Coullemelle

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Coullemelle
L'église.
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Canton Ailly-sur-Noye
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Noye
Maire
Mandat
Nicolas Hébert
2014-2020
Code postal 80250
Code commune 80214
Démographie
Population
municipale
330 hab. (2011)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 40′ 07″ N 2° 25′ 26″ E / 49.6686111111, 2.4238888888949° 40′ 07″ Nord 2° 25′ 26″ Est / 49.6686111111, 2.42388888889  
Altitude Min. 100 m – Max. 156 m
Superficie 9,32 km2
Localisation

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Coullemelle

Coullemelle est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Coullemelle est situé près du méridien de Paris à la limite du plateau amiénois et du Beauvaisis. Son territoire, de 954 hectares, jouxte les terres des communes et dépendances d'Ainval-Septoutre-Grivesnes-Le Plessier, Cantigny, Villers-Tournelle, Rocquencourt, Quiry-le-Sec et Esclainvillers. Son sol date du tertiaire. Sous une couche de limon se trouve de la craie argileuse et des silex. Le plateau s'incline doucement vers le Nord-Est passant de 160 mètres d'altitude au lieu-dit Le Crocq à 120 mètres dans les vallées de Coullemelle et de Grivesnes. Situé à 80 kilomètres de la mer, le village jouit d'un climat tempéré et salubre. Le larris de la sortie Nord du bois de Coullemelle est le site qui offre le plus d'intérêt pour les géologues et les botanistes. Les vallées sèches de Simie, de Langueron, du mont Foucart et de Coullemelle, orientées N.E.-S.O., entaillent le plateau crayeux à silex qui descend dans la ravine sèche en talus occupée par des arbres mais aussi par des pelouses calcicoles [1]. On y trouve, entre autres, des orchis poupres, des orchidées moustiques, et épacris rouges, des anémones d'un violet superbe, exceptionelles en France ainsi que de très rares anémones cruciates [2]. Les larris, inaptes à la culture et qui servaient de pâtis à moutons, sont malheureusement en voie d'embrousaillement.

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Le nom de Coullemelle est une déclinaison du latin COLUMELLAE (petites colonnes) qui pourrait désigner des bornes frontières délimitant le territoire comme le suggèrent les lieux dits encore présents « Les Bornes » et « Les Hautes Bornes » situés à la limite des communes voisines de Rocquencourt et de Villers-Tournelle. Les villas, dont les substructions ont été repérées grâce aux photographies aériennes[3] prises par l’archéologue picard Roger Agache, démontrent que la région était bien exploitée au temps des gallo-romains. Elles étaient implantées entre le chemin des Essertis et la vallée de Grivesnes (dimensions moyennes, cour rectangulaire), à l’Epinette (plus étendue, à cour trapézoïdale et dont le bâtiment central est bien lisible), à la sortie Sud-Est du village, entre Pommeroy et le Moulin Prudent[4],[5]. De petites substructions éparpillées sur une grande surface à l’angle Sud-Est du Bois pourraient être des traces des restes d’un vicus (domaine rural). Les substructions ont été en partie fouillées. La grande majorité du mobilier inventorié date des premiers siècles après Jésus-Christ. La protohistoire du néolithique a laissé quelques traces dans le site de l’Epinette. De même, un petit enclos quadrangulaire repéré près du Bois Planté, entre Coullemelle et Grivesnes paraît préhistorique.

