa façade ouest et relie la Normandie au nord de la façade atlantique française.

Elle constitue la ligne 415 000 du réseau ferré national.

Chronologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Pour desservir la ville de Saint-Lô, qui n'est pas sur le tracé choisi pour la « ligne de Paris à Cherbourg », il est décidé de créer un embranchement se détachant peu après la gare de Lison. Approuvé par le décret du 7 avril 1855, il revient à la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest. Dès la fin des travaux de la ligne principale, le 17 juillet 1858, la Compagnie met une partie de ses moyens pour une réalisation rapide de le desserte de Saint-Lô, en avril de l'année suivante il y a « 1 000 ouvriers, 300 wagons et 50 chevaux » à faire les terrassements. Dès la fin de l'année 1859 la voie est terminée, mais les intempéries de l'hiver nécessitent la reprise des remblais et des ouvrages d'art[1].

Un premier train de contrôle parcours la totalité de la ligne le 6 avril 1860[2] Lors de l'ouverture à l'exploitation, le 1er mai 1860, les stations d'Airel et de Pont-Hébert ont leurs installations définitives achevées, seule celle de La Meauffe ne sera opérationnelle que dans les jours qui suivent[1].

Le 4 août 1974, le train Caen-Rennes devait ralentir pour prendre la courbe avant d'arriver en gare de Dol-de-Bretagne. Le mécanicien eut un malaise cardiaque, sa main se crispa sur le cerclo de la Vacma (veille automatique) et le dispositif ne put détecter suffisamment rapidement l'incapacité du conducteur. Le train dérailla, causant le décès de 10 personnes.

Tracé et profil[modifier | modifier le code]

Dans l'ensemble, la ligne dispose d'infrastructures permettant des performances médiocres. Sinueuse (la distance de Caen à Rennes est de 252 kilomètres[4], soit une soixantaine de plus que par la route), son profil est mauvais pour une ligne de littoral (la ligne ne dépasse pas une altitude de 131 mètres[5]), puisque des rampes de 15 ‰ sont atteintes près de Folligny et de Coutances[5]. De plus, la ligne n'est à double voie que sur la section Dol-de-Bretagne-Avranches, le reste de la ligne étant à voie unique (avec des croisements en gares de Folligny, Coutances et Saint-Lô)[5]. Les sections Lison - Saint-Lô et Folligny - Avranches, initialement à double voie, ont été mises à voie unique au début des années 1960, respectivement en 1982.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Elle est électrifiée depuis début 2006 de Lison jusqu'à Saint-Lô avec un projet de continuité d'électrification et de réaménagement puisque, au sud d’Avranches, des sections datent du milieu des années 1910[réf. nécessaire]. La courte section entre Lamballe et l'embranchement particulier Piéto (PK 201) est électrifiée depuis 1997.

Après plan de modernisation actuellement en cours (sous réserve à la date du 1er janvier 2007) :

  • Lison - Saint-Lô : 18 km, électrique 25 kV, BAPR, V140 Lison-Pont-Hebert / V120 Pont Hebert - Saint Lo
  • Saint-Lô - Avranches : 76 km, diesel, BAPR Saint Lo Coutances, BM de Coutances à Avranches, V110 Du km 24,5 « Canisy » au km 41,5 « Belval-Gare », V100 pour le reste du Parcours
  • Avranches - Dol-de-Bretagne : 22 km, diesel, cantonnement téléphonique, V100, V70 de Pontorson à Avranches dans le sens inverse.

Gares desservies[modifier | modifier le code]

Pont-Hébert, Saint-Lô, Carantilly-Marigny, Coutances, Folligny, Avranches, Pontorson-Mont-Saint-Michel, Dol-de-Bretagne, Plerguer, Miniac, Pleudihen, La Hisse, Dinan, Corseul - Languenan, Plancoët, Landébia et Lamballe

Projets[modifier | modifier le code]

Caen-Rennes

Un comité de Ligne Caen-Rennes existe et suit les projets en cours[6]

Il existe plusieurs projets[7]:

  • Le remplacement intégral de la signalisation en BAPR entre Coutances et Dol de Bretagne avec le renouvellement intégral des voies (ballast, traverses et rails) est en cours de réalisation.
  • La modernisation et l'électrification de la ligne en 25 kV-50 Hz de Saint-Lô à Dol de Bretagne. Actuellement, elle est découpée en 4 phases[8] :
    • Phase 1: de Saint-Lô à Coutances. Livraison prévue pour 2012.
    • Phase 2: d'Avranches à Dol de Bretagne. Avec la participation de la Région Bretagne. Livraison prévue pour 2015-2016 avec l'ouverture de la LGV Bretagne-Pays de la Loire
    • Phase 3: de Coutances à Folligny
    • Phase 4: de Folligny à Avranches
  • Création d'un raccordement à côté de la gare de Lison pour la ligne Cherbourg-Saint-Lô-Rennes[9],[10]
  • Création d'une deuxième voie entre Avranches et Lison (projet proposé et soutenu par l'association ADPCR)
  • Modernisation de Foligny - Dol (p. 48/78[11])
    • Foligny - Pontorson (70 M€) : renouvellement des voies et passage au BAPR, dans le cadre du CPER 2007-2013 (livraison prévue fin 2013)
      • Création d'un raccordement fin 2010 à côté de la gare de Folligny pour la ligne Caen-Saint-Lô-Granville[12]
      • Rénovation des 2 voies Pontorson-Avranches (échéance ambigüe)[13]
      • Rénovation du poste de commandement de la gare d'Avranches (fin 2013)[14]
    • Pontorson - Dol (49 M€) : modernisation (au delà de 2013)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c François et Maguy Palau, Le rail en France : Le second Empire (1858 - 1863), tome 2, F. et M. Palau, Paris 2001 (ISBN 2-950-94212-1) p. 95
  2. La Manche libre, 150 ans d'histoire ferroviaire entre Saint-Lô et Lison, article du 6 novembre 2010 lire (consulté le 19 août 2012).
  3. a et b Michel Harouy, Le Val de Saire au temps du Tue-Vâques, éditions Cheminements, 2004 (ISBN 9782844782663) p. 185
  4. Gérard Blier, Nouvelle Géographie ferroviaire de la France, Tome 2 : L'organisation régionale du trafic, 1993, Éditions La Vie du Rail, p.325.
  5. a, b et c Gérard Blier, Nouvelle Géographie ferroviaire de la France, Tome 2 : L'organisation régionale du trafic, 1993, Éditions La Vie du Rail, p.371.
  6. Comités de Ligne Région Basse-Normandie
  7. adpcr
  8. Compte-Rendu du comité de la Ligne Caen-Rennes de la région Basse-Normandie
  9. projet ligne Cherbourg-Rennes, Page 8
  10. propositions d'ADPCR
  11. Plan rail 2020 de la région Basse-Normandie(2009)
  12. Contre-Rendu du comité de la Ligne Caen-Rennes de la région Basse-Normandie
  13. Etude de capacite du Comite de Ligne du 04/12/2009
  14. Diaporama Infrastructures du Comité de Ligne du 04/12/2009

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François et Maguy Palau, Le rail en France : Le second Empire (1858 - 1863), tome 2, F. et M. Palau, Paris 2001 (ISBN 2-950-94212-1) p. 95

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]