La Faloise

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La Faloise
Image illustrative de l'article La Faloise
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Canton Ailly-sur-Noye
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Noye
Maire
Mandat
Jean-Claude Leclabart
2014-2020
Code postal 80250
Code commune 80299
Démographie
Gentilé Faloisiens
Population
municipale
222 hab. (2011)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 42′ 00″ N 2° 20′ 30″ E / 49.7, 2.3416666666749° 42′ 00″ Nord 2° 20′ 30″ Est / 49.7, 2.34166666667  
Altitude Min. 57 m – Max. 158 m
Superficie 9,75 km2
Localisation

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La Faloise

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La Faloise

La Faloise est une commune française, du sud de la Somme.

Ses habitants sont les Faloisiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans la vallée de la Noye, la commune se trouve sur la route départementale 193, à mi-chemin entre les villes d'Ailly-sur-Noye et de Breteuil (Oise). Elle est à environ 25 km au sud d'Amiens, et à 112 km au nord de Paris.

Le village est desservi par la gare de La Faloise.

À l'entrée par l'Ouest (route de Hallivillers), une plaque ronde sur un mur couvrant le talus à gauche signale la Méridienne Verte, juste avant la descente dans le village.

La Faloise est sur le tracé de la Méridienne Verte.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château en fév. 2008
La Gare, au début du XXe siècle.
La création de la station date de 1846.

La Faloise naît autour d'un château construit au XIIe siècle, puis pillé en 1358. Reconstruit au début du XVe siècle par les Bourguignons, il est attaqué et pris par les Anglais en 1442. Il redevient propriété des Bourguignons et Charles le Téméraire, de retour d'une défaite à Beauvais, s'y installe. Lorsqu'il meurt en 1477, les villes de la Somme reviennent à la Couronne française et le château perd son influence. La Faloise est alors aux mains des Montmorency, seigneurs de Breteuil.

Au milieu du XVIe siècle, le Prince de Condé épouse Eléonore de Roye et devient alors seigneur de La Faloise. À partir de la fin du siècle, le village connaît plusieurs assauts, étant successivement pris par les Ligueurs, les Royalistes puis les Espagnols.

La population est décimée par la peste en 1668.

La période révolutionnaire voit le village se restructurer et s'industrialiser, La Faloise étant alors renommée pour la fabrication des clous. Cette prospérité durera jusqu'aux alentours de 1850. Le village est envahi par les Allemands durant la Guerre de 1870, puis de nouveau pendant les deux guerres mondiales. L'église est incendiée en 1940 et sera reconstruite après la guerre.

De nos jours, La Faloise est une localité aux maisons traditionnelles et pittoresques. Quelques constructions récentes apparaissent dans le paysage, aussi la population, aujourd'hui relativement peu importante, est-elle sans doute appelée à augmenter.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014)
Jean-Claude Leclabart DVD Réélu pour le mandat 2014-2020[1], [2]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 222 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
339 332 339 341 395 401 393 390 373
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
344 368 345 365 321 323 343 307 304
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
312 324 292 277 276 247 238 250 248
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
224 248 207 184 210 210 235 239 222
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


La Faloise a une population d'environ 230 habitants (estimation 2005).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Faloise, Monument aux morts de Louis Leclabart
  • Monument aux morts
    Visible avant l'entrée dans le village (à droite en venant de Folleville), il est intéressant par l'originalité de sa sculpture représentant un homme debout se recueillant, chapeau à la main, sur une tombe (croix de bois sur laquelle est posé un casque). La majorité des monuments décorés par des personnages au pied d'une tombe montrent en effet - comme à Corbie ou à Guise - un(e) enfant, une épouse, une mère ou un frère d'armes. Le personnage sculpté à La Faloise est un homme âgé, vraisemblablement un père, homme de la terre, faisant une pause lors de son travail. Il a la manche de sa chemise retroussée au-dessus du coude, ses mains sont manifestement celles d'un travailleur manuel et il tient une sorte de bêche, un louchet à tourbe.
    Cet édifice (daté de 1922 et mentionnant l'identité de ses créateurs, L. Leclabart et Beaugrand) est ainsi un témoignage d'une activité locale aujourd'hui disparue.
  • Chapelle Notre-Dame de la Compassion.
    Érigée sur le versant droit (donc sur le côté Est) de la large vallée, on la découvre en venant de Folleville ou de Esclainvillers. Une plaque, apposée au-dessus de sa porte en plein cintre, mentionne : « Cette chapelle reconstruite en 1835 a été restaurée en 1889 avec le concours de tous les habitants. »
Méandre de la Noye, en aval du village.
  • La vallée de la Noye.

La Faloise dans la littérature[modifier | modifier le code]

  • Louis Aragon dans le poème, Le Conscrit des cent villages du recueil La Diane française (1946), cite La Faloise au vers 29. Écrit dans la clandestinité au printemps 1943, ce poème fut un acte de résistance intellectuelle, pendant la Seconde Guerre mondiale[6].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Données économiques[modifier | modifier le code]

Selon une estimation, le taux de chômage s'établit en 2005 à environ 10 % et le revenu moyen par ménage autour de 19 900 €/an.[réf. nécessaire]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Liste des maires de la Somme », sur le site de la préfecture de la Somme,‎ 9 juin 2008 (consulté le 13 août 2008).
  2. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. « Notice no IA80000567 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375.

Liens externes[modifier | modifier le code]