Epoques mérovingienne et carolingienne[modifier | modifier le code]

Les textes les plus anciens retrouvés datent des années 985-989[6]. Il y est rappelé que tous les ans à la Saint Mathieu les maires des villages dépendant de l'abbaye de Corbie, au nombre de vingt-quatre, devaient livrer deux ou quatre setiers de miel chacun et, pour vingt-deux d’entre eux, vingt-cinq à soixante muids de mures. CULMELLAE ou CUMELLAE était concerné par chacune des deux dettes annuelles. En outre, le prévôt de l’abbaye Saint-Pierre de Corbie était chargé d’organiser aux frais du manse de Culmellae un past[7] ou repas festif annuel commémorant, tous les 9 septembre, l’abbé Isaac, sans qu’il soit avéré qu’il y ait eu un lien particulier entre le bénéficiaire et le donateur du repas. Dix-neuf manses, dont sept étaient situés dans l’arrondissement actuel de Montdidier, devaient fêter d’autres abbés[8]. Isaac ayant régné en 840-843, son past d’anniversaire pouvait avoir eu lieu dès le milieu de neuvième siècle. La reine Bathilde et son fils Clotaire III avaient fondé l’abbaye de Corbie en 657. Les terres de Coullemelle, sans faire partie de la dot première, avaient été données à Corbie à l’époque mérovingienne ou au début des Carolingiens[9].

L’essor démographique et économique des XII° et XIII° siècles[modifier | modifier le code]

