Vertus

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Vertus
Le clocher de l'église et la Grande fontaine
Le clocher de l'église et la Grande fontaine
Blason de Vertus
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne
Arrondissement Châlons-en-Champagne
Canton Vertus
(chef-lieu)
Intercommunalité Région de Vertus
Maire
Mandat
Pascal Perrot
2014-2020
Code postal 51130
Code commune 51612
Démographie
Gentilé Vertusien
Population
municipale
2 472 hab. (2011)
Densité 69 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 54′ 19″ N 4° 00′ 15″ E / 48.9052777778, 4.00416666667 ()48° 54′ 19″ Nord 4° 00′ 15″ Est / 48.9052777778, 4.00416666667 ()  
Altitude Min. 98 m – Max. 247 m
Superficie 35,68 km2
Localisation

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Vertus

Vertus est une commune française située dans le département de la Marne et la région Champagne-Ardenne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vertus est un chef-lieu de canton du sud de la Côte des blancs, à 20 km au sud d'Épernay. La commune est située sur la Route touristique du Champagne.

Communes limitrophes de Vertus
Montmort-Lucy, Chaltrait, Villers-aux-Bois Gionges, Le Mesnil-sur-Oger Villeneuve-Renneville-Chevigny
Loisy-en-Brie Vertus Voipreux
Givry-lès-Loisy, Soulières, Étréchy Bergères-lès-Vertus Trécon

Histoire[modifier | modifier le code]

L’église

Au sud de la Côte des blancs, Vertus s'appuie sur les derniers contreforts de l’Île-de-France, que l’on distingue nettement aux lieux-dits la Pierre aux Corbeaux et les Falloises. C’est de là que l’on découvre la plaine de Champagne dominée par la butte-témoin du Mont Aimé (240 mètres).

Vertus est une ville très ancienne, dont le nom a été rapproché du latin virtus désignant la « vertu » (la force virile) mais viendrait plutôt de celui d'un dieu gallo-romain, Virotus, assimilé à Apollon.

Raoul Glaber, cité par Georges Duby, rapporte qu'en l'an mil, qu'on prit longtemps pour une époque de grandes inquiétudes et de crainte de la fin des temps (on sait aujourd'hui que c'est faux), un habitant de Vertus nommé Leutard, dit avoir reçu des révélations de Dieu, brise les objets du culte dans l'église du village, essaye de convaincre les habitants de ne plus payer la dîme à l’Église et finit par se suicider. Il est de ceux que des sources ecclésiastiques comme Raoul Glaber décrivent comme hérétiques. G.Duby, dont beaucoup des conclusions sur cette période ont été aujourd'hui dépassées, voit dans cet épisode les prémices de l'hérésie des manichéens qui apparaît quelques années plus tard. Au Moyen Âge toujours, les comtes de Champagne dotèrent Vertus de plusieurs monastères : la collégiale Saint-Jean et les abbayes Saint-Sauveur et Saint-Martin (incendiée en 1167, cette dernière fut reconstruite plus tard, en dehors de l’enceinte de la cité, sous le nom de Notre-Dame). En 1080, on fortifia la ville par une ceinture de remparts.

Le comté de Vertus fut créé par Jean le Bon en 1360, pour l'intégrer dans la dot de sa fille Isabelle de France. À la fin du XVe siècle, le comté de Vertus passera à une branche bâtarde des ducs de Bretagne.

Jean le Bon ayant été fait prisonnier par les Anglais, les habitants participèrent au paiement de la rançon réclamée pour sa libération. En reconnaissance, il accorda à la ville, en 1361, des armoiries (d’argent au cœur de gueules traversé d’une flèche de sable ferrée au champ) avec la devise « VIVIT POST FUNERA VIRTUS » (qui signifie : « le courage survit à la mort »).

Cette petite ville connut de nombreuses épreuves pendant la Guerre de Cent Ans. Vertus est une des dernières villes à résister devant les Anglais, qui n’hésitent pas à la brûler en 1380.

Elle fut également cruellement touchée lors de la dernière guerre mondiale.

En 1815, dans la « Plaine de Vertus » se tint en présence de l'empereur Alexandre Ier de Russie une gigantesque parade militaire réunissant les vainqueurs de Napoléon Ier.

La porte Baudet

La mairie, ancienne maladrerie, devenue plus tard le siège de « l’Institution des Dames Régentes » est, avec l’un des deux édifices qui montrent l’importance qu’avait, autrefois, ce bourg champenois.

Le touriste est charmé par une magnifique ceinture de promenades ombragées à l’emplacement des anciens remparts, dont la « Porte Baudet » reste le seul témoin.

