Germaine (Marne)

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Germaine
Vue Germaine depuis Vaurémont.
Vue Germaine depuis Vaurémont.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne
Arrondissement Épernay
Canton Ay
Intercommunalité Grande Vallée de la Marne
Maire
Mandat
Corinne Demottier
2014-2020
Code postal 51160
Code commune 51266
Démographie
Gentilé Germinois
Population
municipale
518 hab. (2011)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 55″ N 4° 01′ 52″ E / 49.1152777778, 4.03111111111 ()49° 06′ 55″ Nord 4° 01′ 52″ Est / 49.1152777778, 4.03111111111 ()  
Altitude Min. 123 m – Max. 274 m
Superficie 14,87 km2
Localisation

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Liens
Site web www.villedegermaine.free.fr

Germaine est une commune française située dans le département de la Marne en région Champagne-Ardenne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Germaine est situé dans la Montagne de Reims, dans la Marne en Champagne-Ardenne. La commune fait partie du parc naturel régional de la Montagne de Reims. Les principales villes à proximité sont Épernay (10 km) et Reims (16 km)[1].

Outre le village de Germaine, la commune comprend les hameaux des Haies et Vaurémont, ainsi que les lieux-dits de la Briqueterie, Château Quentin, la Ferme des Bœufs et la Fosse Pion[2].

Communes limitrophes de Germaine
Sermiers Villers-Allerand Rilly-la-Montagne
Saint-Imoges Germaine Ville-en-Selve
Ay Avenay-Val-d'Or Fontaine-sur-Ay

Relief[modifier | modifier le code]

Vaurémont et les vignes.

Le territoire de la commune est divisé en deux par la vallée formée par le ruisseau la Germaine, qui s'écoule vers le sud pour rejoindre la Livre à Fontaine-sur-Ay. Le village de Germaine se trouve à l'ouest de cette vallée, en face du hameau de Vaurémont, à l'est. Les coteaux en dessous de Vaurémont sont en partie plantés de vignes du vignoble champenois. Le hameau des Haies, au nord, est situé dans cette vallée[2].

À l'est comme à l'ouest de la vallée de la Germaine, l'altitude atteint plus de 270 m. L'altitude la plus faible se rencontre sur cette rivière, au finage avec Avenay-Val-d'Or et Fontaine-sur-Ay (123 m[3]). La mairie se situe à environ 220 m d'altitude, Vaurémont à 190 m et Les Haies à 175 m. Au sud-ouest de la commune s'écoule la Lingonne, elle forme également un vallon dans la Montagne de Reims (« le Gouffre »)[2].

Transports[modifier | modifier le code]

Deux routes principales permettent d'accéder à Germaine : la route départementale 71 (depuis Ville-en-Selve ou depuis Saint-Imoges et la RD951) et la route départementale 271 (en provenance d'Avenay)[2].

Deux chemins de grande randonnée passent par la commune : le GR de Pays de l'Ardre, qui débute à Germaine, et le GR 141 sur l'ancienne voie romaine[2].

Du point de vue ferroviaire, la gare de Germaine est desservie par la ligne TER Épernay-Reims, elle se trouve au hameau des Haies.

Histoire[modifier | modifier le code]

Germaine est décoré de la croix de guerre 1914-1918 le 22 août 1921.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

La commune de Germaine fait partie du canton d'Ay depuis 1801. Elle se trouvait auparavant dans le canton de Louvois, dans le district d’Épernay[3]. Le canton d'Ay appartient depuis 2006 à l'arrondissement d'Épernay, depuis son détachement de celui de Reims.

Germaine est membre de la communauté de communes de la Grande Vallée de la Marne, abrégée CCGVM.

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

L'électorat de la commune penche plutôt vers la gauche. Ainsi à l'élection présidentielle de 1995, Lionel Jospin l'emporte avec 52,94 % des voix face à Jacques Chirac[4] (élu au niveau national). En 2002, elle regroupe au premier tour 53,87 % des suffrages[5]. Les Verts y réalisent régulièrement de relativement bons résultats, notamment aux élections européennes avec 17,7 % en 1999[6] et 27,4 % en 2009[7] ainsi qu'aux élections régionales avec 18,4 % en 2004[8] et 23,1 % en 2010[9]. Les candidats de la gauche, étiquetés verts, l'emportent d'ailleurs lors des législatives de 1997[10] et 2002[11] et 2012[12], avec un score compris entre 54 % et 57 %, alors que la droite remportait tous ces scrutins dans la circonscription.