En juillet 1209, Richard de Gerberoy évêque d’Amiens érige la cure de Coullemelle (Colonmeles) par démembrement de celle de Rocquencourt, à la demande de Raoul de Clermont, de Foulque curé de Rocquencourt, d’Osmond vavasseur de Coullemelle et des habitants du village devenus plus nombreux[10]. A cette cure étaient unies la mense du seigneur Raoul située dans le Bois et celles de Fourquivillers (Focolviller) et de Bus Oserain. L’église Saint-Nicolas existait avant l’érection de la cure. Le prieur bénédictin d’Elincourt (Oise) en était le présentateur. Le « Focolviller » de ce texte est le même que le « Forsenviller » d’une charte de 1146 où Thierry, évêque d’Amiens, énonce les droits et privilèges du prieuré bénédictin de Notre-Dame de Montdidier et donne la liste de ses possessions dont fait partie une portion du bois et de la terre de Fourquivillers[11],[12]. Dans une bulle de 1173, le pape Alexandre III confirmera les droits et possessions du prieuré. Le maire Osmond avait déjà eu affaire avec l’abbaye de Corbie en 1174 et avait dû reconnaitre que sa maison de Coullemelle (Colomellis) relevait du fief et se trouvait chargée envers l’abbaye de six chapons et de deux setiers de vin[13],[14]. Il devait aussi les « capons et les glènes » de l’hôpital, maladrerie située entre Coullemelle, Villers-Tournelle et Rocquencourt. Par contrepartie, l’abbé de Corbie accordait à Osmond la terre de Fros sous la réserve express de payer le terrage[15] et la dîme à l’abbaye. Quant à Raoul de Clermont, seigneur d’Ailly (c.1185-1226), il était le fils de Simon de Clermont (1134-1187) qui en 1186 avait reçu en fief des religieux de Corbie la moitié du Bois de Coullemelle à condition qu’il le fasse défricher[16],[17]. Il avait été convenu que l’essartage [18] devait être confié à des hommes dépendant du seigneur comte de Breteuil et particulièrement à Osmond de Sains. Là aussi l’abbaye s’était réservé la dîme et la seigneurie. Les libres « sartiers » de Coullemelle sont appelés hommes de potée (ceux qui peuvent) ; ce ne sont évidemment pas des serfs. En 1211, Raoul devait huit muids de froment au prévôt d’Amiens Pierre de Bethisy, à cause de sa terre de Coullemelle. Le prévôt donne alors cette rente à l’abbaye Saint-Jean d’Amiens « du consentement de sa femme et de ses enfants ». Plusieurs titres du tournant du siècle ont été conservés qui qualifient Pierre de Bethisy de seigneur de la Vicogne et de Coullemelle (Colomelles) en partie. Le fief de Coullemelle ou d’Ailly, d’une superficie de vingt-cinq journaux, était terre de la châtellenie d’Ailly-sur-Noye. En 1260, on retrouve un autre Clermont, Simon de Clermont-Nesle (1208-1285), qui déclare avoir reçu cent livres sur les deux cents cinquante livres parisis qui lui étaient dues pour les « masures » de Coullemelle[19]. Il s’agit du fils de Raoul et petit fils de Simon. La même année, Simon déclare qu’il a mis fin au différend qui avait existé entre son neveu Jean de Clermont, seigneur de Tartigny et l’abbaye de Corbie au sujet de droits sur la terre de Coullemelle. Il le fait après la mort de Jean pour les enfants mineurs du défunt. Par ailleurs, la terre de « Collemelles » que possédait Valeran de Breteuil (mort en 1162) fut donnée de l’assentiment de l’évêque Thierry à l’abbaye de Visigneux qu’il avait fondée en 1148. Deux filles de Valeran, Alix et Mathilde ont épousé les deux frères Raoul comte de Clermont, connétable de France, et Simon de Clermont, seigneur d’Ailly. En 1164, à la demande de l’abbé de Breteuil, l’évêque Thierry confirme toutes les dotations faite à l’abbaye et au diocèse d’Amiens dont tout ce que le seigneur de Breteuil possédait à « Foscoisvillare » en charrues, hôtes, bois, terres et coutumes. Dans une bulle de 1259 le pape Alexandre IV confirmera les possessions de l’abbaye dans une longue liste comprenant « Fouqueviller ». À cette époque, Coullemelle faisait partie du bailliage du Vermandois comme le confirme la sentence relative à un différend entre le doyen de Coullemelle et l’abbaye de Corbie qui fut rendue à Montdidier en 1219 par Gilles de Versailles et Sigisbert de Laon qui sont qualifiés de baillis du roi. Renaut de Bethisy, troisième bailli de Vermandois, était le frère ainé de Pierre, le prévôt d’Amiens qui, en ces années, possédait une terre à Coullemelle. Les différends suivis de compromis semblent avoir été habituels. Une sentence arbitrale du vingt-neuf septembre 1310 en donne un exemple bien détaillé. Elle est rédigée en picard[20]. Raoul de Clermont, sire de Tartigny, y expose ses débats et contestations avec l’abbé et les religieux de Corbie concernant la justice et les autres droits sur la ville et le territoire de Coullemelle. L’accord est discuté par des hommes choisis par les deux partis, les seigneurs de Moreuil et de Raineval. Si les nouvelles masures de Raoul ne sont pas convenablement construites et entretenues elles ne pourront pas être données à bail ni par lui ni par ses héritiers. Il ne pourra exercer justice, servitudes et seigneurie sur la maison de l’église ni sur le territoire de Coullemelle excepté sur ce qui lui est dû en raison de sa mairie. Il est rappelé que la dîme du Bois appartient à l’église. C’est-à-dire à l’abbaye de Corbie. De telles procédures étaient aussi engagées par des particuliers comme le fit en 1329 Arnoul Dupuis dit de Coullemelle (Colonmeles) contre Raoul dit de la Folie, prévôt de Montdidier[21]. Les biens appartenant à l’abbaye Saint-Pierre de Corbie en 1331 sont énumérés dans un terrier qui déclare les terres, dîmes et champarts de Coullemelle[22]. La superficie des terres labourables est donnée en journaux de cent vergues et en vergues de vingt-cinq pieds, à la mesure de Montdidier. La distinction est faite entre les terres de l’église de Corbie à « campart en la grange de Saint-Pierre à Couloumelles » et les terres à dîme tenues des seigneurs Raoul de Clermont, Jean de la Tournelle prévôt de Saint-Just et maître Fuscien Harier. La terre du domaine est semée cette année-là en blé à la « couture derrière le mont » pour vingt-deux journaux (près de dix hectares) et à la sente d’Esclainvillers pour vingt et un journaux, en mars (avoine d’hiver) pour cinquante journaux « aux noyers » et en gasquières (jachères) à « la Fosse au Brulle » pour vingt journaux et « derrière le Bus » pour sept journaux soit au total cent vingt journaux. Les tenures portent en majorité sur des pièces de moins de quinze journaux, parfois de moins d’un journal, pour un total de huit cent quarante cinq journaux. La maison de Bus Oserain, domaine de droit et de corvées, tient plus de cinquante journaux et Jean de Tiery, près de soixante dix. La somme de la dîme et du champart se monte alors à 18% des récoltes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Nicolas Lavoine[23]    
2014[24] en cours
(au 6 mai 2014)
Nicolas Hebert    