La cité a vu naître un poète renommé, Eustache Deschamps (1344-1404) qui parlait de la douceur de vivre en ce lieu :
Je fu jadiz de terre vertueuses
Nez de Vertus, le païz renommé,
Ou il avoit ville tres gracieuse
Dont li bon vin sont en maint lieux nommé...
Dehors Vertus ay maison gracieuse
Maison des Champs l'ont pluseur appelé.
Ballade 250.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La Mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
    Louis Auguste Théodore Lenoir    
         
    Louis Lenoir   Vétérinaire et conseiller général (1901-1937)
    Henri Deverdun   Conseiller général (1937-1940)
    Paul Gérard Rad. puis DVD Conseiller général (1958-1982)
1996 en cours Pascal Perrot[1] UMP Viticulteur et conseiller général (depuis 1996)
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 472 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 860 2 559 1 958 2 129 2 277 2 221 2 200 2 340 2 430
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 399 2 469 2 458 2 520 2 529 2 529 2 694 2 781 3 000
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 116 3 148 3 003 2 972 2 671 2 573 2 499 2 373 2 472
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 617 2 663 2 835 2 837 2 495 2 513 2 653 2 472 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

  • Piscine Neptune, Club de Football, Club de Tennis, Club Canin, Tir à l'arc
  • Escalade (site des Falloises)
  • Parcours sportif
  • Randonnée : GRP de la Côte des Blancs
  • Golf
  • Club de Tir
  • Aires de pétanque
  • Pêche
  • Géocaching
  • Expositions artistiques

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture[modifier | modifier le code]

Un viticulteur vertusien au travail

Le bourg est réputé pour ses champagnes blanc de blancs (classé en premier cru). Vertus est la première commune de Champagne dans la Marne avec 500 hectares plantés, et la deuxième de toute la Champagne après les Riceys. Vertus est le berceau de l'une des dernières grandes maisons de Champagne familiales et indépendantes, Duval-Leroy, présente sur la commune depuis 1859.

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Hôtels ;
  • Restaurants ;
  • Gîtes ruraux ;
  • Chambres d'hôtes ;
  • Point d'information touristique (Communauté de communes de la Région de Vertus). Il est ouvert toute l'année, du lundi au vendredi.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'Église Saint-Martin a été classée monument historique par arrêté du 24 mars 1854[4]. Elle est également référencée « Église accueillante » dans le département de la Marne.

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Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • La Porte Baudet
  • Le monument aux morts, situé boulevard Paul Goerg, est sculpté en 1923 par François Mourgues sur les plans d'Édouard Véïs[5]
  • L'Hôtel de ville
  • Le Puits-Saint-Martin
  • La Grande-Fontaine
  • L'ancien Hôtel-Dieu
  • La Tourelle du Café des Arts
  • Fontaines, Lavoirs
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  • Circuit historique pédestre : composé de 17 étapes, cet itinéraire permet de découvrir le patrimoine civil et religieux de la cité médiévale, grâce à des panneaux d'information en Français et des brochures en Anglais - Allemand.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Photographie du Clos des Bouveries en 1921.
  • La commune a reçu trois fleurs au concours des villes et villages fleuris ainsi que le prix de l'embellissement durable en 2009 et 2010. Une balade fleurie permet de découvrir la commune et son patrimoine.
  • Le Clos des Bouveries est une parcelle historique de vigne dans la ville de Vertus. Orientée à mi-coteau, cette parcelle est exposé plein est. Elle appartient à la maison de champagne Duval-Leroy et est exploitée en cépage Chardonnay à 100 %. La cuvée Clos des Bouveries 2004 a reçu la médaille d'or en 2007 du concours International Wine Challenge au Royaume-Uni.
  • Le site des Falloises (appartenant au Réseau Natura 2000) est renommé. Il permet de préserver l'habitat de chauves-souris dans des carrières souterraines et la pratique de l'escalade (près de 130 voies avec des difficultés de 3 à 7).
  • Étang des Chantereines

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Vertus

Les armes de Vertus se blasonnent ainsi : d'argent au cœur de gueules percé d'une flèche renversée de sable, ferrée d'argent, posée en bande.

La position de la flèche et la couleur du champ semblent sujettes à variations. En effet, sur le registre BB/29/1081 (page 115) conservé aux Archives nationales, le cœur est percé d'une flèche de bas en haut et droite à gauche. On peut imaginer que ce sont là les armoiries authentiques.

La devise de la ville est Vivit post funera virtus (« le courage survit à la mort »).

Les armes et la devise de Vertus ont été octroyées par Jean le Bon en 1361.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L'An Mil, Georges Duby, Éditions Gallimard.
  • Histoires, Raoul dit Glaber (900-1044), publié par Maurice Prou, Paris, 1886.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]