Cette inclination pour la gauche se retrouve également aux élections régionales de 2004 et 2010, où la liste de Jean-Paul Bachy l'emporte avec respectivement 55,4 % et 57,4 % des voix[8],[9], dans des triangulaires avec la droite et le Front national, assez faible au niveau communal. Aux cantonales de 2008, le conseiller général sortant et maire socialiste d'Ay est réélu avec plus de 70 % des bulletins[13]. Cependant, en 2007, Nicolas Sarkozy remporte plus de 56 % des suffrages au second tour de l'élection présidentielle[14] et l'UMP Philippe Martin arrive en tête du premier tour des législatives[15] avec 42,5 % ; même s'il est réélu dès le premier tour à l'échelle de la circonscription. Nicolas Sarkozy l'emporte à nouveau en 2012 avec 52,6 % des voix[16].

La mairie.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1995 2008 Daniel Godfroy    
2008 en cours Corinne Demottier-Aroq[17]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont les Germinois et les Germinoises[18].

En 2011, la commune comptait 518 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
250 283 257 320 344 336 342 386 650
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
345 350 339 340 430 430 409 350 325
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
322 300 294 476 384 388 324 335 328
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
340 334 302 305 407 500 536 541 518
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[19].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Croix.
  • L'église Sainte-Croix date du XIIe siècle.
  • Le village compte deux lavoirs rénovés.
  • Deux sculptures en pierre du XVe siècle se trouvent dans le cimetière : une de sainte Barbe et l'autre représentant un évêque. Elles sont classées monument historique au titre objet[20]. Dans ce même cimetière, un monument a été érigé à onze maçons creusois, décédés en 1853 lors du percement du tunnel ferroviaire de Rilly-la-Montagne.
  • La maison du bûcheron est un musée consacré à la forêt et aux métiers forestiers pratiqués en Montagne de Reims, à travers outils, documents, photographies, archives.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Orthodromie entre Germaine et Épernay et Reims, sur Lion1906. Consulté le 21 septembre 2013.
  2. a, b, c, d et e Carte IGN de Germaine sur Géoportail. Consulté le 21 septembre 2013.
  3. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice de la commune de Germaine », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 21 septembre 2013)
  4. « Résultats de l'élection présidentielle de 1995 à Germaine », sur Politiquemania (consulté le 16 août 2011).
  5. « Résultats de l'élection présidentielle de 2002 à Germaine », sur site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 août 2011).
  6. « Résultats des élections européennes de 1999 à Germaine », sur Politiquemania (consulté le 16 août 2011).
  7. « Résultats des élections européennes de 2009 à Germaine », sur site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 août 2011).
  8. a et b « Résultats des élections régionales de 2004 à Germaine », sur site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 août 2011).
  9. a et b « Résultats des élections régionales de 2010 à Germaine », sur site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 août 2011).
  10. « Résultats des élections législatives de 1997 à Germaine », sur Politiquemania (consulté le 16 août 2011).
  11. « Résultats des élections législatives de 2002 à Germaine », sur site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 août 2011).
  12. « Résultats des élections législatives de 2012 à Germaine », sur site du ministère de l'Intérieur (consulté le 30 août 2013).
  13. « Résultats des élections cantonales de 2008 à Germaine », sur site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 août 2011).
  14. « Résultats de l'élection présidentielle de 2007 à Germaine », sur site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 août 2011).
  15. « Résultats des élections législatives de 2007 à Germaine », sur site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 août 2011).
  16. « Résultats des élections législatives de 2012 à Germaine », sur site du ministère de l'Intérieur (consulté le 30 août 2013).
  17. [xls]« Liste des maires de la Marne au 1er août 2008 », sur site de la préfecture de la Marne (consulté le 22 décembre 2008).
  18. « Géographie », sur site de la commune de Germaine (consulté le 21 septembre 2013).
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  20. « Notice no PM51000447 » et « Notice no PM51000448 », base Palissy, ministère français de la Culture. Consulté le 21 septembre 2013.