Démographie[modifier | modifier le code]

À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Coullemelle, cela correspond à 2004, 2009[25], etc. Les autres dates de « recensements » (2006, etc.) sont des estimations légales. En 2011, la commune comptait 330 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
512 495 526 505 542 541 534 500 503
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
484 509 485 458 399 371 376 369 359
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
360 385 364 372 320 296 302 336 325
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
291 270 213 215 230 236 242 236 316
2011 - - - - - - - -
330 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2004[27].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Nicolas[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Nicolas

Le principal monument du village est l’église Saint-Nicolas. Elle a été construite après la Première Guerre mondiale sur les ruines de l’ancienne église détruite en 1918 par l’artillerie allemande. Le gros œuvre a été consacré par Mg Lecomte en 1927. À l’extérieur, on peut détailler les très nombreux modillons et admirer le remarquable tympan du portail ouest.

L’inscription en 1994 à l’ISMH a été motivée essentiellement par le décor intérieur de style Art déco, plus précisément « Art sacré d’entre-deux-guerres »[28],[29]. Les architectes P. et G. Ansart[30] ont créé un ensemble d’une rare harmonie. La qualité exceptionnelle de la réalisation revient en premier lieu aux artistes picards du Groupement de Notre-Dame des Arts[31]. Autels, sculptures de forme simple et géométrique, longue fresque en sgraffite avec incrustation de mosaïques scandant un très beau chemin de Croix, mosaïque de Saint-Nicolas au fond de l’abside, vitraux, mobilier et ferronneries, contribuent à magnifier ce décor.

Le Monument-aux-Morts[modifier | modifier le code]


Le Monument-aux-Morts

Ce monument, dû à l'architecte Allard, est situé sur la place centrale, face à l'école et à la mairie. Il porte une grande croix de Lorraine et, en faible relief, deux têtes de soldats casqués symbolisant les deux guerres mondiales. À gauche (première guerre), la tête, entourée des noms des batailles de Verdun et de la Somme, porte un casque Adrian. La tête de droite (seconde guerre) porte un casque d'équipage d'automitrailleuse. Elle est entourée des noms des batailles de Caen et Paris. Les têtes sont surmontées de palmes symbolisant le sacrifice. Le monument a été inauguré en 1946. Au pied, sur une plaque, sont gravés les noms de quinze morts pour la France, onze pendant la grande guerre et quatre pour la seconde guerre. S'y ajoutent les noms de trois victimes civiles.


Monument commémoratif de la Première Guerre Mondiale

Un autre monument commémoratif de la guerre de 1914-1918 se trouve au centre du cimetière depuis 1925. Le socle hexagonal du calvaire porte les noms de dix morts pour la France. L'une des faces rend hommage "aux Soldats américains et français tués dans la défense de Coullemelle en 1918".

