Folleville (Somme)
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| Folleville | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Picardie | |
| Département | Somme | |
| Arrondissement | Montdidier | |
| Canton | Ailly-sur-Noye | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Val de Noye | |
| Maire Mandat |
Roger Lavasseur 2008-2014 |
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| Code postal | 80250 | |
| Code commune | 80321 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
148 hab. (2010) | |
| Densité | 24 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 62 m – Max. 158 m | |
| Superficie | 6,09 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
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Folleville est une commune française, située dans le département de la Somme et la région Picardie.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Folleville est un petit village rural du plateau picard, qui surplombe la vallée de la Noye.
Administration[modifier]
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 148 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Histoire[modifier]
Des traces d'un camp romain ont été retrouvées à Folleville, près de la voie romaine reliant Caesaromagus (Beauvais) à Samarobriva (Amiens).
Le village et le château furent incendiés au cours de la Jacquerie en 1358, occupés par les Anglais en 1440 et servirent de refuge aux Bourguignons ensuite[5].
L’histoire de la ville remonte au XIVe siècle siècle. En effet, les premières traces écrites de la ville témoignent de la destruction du château féodal pendant la Jacquerie de 1358.
En 1380, Jean de Folleville, grand prévôt de Paris et ambassadeur d’Espagne, donne sa fille Jeanne en mariage à Antoine de Poix-Séchelles, dont la fille Jeanne II de Poix épousera d’ailleurs Raoul de Lannoy en 1478, qui deviendra de fait Seigneur de Folleville.
Les historiens estiment à cette époque la construction du château dont on trouve encore les ruines sur le site.
Le château connaîtra de nombreuses attaques, comme en 1440, où il doit se rendre face à l’artillerie de campagne du fameux capitaine anglais John Talbot. Il est ensuite racheté et partiellement démantelé par les Bourguignons qui voulaient mettre fin aux exactions des anglais dans la région.
En 1477, Louis XI réside au château de Folleville, tout comme Charles VIII en 1492. Raoul de Lannoy est l’une des plus importantes personnalités historiques de la ville. En 1507, il a été nommé gouverneur de la ville de Gênes en Italie. C’est par son biais que l’on a pu observer les premières traces de la présence des œuvres d’art italien renaissant en Picardie. Il décèdera en 1513, succédé par son fils François de Lannoy.
En 1478, des travaux sont entrepris pour remettre en état le château. Une aile, aujourd’hui disparue, est alors ajoutée.
François Ier fut le premier Roi de France a visiter la ville. En 1544, il réside dans la demeurre de Louis de Lannoy, le château que l’on connaît. C’est d’ailleurs là qu’il rend une ordonnance royale relative au traité de paix signé avec Charles Quint, Empereur du Saint-Empire romain germanique, à l’attention de la ville d’Amiens.
Quatre ans plus tard, en 1548, la sœur de Henri II réside au château à l’occasion du baptême du fils de Louis de Lannoy, comme son frère avant elle.
Vers 1571, Louis de Lannoy est un protestant acharné qui, en dépit des édits royaux, installe un prêche dans l’église de Folleville.
En 1589, l’Union occupe le château et voit se dérouler le combat non décisif d’Henri IV contre les Espagnols.
C’est depuis la chaire de l’église que saint Vincent de Paul prononça en janvier 1617 le sermon qui bouleversa son auditoire et devait être à l’origine de la fondation des Prêtres de la Mission (Lazaristes)[6].
Héraldique[modifier]
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Les armes de la commune se blasonnent ainsi : D'or aux dix losanges de gueules ordonnés 3, 3, 3 et 1, au chef échiqueté d'or et d'azur. |
Lieux et monuments[modifier]
- Vestiges du château (XIVe siècle)[7]. Ses pierres furent réutilisées par le Comte de Mailly pour construire le château de Mailly-Raineval[8].
- Église Saint-Jacques-le-Majeur-et-Saint-Jean-Baptiste de Folleville (classée Monuments historiques[9] - Patrimoine mondial UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France).
Personnalités liées à la commune[modifier]
Évènements[modifier]
Chaque année sont organisées, le premier week-end de septembre, les Médiévales de Folleville, fêtes médiévales costumées avec artisans, joutes[10]...
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- « Folleville : Le maire dévoile ses projets », Le Courrier picard, édition Région d'Amiens, 14 juin 2008
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Pierre Michelin, Folleville. La fin du Moyen Âge et les premières formes de la modernité (1519-1617), préface de Jean Estienne, Amiens : Mémoires de la Société des Antiquaires de Picardie - tome 56, 2000, 398 p. (ISBN 2902829043)
- « Folleville » (Archive • Wikiwix • Que faire ?), sur le site du Quid. Consulté le 16 juin 2008
- 25 janvier : Conversion de Saint-Paul et premier sermon de la mission, Diacres Permanents Vincentiens, 2011. Consulté le 12 août 2012
- Les ruines du Château de Folleville, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Jean Debry., « Les pierres du château de Folleville », PicardieWeb, 2003. Consulté le 12 août 2011
- L'Église Saint-Jacques-le-Majeur-et-Saint-Jean-Baptiste de Folleville, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Folleville, Comité du tourisme de la Somme. Consulté le 12 août 2012
Voir aussi[modifier]
Articles connexes[modifier]
- Liste des communes de la Somme
- Église Saint-Jacques-le-Majeur-et-Saint-Jean-Baptiste de Folleville
- Château de Folleville
- Raoul de Lannoy
- Saint Vincent de Paul
Bibliographie[modifier]
- Pierre Michelin, Folleville. La fin du Moyen Âge et les premières formes de la modernité (1519-1617), préface de Jean Estienne, Amiens : Mémoires de la Société des Antiquaires de Picardie - tome 56, 2000, 398 p. (ISBN 2902829043)
- Georges Durand, "Les Lannoy, Folleville et l'art italien dans le Nord de la France", in Eugène Lefèvre-Pontalis (dir.), Le Bulletin Monumental, tome 70, 1906.
- Alain Carlier, Le tombeau de Raoul de Lannoy à Folleville, trois niveaux de lecture, in Geoffroy Asselin (dir.), Bulletin de la Société des Antiquaires de Picardie, 3ème trimestre 2000, pp.469-484. (ISSN 0037-9204)
Liens externes[modifier]
- Site des Médiévales de Folleville
- Folleville sur le site de l'Institut géographique national
- Folleville, Communauté de communes du Val de Noye, 2009. Consulté le 12 août 2012
- [PDF] Folleville : Chiffres clés, INSEE, 2011. Consulté le 12 août 2011
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