Mutigny

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Mutigny
L'église Saint-Martin.
L'église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne
Arrondissement Épernay
Canton Ay
Intercommunalité Grande Vallée de la Marne
Maire
Mandat
Marie-Claude Rémy
2014-2020
Code postal 51160
Code commune 51392
Démographie
Gentilé Mutignat
Population
municipale
217 hab. (2011)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 04′ 02″ N 4° 01′ 37″ E / 49.0672, 4.026949° 04′ 02″ Nord 4° 01′ 37″ Est / 49.0672, 4.0269  
Altitude Min. 143 m – Max. 265 m
Superficie 3,75 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mutigny-en-champagne.com

Mutigny est une commune française, située dans le département de la Marne en région Champagne-Ardenne.

Les habitants de Mutigny sont les Mutignats, Mutignates.

Géographie[modifier | modifier le code]

Mutigny est positionné sur un promontoire entre vignes et forêts à 240 mètres d'altitude, ce qui lui permet de bénéficier d'exceptionnels points de vue sur la vallée de la Marne, la côte des Noirs et la côte des Blancs. Mutigny, c'est aussi un regard permanent sur la plaine châlonnaise, Épernay et sa région ainsi que l'aéroport de Vatry. Du point de vue de l'église, on perçoit 45 clochers de village notamment des très grands crus viticoles avec également pour point d'orgue Notre-Dame de l'Épine (15 km de Châlons-en-Champagne).

Communes limitrophes de Mutigny
Saint-Imoges Germaine
Mutigny Avenay-Val-d'Or
Ay Mareuil-sur-Ay

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Mutiniacus au IXe siècle[1].

Il s'agit d'un type toponymique gallo-roman MUTTINIACU (noté indifféremment Mutiniacus, *Mutignacum en latin médiéval). Le premier élément Mutign- s'explique par le nom de personne latin Muttinius[2] (porté par un autochtone). Le second élément -y s'explique par l'évolution régulière du suffixe -(i)acum[2] au nord de la France. Ce suffixe gallo roman est d'origine gauloise et marque la localisation et la propriété. Il est souvent difficile de distinguer le radical du suffixe dans la mesure où -INIACU est devenu un véritable suffixe.

Homonymie avec Mutigney (Jura).

L'explication *Mons Ignis « mont de feu » inventée par les latinistes érudits dans les siècles passés n'a pas de fondement. Le latin mons a régulièrement donné mont en français et la finale -igny extrêmement répandue, par exemple dans les types Montigny (*Montaniacum) ou Champigny (*Campaniacum) n'a aucun rapport avec le mot latin ignis, mot d'ailleurs inusité en Gaule.

Il est possible que les anciens communiquaient par le feu et la fumée de mont à mont, notamment pour prévenir des invasions, mais ça n'a rien à voir avec la formation du toponyme. Face à l'église, on aperçoit le Mont-Aigu (au-dessus d'Avenay-Val-d'Or), le Mont Bernon qui domine Épernay, et le Mont-Aimé qui surplombe Vertus.

La municipalité du village a donné à sa cuvée le nom de « Mondefeu » à cause de cette étymologie légendaire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 en cours Bernard Beaulieu[3] app. PCF  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont les Mutignats et les Mutignates. En 2011, la commune comptait 217 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
97 76 78 79 79 81 110 108 100
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
102 104 112 100 95 102 119 102 104
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
108 106 93 103 101 138 116 98 98
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
94 115 120 137 173 188 217 221 217
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Mutigny est un village vigneron champenois, bon nombre de ses habitants vivent avec et pour le champagne et possèdent quelques vignes.

Fort de son exceptionnel potentiel naturel, Mutigny développe une politique d'accueil de nombreux touristes français et étrangers à la recherche de l'authenticité des terroirs et des vins de Champagne.