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Don Étienne Carneau[32],[33],[34] (1610 - 1671), écrivain. Célestin, prédicateur, traducteur sachant l'Hébreu, le Grec, l'Italien, l'Espagnol, le Latin et surtout écrivain. Né à Chartres en 1606, il s'engage dans les ordres en 1630 et devient curé de Coullemelle en 1635. Auteur célèbre en son temps [35], il publie poèmes, élégies, chansons politiques, stances, cantiques, etc. Son œuvre principale est probablement La stimmimachie[36] (1656), un long poème historicomique dédié à Mazarin[37]. Il possédait la cure de Coullemelle quand il écrivit en 1639 une Ode adressée à Mgr Faure, évèque d'Amiens sur son premier synode général[38]. Il mourût à Paris en 1671.
  • Le Lieutenant Cocu (1773 - 1845) soldat ayant servit durant toutes les campagnes de la Révolution et les campagnes napoléoniennes. Soldat "de la République et de l'Empire", il a participé aux combats du 103e régiment d'infanterie pendant toute la durée de la Révolution et jusqu'en 1814. Il a 20 ans en 1893, date à laquelle le service militaire est devenu obligatoire pour une durée de cinq ans pour les célibataires de son âge. Pour lui, la vie militaire durera 20 ans. Il entre au 103e, né de la dislocation du régiment des Gardes Français qui pendant des siècles avait été affecté à la protection du roi (l'illustre d'Artagnan y avait servi). Il participera aux campagnes d'Allemagne, d'Espagne, de France, du Hainaut, de Pologne, du Portugal, de Prusse et de Suisse. Il combattra donc, entre autres, aux batailles d'Austerlitz, d'Iéna et de Leipzig. De retour à Coullemelle, Charles Cocu est inscrit au rôle des contributions des années 1819-1821 en tant qu'instituteur et qu'arpenteur. En 1821 il est "marguillier de la fabrique paroissiale" (membre du conseil chargé de l'administration de la paroisse). Nommé trésorier, il démissionne en 1826, se jugeant incompétent. Au cimetière, son monument, en forme de pyramide tronquée, sculptée de drapeaux, repose sur une base cubique entourée de quatre balustres aujourd'hui proche de la ruine. La liste de ses campagnes militaires y est gravée.
  • Jean-François Dubois[39],[40],[41] (1821 - 1901), éducateur, administrateur, écrivain, fondateur de la Quebec Commercial Academy. Né dans une famille de tisserands coullemellois, dénommé frère Aphraates, ce père des Ecoles Chrétiennes fut envoyé en Amérique du Nord en 1843. Il dirige le Calvert Hall et fonde vers 1857 le Rock Hill College dans l'état du Maryland puis dirige une communauté et fonde la Quebec Commercial Academy en 1862[42]. Il publie de nombreux manuels scolaires en français et en anglais[43]. Il occupe ensuite de semblables fonctions en Angleterre, en Irlande, à New-York et finalement en France comme secrétaire de la Maison Généralice à Paris.
  • Baron Charles Tardieu de Saint Aubanet (1827 - 1902), maire de Coullemelle (1860-1876) officier de Marine puis espion. Personnage le plus romanesque de la commune. Ancien officier de marine, il avait côtoyé chez le commandant Rivière, des écrivains tel qu'Alexandre Dumas. Ses campagnes militaires qui l'avaient, entre autres, mené au Moyen Orient, où son bateau avait fait naufrage, et au Maroc, lui valurent l'admission dans l'Ordre national de la Légion d'honneur[44]. Il démissionne de l'armée en 1864 et devient une sorte de hobereau de campagne se partageant entre son hôtel d'Amiens et le château de Coullemelle, d'abord propriété des de la Roque dont il était le gendre. Il est maire de Coullemelle jusqu'à ce qu'arrive la République qui le démissionne pour avoir célébré en Angleterre la majorité du fils de Napoléon III[45]. Entre temps, il a été nommé en 1869 chef de bataillon dans la Garde nationale mobile[46] (bataillon de Montdidier qui participa à la défense de Paris). On le retrouve ensuite dans les ministères pour de mystérieuses missions. Il fera du renseignement en Angleterre et en Italie[47] et sera un élément de discorde entre Georges Clemenceau et Joseph Caillaux[48] en particulier pour son rôle à l'ambassade anglaise[49],[50]. Il a publié "Quelques réflexions sur le livre de l'Armée Française"[51] (du général Niel) en 1867.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « ZNIEFF 220013965 », sur Inventaire national du patrimoine Naturel (consulté le 31 décembre 2013)
