Turgut Özal

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Turgut Özal
Image illustrative de l'article Turgut Özal
Fonctions
8e président de la République de Turquie
9 novembre 198917 avril 1993
(3 ans, 5 mois et 8 jours)
Premier ministre Yıldırım Akbulut
Mesut Yılmaz
Süleyman Demirel
Prédécesseur Kenan Evren
Successeur Hüsamettin Cindoruk (intérim)
Süleyman Demirel
21e Premier ministre turc
13 décembre 198331 octobre 1989
(5 ans, 10 mois et 18 jours)
Président Kenan Evren
Prédécesseur Bülend Ulusu
Successeur Yıldırım Akbulut
Biographie
Date de naissance 13 octobre 1927
Lieu de naissance Malatya
Date de décès 17 avril 1993 (à 65 ans)
Lieu de décès Ankara
Nationalité turque
Parti politique Parti de la mère patrie
Conjoint Semra Özal

Signature

Turgut Özal Turgut Özal
Premiers ministres turcs
Présidents de la République de Turquie

Turgut Özal (né le 13 octobre 1927 à Malatya, mort le 17 avril 1993) est un dirigeant politique turc d'origine kurde, Premier ministre puis 8e président de la République de Turquie.

Biographie[modifier | modifier le code]

D'origine kurde par la mère, Özal est diplômé de l'école de l'électrotechnique de l'Université technique d'Istanbul en 1950[1].

Entre 1950-1952, il a travaillé dans l'administration d'état de planification de courant électrique et a continué ses études aux États-Unis sur la gestion et la technologie de l'énergie électrique entre 1952-1953. Après son retour en Turquie, il travailla dans la même administration sur des projets d'électrification jusqu'en 1958. Özal passa successivement au service de planification d'état en 1959, et dans le département de coordination de planification en 1960. Après son service militaire en 1961, il occupa des postes de direction dans plusieurs organismes d'état et enseigna à l'ODTÜ (Université technique du Moyen-Orient). La banque mondiale l'employa entre 1971-1973. Puis, il présida plusieurs sociétés privées turques jusqu'en 1979. De nouveau au service de l'état, il était en ligne sous-secrétaire d'État auprès du Premier ministre Süleyman Demirel jusqu'au coup militaire 12 septembre 1980. Les gouverneurs militaires sous Kenan Evren désignés le ministre d'État et ministre responsable des affaires économiques jusqu'à juillet 1982.

Le 20 mai 1983 il fonda Anavatan Partisi ou ANAP (le parti de la Mère Patrie ; droite libérale) et devint son président. Le parti gagna les élections et il forma le gouvernement pour devenir le 19e Premier ministre le 13 décembre 1983. Il démarre alors le projet de construction d'une centrale nucléaire à Akkuyu, mais le projet capotte, les entreprises refusant le modèle de concession Build-Operate-Transfer (BOT).

En 1987 il fut réélu. Le 9 novembre 1989 il est devenu le 8e président de la Turquie élu par la Grande assemblée nationale de Turquie. Özal est mort le 17 avril 1993 d'une crise cardiaque tandis qu'il était encore en exercice. Il fut inhumé lors de funérailles nationales à Istanbul à côté du mausolée d'Adnan Menderes qu'il admirait beaucoup.

En tant que Premier ministre et président de la République, il réforma l'économie turque en autorisant les produits n'étant pas d'origine/fabrication turque, et aida à améliorer les relations avec l'Occident. Mais, les produits d'origine/fabrication étrangère s'accompagnent de stupéfiants/drogues. Ce sont les premières entrées de stupéfiants/drogues en Turquie. Au cours de la guerre du Golfe en 1991, Özal soutint la coalition contre l'Irak. Turgut Özal était marié avec Semra et ensemble ils eurent deux fils et une fille. L'un d'eux, Ahmet Özal fut élu au Parlement aux élections de 1999, mais ne fut par réélu aux élections de 2002.

Turgut Özal défendait une conception « eurasiste » de la Turquie (c'est-à-dire à la fois tournée vers l'Europe et vers l'Asie). En ce sens, il préfigure le courant néo-ottomaniste d'Ahmet Davutoğlu.

Au cours des dernières années, la théorie de l'assassinat[2] de Turgut Özal par des agents turcs de l'OTAN s'est répandue dans l'opinion publique turque. Elle est le thème du film à succès Kurtlar Vadisi Gladio (décembre 2009).

Divers[modifier | modifier le code]

Özal a un jour déclaré, sous forme de provocation, ne lire seulement que des Lucky Luke[3],[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Turgut Özal - Encyclopédie Universalis » (consulté le 9 septembre 2008)
  2. L'ancien président turc Özal aurait été empoisonné, Laure Marchand, Le Figaro.fr, 27 novembre 2012
  3. Lucky Luke comme une référence classique — www.fandeluckyluke.com
  4. Faut-il encore parler de guerre? — liberation.fr, 22 janvier 2005