Vous pouvez passer quelques heures ou quelques jours à Mutigny pour comprendre le champagne, découvrir la richesse de son vignoble avec le Sentier du Vigneron, partager avec les viticulteurs et négociants les subtilités de l'élaboration du champagne en descendant dans les caves, découvrir la cuisine et les produits régionaux ou bien même découvrir par le biais de la balade fleurie notre architecture et celles de nombreux villages et villes classés au concours national des villes et villages fleuris.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin est édifiée au XVe siècle sur un promontoire, au-dessus du vignoble champenois[6]. D'abord bâtie en bois, elle est reconstruite en pierre meulieure, issue de la commune, à la suite d'un incendie. Il s'agit de l'unique église de la région à posséder un porche en pierre[6],[7].
  • Le sentier du vigneron : randonnée pédestre de 2,2 km au cœur des vignes jalonnée de 11 stations pédagogiques et ludiques. Possibilité de visite guidée (plus d'informations en mairie de Mutigny), de dégustations de champagne, de repas champenois et de visite de caves.
  • Le Manoir de Montflambert transformé aujourd'hui en chambre d'hôtes.
  • La mairie école a vu le jour grâce à la ténacité du Maire de l'époque Léon Geoffroy qui a su œuvrer avec beaucoup de patience pour que ce projet soit réalisé. Elle fut inaugurée le 29 juillet 1905. L'architecte était Henri Picard d'Épernay. Elle comprenait une classe mixte, une petite garderie, une mairie et un logement d'instituteur. Le montant des travaux s'élevait à 35 455,37 francs.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Le 1er novembre a lieu la brocante de Mutigny. Organisée par l'association des amis de l'église, elle accueille 150 exposants et 6 000 visiteurs[7].

Personnalité liées à la commune[modifier | modifier le code]

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La place de la mairie est renommée place Achille et Roger Garitan, en hommage aux anciens instituteurs du village.

  • Achille Garitan était né à Ludes le 23 février 1867, marié avec Henriette Ostertag, ils avaient cinq enfants : deux filles Madeleine et Lucienne ; trois garçons Lucien (mort au champ d'honneur, son nom figure sur notre monument aux morts), Charles et Roger. Étant arrivé dans la commune en 1899, il a dû éprouver beaucoup de plaisir lors de la rentrée des classes en 1905 dans une école toute neuve. Il fut instituteur jusqu'à sa mort en 1922, fut enterré à Mareuil-sur-Ay. C'est son fils Roger qui le remplacera jusqu'en 1926.
  • Roger Garitan était né à Mutigny en 1900. Il fut instituteur à Florent-en-Argonne puis à Mutigny de 1922 à 1926. Il était membre du syndicat des instituteurs sorti 2e de Saint-Cyr. Il entra dans la Résistance avec Le mouvement Libération de Reims Libe Nord. Il reconnut des terrains de parachutages en coopération avec l'un de ses beaux-frères, Pierre Florion, contrôleur principal au centre téléphonique de Reims. Ce dernier prépare un plan de sabotage de communications téléphoniques et télégraphiques de l'ennemi. Transmis à Londres, ce plan servit de modèle pour l'établissement d'un autre à l'échelle nationale. Roger Garitan est arrêté le 21 février 1944 et interrogé par la Gestapo, rue Jeanne D'arc, son beau-frère également au même moment à l'hôtel des portes de Reims. Il reste emprisonné à la maison d'arrêt boulevard Robespierre à Reims et part le 4 mai 1944 pour Compiègne faisant partie d'un convoi d'une cinquantaine de détenus marnais. Le 21 mai, il part pour le Camp de Nevengamme (près d'Hambourg). C'est lors d'un transfert par chemin de fer dans les terribles conditions qu'il mourut de faim et d'épuisement le 15 avril 1945 à Ludwigslust quelques jours avant la délivrance tant attendue. Il repose dans une fosse commune de quelque 2000 déportés. Des hommes qui comme lui n'ont pu survivre à cet enfer créé par la barbarie nazie.

La famille Thelliez garde les discours qu'ont lus Achille et Roger Garitan, lors du rapatriement des corps d'Aristide et Jean Baptiste Thelliez. Tous deux morts pour la France.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 487b
  2. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  3. [xls]« Liste des maires au 1er août 2008 », sur site de la préfecture de la Marne (consulté le 22 décembre 2008).
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. a et b [PDF]« Les églises accueillantes dans la Marne », Conseil général de la Marne,‎ juillet-août 2012 (consulté le 13 mai 2013), p. 24.
  7. a et b Caroline Garnier, « Des sous pour l'église de Mutigny », L'Union,‎ 19 octobre 2008 (lire en ligne)