  2. « Bulletin de la Société linnéenne du nord de la France » (consulté le 31 décembre 2013)
  3. « photographies aériennes », sur Ministère de la Culture (consulté le 24 décembre 2013)
  4. R. Agache, Somme préromaine et romaine d'après las prospections aériennes, DRAC Amiens, rue Fuscien, 1978.
  5. R. Agache et B. Bréard, Atlas, 1975.
  6. Appendix du polyptyque de l’abbé Irminon, Guérard,‎ 1844
  7. « past », sur Wiktionary (consulté le 24 décembre 2013)
  8. L. Morelle, La liste des repas commémoratifs, Revue Belge de philologie et d’histoire,‎ 1991, chap. 69-2
  9. L. Levillain, Examen critique des chartes mérovingiennes et carolingiennes
  10. manuscrit sur parchemin, partie droite d’un chirographe,3G350, Archives de la Sommes,‎ 1209
  11. Gallia Christiana : tome X, p. 309
  12. Victor de Beauvillé, Histoire de la ville de Montdidier : livre III, chapitre I
  13. Mémoires de la Société des Antiquaires de Picardie (MSAP),‎ 1854, p. 405
  14. cartulaire noir de Corbie F°129
  15. « terrage », sur Wiktionary (consulté le 30 mars 2014)
  16. R. Fossier, Le moyen-âge en Picardie, La terre et les hommes, p. 319
  17. documents pédagogiques, un contrat de défrichement entre 1185 et 1188 : AD 296/12 CNDP, bibliothèque des Jésuites, à la bibliothèque de Lyon
  18. « essartage », sur Wiktionary (consulté le 30 mars 2014)
  19. deux chartes Coulumeles et Couloumeles, Chartae Galliae,Telma, F 1254 et 1255
  20. (pcd) grand cartulaire noir de Corbie, f°134 v°, Archives de la Sommes IX H 308/5
  21. H. Furgeot, Actes du Parlement de Paris : 1328-1342,‎ 1977
  22. H. Furgeot, Terrier du cartulaire Lucas de Corbie, f°78 : IX H 308/6, Archives de la Sommes
  23. Réélu pour le mandat 2008-2014 : « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 9 juin 2008 (consulté le 18 juillet 2008)
  24. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  25. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 9 mars 2012)
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  28. Arnaud d'Agnel, L'art religieux moderne, Arthaud,‎ 1936
  29. L’art sacré entre les deux guerres : aspects de la Première Reconstruction en Picardie, In Situ, revue des patrimoines, consulté le 15 Août 2012
  30. Gérard Ansart, PatrimoinedeFrance.com, consulté le 15 Août 2012
  31. G. Ansart, Du trait et de la plume, Bibliothèque Amiens-Métropole,‎ 2002
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  34. Jean François, Bibliothèque Générale Des Écrivains de L'Ordre de Saint Benoit (1777), Kessinger Publishing
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  39. (en) Jean Hamelin et Ramsay Cook, Dictionary of Canadian Biography (1901-1910), article Bubois J.Fr. named Brother Aphraates, vol. 13, University of Toronto Press,‎ 1994, 1295 p. (ISBN 978-0802039989)
  40. Dictionnaire biographique du Canada (1901-1910), article Bubois J.Fr. dit Frère Aphraates, vol. 13, University of Toronto Press, université Laval
  41. Nive Voisine, Les frères des écoles chrétiennes au Canada, A. Sigier,‎ 1987 (ISBN 978-2891290869)
  42. Guy Lemire, « L'Académie de Québec - un parcours glorieux », Reflets lasalliens,‎ mai-juin 2008
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  49. M. Paleologue, Journal de l'affaire Dreyfus (1894-99), Plon, Paris,‎ 1955
  50. (en) Graham & Hugh Green, The spy's bedside book, Bantam (ISBN 978-0099519607)
  51. Bon. de Saint-Aubanet, Quelques réflexions sur le livre de l'Armée Française, Impr. de E. Bruyère,‎ 1867, 15 p.

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